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Amorcelle
Se figurer une rue, dans une ville. Des passants épars qui circulent et quelque part dans un coin, par terre, un gobelet. S’imaginer un instant le voir frémir puis se laisser pousser par un mouvement dans l’air. On pourra, si l’on veut, deviner ou plutôt fantasmer le froissement de carton qui l’accompagne. Mais ce n’est rien. Ce n’est qu’un objet, une tactique focale. Il faut porter son attention sur celui qui a rasé les murs de trop près et qui, dans son empressement, a eu cette dérisoire interaction avec le monde établi. Il est pâle, courbé. Les klaxons, les insultes qui résonnent au loin lui serrent le ventre. Et ce gobelet qui rampe à ses pieds, il ne le voit pas. Il ne se souvient plus d’hier, n’arrive pas à rassembler ses pensées. Il lui faut un effort considérable pour se dire « cherche, cherche » et alors il ne va pas plus loin et en reste à ce commandement sans troupe. Malgré tout, il marche, tant bien que mal il se traine, se ratatine dans un bus et se regonfle – un peu – en sortant. Son odeur enfle en proportion (âcre et persistante, comme celle d'un fruit qu'on aurait oublié dans un garage rempli de poussière). Non, ce n'est pas la sienne et ce garage n'existe pas. Un petit vent l'enlève.
109 boulevard Foch. Un bâtiment comme un autre, moderne même. La porte tambour le laisse passer. Il l’a toujours trouvée trop haute, trop étroite. Aussi étriquée que certains de ses collègues. C’est l’entrée de l’immeuble où il travaille. Son badge voit rouge mais quelqu’un lui offre de passer avec lui. L’ascenseur monte, le couloir se déroule, le bureau s’ouvre – il n’est pas fermé à clé. Une fois sa veste retirée (l’odeur qui se répand alors, il s'applique à l'ignorer), il s’assoit à son poste puis pousse un bouton. Tandis qu’il tape son code d'accès, il se fait la réflexion qu’il a les doigts gourds et les ongles longs, il a envie de se laver les mains. Ça ne l’avait pas frappé, avant, mais maintenant... Il va baisser le store car le matin ce n’est pas possible, la lumière tombe droit sur l’écran et il ne voit rien et puis il se dit que tant qu’il y est il peut bien se rendre aux toilettes. Personne ne l’y croise. L’eau qui coule fait un bruit insensé et elle emmène avec elle des petits bouts de peau. Des petits bouts de peau grise. Ma peau est grise se dit-il sans parvenir à s’en étonner, il trouverait même cela normal. Quand il revient ses mains sont lourdes mais ses mails sont arrivés. Il en a quatre qu’il n’a pas envie de lire. Il les lit tout de même, les relit encore, pour passer le temps. En imprime un, pour la même raison, qu’il range ensuite dans un classeur orange. Il n'est qu'en copie et ce ne sont pas ses projets, ce sont de vieux projets qui sont en retard, qui a déjà vu un projet fini en avance de toute façon. Que personne ne fasse attention. Il n’est plus là. Il a donné. Que le blé se coupe sans lui, il a l’âme en friche. Il trouve la formulation un peu banale mais au fond, il n’en est pas mécontent. Il a l’âme en friche, oui, il a aussi Internet, Internet sauveur de l’humanité et de la méditation. Qu'il est bon d'y paresser, de se laisser porter par ses eaux chaleureuses. Clapotez donc dans le Styx des temps modernes, clapotez-y sans regarder le temps qui roule, clapotez-y jusqu'à ce que voilà. Il allume Internet et y joue, bouclant son lyrisme dans un tiroir. Il y joue sans se soucier de qui voit, de qui surveille, il se connecte à tous ses comptes – ils ont le même mot de passe. De loin de très loin la tête se dit « cherche, cherche » (c’était parti et c’est revenu, il aurait préféré oublier) sans réussir néanmoins à le mobiliser tout entier. Il cherche à fuir sa propre injonction, se réfugie dans un tour de molette, fait défiler les nouvelles des autres, les nouvelles du monde, sans les regarder, bien sûr, sans les voir, évidemment, pour dire de. Pourtant cette tête si molle aurait pu s’y coller, à ces nouvelles, et en louchant y trouver des indices – à vrai dire il y en avait beaucoup il n’y avait pas besoin de concentration, les murs de ses quelques contacts en suintaient (geste compulsif comment leur en vouloir). Vouik. Il sursaute quand le monsieur qui s'occupe du ménage pousse la porte.
Il fait presque noir, il n’avait pas réalisé. Ses yeux lui piquent, il se sent raide.
- Ah ! Je ne pensais pas que vous seriez là, désolé, dit l’homme qui vient d’entrer.
Puis après un instant :
- Dites-donc vous êtes pâle comme un singe faut pas rester, il est tard, faut rentrer chez vous.
C’était sans doute vrai. Oui, ce type avait raison. Après un instant d’hésitation habile (j’ai tant de responsabilité, dois-je vraiment m’en aller ? Pourquoi joué-je à ce jeu, quel crétin), un cahier est fermé. Il trouve le geste sans équivoque.
- Je ne vais pas tarder, s'entend-t-il croasser pour appuyer la chose et tandis que l'homme fait le tour pour aller vider la corbeille.
C’est alors qu’il réalise que sa gorge lui fait un mal de chien. Il n’a donc pas parlé de la journée ? Pourquoi sent-il une envie de vomir lui monter aux lèvres ? Est-ce à cause de ses cordes vocales râpées, de cet air déplacé de travers ? Il a un haut-le-cœur en y pensant. À cause de son estomac vide, qui le brutalise de l’intérieur ? Non, c’est toute cette discussion qui hoquète. Ce n'est rien.
Ce n'est pas rien.
La tête soudain lui tourne, il se sent mal.
- À quoi ça sert de partir en vacances si c'est pour pas prendre le soleil, marmonne l’homme de ménage pour lui-même.
- J'avais une réunion importante aujourd'hui.
Il s’est levé et a posé une main sur son bureau. Le monde tourne trop. Il ferme les yeux le temps de retrouver des forces. Imbécile pourquoi tu dis ça.
- Ah ! ça explique pourquoi vous êtes sapé comme un dimanche tiens, j'parie que c'est à cause de votre chemise qu'est trop serrée ça fait le coup à chaque fois on croit qu'on est tout beau tout bien mais c’est trop serré et après pas possible on a beau faire on devient mal et on a le teint qui vire. C'est quoi qui sent comme ça ?
- J’allais partir.
Il n’a pas écouté, c’est sorti machinalement, presque en même temps, il n’arrive qu’à s’imaginer dehors, respirant à plein poumons, rien d’autre.
- Ça c’est fou on dirait qu’une souris a crevé quelque part.
Il ne se sent guère mieux mais se dit que bouger lui ferait du bien. Il attrape sa veste et puis s’en va.
- Au revoir, lance-t-il.
- Ça se serait bizarre quand même, une souris. Au revoir !
Mais il était déjà parti.
Un pas, deux pas, l’air frais : boulevard Foch fin d’octobre, quelques reflets, lumières et l’agitation du trafic. Et au milieu, alors qu’il recouvre ses esprits, un mouvement qui l’accroche. Un mouvement qui l’arrache au reste et le reste qui devient flou. Ce mouvement, c’est celui d’un gros oiseau noir sur la route, qui regarde droit vers lui. Qui le fixe. Alors il s’approche, comme dans un rêve. Son pied dans le caniveau rencontre une flaque, il l’ignore. S’avance encore et s’arrête. Il reste au milieu de la route à observer le corbeau. Ou la corneille. Il gêne la circulation, on fait des détours dangereux. On le klaxonne on le houspille on le pousse, sans succès. Cette corneille, elle chante avec ses yeux, est-ce que ça ne se voit pas ? On le désigne du doigt, des uniformes s’approchent, la corneille s’envole. Elle a fini de chanter avec ses yeux et c’était comme si elle avait pillé son cœur, comme si elle l’avait cherché dans sa poitrine, pris avec son bec et déchiqueté en petits morceaux sanglants. Sans qu’il puisse rien y faire. Ou plutôt sans qu’il ne cherche à l’en empêcher. Contrôle d’identité lui dit-on. Contrôle d’identité ? Vos papiers. Ses papiers. « Cherche, cherche ». Ce n’est pas la même chose. Il les trouve dans sa veste (il en serait presque surpris), les tend aux deux exigeants. Les papiers sont regardés avec attention d’un air concentré puis d’un air qui se fâche. Ces papiers sont une blague, c’est un document invalide, il faut venir au poste monsieur !
Alors il y va, il se laisse conduire. Répond à des questions mais il a la mémoire en berne alors ce n’est pas très aidant. Il attend longtemps, peut-être plus d'un jour (il ne sait pas tout à fait, il a dormi sur sa chaise en plastique et a mastiqué un demi-sandwich, laissé trainer son gobelet de carton) et puis on l'amène devant un écran. Des nez se froissent, lui, il cligne des yeux car la lumière est crue et il voit mal à cette hauteur. On le fait assoir et puis on lui demande, assez impatiemment « et ça comment vous l'expliquez ». Lui il regarde l’écran de la police qui devient plus net maintenant qu’il s’est habitué à la lumière. Il y a des traits de couleur, sur une carte de la ville. On lui dit ce sont vos derniers déplacements. Téléphone portable, applications, carte bleue, carte de transports, ça forme des points et des lignes de couleur sur la carte. Qui convergent toutes plus ou moins au même endroit et qui en repartent toutes, plus ou moins aussi. Une semaine plus tard. Et entre temps, rien. Rien de rien. « Et ça comment vous l'expliquez » ils répètent. Il se sent incapable de comprendre et encore moins capable de répondre.
Il était allé au cimetière puis en était revenu.
Mais depuis quel côté du sol ?
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qui a déjà vu un projet fini en avance.
Faudrait un point d'interrogation
à vrai dire il y en avait beaucoup il n’y avait pas besoin de concentration,
Ça ne fonctionne pas trop, tout en un souffle. Faudrait ajouter un peu de ponctuation
Bon, bon.
J'ai le cerveau en compote.
J'aime beaucoup l'écriture, bien adaptée au texte, à l'histoire qu'on a dedans. Pas trop compris le lien au thème mais faudra que je le relise de manière attentive de toute façon.
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Bonjour,
Comme je fais des remarques au fil du texte, j'allais écrire :
J'ai trouvé ce texte intéressant. Pendant un long moment, je n'ai pas compris le personnage. Je pense que c'est voulu. Il a l'air assez "vide", il n'explique pas pourquoi il pense ce qu'il pense. Il a l'air absent à lui-même ("Il n’a donc pas parlé de la journée ?"), mais on ne sait pas pourquoi. (...)
Mais la chute explique tout.
De façon générale, je pense qu'il serait possible d'aider un peu plus le lecteur, de donner des détails supplémentaires (ce qui m'a le plus marqué étant ce qui a trait aux mains).
Quelques remarques :
S’imaginer un instant le voir frémir puis se laisser pousser par un mouvement dans l’air.
En lisant la suite, j'imagine que le gobelet roule, poussé par le vent, en décrivant une trajectoire courbe ("Et ce gobelet qui rampe à ses pieds..." est très bien). A ce point, en revanche, je l'imaginais s'envoler droit dans les airs, soulevé par une force surnaturelle.
ce garage n'existe pas. Un petit vent l'enlève.
le vent enlève le garage ? ^^
Son badge voit rouge mais quelqu’un lui offre de passer avec lui.
J'aime bien ^^
Ça ne l’avait pas frappé, avant, mais maintenant.
J'ai l'impression qu'il manque un mot en fin de phrase (effet de style ?)
Je trouve qu'il manque pas mal de virgules ^^ Même sans excès, tu pourrais en rajouter quelques-unes, à mon avis. Je note bien, cependant, que parfois l'absence de virgules est volontaire (par exemple dans "On le klaxonne on le houspille on le pousse, sans succès."), mais parfois elle semble ne pas l'être (?) (comme devant le "et" ici : "Elle a fini de chanter avec ses yeux et c’était comme si elle avait pillé son cœur,"). Enfin, à toi de voir tout ça !
Edit : en fait, plus je relis, plus je me dis que toutes les absences sont volontaires, même celle sus-citée. Bref.
J'ai l'impression de savoir qui a écrit ce texte, maintenant que j'y pense. A voir ^^
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Bon courage pour les corrections !
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Et c'est reparti pour la découverte des textes moutesques !!!!
Salut ! :)
au fil du texte :
Il n'est qu'en copie et ce ne sont pas ses projets, ce sont de vieux projets qui sont en retard, qui a déjà vu un projet fini en avance.
point d'interrogation à la fin ? beaucoup de "projet", perso je suis pas fan de cette anaphore
Que le blé se coupe sans lui, il a l’âme en friche de toute façon. Il trouve la formulation un peu banale mais au fond, il n’en est pas mécontent. Il a l’âme en friche, oui, il a aussi Internet. Internet sauveur de l’humanité et de la méditation. Voilà. Il allume Internet et y joue, bouclant son lyrisme dans un tiroir. Il y joue sans se soucier de qui voit, de qui surveille, il se connecte à tous ses comptes – ils ont le même mot de passe. De loin de très loin la tête se dit « cherche, cherche »
ah oui en fait tu aimes beauuucoup les anaphores ! :D Bon pour moi c'est trop mais ça dépend probablement des lecteurs. / pour moi il faudrait une virgule après "de loin"
à sa tête il lui plait davantage de
formulation bancale non ? "il plaît davantage à sa tête" (???)
Ses yeux lui piquent
"le", non ?
Pourquoi joué-je à ce jeu, quel crétin
"Pourquoi jouais-je à ce jeu" ou "Pourquoi jouer à ce jeu", et un "?" à la fin non ?
C’est alors qu’il réalise que sa gorge lui fait un mal de chien, ses cordes vocales ont râpé lorsqu’il a répondu. Il n’a donc pas parlé de la journée ? Pourquoi sent-il une envie de vomir lui monter d’un coup ? C’est cet air qui s’est déplacé de travers dans sa trachée. C’est son estomac vide qui le brutalise de l’intérieur. C’est toute cette discussion qui hoquète.
bof bof tout ces "c'est", je trouve le rendu pas à la hauteur de l'accumulation que tu veux transmettre
La tête soudain lui tourne
les mots ne me paraissent pas dans le bon ordre, j'aurai mis "soudain" à la fin
Imbécile pourquoi tu dis ça.
virgule après "imbécile"
Ah ! ça explique pourquoi vous êtes sapé comme un dimanche tiens, j'parie que c'est à cause de votre chemise qu'est trop serrée ça le fait le coup à chaque fois on croit qu'on est tout beau tout bien mais c’est trop serré et après pas possible on a beau faire on devient mal et on a le teint qui vire
des virgules à rajouter, un "le" en trop
Ses papiers. « Cherche, cherche ». Ce n’est pas la même chose
très habile, j'aime beaucoup :)
Hop tout lu !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Bon c'est un texte plutôt sympa, peut-être pas mon style d'écriture préféré parce que je préfère quand c'est un peu plus littéraire (pas sûre que ce soit le bon mot), genre l'écriture au présent, les nombreuses répétitions volontaire pour appuyer, tout ça j'accroche moyen. Ceci dit, ça reste fluide et il y a des images chouettes :) Sur le scénario, je trouve l'idée sympa, mais je manque un peu
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
pour l'anachronisme, je vois l'idée amis je la trouve un peu tirée par les cheveux. après c'est el cas de beaucoup de textes que j'ai lu jusque là donc bon ;)
merci pour ce texte !
Milla
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Merci pour vos lectures, commentaires et le cas échéant appréciations !
@Loïc
qui a déjà vu un projet fini en avance.
Faudrait un point d'interrogation
Je ne crois pas, parce que ce n'est pas une vraie question en fait. L'idée avec ce non point d'interrogation c'était de donner un côté déprimé, sans emphase, qui irait plus ou moins bien avec le ton du texte.
à vrai dire il y en avait beaucoup il n’y avait pas besoin de concentration,
Ça ne fonctionne pas trop, tout en un souffle. Faudrait ajouter un peu de ponctuation
Il y a déjà beaucoup de ponctuation dans la suite et je voulais que ce morceau soit lu comme faisant partie d'un même groupe. Sinon après il me faudrait peut-être des points virgule pour séparer les éléments, mais il y a déjà des tirets et des parenthèses, j'ai pas envie d'abuser... !
Pas trop compris le lien au thème mais faudra que je le relise de manière attentive de toute façon.
Cf. le spoiler de Spes :) J'ai peut-être trop pris le thème au sens singulier (quoi qu'en creusant on pourrait trouver du pluriel je pense :mrgreen:), mais l'idée c'est effectivement que le type est lui-même un anachronisme parce que voilà, c'est un zombie, c'est donc un faux-vivant, il est censé être inexistant dans son époque, mais en même temps il semblait assez inexistant de son vivant aussi donc on peut aussi se demander à quel point il est mort, à quel point il a été vivant, mais après c'est peut-être un peu tiré par les cheveux et je ne vais point abuser de votre patience à tous alors je vais m'arrêter là.
@Spes
De façon générale, je pense qu'il serait possible d'aider un peu plus le lecteur, de donner des détails supplémentaires (ce qui m'a le plus marqué étant ce qui a trait aux mains).
OK, j'avais supprimé des éléments parce que je trouvais que ça donnait trop d'indices, j'avais peur d'être trop explicite, mais si tu dis que ça manque je vais voir pour en ajouter.
S’imaginer un instant le voir frémir puis se laisser pousser par un mouvement dans l’air.
En lisant la suite, j'imagine que le gobelet roule, poussé par le vent, en décrivant une trajectoire courbe ("Et ce gobelet qui rampe à ses pieds..." est très bien). A ce point, en revanche, je l'imaginais s'envoler droit dans les airs, soulevé par une force surnaturelle.
ah oui, c'est pas trop l'idée en effet, c'est juste que voilà, tout simplement, le vent le fait trainer par terre. A mon avis il est trop lourd pour qu'il s'envole et j'ai pas parlé de bourrasque, mais si ça choque quelqu'un d'autre j'essaierai de rendre ça visuellement plus compréhensible.
ce garage n'existe pas. Un petit vent l'enlève.
le vent enlève le garage ? ^^
il enlève l'idée du garage, ma chère !
Ça ne l’avait pas frappé, avant, mais maintenant.
J'ai l'impression qu'il manque un mot en fin de phrase (effet de style ?)
moui, effet de style, pour faire un peu déprimé (comme le non point d'interrogation), un peu soupir blasé. De toute façon je n'aurais pas pu écrire "mais maintenant oui", ça aurait cassé toute l'ambiance ::)
Je trouve qu'il manque pas mal de virgules ^^ Même sans excès, tu pourrais en rajouter quelques-unes, à mon avis. Je note bien, cependant, que parfois l'absence de virgules est volontaire (par exemple dans "On le klaxonne on le houspille on le pousse, sans succès."), mais parfois elle semble ne pas l'être (?) (comme devant le "et" ici : "Elle a fini de chanter avec ses yeux et c’était comme si elle avait pillé son cœur,"). Enfin, à toi de voir tout ça !
Edit : en fait, plus je relis, plus je me dis que toutes les absences sont volontaires, même celle sus-citée. Bref.
oui les absences sont volontaires, pour le "et" c'est parce que j'avais appris que c'était très peu recommandé (mais ce n'est peut-être plus d'actualité ?) et sinon, c'est aussi en général un effet de rythme que je souhaite donner au texte.
@MillaNox
Il n'est qu'en copie et ce ne sont pas ses projets, ce sont de vieux projets qui sont en retard, qui a déjà vu un projet fini en avance.
point d'interrogation à la fin ? beaucoup de "projet", perso je suis pas fan de cette anaphore
Cf. réponse à Loïc. En ce qui concerne les anaphores... Oui je les aime beaucoup (comme tu peux l'avoir relevé en couleur plus loin) et je suis désolé(e) que tu n'y accroches pas plus que ça. Cela va pour moi dans le sens du personnage, à savoir qu'il tourne en rond dans sa tête et dans son vocabulaire, dans sa vie en général il ressasse beaucoup, et que ça se ressent ça ressort inévitablement dans la forme, pauvre d'esprit et redondante. Un deuxième point c'est que de façon personnelle j'aime beaucoup les anaphores parce qu'elles empêchent le lecteur de passer sur un élément comme ça un peu rapidement, ça permet d'insister, de préciser avec une autre nuance, d'amener petit à petit à dessiner vraiment ce qu'on a envie de dire, d'essayer d'entourer, de détourer, de donner une forme à son idée, avec ce point commun pour appui, pour lien. L'inconvénient, c'est qu'effectivement à la longue ça peut être désagréable pour certains lecteurs^^
De loin de très loin la tête se dit « cherche, cherche »
pour moi il faudrait une virgule après "de loin"
je le lisais d'un souffle en fait, comme un rattrapage de la parole trop vite lancée. L'absence de virgule est hélas aussi un de mes kiff :mrgreen:
à sa tête il lui plait davantage de
formulation bancale non ? "il plaît davantage à sa tête" (???)
Voilà, "il plait davantage à sa tête" pour moi ça faisait trop "exposé", trop plat, trop bizarre aussi (tant qu'à faire, autant enlever "à sa tête" du coup), alors que l'inversion apporterait une importance à la tête, la transformerait en une espèce d'entité indépendante - elle était d'ailleurs le sujet de la phrase précédente. En bref, je trouvais que c'était un bon moyen de lui donner du volume.
Ses yeux lui piquent
"le", non ?
ça je ne sais pas, je pense que les deux formes sont correctes mais je ne suis pas assez bon(ne) en grammaire pour l'affirmer à 100%
Pourquoi joué-je à ce jeu, quel crétin
"Pourquoi jouais-je à ce jeu" ou "Pourquoi jouer à ce jeu", et un "?" à la fin non ?
Le texte est au présent, je reste au présent ! En ce qui concerne le non point d'interrogation, je glisserais un cf. à l'explication ci-dessus (partie @Loïc je crois !) :mrgreen:
C’est alors qu’il réalise que sa gorge lui fait un mal de chien, ses cordes vocales ont râpé lorsqu’il a répondu. Il n’a donc pas parlé de la journée ? Pourquoi sent-il une envie de vomir lui monter d’un coup ? C’est cet air qui s’est déplacé de travers dans sa trachée. C’est son estomac vide qui le brutalise de l’intérieur. C’est toute cette discussion qui hoquète.
bof bof tout ces "c'est", je trouve le rendu pas à la hauteur de l'accumulation que tu veux transmettre
Ah tiens je n'avais pas trop vu ça. Je peux peut-être m'en passer en effet.
La tête soudain lui tourne
les mots ne me paraissent pas dans le bon ordre, j'aurai mis "soudain" à la fin
ou au début. Je crois que tout est valide mais l'effet ne doit pas être exactement le même. Je vais essayer d'autres combinaisons pour voir.
Imbécile pourquoi tu dis ça.
virgule après "imbécile"
Cf. explication des non-virgules (partie @Spes !)
Ah ! ça explique pourquoi vous êtes sapé comme un dimanche tiens, j'parie que c'est à cause de votre chemise qu'est trop serrée ça le fait le coup à chaque fois on croit qu'on est tout beau tout bien mais c’est trop serré et après pas possible on a beau faire on devient mal et on a le teint qui vire
des virgules à rajouter, un "le" en trop
yes, merci pour le "le"
Héhé pour ton 1er spoiler. Merci pour l'indication de la zone de devinage !
Pour ton 2e, c'est un peu l'idée oui (cf. fin de la partie @Loïc), c'est juste que sa vie est tellement insipide, vide, monotone, que le fait qu'il soit mort ne change presque rien à l'affaire. Il s'est réveillé, il est ressorti (on ne sait pas trop comment d'ailleurs haha), et il est tout bonnement allé bosser. Et tout le monde autour de lui s'en bat les steaks. COMBIEN DES GENS QUE NOUS CROISONS SONT EN FAIT MORTS ?! <- c'est la question qui est censé surgir dans la tête du lecteur à la fin de cette brillante analyse de notre société moderne.
Par contre je ne trouve pas que le lien au thème soit si tiré par les cheveux :-[
Voilà voilà.
Encore merci à tous les trois, maintenant il ne me reste plus qu'à retoucher un peu ce texte.
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Salut !
J'ai beaucoup aimé ton texte ! Je le trouve super bien écrit, cynique juste comme il faut, je n'ai pas relevé de problème particulier ^^.
En ce qui concerne la chute, je suppose que tu as rajouté des indices dans ta deuxième version ; de mon côté, j'avais deviné assez vite (zone de devinage : Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
). Mais ça n'a pas enlevé l'intérêt du texte : au contraire, une fois que j'avais compris, je repérais d'autant plus les caractéristiques qui pouvaient être à la fois celles d'un zombie et d'un type qui meurt d'ennui.
Bref, le sujet n'est pas méga-original, mais très bien traité ! ^^
Quelques remarques plus précises :
qui a déjà vu un projet fini en avance de tout façon
toute
Il cherche à fuir sa propre injonction car à sa tête, il lui plait davantage de faire défiler les nouvelles des autres et celles du monde, de faire défiler sans les regarder, pour dire de.
Je trouve cette phrase carrément obscure =)
vous êtes pâle comme un singe
La comparaison me parait un peu absurde, mais j'aime bien !
Il était allé au cimetière puis en était revenu.
Mais depuis quel côté du sol ?
:coeur:
EDIT : par contre, je n'ai pas compris le titre.
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Merci Elk pour ta lecture, remarques et appréciation.
Je suppose que la chute est en effet facile à repérer, mais je n'ai rajouté qu'un seul indice en fait et ce n'est pas celui que tu évoques. Tant pis, si le fait de deviner si tôt la fin ne porte pas préjudice à l'intérêt du texte (qui n'est clairement pas à suspens) alors ça me va :huhu:
Il cherche à fuir sa propre injonction car à sa tête, il lui plait davantage de faire défiler les nouvelles des autres et celles du monde, de faire défiler sans les regarder, pour dire de.
Je trouve cette phrase carrément obscure =)
oui la formulation n'est peut-être pas des plus heureuses. Comme expliqué à Milla, c'était pour lui donner un peu de volume. Je ne sais pas trop comment tourner ça autrement en vérité, j'ai besoin qu'il y ait la mention de la tête. Peut-être juste en raccourcissant, on va essayer.
vous êtes pâle comme un singe
La comparaison me parait un peu absurde, mais j'aime bien !
en fait j'ai trouvé que le détournement de l'expression d'origine était assez pertinent, d'une part parce que le personnage singe un peu ses semblables (ou du moins croit le faire) et d'autre part parce que si l'on grossit le trait, je trouve crédible qu'un personnage d'une classe sociale plutôt populaire puisse à l'occasion détourner des expressions, parce qu'elles ont été mal comprises à l'apprentissage.
J'ai changé le titre finalement, et enlevé '(nouvelle version)' trop lourd, trop scolaire. En fait j'ai longtemps cherché un titre sans en trouver et puis j'ai fini par aboutir à ce néologisme qui me parait globalement approprié : il y a l'idée de début (amorce), de fin (mort) et de morcellement (d'âme par exemple), mais ça peut aussi faire penser à une sorte de musique / danse, pourquoi pas, ce qui en soit serait assez glauque. Bref, voilà à peu près pourquoi j'ai choisi ce titre :-[
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- Dites-donc vous êtes pâle comme un singe
euh, linge ? bizarre, ton truc
Je suis désolée mais j'ai le cerveau en compote et donc je vais sûrement te faire un commentaire peu constructif.
J'ai pas réussi à accrocher au texte. C'est sûrement plus une question de goûts qu'un problème objectif. La narration m'a semblé un peu terne, très descriptive. C'est fait exprès, sûrement, mais du coup j'ai lu, j'ai vu la chute que je n'avais pas spécialement devinée mais qui n'a pas abouti à un "WTF ?" et je me suis dit "ok, et alors ?". En fait c'est ça le truc, j'ai pas trop vu où était la substantifique moelle de ton texte :/
Il m'a manqué un truc plus marquant dans le style, en fait. Genre le fait que les mecs découvrent qu'il est kouik et qu'ils n'en aient rien à faire, tu développes pas alors que ça aurait pu être plus exploité (au vu du thème justement). Peut-être que j'aurais plus accroché si t'avais plus mis l'accent sur ce fait absurde/humoristique.
En gros, je suis vraiment restée sur ma faim dans ce texte (niveau fond et style) et j'ai pas vraiment accroché, je pense, à tes choix narratifs. :-\
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Salut Mout,
J'aime bien l'écriture et le style.
C'est assez délicat de ne pas trop en dire tout en étant progessif (ne pas dévoiler trop tôt), c'est plutôt réussi. Je trouve que la fin pourraît être optimisée (passage au commissariat)
De loin de très loin la tête se dit « cherche, cherche » (c’était parti et c’est revenu, il aurait préféré oublier) sans réussir néanmoins à le mobiliser tout entier. Il cherche à fuir sa propre injonction car à sa tête, il lui plait davantage de faire défiler les nouvelles des autres, les nouvelles du monde. Sans les regarder, pour dire de. Pourtant cette tête si molle aurait pu s’y coller, à ces nouvelles, et en louchant y trouver des indices – à vrai dire il y en avait beaucoup il n’y avait pas besoin de concentration, les murs de ses quelques contacts en suintaient (geste compulsif comment leur en vouloir).
Je trouve ce passage un peu confus. Et puis, tu répètes trois fois "tête".
ça y est ! je viens de comprendre "les murs" (c'est dur pour quelqu'un absent de fb) et du coup la parenthèse aussi.
- Dites-donc vous êtes pâle comme un singe faut pas rester, il est tard, faut rentrer chez vous.
pâle comme un linge non ? pq singe ? c'est une vanne, une expression que je ne connais pas ? une caricature du technicien de surface ?
Je pense que ce texte peut-être encore mieux, il est dèjà très bien ficelé.
Rémi
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En fait j'ai longtemps cherché un titre sans en trouver et puis j'ai fini par aboutir à ce néologisme qui me parait globalement approprié : il y a l'idée de début (amorce), de fin (mort) et de morcellement (d'âme par exemple), mais ça peut aussi faire penser à une sorte de musique / danse, pourquoi pas, ce qui en soit serait assez glauque. Bref, voilà à peu près pourquoi j'ai choisi ce titre :-[
Dac, je ne savais pas si j'étais censée connaître le mot, ou pas. Si c'est un néologisme, OK, et je trouve qu'il sonne bien ! (Chacun peut y trouver le sens qu'il veut, je pense)
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Merci pour vos commentaires !
@ernya
- Dites-donc vous êtes pâle comme un singe
euh, linge ? bizarre, ton truc
oui, j'ai un peu expliqué plus haut mais si ça passe vraiment pas je changerai peut-être la lettre. Quoi que l'expression toute faite me paraisse un peu faible ::)
La narration m'a semblé un peu terne, très descriptive. C'est fait exprès, sûrement, mais du coup j'ai lu, j'ai vu la chute que je n'avais pas spécialement devinée mais qui n'a pas abouti à un "WTF ?" et je me suis dit "ok, et alors ?". En fait c'est ça le truc, j'ai pas trop vu où était la substantifique moelle de ton texte :/
oui, la narration est plus ou moins à l'image de l'état du type, c'est-à-dire ternasse. Un indice de plus sur son état. Et je dirais que la substantifique moelle, c'est... euh, le caractère anachronique du personnage ? Qu'on peut deviner en cours de route ou à la fin ?
Il m'a manqué un truc plus marquant dans le style, en fait. Genre le fait que les mecs découvrent qu'il est kouik et qu'ils n'en aient rien à faire, tu développes pas alors que ça aurait pu être plus exploité (au vu du thème justement). Peut-être que j'aurais plus accroché si t'avais plus mis l'accent sur ce fait absurde/humoristique.
justement, personne ne découvre qu'il est kouik (<- j'aime cette orthographe !) et c'est ça qui est plus ou moins affreux. Mon ambition n'était pas trop dans l'humour mais plutôt dans une ambiance de platitude désespérée... Héhé, qu'est-ce qu'on s'éclate.
@Rémi
Je trouve que la fin pourraît être optimisée (passage au commissariat)
ça risque d'être chaud dans le temps imparti :mrgreen: Optimisé de quelle façon, plus développé ?
De loin de très loin la tête se dit « cherche, cherche » (c’était parti et c’est revenu, il aurait préféré oublier) sans réussir néanmoins à le mobiliser tout entier. Il cherche à fuir sa propre injonction car à sa tête, il lui plait davantage de faire défiler les nouvelles des autres, les nouvelles du monde. Sans les regarder, pour dire de. Pourtant cette tête si molle aurait pu s’y coller, à ces nouvelles, et en louchant y trouver des indices – à vrai dire il y en avait beaucoup il n’y avait pas besoin de concentration, les murs de ses quelques contacts en suintaient (geste compulsif comment leur en vouloir).
Je trouve ce passage un peu confus. Et puis, tu répètes trois fois "tête".
ça y est ! je viens de comprendre "les murs" (c'est dur pour quelqu'un absent de fb) et du coup la parenthèse aussi.
ok je vais modifier un peu le passage, encore (décidément ment, il me donne du fil à retordre !)
- Dites-donc vous êtes pâle comme un singe faut pas rester, il est tard, faut rentrer chez vous.
pâle comme un linge non ? pq singe ? c'est une vanne, une expression que je ne connais pas ? une caricature du technicien de surface ?
oui, expliqué plus haut à Elk je crois !
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L’ascenseur monte, le couloir se déroule, le bureau s’ouvre
J'aime bien :)
Ma peau est grise se dit-il
Il manque soit une virgule, soit des guillemets
pour dire de.
de ? :-\
il y en avait beaucoup il n’y avait pas besoin de concentration
Je sais pas si c'est fait exprès, mais "il y en avait"/"il n'y avait pas" me pique un peu les yeux, et la virgule manquante entre les deux m'a fait buguer à la lecture
(geste compulsif comment leur en vouloir)
Il y a un endroit, plus haut, où l'absence de virgule rend bien, mais ici je trouve que ce n'est pas le cas (ça fait plutôt brouillon, au contraire)
Ses yeux lui piquent,
Le, pas lui
Dites-donc vous êtes pâle comme un singe
Mais c'est pas pâle, un singe !
Oui, ce type avait raison.
Pourquoi un "avait" dans un récit au présent...?
Non, c’est toute cette discussion qui hoquète. Ce n'est rien.
Ce n'est pas rien.
J'aime bien ce passage
il n’arrive qu’à s’imaginer dehors
J'aime bien
Un mouvement qui l’arrache au reste et le reste qui devient flou.
J'aime bien !
J'aime bien la chute, aussi, très joliment formulée ! Par contre, avec les "cherche, cherche" qui parsèment le texte, et quelques autres petites bizarreries, j'étais persuadée qu'il y avait un truc à découvrir dans le texte (genre un double sens, quelque chose à voir entre les lignes), mais... j'ai pas trouvé, j'ai dû me faire un film toute seule :D
Pour les détails, je rejoins également Spes sur la gestion des virgules : à certains moments, leur suppression rend pas mal, mais à d'autres ça fait brouillon, ce serait peut-être à revoir (trop d'effet tue l'effet)
Je crois que j'ai bien aimé le texte. Je dis "je crois" parce qu'il m'a laissée une impression forte, mais bizarre. En fait, je le trouve vraiment réussi parce qu'à la sortie, on se sent comme le personnage : errant et sans repère, avec une sorte de mélasse dans la tête. J'ai bien aimé la délicatesse de l'écriture et l'espèce de sensibilité bizarre qui s'en détache (le détail du gobelet, certaines tournures). J'ai deviné aux mêmes endroits que Elk, mais je trouve que l'intérêt du texte est moins la chute en elle-même que la façon dont elle est amenée et mise en scène - du coup, à la différence d'ernya, j'aime beaucoup que ce soit juste suggéré et qu'on comprenne, que tout ne soit pas expliqué.
Bref, en fait, oui, j'ai bien aimé le texte :) ! Je vais le garder en tête un bout de la journée, je pense.
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Bon, j'dois arriver avec mon épée et mon cheval après moult retouches et autre prises de clavier.
J'aime bien l'explication de "combien de morts on a dans l'entourage". J'ai toujours plus considéré mon chef comme un tas de viande en putréfaction que comme quelqu'un encore capable de ressentir les choses. Alors, j'aime.
J'aime la narration, aussi, qui du coup est plutôt bien calée au texte. Ca colle à l'esprit, et en effet, ça va un petit truc chelou à la lecture, on s'interpelle un peu de ses phrases "tiroirs vides" qui se juxtaposent pépères.
Maintenant, quelques pitis soucis avec les dialogues, de mon côté (oui c'est moi qui dit ça jesélolpardon) qui me sortent parfois du récit.
Allez, je me ]justify] :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Alors tu vois là je trouve que c'est un peu too much en fait. Non pas qu'une phrase pareille à la lecture me dérange en elle-même, mais le fait que ce soit à l'oral, comparé justement au reste du texte qui est assez "saccadé", je dirais, l'effet fait plouf splach. Parce que j'ai vraiment l'impression de voir un auteur me dire "tu vois y'a pas d'indicateurs de rythme alors c'est de l'oral hein takaptéoupa ?" et j'exagère à peine ;p
Sinon, j'aime beaucoup le petit aspect poétique du départ qui joue sur les objets (et le lolcoup de la tactique focale) pour zoomer ensuite sur l'homme, ça relate bien l'espèce d'univers éteint et l'atmosphère nécessaire qui va venir.
zank iou for zat text
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Pas mal du tout !
Le rythme/style est bizarre mais ça donne une ambiance étrange en accord avec le texte (je dois avouer que j'ai eu la flemme de relever des détails, mais il n'y a rien qui m'a absolument choquée).
J'ai deviné la fin un peu avant les toutes dernières lignes mais pas trop tôt, donc ça allait c'était bien.
En fait je crois que mon impression générale est un peu la même que Milora : si j'y réfléchis, je n'ai pas l'impression d'y voir beaucoup de qualités, enfin comment dire, si je réfléchis aux points positifs, à pourquoi j'ai aimé le texte, j'ai du mal à le dire précisément ; et en même temps, il m'a fait forte impression, et je pense que c'est un texte qui reste en mémoire (en tout cas pour moi), plus même qu'un texte plus long et "mieux" construit, parce que c'est un petit bout d'ambiance condensée, et bref, j'aime.
(et je pense savoir qui est l'auteur :mrgreen: l'avenir me dira si je me suis trompée)
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Salut
Se figurer une rue, dans une ville.
J'aime beaucoup ce début. Tout ce premier paragraphe d'ailleurs
Il en a quatre
C'est un détails vraiment mineur mais j'aurais plus vu " il y en a quatre"
qui sont en retard, qui a déjà
J'aurais mis un point après retard
Que le blé se coupe sans lui, il a l’âme en friche. Il trouve la formulation un peu banale mais au fond, il n’en est pas mécontent.
J'aime bien
(j’ai tant de responsabilité, dois-je vraiment m’en aller ? Pourquoi joué-je à ce jeu, quel crétin),
bizarre ce passage à la première personne. et joué-je, j'trouve ça un peu moche
Ben moi j'ai bien aimé.
Certes la chute n'est pas d'une originalité sans nom mais en même temps je kiffe pas mal la narration, et surtout ce premier paragraphe qui permets de rentrer dedans.
Ce que je trouve juste un peu étrange, c'est sur le dialogue avec l'homme de ménage, j'ai eu l'impression qu'il savait qu'il était mort (enfin c'est une reflexion que je me suis faite apres coup) hors face aux policiers c'est plus le cas.
Mais a part ce bout de dialogues, j'ai vraiment bien aimé.
merci pour ce texte