Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Gros Lo le 24 Septembre 2008 à 22:44:02

Titre: Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 24 Septembre 2008 à 22:44:02

J'étais pas très inspiré aujourd'hui, je me suis un peu forcé, mais c'était l'excuse que je martelais à ma conscience pour pouvoir rester sur l'ordi. Alors finalement, ça a donné ça. C'est pas très concluant, je réponds + de New York. Celui-là est moins pensé, moins de jeux sur les consonances, moins d'engagement dessous... mais je vais peut-être arrêter de le détruire alors que vous l'avez pas encore lu.

Et il est court.





Le dire des eaux mortes.



L’eau s’agite.

Des plaintes d’épaves vibrent dans les courants.

L’onde a son venin.

La mer exsangue et noire vomit les offenses. Frissons, il y en a dans le frémissement des flots, c’est un frisson c’est la colère c’est l’atrabile qui enfle et sourd ; c’est la mer et c’est l’homme, celui qui a trop vécu.

Et chuintent les épaves. Le fond de l’océan exhale d’âcres toxines : la vase farandole et s’égare, s’élève toujours. Les vagues en sont chargées.

Des chalutiers divaguent en mer. Quadrillent, raclent, cernent et tuent ; c’est pour l’excédent.

Les flots se boursouflent, les vagues, sombres, sifflantes, gigognes, s’avancent, l’écume aux lèvres.

Découvrent et couvrent. Avalent. Est-ce un clocher, au-dessous ? Ys, encore ! la mer a faim.

Là-bas, loin de la grève, la folie houleuse assombrit le front des flots. Et chuintent les épaves. L’onde est grise, ou violette ou noire, on ne sait plus. C’est l’enchevêtrement premier, le chaos des jours liminaires, c’est le cœur de la Terre et ses spasmes, et le cœur de la Terre bat la chamade.

La mer efflanquée de lignes jouissives s’arme en impunité. C’est l’euphorie contenue, avant l’ardente, vivante explosion, morgue et spasme, quand les tourments de guerre lasse engendreront le renouveau.

Il est toujours trop tard quand les lames étincèlent. Elles s’abattent sur l’inconnu, elles soulent d’acide les coques de fer. L’ivresse étreint les navires, qui se laissent emporter – mais un sursaut, une lucidité : quand ils sentent la terre sous leurs pieds, le sable, la rive ? non, le fond. Et au fond rien ne bouge, c’est l’accalmie, les courants embrassent les algues ; et bientôt vient la lente remontée, tandis que les navires demeurent abyssaux : ils remontent tous, les cadavres. Des poissons dans l’eau, tout est en ordre – mais ils restent là-haut sans suffoquer dans le vent : morts.

C’est l’alliance, l’impromptue, l’incongrue, entre l’eau et le bois ; personne d’autre que l’homme pour en être à l’origine. La mer a répondu aux lamentations des épaves.

Et les goulées d’écume en noyaient plus d’un, des corps d’animaux terrestres venus on ne sait comment se serrer sur les îlots fabriqués. Le terre-né tombe et le mer-né monte, chacun prisonnier de la vie de l’autre.

Les rafales tranchantes, les flots crachotants ; l’amer.

Des souffles de silence pèsent sur l’eau. L’écume a le goût de la mort et de la vie. En bas, les hommes sont morts. Il n’y a plus âme qui chuinte ; la mer a accordé aux épaves un nouvel équipage. Les épaves se taisent.






Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: ernya le 24 Septembre 2008 à 23:00:26
Ce commentaire ne sert strictement à rien!


Bon, tu le sais, tout le monde le sait, cette écriture, j'ai du mal.
En plus, le thème de l'eau en général, ça m'a jamais plu.
D'où le commentaire inutile.
Bref.

C'est moins recherché peut-être, mais c'est un peu plus... accessible! Je veux dire, on voit plus un effort sur les sonorités, ça reste très poétique et tout et tout.
Par contre, j'ai pas compris le  "le terre-né", je vois pas ce que c'est, mais bon, c'est pas grave.
Ah, oui et aux début, il manque des virgules, mais je pense que c'est fait exprès.

J'ai bien aimé ça^^
Là-bas, loin de la grève, la folie houleuse assombrit le front des flots. Et chuintent les épaves. L’onde est grise, ou violette ou noire, on ne sait plus. C’est l’enchevêtrement premier, le chaos des jours liminaires, c’est le cœur de la Terre et ses spasmes, et le cœur de la Terre bat la chamade.

Juste une question: est-ce que c'est une métaphore ? ^^

Titre: Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 24 Septembre 2008 à 23:06:28

Ouh là, ça partait mal ;D


(les virgules, ouais c'est fait exprès... pour les "c'est... c'est... c'est..." tu parles, non ?)

Citer
Par contre, j'ai pas compris le  "le terre-né", je vois pas ce que c'est, mais bon, c'est pas grave.
hu-hu, j'avais mon préconscient qui me disait : "comme les Fer-nés !" xD c'est pour dire que l'homme vient de la terre, c'est un mammifère terrestre, il a rien à foutre sur sa coquille de noix entouré par l'eau, de même qu'une baleine n'aurait rien à foutre dans une oasis en plein Sahara.



Citer
J'ai bien aimé ça^^
Citer
Là-bas, loin de la grève, la folie houleuse assombrit le front des flots. Et chuintent les épaves. L’onde est grise, ou violette ou noire, on ne sait plus. C’est l’enchevêtrement premier, le chaos des jours liminaires, c’est le cœur de la Terre et ses spasmes, et le cœur de la Terre bat la chamade.

Juste une question: est-ce que c'est une métaphore ? ^^

Ce passage ? une métaphore, c'est-à-dire ? par rapport à quoi ? :huhu:


merci de ta promptitude^^
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: ernya le 24 Septembre 2008 à 23:13:13
(les virgules, ouais c'est fait exprès... pour les "c'est... c'est... c'est..." tu parles, non ?)
oui, c'est ça

oki pour l'explic'^^

Ce passage ? une métaphore, c'est-à-dire ? par rapport à quoi ? :huhu:
euh non!
je voulais dire, est-ce que tout le texte est une métaphore ? une image, quoi!
(je suis quasi sûre que non, mais je préfère vérifier^^, c'est juste pour savoir, si le texte en est une, il me plaira plus... faut vraiment pas grand chose ><)
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 24 Septembre 2008 à 23:18:20


Tout le texte. Non, lol.

[parenthèse-crochet : j'avais un fond d'idéologie en écrivant ça, en fait xD c'était pour râler contre la sur-pêche, hinhinhin]


bref, les épaves ne sont que des épaves. Mais on pourrait sûrement en trouver, des métaphores. C'est ce qui est mort et qui réclame son tribut.

Bon, dodo.
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Leia Tortoise le 25 Septembre 2008 à 11:07:10
Bon, alors moi aussi ça commence à se savoir, j'ai du mal avec ce genre d'écriture.

Malgré tout, je rejoins aussi ernya sur le fait que celui-ci est plus accessible, moins lourdement capillotracté.
J'aime bien les images générées.
Ys. Ca m'a même rappelé cet indicible frisson qui me prenait quand je regardais les rediff' de Don Camillo en noir et blanc, avec mes parents, quand j'étais petiote. Je ne sais plus dans lequel, un couple désespéré (ou jutse la fille?) veut aller se noyer par dépit et on entend une cloche parce qu'à cet endroit-là de l'eau (étang? lac?), un village avait été englouti. Pis dans mes coins on a un grand lac qui justement a englouti un village (évacué au préalable, quand même) quand ils ont construit le barrage, et de temps en temps c'est complètement vidé et on peu aller se balade au fond et repérer des bouts de fondations en ruines, ça rend tout chose. C'était avant que je découvre l'histoire d'Ys, 'videmment. Ouh là, mais qu'est-ce que je raconte ma vie, moi?

Oui, donc ça et l'amer en clin d'oeil à la Nécro, j'ai particulièrement apprécié. Pour le reste, je suis moins hostile que pour les autres, mais j'accroche définitivement pas à ces ambiances en suspens  ><
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Nienna le 25 Septembre 2008 à 19:00:22
C'est vrai que ce texte est beaucoup plus accessible que New York. Et définitivement moi j'aime ton écriture et les images qu'elle dégage !  :D 
Dans ton poème, l'écriture, le rythme, ça coule tout seul (pour rester dans le vocabulaire de l'eau  :mrgreen:). On est comme bercé par par ce que tu écris. (comme la mer, les vagues :p). Et ça, je trouve ça génial.

Ensuite pour le thème  j'aime bien (on a ton pt de vue  mais c'est pas insisté). D'ailleurs j'ai bien aimé : "Des chalutiers divaguent en mer. Quadrillent, raclent, cernent et tuent ; c’est pour l’excédent."
--> c'est très vrai, aujourd'hui, il ne reste pratiquement plus que des mers que l'homme exploite et pas forcément pour grand chose. Snif.
L'idée et les répétitions sur les épaves j'aime beaucoup aussi.

Par contre le "terre-né" (j'ai mis un petit temps à comprendre moi aussi) et le "mer-né" j'aime moyen. Disons que quand je lis ce passage je bute sur ces mots. Après c'est peut-être moi...sinon, je trouve pas beaucoup de points négatifs.  ^.^ 
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 25 Septembre 2008 à 19:57:12


Leia ! Moi aussi ça m'avait marqué à un point démentiel, le coup du jeune couple dont les parents veulent pas l'union et qui du coup veulent se noyer, en+ ils y allaient petit à petit, dans l'eau, c'était vraiment horrible.

Carrément glauque. Et j'l'avais vu super petit (c'est dans la 1er film, non ?), en+ le noir-et-blanc n'arrange rien...


Nienna je t'aime.


Oui, en fait au départ, j'voulais vraiment montrer que la mer ne supporte plus l'homme, qu'elle devrait le supporter mais qu'il est en train de la tuer donc qu'elle se doit de le tuer. Et puis je me suis dit que ce serait mieux si l'idéologie restait un peu "entre deux eaux" ( ;)) et donc j'y suis allé par le biais des épaves. A chacun de choisir sa lecture.

Oui, c'est vrai que ça bute un peu à la lecture, "terre-né" et "mer-né", mais c'est vraiment l'idée, et je vois pas d'autre formulation qui reste aussi courte...


Pour Leia et ernya... que faire ? moi justement je veux passer par ce genre de... phrasé. C'est comme si vous étiez devant des spaghettis bolognaise et que vous disiez "bon, j'mange ce que j'peux, mais j'aime pas la bolognaise", alors que la spécialité du resto, c'est la tomate...

proposez-moi quelque chose, une alternative.
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: ernya le 25 Septembre 2008 à 20:07:05
je crois qu'il n'y a rien à faire malheureusement...
( c'est fou comme je suis positive en ce moment)
tu peux pas non plus te forcer à écrire un autre truc

je ne sais pas si ça peut t'aider ce que je vais te dire, je préfère te prévenir, je vais être  directe, alors ne le prends pas mal!  :-[
mais le problème avec ce texte et cette écriture, c'est que le thème me parle pas, les trucs idéologiques sur la nature, ça m'emmerde ( désolée d'être aussi...grossière :-[)
sinon, le fond du problème, c'est que devant un tel texte, je me dit " c'est du modernisme", on recherche des tournures, mais au niveau du ressenti chez le lecteur, il n'y a pratiquement rien ( pour moi!)
un texte qui ne te fait ni rire, qui ne te touche ou qui ne te fait pas réfléchir, ben ça perd un peu de son impact

peut-être que si t'injectais plus de vie, plus d'émotions, ça passerait mieux

maintenant c'est moi qui réagis comme ça, faut pas t'en faire pour autant^^
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Kailiana le 25 Septembre 2008 à 20:29:55
Je risque de répéter Ernya et Leia. J'ai du mal à apprécier  :-[ C'est pourtant bien écrit, et j'apprécie la lecture - dans le sens "j'apprécie l'effort sur l'écriture". Mais sinon ... cela ne me touche pas beaucoup plus.

J'ai du mal à comprendre pourquoi, car j'apprécie la manière dont tu tournes les phrases, les sonorités que tu utilises. Mais ... et alors ? Ca me suffit pas  ???

Si je devais essayer de te faire comprendre ... ça me fait un peu penser au début de la Horde, car lors des toutes premières pages, on apprécie l'écriture, mais on est complètement paumé et on a du mal à accrocher, et on se dit "attends, tout le livre n'est aps ainsi, quand même ?" mais au final, ça finit par couler tout seul. C'est un peu l'impression que ton texte me donne : une belle écriture, peut-être une idée à travailler, mais là, "comme ça, tel quel" ... J'aime pas spécialement le texte  :-[ Il ne me parle pas. J'ai l'impression qu'il est ... mort, il ne me fait pas ressentir grand chose, pour reprendre Ernya.

Ca me donne un peu l'impression d'un texte qu'on pourrait étudier en classe pour la beauté de sa langue, mais complètement "mort". Tu peux prendre ça pour un (léger) compliment. Pourquoi ais-je rajouté léger ? Car ça n'égale tout de même pas les très beaux textes qu'on peut étudier, principalement pour ce qui est de la signification.

M'enfin bon. C'est que mon humble avis. Et je pense pas que tu devrais changer de voie juste pour nous "faire plaisir" - fais ce que TOI tu aimes, pis tu verras bien ce que ça donnera. Mais, pour l'instant, cela me laisse assez indifférente.
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 25 Septembre 2008 à 20:41:08

Je peux faire une 2ème version. Je garde la première, mais je remasterise le texte, un peu comme Queneau avec ses exercices de style.

T'en (vous) penses (-ez) quoi ?


Pour que le texte touche, par contre, je ne sais pas trop comment m'y prendre. Prendre une point de vue, au lieu de se cantonner à l'omniscient neutre et glacial ?
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: ernya le 25 Septembre 2008 à 20:49:16
Euh... j'en sais rien
je dirais qu'il faut voir^^
Je vois pas trop comment tu pourrais le remastériser en fait ...
fais comme tu veux^^
si t'as une idée, vas-y, sinon, tant pis, tu feras un autre texte plus tard qui plaira mieux^^
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Kailiana le 25 Septembre 2008 à 21:33:38
Idem qu'Ernya.

Citer
Pour que le texte touche, par contre, je ne sais pas trop comment m'y prendre. Prendre une point de vue, au lieu de se cantonner à l'omniscient neutre et glacial ?
C'est pas le point de vue qui me pose problème, mais le texte d'une manière générale ... dur à expliquer. D'autant que ça dépend des personnes.
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Kei le 25 Septembre 2008 à 22:04:47
Première chose : j'adore lire les commentaires. C'est bête mais c'est comme ça!

Hum, personnellement, j'ai préféré New-York. Cela m'a davantage parlé. Au niveau des sonorités celui-ci est plus poussé, mais je trouve qu'il n'a pas la puissance des images de l'autre.

Maintenant ne t'oblige pas à pondre une version 2.0.
Si c'est parce que tu veux retravailler ton texte, c'est bien, mais si ce n'est plus spontané du tout, je trouve que cela perd une partie de son charme.
Titre: Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 25 Septembre 2008 à 22:14:15
Citation de: Kei
Au niveau des sonorités celui-ci est plus poussé, mais je trouve qu'il n'a pas la puissance des images de l'autre.


Ah tu trouves ?


Tu me confortes un peu, moi aussi j'préfère New York, il est plus abouti (enfin j'ai fait plus d'efforts en l'écrivant.)

J'hésite, pour la version 2.0 ... quels commentaires ? (moi aussi, surtout quand c'est pas mes textes ; c'est une des choses qui m'éclatent le + xD)

Celui-là, je l'éi un peu écrit "comme ça". Je l'aime bien, mais bon.
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: ernya le 25 Septembre 2008 à 22:19:44
ya pas à hésiter, Lo', t'en écris pas d'autre ^^

il te plaît, ça compte déjà beaucoup, beaucoup, tant pis pour nous :mrgreen:
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Kei le 25 Septembre 2008 à 22:30:17
Si tu l'aimes bien comme ça n'en change rien! C'est un peu comme de retravailler trop longtemps un dessin : à la fin, il ne ressemble plus à rien, ou en tout cas il s'est totalement éloigné de ton objectif d'origine, ce qui est bien dommage!
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Leia Tortoise le 26 Septembre 2008 à 10:43:52
Citer
Leia ! Moi aussi ça m'avait marqué à un point démentiel, le coup du jeune couple dont les parents veulent pas l'union et qui du coup veulent se noyer, en+ ils y allaient petit à petit, dans l'eau, c'était vraiment horrible.

Carrément glauque. Et j'l'avais vu super petit (c'est dans la 1er film, non ?), en+ le noir-et-blanc n'arrange rien...
Ouiii! Voilà, moi pareil. Oui, la scène était interminable, avec la vieille musique (grinçante) et tout... Rhalala  ::)

Citer
Pour Leia et ernya... que faire ? moi justement je veux passer par ce genre de... phrasé. C'est comme si vous étiez devant des spaghettis bolognaise et que vous disiez "bon, j'mange ce que j'peux, mais j'aime pas la bolognaise", alors que la spécialité du resto, c'est la tomate...

proposez-moi quelque chose, une alternative.
Non ben voilà: pour reprendre ton image, continue à faire tes spaghettis bolognaise, moi je n'arrive pas à aimer ta tomate mais je pense que je continuerai à y revenir à chacun de tes nouveaux plats juste pour voir... Tu te crée ton propre style, continue donc sur cette voie-là et ne t'occupe pas de ceux qui n'accrochent pas trop, on en peut pas plaire à tout le monde.
Surtout qu'il y a la nuance que je ne vois pas ça comme de la daubette, mais je sens bein qu'il y a quelque chose, de la qualité. C'est juste que je n'arrive pas à l'apprécier. Comme certains chefs d'oeuvre d'art modernes, exactement comme ça. Je comprend et reconnais la valeur de la démarche, mais personnellement ça m'accroche pas.
Je suis indécrottablement conservatrice et romantique, comme dirait un ami à moi, ce qui n'est pas tout à fait vrai mais se rapproche effectivement assez de mes goûts personnels...
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Nienna le 26 Septembre 2008 à 18:05:02
Je répète peut-être mais je pense aussi que si c'est faire une nouvelle version pour essayer de plaire à tout le monde, alors ça sera raté (sûrement).  Vu qu'on a tous des goûts, des "univers" différents, ça paraît logique que ça ne plaise pas à tout le monde étant donné que la syntaxe est assez particulière, moderne ou je ne sais pas trop comment dire.
Et puis, on écrit, certes pour faire plaisir aux lecteurs, mais aussi pour se faire plaisir à soi (enfin je pense). S'acharner sur un texte, comme dit Kei avec l'idée du dessin trop retravaillé, ne mène pas à grand chose. (sauf peut-être à un peu plus de frustration ^^'")

Enfin, après c'est à toi de voir, si tu penses qu'une nouvelle version est nécessaire alors let's go man ! Après tout tu perds rien à essayer.   ^^
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 13 Octobre 2008 à 22:21:17

Je n'ai pas fait de nouvelle version... mais un petit texte qui complète, par un point de vue radicalement différent, cette histoire.

J'ai mis les deux textes bout à bout (le poème en second), et le résultat s'appelle Le venin des alpages (http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=1454.0).


(pour autant, ce poème garde son autonomie, ce qui n'est pas vrai pour le texte-complément)
Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: camdailclot le 14 Octobre 2008 à 14:50:31
Envoi bien tardif mais je suis nouveau et je grappille
Ce texte me touche beaucoup !!!!!!!!!!!!!!
Je suis pianiste de jazz et je passe des heures à chercher des associations d'harmonies qui se frottent et qui chantent et qui grincent parfois.
Ton texte c'est ça !!!!!!!!!!!!
des associations de mots improbables, chuintantes, grinçantes, inattendues parfois chantantes
Cela crée des tensions qui se libèrent comme des bulles qui remontent de la fange d'un étang et qui parfois donnent des feux follets !
Ce texte est musical parfois et la musique ne s'exprime que par impressions pas par des images concrètes !
Chapeau bas l'artiste ! Ça c'est vraiment enthousiasmant.
L'évocation d'Ys m'a fait vibrer, j'ai ecrit avec mon frère un roman sur celle ville !
Camdailclot
ps: j'ai aussi quelques critiques mais curieusement je les ai oubliées

Titre: Re : Le dire des eaux mortes
Posté par: Gros Lo le 14 Octobre 2008 à 18:48:52


Vivement que tu nous postes le début de ce roman !

Et, plus généralement, merci pour cette critique :P si les défauts te reviennent, n'hésite pas à les poster.