Anéantissement consenti
***
Le croyez-vous,
Le cœur en larmes,
Sans dessus-dessous,
J’ai rendu les armes.
Le souffle coupé,
Le corps encore retourné
Par l’impur, cet infidèle sacré
Qui a su me tuer.
Il me rend folle.
Et avec absence de raison
Et sans corolle,
Mise à nue, je n’ai sur dire non.
Pourtant, maintenant,
Il est temps.
L’impur est infect et rance,
Je dois sortir de ma démence.
Je me suis livrée, entière,
Libre et sans retenue,
J’ai avoué être sa détenue,
Qui souhaite quitter son cimetière.
Dans un dernier mot, douloureux,
Nous nous sommes dit adieu,
A jamais, notre histoire terminée,
Rangée au rayon des oubliées.
A jamais, tout s’est éteint,
La cruauté de ce geste me détruit
Plus rien. Lasse. Vide de vie,
Délivrée ? Ma faim est devenue fin.
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