Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Morlok Cholms le 09 Août 2014 à 09:15:51
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attention ce n'est pas gai.... :)
C'est l'été, les vacances, le moment égoïste de se regarder le nombril, de préférence dans un pays où la vie est moins chère. Un pays où l'on peut sortir ses billets en jouant pour une fois au riche. Laisser un pourboire pour se donner bonne concience : et bien oui quoi faut bien entretenir la misère autochtone. Appliquer la leçon qu'on a apprise en accros des télés réalités, des jeux télévisés bêtifiants, singer les milliardaires du disque, du foot et de la finance; qui derrière le rideau du théâtre se marrent en constatant que les effets de la pub sont efficaces et que les gogos sont bien dans la nasse.
Sur la plage, dans les alpages, dans les sentiers de randonnées on oublie momentanément les embouteillages pour aller au travail, les patrons tatillons, les collègues oppressants, les voisins bruyants, les tracas quotidiens. Tout ce qui incite à consommer davantage pour compenser, à se noyer dans l'insouciance, l'oubli des autres. Avec cette soif égotique de se créer un personnage sur les réseaux sociaux. Vivre dans une bulle, un cocon, mais branché.
Les premiers spectateurs d'une salle de théâtre, aux murs couleur de mort, entrent hésitants et peu à peu prennent place. Le rideau rouge sang est baissé, la salle bruisse d'interrogations, de questionnements : "Que vas t'on jouer ce soir?". L'invitation était gratuite, autant l'accepter. C'est vrai que l'être humain sans cesse rejoue la même pièce, les mêmes drames, feignant d'ignorer les précédents. Son esprit inventif peaufine depuis des millénaires des scénarios de plus en plus surprenants. Un coin du rideau angoissant se soulève : Méphistophélés admire d'un sourire atroce ces futurs acteurs, ses futures victimes qui l'ignorent.
Le rideau lentement s'ouvre découvrant le spectacle de la vie :
Réveillons nous : La guerre avec la Russie est à notre porte. A force de gratter les aisselles de l'ours on réveille la bête. Les sanctions économiques ne sont pas sans danger. Souvenons nous : l'entrée en guerre du Japon en est un exemple.
Réveillons nous : une pendémie catastrophique nous menace : Ebola passe les frontières, eh oui c'est pas toujours le petit noir qui trinque.
Les avions chutent de partout, les bateaux coulent sous le poids des émigrés, les fous d'Allah font des émules et étendent leurs territoires, allumant des brasiers au coeur de la planète. Des peuples entiers souffrent et fuient la peur, la misère et la guerre.
Dans nos cités la violence et la drogue, tuent les enfants, annihilent l'avenir, créant les conditions d'une guerilla civile.
Posons notre mojito, notre journal, éteignons notre télé, notre radio, debranchons nos mobiles, ouvrons nos yeux, nos oreilles et prenons conscience...
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et bien oui quoi
eh bien (et il faudrait des virgules après oui et après quoi)
"Que vas t'on jouer ce soir?".
Que va-t-on (et en fait il faut toujours un espace insécable avant un ?, un !, des : ou un ;, en français)
Le style est fluide, ça se lit facilement. :) Mais le souci c'est que c'est vraiment un texte de fond, qui veut dénoncer, passer un message. Je veux dire que c'est ça sa fonction. Or, je trouve que la réflexion ne va pas du tout assez loin pour en faire un vrai texte d'idées :/ Les critiques et le vocabulaire employé pour les formuler sont trop convenues pour marquer, je trouve. Les trois premiers paragraphes sont assez déjà-vus mais en même temps, ce sont des critiques universelles que tout le monde répète, et elles sont pas mal formulées ici, donc pourquoi pas ! En revanche, j'ai beaucoup de mal sur :
Le rideau lentement s'ouvre découvrant le spectacle de la vie :
Réveillons nous : La guerre avec la Russie est à notre porte. A force de gratter les aisselles de l'ours on réveille la bête. Les sanctions économiques ne sont pas sans danger. Souvenons nous : l'entrée en guerre du Japon en est un exemple.
Réveillons nous : une pendémie catastrophique nous menace : Ebola passe les frontières, eh oui c'est pas toujours le petit noir qui trinque.
Les avions chutent de partout, les bateaux coulent sous le poids des émigrés, les fous d'Allah font des émules et étendent leurs territoires, allumant des brasiers au coeur de la planète. Des peuples entiers souffrent et fuient la peur, la misère et la guerre.
Dans nos cités la violence et la drogue, tuent les enfants, annihilent l'avenir, créant les conditions d'une guerilla civile.
Je trouve que l'ensemble est trop simpliste, mettre les avions qui tombent sur le même plan que la misère dans le monde... Et puis surtout, évoquer ce résumé de l'actualité de façon aussi rapide ça fait forcément dire des clichés (la façon dont tu évoques l'intégrisme musulman, les cités... C'est hyper simpliste)
Du coup désolée, sur le fond, j'adhère pas. J'ai eu l'impression de lire un texte bien trop lisse, qui ne développe pas ses propres idées, alors qu'il se présente comme un texte de dénonciation. :/
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Bonjour!
Assez d'accord avec le commentaire précédent. L'idée est bonne mais tu ne tapes pas assez fort. L'enchaînement des thèmes d'actualité sans précisions annule ou diminue l'effet recherché.
Par contre, ta dernière phrase apporte une idée très intéressante en lien avec ton accroche, à savoir que le monde n'a jamais été aussi connecté et informé pourtant, le fait de savoir ne pousse pas forcément à l'action et se transforme souvent en indifférence ou au fait que les gens soient blasés.
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Merci à vous deux pour vos coms... :)
Et moi qui croyait d'y avoir été trop fort.... :D, alors là vous êtes plus remontés que moi... :/ , oui faut que je revoie le texte, c'est une ébauche, d'ailleurs chez moi tres souvent tout est ébauche :viviane:, je pars souvent dans tous les sens sans constance (tiens où elle est passée celle là...?)...Donc grosso modo et plutôt grosso que modo (banal hein..?) faut que je reprenne la plume ou le didi sur le clavier...Bon je vais relire vos remarques et m'y remettre..Merci beaucoup, amitiés...