Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: TiL le 07 Juillet 2014 à 21:27:04
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Vous l'avez rêvé, je l'ai fait, voici le sujet qui reprend notre réflexion sur la légitimité des marques dans la littérature.
Avant tout chose, moi aussi je nomme certains objets dans mes écrits, dans le premier Déborah conduit une Ford Mondeo noire, je ne sais pas pourquoi mais ça lui va bien...
Dans le deuxième toutes les voitures sont des modèles déjà remplacés: vieux break Volvo (pour le mojo!) et BMW de 2003 à la fin, voiture prêtée par la vieille voisine attentionnée.
Par contre les marques se limitent là, mais j'aurais au moins pu écrire celle de la basse offerte à Matthias à la fin. Par contre pour les téléphones ça change trop souvent et j'aurais l'impression que mon projet serait obsolète avant même de l'avoir terminé.
Alors la grande question: pub ou pas pub?
Je pense que la pub commence où la description devient dithyrambique, comme dans un roman de Grangé où l'Audi A5 toute neuve est "un bijoux de technologie", ou dans Descentes En Enfer de Preston And Child avec l'Ipad, lphone et la moto Ducati avec laquelle Pendergast rattrape les méchants...
Cela amène une autre question: Faut-il tout décrire ou bien laisser le lecteur s'approprier une partie des détails?
A vous! (faites vous plaisir comme disent les vendeurs... 8))
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« Son tailleur-pantalon était un Donna Karan, son sac arborait le logo d’une grande marque française »
True Blood, Charlaine Harris
Je trouve que la marque du tailleur du personnage n'a rien à faire là. En revanche, la mention "subtile" à Dior est plutôt bien amenée, quoique encore bien flagrante ; mais elle permet de donner une idée de la richesse de la vampirette.
Encore à propos de vampires, je suis absolument larguée quand Anne Rice parle des marques de lecteur de cassette. En ce sens, je comprends ce que tu dis quand tu expliques que les marques de téléphone changent trop vite.
Ceci dit, gaffe aux anachronismes : Artemis Fowl et son smartphone de marque Pomme dans les années 90, par exemple.
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Comme dit dans les premiers posts, la marque de voiture utilisée par le héros permet de situer sa classe sociale.
Indirectement, les marques peuvent aussi localiser le lieu de l’histoire.
Je n’ai pas de position ferme pour ou contre la pub dans la littérature, si c’est très clairement du marketing pour une marque ou un objet en particulier. C’est plus la manière dont la pub sera réalisé qui va m’interpeller ou non et en conséquence abandonner la lecture ou non.
Je suis pour la publicité à des fins culturelles. Cela peut paraitre hors-sujet, mais pour moi la technique et les objectifs sont approximativement les mêmes.
Je n’hésite pas à mettre dans mes textes des caricoles (bigorneaux), des oiseaux-sans-têtes (roulade de bœuf), sandwich à l’américain et bien évidemment la Saint-Nicolas.
Y’en a bien qui le font avec Halloween et Thanksgiving.
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c'est des fois la première chose qui nous vient en tête : "ce perso a beaucoup de classe, il doit conduire une .. insérez Marque ici..." le gros désavantage que j'y vois, c'est que chacun a ses propres opinions, préjugés sur certaines marques. Exemple : alors oui une golf ça fait jeune, sportif, cool.... pour moi ça restera toujours la voiture des kékés du lycées qui se la pétaient.
autre exemple : un iphone 5S+ X2 new Generation, certains y verront une personne résolument moderne, d'autres y verront un prétentieux, d'autres y verront un gaspillage d'argent, d'autres un fin connaisseur en technologie...
même si je les utilise sûrement, il me semble que c'est une solution de facilité : un volant et des sièges en cuir, une climatisation, des jantes chromées 18 pouces, des pneus aussi larges que la tante roberta :)... des gens qui regardent le téléphone du personnage d'un air envieux, un téléphone qui permet de faire des visio-conf, de surfer à la vitesse de la lumière....
est-ce que comme dans certains jeux-vidéos, les marques payeraient un auteur pour se faire citer ?
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est-ce que comme dans certains jeux-vidéos, les marques payeraient un auteur pour se faire citer ?
Je crois que S.A.S. de Gérard de Villiers est sponsorisé par des marques.
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Et puis il est question aussi de la "survie" du roman. Imaginez être lu par votre arrière-arrière petit fils si la marque mettons "Bien vu" "Eco plus" ou je ne sais quoi de pas très connu est oublié ?
Maintenant il est vrai que certaines marques comme Dior, Chanel ou BMW sont des intemporels et indemodables...
Il ne faut pas oublier que le dernier cri aujourd'hui sera démodé l'an prochain (surtout au niveau des téléphones portables pour reprendre l'exemple de nanomag)
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Perso, je suis pas trop pour. Certes frigidaire et sopalin, c'était des marques mais elle sont passé dans le langage courant.
Mais citer une marque de voiture ou de téléphone, je sais pas si c'est très utile, et en tant que lecteur ça m'énerve de lire des marques
Exception faîte de la graffenwalder tiède que l'on boit sur les parking, parce que j'ai l'impression que "graffenwalder" dit beaucoup mieux et beaucoup plus que "bière de mauvaise qualité à 65 centimes la canette".
Mais bon, c'est peut être la même chose pour tout le reste.
Après c'est peut être pas la marque en elle même le souci mais plutôt son affluence dans le texte.
bref fin de la contribution inutile
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Ta contribution n'est pas inutile du tout, Baptiste ! ;) Je vais rebondir dessus...
Pour les marques passées dans le langage courant, je suis d'accord ; mais dans quelle mesure sommes-nous sûrs que les téléphones de marque Pomme (ouais je l'aime mon exemple :coeur: ) ou que les infamantes berlines allemandes ne passeront pas, elles aussi, dans le dictionnaire - une fois que toutes les entreprises du genre se seront entre-dévorées copieusement ? En tant que lectrice, en tout cas, si c'est juste une marque de voiture ici ou de portable là, je me sens moins agressée que si on me décrit "un petit bijou de technologie, aux portières automatiques, à la conduite assistée et à 5999€ seulement". :D Dans le premier cas, je me dis "ah, ce type est riche, il conduit une BMW" ; dans le second cas, comme tu le disais NaNomag, j'ai l'impression qu'on me spamme et je regrette qu'AdBlock ne fonctionne pas sur les livres.
Tout cela pour dire que cela ne m'énerve pas spécialement en soi de lire des marques, en fait beaucoup d'éléments liés au contexte jouent aussi. Dans ce que j'avais dit dans mon premier post, la référence à la marque de tailleur me paraît par exemple totalement superflue, dans le sens où dire que la vampirette est habillée de manière luxueuse/sophistiquée/coûteuse/onéreuse (ce ne sont pas les synonymes qui manquent, dans notre société capitaliste ! :mrgreen: ) est tout aussi efficace. Il y a aussi quelque chose d'autre que je n'ai pas mentionné : l'écart culturel. personnellement, en tant que française de la classe moyenne, j'avais jamais entendu parler de cette grande marque de luxe américaine ! Pareil d'ailleurs pour ta fameuse Graffentruc, Baptiste.
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Ouhlà, si la discussion c'est "une marque dans un texte littéraire, est-ce que c'est joli ou moche", moi ma position là-dessus c'est de ne surtout pas avoir de position de principe.
citer une marque des fois c'est drôle, ou émouvant.
Houellebecq dans ses premiers romans le fait très bien, ça produit un effet comique quand il dit que son héros va à monoprix, beaucoup + que si il disait qu'il va au supermarché. et je crois que c'est aussi ce que dit baptiste sur la graffenwelder (mais c'est excellent ma parole, c'est hilarant ce nom de binouze ! :D )
on peut aussi inventer des noms de marque (franquin fait beaucoup ça dans gaston, et c'est assez drôle (les motos sapetoku, les fusils pandanlagl).
les noms de marque sont parfois très drôles.
Citer une marque, pour ma part, quand je le sens, je le fais, et quand je le sens pas, je le fais pas.
par contre si la discussion c'est "est-il souhaitable que des marques vendent le fait qu'on les cite dans des livres", là bien sûr je réponds non.
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Citer une marque, pour ma part, quand je le sens, je le fais, et quand je le sens pas, je le fais pas.
je ne peux que +1
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Perso, je suis pas trop pour. Certes frigidaire et sopalin, c'était des marques mais elle sont passé dans le langage courant.
Mais citer une marque de voiture ou de téléphone, je sais pas si c'est très utile, et en tant que lecteur ça m'énerve de lire des marques
A priori, j'étais de cet avis, mais en fin de compte, après avoir lu plusieurs textes où des marques pouvaient apparaître ici ou là à bon escient, finalement je me dis que citer des marques c'est une façon de faire couleur locale. Ça ancre dans une époque et dans un style (qui sera daté, qui peut faire un peu clinquant ou très "description d'une vie banale de 2014 et de tel milieu social"), ça donne une tonalité au texte. Généralement, j'aime pas, surtout quand les marques sont citées pour faire cool (du genre "Elle attrapa son sac Gucci et sortit", un truc comme ça). Mais quand ça a plutôt la fonction de faire du réaliste en ancrant précisément dans l'actualité (qui sera plus actuelle d'ici peu), j'admets que parfois ça rend bien :)
Et puis après, ça dépend des domaines : j'ai l'impression que les marques de voitures sont très souvent citées (un peu comme un élément de description), et ça choque pas vraiment...
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Ancrer un récit dans son époque est il incompatible avec la volonté de le rendre intemporel? Avoir une Mercedes ou du Channel numéro 5 est nettement plus intemporel que d'avoir un Galaxy s5 qui sera remplacé dans 6 mois par le s6... Par exemple je ne me risquerais pas à décrire les led sur les phares des voitures car dans 10 ans on plaisantera sur le kitsh de ces guirlandes... Par contre décrire des lignes élégantes permet de rendre une histoire non périssable, à mon avis.
Et si j'envoie à une maison d'édition un roman qui se déroule en 2013, est-il périmé?
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Bah non, ça se périme pas, un livre, voyons ! Quelle idée... :D
#flood (je trouve les led déjà ringards, ça fait vachement gadget de Tony Stark)
Mais justement, c'est aussi le kitsch qui fait une époque ! C'est comme ces récits d'Asimov où il décrit des ordinateurs de la taille d'une ville, genre oh là là le progrès passera par des appareils de plus en plus immenses, alors que maintenant on est dans la miniaturisation extrême. Du coup, en lisant, soit on se dit juste "lol", soit cela permet de réfléchir sur la vision qu'on avait de la science à l'époque.
La technologie elle-même est périssable. Pour prendre un exemple plus récent, dans La Reine des Damnés, Anne Rice décrit les radio-cassettes portatifs comme quelque chose d'absolument révolutionnaire, et que les vampires ne comprennent pas, ou mal - sans pour autant citer de marque, cela dit - mais même si de nos jours, c'est très daté, cela nous permet tout de suite de placer l'action dans les années 80-90.
De plus, décrire la marque dans les détails (un Galaxy S5 avec la 4G) est en effet beaucoup moins intemporel que de dire "un smartphone dernière génération", ou bien, si on veut à tout prix caser une marque, "un Samsung/iPhone/Nokia dernier cri" ; mais là encore, on comprend qu'on est dans les années 2010. A la rigueur, je pense que la marque exacte tient plus du placement de produit, comme au cinéma, mais que cela donne une couleur locale au récit.
A ce sujet, je me rends compte que je n'ai pas encore cité Les Choses, de Perec, qui s'en sort justement très bien sur ce thème-là.
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Ancrer un récit dans son époque est il incompatible avec la volonté de le rendre intemporel? Avoir une Mercedes ou du Channel numéro 5 est nettement plus intemporel que d'avoir un Galaxy s5 qui sera remplacé dans 6 mois par le s6... Par exemple je ne me risquerais pas à décrire les led sur les phares des voitures car dans 10 ans on plaisantera sur le kitsh de ces guirlandes... Par contre décrire des lignes élégantes permet de rendre une histoire non périssable, à mon avis.
Et si j'envoie à une maison d'édition un roman qui se déroule en 2013, est-il périmé?
Ancrer dans une époque, ça veut pas dire que ça périme. ça veut dire qu'en lisant, on sentira que le roman se passe à telle époque ^^ Si ton personnage se balade et va voir Sarah Bernhard en spectacle, il sera pas ancré dans la même époque que s'il va voir un film avec Tom Cruise. (Citer des célébrités, ça fait un peu le même effet que des noms de marques)
En fait, je suis totalement d'accord avec la réponse d'Ambrena.
Avoir un Channel numéro cinq, c'est pas du tout atemporel : cherche un perso à Versailles qui en aurait... :mrgreen: Ce que je veux dire, c'est que les noms propres comme les marques ou les célébrités, si on les utilise en littérature, c'est avant tout pour leurs connotations. Dans le cas des marques, ça reprend la connotation économico-sociale qu'implique avoir un I-Phone 5 ou je ne sais pas quoi, ou acheter ses céréales chez Franprix. Mais dans le cas des marques toujours, c'est très marqué dans une époque, dans un moment. Plus ou moins étendu selon l'ampleur de la marque, le type de produit et sa connotation (citer telle ou telle marque de voiture, ça a pas la même connotation).
On peut décrire les mêmes choses sans citer de marques (comme tu dis : un smartphone dernière génération). Mais ça n'a plus la même connotation.
En fait, c'est ça, que j'essayais de dire...
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Je me permet de déterrer ce topic :noange:
Je me suis posée la question sur le Champagne dans mon récit.
Je me pose également la question pour les œuvres qui ne sont pas dans le domaine publique et détenues par des entreprises connues pour être assez (super) protectrices de leur produits, je pense notamment à Disney et Warner Bros.
Et concrètement que "risque"-t-on en cas de publication et de citation de marque ?
Est-ce que le propriétaire peut nous poursuivre si l'utilisation de son produit dans notre œuvre ne lui plaît pas ? :???:
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Tant que ce n'est pas diffamant envers le marque, tu ne risques strictement rien et tu peux citer allègrement les noms ^^
Et au contraire... Oui il pourrait poursuivre (enfin le temps qu'il tombe dessus tout ça tout ça), que si vraiment l'utilisation renvoi un image fausse ou calomnieuse de la marque sans fondement
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Pour champagne c'est facile : ce n'est pas une manque, mais une appellation d'origine. Tu peux l'utiliser comme tu veux.
Pour les œuvres, on a de très bonnes explications sur le droit de citation que je chercherai quand je serai sur un pc
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Pour champagne c'est facile : ce n'est pas une manque, mais une appellation d'origine. Tu peux l'utiliser comme tu veux.
Je n'étais pas sûre, justement (j'ai pas cherché non plus, hein :P ), du coup j'imagine que ça marche aussi pour "Un Muscat" ou "Un Côte-du-Rhône" ? (Comment ça je fais une fixette sur l'alcool ? :mrgreen: )
Pour les œuvres, on a de très bonnes explications sur le droit de citation que je chercherai quand je serai sur un pc
Je veux bien, oui merci !
[...]si vraiment l'utilisation renvoi un image fausse ou calomnieuse de la marque sans fondement
Je vois :
"Ce Veuve Cliquot était absolument infecte" > Ouille.
"Elle attrapa une coupe de champagne sur un plateau d'un serveur qui passait par là" > No problem.
J'ai bon ? :)
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Je n'étais pas sûre, justement (j'ai pas cherché non plus, hein :P ), du coup j'imagine que ça marche aussi pour "Un Muscat" ou "Un Côte-du-Rhône" ? (Comment ça je fais une fixette sur l'alcool ? :mrgreen: )
C'est pas tout à fait pareil, mais le résultat est le même.
Muscat est un nom de cépage (de raisin quoi)
(ça ressemble à ça (https://images.duckduckgo.com/iu/?u=https%3A%2F%2Fupload.wikimedia.org%2Fwikipedia%2Fcommons%2Fthumb%2F1%2F1f%2FMuscat_blanc_et_Muscat_noir_by_JM_Rosier.jpg%2F1200px-Muscat_blanc_et_Muscat_noir_by_JM_Rosier.jpg&f=1))
Du coup c'est un nom commun, que tu peux utiliser comme tu veux.
Côte-du-Rhône, comme champagne, est une appellation d'origine, qui désigne un vin fait dans une certaine région (le long du Rhône ou la Champagne, en l'occurrence). Y a un cahier des charges et tout. Pour reprendre le muscat, c'est le cas des Muscat de Rivesaltes et Muscat de Beaumes de Venise.
Mais ouais, dans tous les cas, tu peux les utiliser comme tu veux (pareil pour reblochon, munster, etc.)
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Et concrètement que "risque"-t-on en cas de publication et de citation de marque ?
Des poursuites. En général il y a le faire usage ou un truc du style. Qui en gros, il ne s’en préoccupe pas trop. Le héro qui boit du coca. Je doute que l’auteur soit poursuivi par la marque.
Dans d’autres cas de figures cela peut arriver et c’est déjà arrivé.
Il convint de se renseigner car par exemple comme tu parles de Disney.
Le personnage de Mickey Mouse est entré dans le domaine publique.
Donc pour conserver ses revenus Disney, à créer une marque déposée.
Ce qui fait que ce personnage est relatif au droit des marques et nom plus relatif au droit d’auteur.
Bref c’est compliqué.
Est-ce que le propriétaire peut nous poursuivre si l'utilisation de son produit dans notre œuvre ne lui plaît pas ? :???:
Oui.
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D'accord, donc il vaut mieux faire une référence plus ou moins subtile qui peut être comprise par les amateurs/fans, etc plutôt que citer une œuvre en particulier, j'imagine.
Chais pas, genre "Avec sa nouvelle couleur rouge, elle se prit à rêver qu'elle était une sirène" (Je dis n'importe quoi, hein mais c'est pour l'idée) plutôt que "Sa nouvelle couleur de cheveux la faisait ressembler à Ariel" ?
En l’occurrence, j'ai compris depuis longtemps que Disney était assez relou sur les droits, donc de manière générale j'essaie d'éviter les ref au maximum.
Après j'imagine qu'on peut passer par des systèmes d'autorisation écrite d'utiliser tel ou tel marque/réf/etc mais à tout petit niveau, je doute qu'un gros bonnet accepte ne serait-ce que de nous parler.
Bon pour résumer, les AOC and co et tout ce qui est passé dans le domaine publique : tout va bien.
Les marques, groupes, œuvres, trucs déposés : méfiance.
Dans le doute : passer par un chemin détourné.
Vu. ^^
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Voilà un fil très intéressant. Je ne m'étais jamais posé la question.
Je ne crois pas avoir déjà utiliser de nom de marque dans un texte.
Les "marques" et leurs images me glissant souvent dessus comme une goute d'urine sur des bottes en caoutchouc (pas des Aigles hein...) j'écrit plutôt d'instinct "une berline" plutôt que "une BMW".
Je me demande cependant si il y a des précédents relatif à de la diffamation dans un roman. Dans le genre, Fight Club raille pas mal de trucs.
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D'accord, donc il vaut mieux faire une référence plus ou moins subtile qui peut être comprise par les amateurs/fans, etc plutôt que citer une œuvre en particulier, j'imagine.
Chais pas, genre "Avec sa nouvelle couleur rouge, elle se prit à rêver qu'elle était une sirène" (Je dis n'importe quoi, hein mais c'est pour l'idée) plutôt que "Sa nouvelle couleur de cheveux la faisait ressembler à Ariel" ?
C’est une bonne approche.
L’intérêt de savoir si un personnage est régi par le droit d’auteur ou par le droit d’est marque c’est le pastiche.
Le pastiche c’est une œuvre humoristique (qui ne va pas à l’encontre de l’œuvre originale. Je ne me rappelle plus la formulation légale). Où les personnages d’un autre auteur sont utilisés. Et la caractéristique principale c’est que tout le monde puisse identifier dans la seconde que l’œuvre pastiche n’a pas été créé par l’auteur original.
Pour le droit des marques (je m’y connais pas vraiment)
Mais en gros une marque est enregistrée sur base d’un secteur d’activité et divisé en sous-section.
Donc si la marque « abc » est enregistré dans l’électroménager. Rien ne t’empêche de l’utiliser pour des essuie-glaces.
L’autre changement important, le droit d’auteur vaut pour toute l’Europe (on va considérer UE).
La marque elle n’est valable que pour un pays.
Bref, tout dépend de ce que tu veux faire et pourquoi.
Je pense à un truc aussi. Si tu t’inspires des personnages de Disney. Disney s’inspire de la littérature tombée dans le domaine public. Donc pour les personnages issus de cette littérature, rien ne t’empêche de t’inspirer de l’œuvre originale.
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Je pense à un truc aussi. Si tu t’inspires des personnages de Disney. Disney s’inspire de la littérature tombée dans le domaine public. Donc pour les personnages issus de cette littérature, rien ne t’empêche de t’inspirer de l’œuvre originale.
Oui j'ai failli en parler, la Petite Sirène d’Andersen est dans le domaine public si je ne m'abuse. donc on peux en parler à loisir, c'est si on évoque Ursula et Eurêka avec qu'il va falloir faire attention.
Le pastiche c’est une œuvre humoristique (qui ne va pas à l’encontre de l’œuvre originale. Je ne me rappelle plus la formulation légale). Où les personnages d’un autre auteur sont utilisés.
Du genre Barry Trotter ou Danold ? Ou encore Harry Potter & The Cursed Child ?
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Le pastiche c’est une œuvre humoristique (qui ne va pas à l’encontre de l’œuvre originale. Je ne me rappelle plus la formulation légale). Où les personnages d’un autre auteur sont utilisés.
Du genre Barry Trotter ou Danold ? Ou encore Harry Potter & The Cursed Child ?
Dans le genre avec les caratéristiques physiques du personnages décrites.
Lis la loi quand même avant d'écrire. Car cela fait des années que je l'ai fait et c'est loin tout ça.
Pour te donner un exemple que je compte mettre en œuvre dans peu de temps.
À la RTBF il y a une émission de voyage qui s'appelle les carnets du bourlingueur.
Donc je pense décrire une homme barbu avec un chapeau (le présentateur) et lui faire dire au début c’est pour mes carnets lorsqu’il demande de s’informer sur le lieu où il se trouve.
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Chais pas, genre "Avec sa nouvelle couleur rouge, elle se prit à rêver qu'elle était une sirène" (Je dis n'importe quoi, hein mais c'est pour l'idée) plutôt que "Sa nouvelle couleur de cheveux la faisait ressembler à Ariel" ?
C'est un personnage donc je sais pas si ca s'applique
Après, faut relativiser hein, y'a peu, très peu de chance qu'une marque vienne t'emmerder, globalement de ce qu'on m'a expliqué, c'est qu'en réalité on peut vachement plus utiliser les noms de marques que ce qu'on pense. Faut pas être parano non plus ^^
En plus tout ca c'est que dans le cas où y'a commercialisation de l'oeuvre, le seul exemple dont il me semble avoir entendu parler, c'était un livre qui parlait d'une actrice et citait plein de marques etc etc, et l'actrice et les marques avaient porté plainte pour diffamation pour contredire les propos du livre.....
Ensuite, y'a aussi la part d'oeuvre de fiction qui peut rentrer en compte, dire que Coca met des verres de terre dans sa recette par exemple (légende urbaine), ne vaudra pas forcément un procès ou quoi, tu peux dire que tu utilises des légendes urbaines blabla, bref c'est souvent du cas par cas, (Disney est chiant, c'est vrai) je ne pense pas que y'ait des robots comme sur youtube qui lancent des procès à tour de bras. Bref une marque quelle qu'elle soit ne peut pas interdire l'utilisation de son nom, ce nom est dans le domaine public au final et à part si tu l'insulte directement, y'a pas spécialement de raison qu'elles t'emp^chent de parler d'elles
Non mais Oo
Tu as tout à fait le droit de citer un personnage d'un roman, ca s'appelle faire une référence, tous les romans font ça y'a pas de soucis, comme t'as tout à fait le droit de citer un titre de roman ou de chanson (et t'as même le droit à un certain pourcentage citer en copier/coller l'oeuvre sit tu veux tout savoir, je crois que c'est genre 5% d'une chanson ou un truc du genre, bref) vraiment panique pas autour de ça ^^
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Et de toute façon, si c'est une oeuvre destinée à être publiée, l'éditeur saura très bien mettre les limites.
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D'accord, oui c'est un peu plus clair dit comme ça.
A côté de tout ça, je travaille dans le "design" (je suis pas graphiste mais je commercialise des trucs dessinés) donc je fais super gaffe à tout ce qui s'approche de près ou de loin à des images déposées. même le fan art j'y touche pas.
Du coup à l'écrit je maitrise pas bien encore les codes, donc je préfère me renseigner avant d'appeler mon personnage Ford Escort. ;)
Merci pour toutes les explications en tout cas <3
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Non mais Oo
Tu as tout à fait le droit de citer un personnage d'un roman, ca s'appelle faire une référence, tous les romans font ça y'a pas de soucis, comme t'as tout à fait le droit de citer un titre de roman ou de chanson (et t'as même le droit à un certain pourcentage citer en copier/coller l'oeuvre sit tu veux tout savoir, je crois que c'est genre 5% d'une chanson ou un truc du genre, bref) vraiment panique pas autour de ça ^^
J'ai aucune donnée juridique à ajouter, mais je me souviens avoir entendu en interview une auteur (Sophie Audouin-Mamikonian) raconter qu'elle avait mis une référence à Harry Potter dans un de ses tomes et que son éditeur le lui avait fait retirer parce que les propriétaires des droits de Harry Potter étaient très regardants là-dessus (par contre, cette auteur fait des tonnes de références explicites à Stargate et ça passe visiblement sans souci). Je crois savoir que les ayants droits de Tintin sont très très pointilleux aussi (en tant que prof, on nous a dit de ne pas utiliser de vignettes de Tintin dans nos cours parce que les ayants droits sont des requins). Je présume donc que, comme dit Ben G., d'une manière générale ça se fait, mais qu'y a certaines oeuvres qu'il faut éviter parce qu'il y a des ayants droits aux longues griffes derrière...
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Je crois savoir que les ayants droits de Tintin sont très très pointilleux aussi (en tant que prof, on nous a dit de ne pas utiliser de vignettes de Tintin dans nos cours parce que les ayants droits sont des requins).
Je confirme. Cela va jusqu'à poursuivre pour l'utilisation d'une seule case d'une des BD de Tintin, à l'encontre de la citation.
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Bonjour TiL, je reprends tes mots :
la grande question : pub ou pas pub ?
j'ai l'impression qu'un 'vous', peut-être trop général excusez-moi, appelez ainsi là où il y a valorisation morale, alors que je le définirais plutôt en termes de réclame financière... la loi d'ailleurs stipule que la publicité, et en l'occurrence le placement produit, est à juger dans le cadre de la contrepartie rémunérée qui l'accompagne...
je rebondis : mais pour le cas particulier de publicité par dotation ?
hmm effectivement, s'approprier une place dans un spectatorat, peut se faire par l'emprunt d'éléments accointants avec cettedite cible ; mais dans ce cas il s'agit d'une publicité d'autopromotion qui déplace l'intérêt depuis le produit évoqué jusqu'au publicitaire lui-même, je veux dire l'artiste qui dit par exemple : "j'aimais bien le goût des sirops Rième à la framboise car ils reflétaient bien mon ambition à participer aux localités de ma géospatialisation", lui cherche à profiter de la renommée du sirop plutôt qu'à l'augmenter... d'ailleurs ce genre de pub n'est pas demandée généralement, elle est proposée ce qui régule l'effet bénéfique de la diffusion de renommée (publicité, qwa) par la marque concernée...
mais : le lecteur ne voit pas la différence, n'est-ce pas ?
oui, que Rième me paye ou pas, mon lecteur sera tout aussi conditionné dans sa liberté d'être affecté par mon approche...
du coup : quels enjeux à l'utilisation de noms propres exsitant ?
bin... je conçois qu'on a parfois envie par baser notre imaginaire sur notre environnement existant, mais qmm, moi je me dis y'a qu'à notre petit début d'époque capitaliste qu'on se demande si Zola aurait du spécifier quel Ariel il devrait citer pour la scène du lavoir... mais en vrai ça pose la question du contexte comme le nuance bien Kanimp, ce à quoi je plussoie également Ambrena à propos du contre-productivisme des anachronismes, et nanomag à propos de la dangerosité lors, de la relativité des valeurs de chacun sur les incarnations en question...
alors pourquoi pas y aller franco ?
bin ouais, comme tu dis Kanimp, je venais de le voir après rapide renseignement, Gérard de Villiers prend le problème à bras le corps et s'en rie volontiers, qu'il s'agisse de provocation ou de mise en garde par confrontation...
après, tout simplement sans évoquer la question complexe de la passation d'un nom propre vers sa version mot populaire, je dirais que je rejoins Baptiste sur le côté désagréable en général de la lecture de simplicités de nomination, nuancée par l'argument de l'affluence qu'on tolère chacun à notre manière en quantités...
ahah du coup puisque je vous ai tout lu (ouioui ! je réussis à vous lire ! j'suis trop content je le savais : à terme, puisque j'ai pluss de preuve qu'ailleurs, pour penser que vous êtes bien des humains directs derrière peu d'intermédiaires entre nous, c'est vous que je vais probablement le mieux lire à l'avenir) j'ai envie de réagir à tout !! ahah on verra hein... Meilhac en tous cas, j'adore d'une part ton approche nuancée, et d'autre part ce petit paradoxe que tu soulèves avec Franquin... que je rapporte direct : à mon propos sur notre époque capitaliste qu'on a que des produits pour l'illustrer...
du coup tout naturellement, Milora et Ambrena ont tout à fait raison de répondre à la question de TiL sur la question de la "péremption", et j'ai envie de jouer sur le fait qu'une époque peut coïncider avec une autre par effet de mode, genre ptetr on va préférer lire une histoire où qqun écoute Europe 2 plutôt que Virgin radio... (jsuis pas overclair pardon) en gros la péremption peut se dépérimer, non ? genre qui yen a qui aiment les années 70, pis d'autres les années 90, ptetr les suivant n'aimeront pas au même moment ni dans les mêmes proportions ces époques qui donc, périment et dépériment (quel mot :3) au gré du spectatorat !
puis donc gràce à DarthMaud à qui Ben.G vient bien répondre : on a la question, déjà de la légitimité du truc, mais aussi de son impact moral : est-ce que ça valorise ou est-ce que ça dévalorise ? diffamation ou valorisation ? chacun ses valeurs, là c'est du ressenti perso...
Loïc ahah, ton intervention pointée j'ai l'impression que t'avais du contenu 'brutasse' que t'as un peu retenu qmm pour pas que y'ait trop de dommages mutuels... salutation !
Kanimp j'ai envie de réagir à ton propos sur Mickey qui m'apprend des choses merci, avec l'image du veau d'or explicitement incarnée dans le film Dogma, où le propos est ainsi mis en procès par les protagonistes... mais du coup je vais pas les répéter ni les paraphraser ni les interpréter ni... bref question cool !
après DarthMaud tu t'inquiètes qu'on te tombe dessus et regarde le côté légal, mais je pense que dans la plupart des cas d'hommage ou de critique constructive, ils n'ont pas intérêt à te faire un procès (comme le dit d'ailleurs Ben.G plus loin)... est-ce ton intention que de faire autre chose que l'un des deux ?
david_Hume, je plussoie totalement, comme toi je suis du genre à user du nom générique plutôt que du propre... c'est neutre, pis quand je cite un nom propre c'est plus à valeur de caricature je crois, par contre...
par contre j'ai pas compris ton propos sur Fight Club ?
puis après on part un peu ailleurs que les marques avec les noms de personnages ou de personne, c'est encore un autre problème, du coup je veux pas tout mélanger...
j'ai glissé mon avis par-ci par-là je synthétise un peu :
- le sujet et la question sont hautement ancrées dans notre univers capitaliste, en effet surtout le réalisme et ses diffractions plus ou moins fictionnelles mais dont on retient le caractère actuel, sont l'objet de ce débat ; on va pas voir Durandil nous faire un procès, où Big Brother nous... heu je me censure là, vous avez compris ^.^'
- par contre je trouve dommage du coup, les effets néfastes des désagréments de l'intégration de la pub en littérature et en art en général, car oui ils forgent l'histoire ; on retient de ce que moi j'appelle la "profanation des incarnations", qu'elle offre la postérité : on se souvient de Jesus pas parce qu'il était prophète, mais parce qu'on en a fait sa pub... d'ailleurs pour la pub des chrétiens et des post-chrétiens, il est le fils de dieu et non le prophète comme l'ont publicité les musulmans...
- et je me joins à vous pour affirmer que la bonne mesure est tendue à définir personnellement comme d'un point de vue unanime, d'où que merci les lois même si elles sont injustes parfois ; au moins quand on ne l'ignore pas, elle peut nous guider dans la morale...
merci à vous pour cette opportunité d'échange