J'ai repéré quelques petites fautes :
Il sourit et vérifie qu’il n’oublie rien – son téléphone, son portefeuille, ses clés, l’adresse, la lettre – et prend le chemin de la porte.
Il y a une répétition du "et" qui n'est pas très jolie...
Il force à nouveau son pas
L'expression, c'est forcer LE pas
De quels droits pensez-vous
Pas sûre, mais il me semble que cette expression s'écrit toujours au singulier.
Soudain, Martin pousse la porte pour couper court à l’entrevu.
Entrevue
Tu écris très bien ! J'aime beaucoup ton style et surtout l'atmosphère du texte.
Par contre, pour la forme : est-ce que c'est un début de roman, est-ce que ça aura une suite ? Savoir garder le secret en l'effleurant en permanence, c'est un procédé que j'adore dans les textes, mais là il y a tout de même un peu trop de secrets... Au final, on n'a du mal à savoir à quoi ça rime, surtout que la chute est très chiche.
Une autre remarque, plus sur le fond : il y a certaines phrases dans lesquelles tu appelles directement des éléments via des pronoms (ou même simplement par une évocation) dans lesquelles on a du mal à savoir de quel objet ou de quelle personne tu parles. Je m'explique :
Un grognement s’échappe de la chambre ; il se retourne et, constatant qu’il ne s’agit sans doute que d’un cauchemar, sort de l’appartement.
Celle-là, pour le coup, c’est un cas assez extrême : j'ai vraiment eu du mal à comprendre. A la première lecture, je me demandais pourquoi tu avais décidé d'utiliser ce mot pour dire qu'au final (un truc du genre) "constatant qu'il avait rêvé/halluciné/...". J'ai compris assez longtemps après (je crois) que ça évoquait plutôt un cauchemar de l'autre homme dans le lit. C'est assez déroutant comme formulation.
Soudain, Martin pousse la porte pour couper court à l’entrevu. Nathan le prend de vitesse et plaque sa paume sur le montant de l’entrée pour la bloquer. Le rapport de force, inégal, s’achève lorsque ce dernier pousse la porte contre le mur et Martin avec elle. Il tombe au sol, mais déjà l’homme le saisit par le cou et, dans un craquement sec, lui brise la nuque avant de le lâcher, inerte. Sans plus un regard pour le cadavre, il se dirige vers la chambre de la petite fille qui venait d’en sortir, sans pour autant voir son père, à l’angle du couloir.
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Là, pour moi, si on suit de manière logique l'utilisation de tes pronoms, il y a un échange en milieu de paragraphe entre les deux personnages. Bon j'exagère : c'est parfaitement compréhensible. Mais ça me semble incorrect sur la forme. En fait, j'ai l'impression que tu fais appel à trop de pronoms quand tu décris une action. Certes, faire usage d'artifices pour faciliter la compréhension peut être très lourd, parfois, mais je pense que dans ce cas, ça pourrait à la fois étoffer le texte et faciliter un chouillat la compréhension. Je ferais la même remarque en ce qui concerne la proposition soulignée : si on la prend au pied de la lettre, hors contexte, on a l'impression que c'est le "il" qui ne voit pas le corps du père.
Cet effet se reproduit assez souvent lors des descriptions des actions.
Donc voilà, c'est l'impression que ça m'a laissé :
- un sens du secret très bien mené, l'envie de percer des mystères
- l'espoir d'une suite
- un petit cafouillage sur les pronoms et le rattachement des propositions entre elles
(j'ai trop parlé, ça me semblait nécessaire xD)
En tout cas, bonne continuation à toi et bienvenue sur le forum !