Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Chat-noir le 01 Juillet 2014 à 01:40:10
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Bonjour à tous... :)
J'ai donc relevé le défi du mois de juin qui était d'écrire sur une des 5 musiques proposées... J'ai donc choisie celle de Tiersen que vous pourrez retrouver là : http://www.youtube.com/watch?v=FxHOEDUC91I&feature=youtu.be (http://www.youtube.com/watch?v=FxHOEDUC91I&feature=youtu.be)
Je vous conseille vivement de l'écouter en boucle pendant votre lecture, je trouve que le texte s'inscrit plutôt bien avec l'univers de Tiersen... :)
Bon, je préviens aussi que c'est un texte écris à la hâte puisque je déteste être en retard et, fidèle à mes habitudes, je ne l'ai pas relu scrupuleusement... Donc il se peut que quelques erreurs se baladent !
Sur ce, bonne lecture et écoute ! :)
Le collectionneur de temps
Le vieil homme attrapa sa canne et se leva difficilement de son lit. Il enfila ses charentaises, enfourcha sa paire de lunette et se dépêcha de sortir de sa chambre, faisant craquer le parquet sous ses pas. La main accrochée à la rampe d’escalier et ses pieds tremblants, il descendit l’escalier avec une sorte d’appréhension. Il voulait à tout prix ne pas rater son rendez-vous quotidien et matinal. Alors, un fois arrivé en bas des marches, dans la petite entrée de sa modeste maison, il se dirigea précipitamment vers le salon. Sa canne frappant le sol en cadence, il s’approcha de son fauteuil en cuir, posa son accessoire contre le meuble et s’installa confortablement. Remettant ses lunettes rondes en place, le vieillard fit bouger sa mâchoire, les yeux rivés sur le mur en face de lui.
Celui-ci, habillé d’un papier peint abîmé et sale, était recouvert de pendules et d’automates. C’était un véritable rassemblement de poupées animées, d’horloges décoratives, de coucous sonores, de robots en bois, de personnages en fers, de cadrans sculptés… Cassés, abîmés, rouillés, incomplets, rongés, déformés ; le vieil homme plein de solitude récupérait chaque décoration, chaque automate qui croisait sa route. Il les rencontrait parfois par le fruit du hasard, dehors, dans la rue ou dans les poubelles, vieilles babioles qui avaient finies par lasser leur propriétaire. Et puis, parfois, il lui arrivait de pousser la porte d’un petit magasin, antiquaire ou cabinet de curiosité, espérant trouver une horloge ou un pantin, pas trop beau quand même. Pas trop beau car, ce qui intéressait l’ermite n’était pas les accessoires neufs, encore recouverts de dorures et propre… Non, loin de ça… Lui, ce qu’il cherchait, c’était l’histoire. L’histoire de l’objet, son vécu. Chaque bosse correspondait à une aventure, chaque disfonctionnement lui apportait du charme. Ainsi, le vieil homme chinait et fouinait. Et il créait peu à peu cette immense collection, ce beau foutoir, ce si attachant mélange de vieux et de passé. Et chaque matin, se levant à huit heures moins le quart, le vieillard descendait vite dans son salon pour admirer la valse de ses chéris qui sonnaient huit heures. Il s’asseyait sur son beau fauteuil et attendait. Il attendait encore et encore, le regard attaché à la plus grande horloge. Doucement, les secondes s’écoulaient, puis les minutes… Les aiguilles tournaient à l’unisson, s’approchant toujours plus de l’heure où toute cette population, pour l’instant figée, se réveillera. Puis, soudainement, comme si l’homme ne s'y attendait pas, la plus petite aiguille atteignait le chiffre huit. Alors, tout ce monde s’éveillait, se mouvait. La pièce qui était jusqu’à maintenant seulement emplie par les tic-tacs était envahie par une tempête joyeuse de bruit. Ici, les cris d’une cigogne ; là, la musique d’un orgue de barbarie ; et là encore, le rire d’une jeune fille… Et c’est tout une vie qui se déchainait. Les danseuses dansaient, les bûcherons coupaient, les chats couraient et les amoureux s’aimaient. Tous se coordonnaient comme pour une seule et même mélodie. De partout, des coucous jaillissaient des pendules dont les balanciers s’agitaient, des personnages surgissaient pour sonner l’heure, un marteau à la main. Et alors que les cloches sonnaient, le vieillard souriait devant ce magnifique spectacle. Parfois, il pleurait, il riait, il chantait et applaudissait même… Ils étaient ses compagnons, sa famille, ses seuls amis. Ils resteront toujours là pour lui…
Ce matin, tout se passa comme d’habitude. Il était maintenant huit heure moins deux et le vieil homme était assis sur son fauteuil, attendant que huit heure sonne. La pièce, presque envahie par la pénombre, était plongée dans le seul bruit des horloges. La respiration du propriétaire des lieux devint plus profonde quand les cadrans indiquèrent qu’il ne restait qu’une minute à attendre. Bientôt, son pied droit commença à frapper le parquet d’impatience. Alors que les tic-tacs incessants semblaient s’accélérer, le vieillard sentait son cœur prêt à bondir hors de sa carcasse. Il posa une main ridée sur sa poitrine alors que son regard, recouvert par le voile de la cataracte, suivait scrupuleusement l’aiguille des secondes de la grande horloge. Bientôt, les battements de son cœur devinrent plus sonores que le bruit du temps s’égrenant. Puis, les doigts posés sur sa poitrine semblèrent soudainement se crisper, s’agrippant aux mailles de son vieux gilet. Doucement, son regard plongea dans le néant alors que l’aiguille s’approchait du douze. Une légère plainte s’échappa de la bouche entrouverte de l’homme. Puis, huit heures s’afficha sur tous les cadrans et le vieillard s’écroula sur le sol, en face de son fauteuil. Le cadavre devant eux, aucun automate n'osa s’animer, aucune horloge ne sonna. Seul un coucou sortit de sa cachette en silence, désolé de voir le corps de son ancien protecteur. Alors, à l’unisson, toutes les pendules arrêtèrent leur course à huit heures deux...
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Beau texte, un peu loin de Tiersen je trouve mais bon...
Belle amiance avec quelques lourdeurs et imprécisions, exemple à la fin :
Le cadavre devant eux, aucun automate ne daigna s’animer, aucune horloge ne sonna.
j'aime pas trop le verbe daigner ici, ce n'est pas le sens du respect et de l'amour des automates. Pareil pour le coucou "curieux" au lieu de "désolé" ou autre.
une coquille :
comme si l’homme ne si attendait pas
ne s'y
Beau défi en tout cas,
Rémi
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Beau texte, un peu loin de Tiersen je trouve mais bon...
Belle amiance avec quelques lourdeurs et imprécisions, exemple à la fin :
Le cadavre devant eux, aucun automate ne daigna s’animer, aucune horloge ne sonna.
j'aime pas trop le verbe daigner ici, ce n'est pas le sens du respect et de l'amour des automates. Pareil pour le coucou "curieux" au lieu de "désolé" ou autre.
une coquille :
comme si l’homme ne si attendait pas
ne s'y
Beau défi en tout cas,
Rémi
Merci pour ta lecture et je vais corriger tout ça ! :)
En fait, on connait Tiersen surtout pour avoir fait la musique d'Amélie Poulain... Je voulais garder ce côté "personnages marginaux" mais m'éloigner de l'ambiance chaude et joyeuse de l'univers... Mais ce n'est que mon choix ! :)
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Le vieil homme attrapa sa canne et se leva difficilement de son lit. Il enfila ses charentaises, enfourcha sa paire de lunette et se dépêcha de sortir de sa chambre, faisant craquer le parquet sous ses pas.
C'est bizarre, mais je trouve le passé bizarre ici. Mais en même temps, je crois qu'il passe mieux sur le reste du texte.
Hum...
Il voulait à tout prix ne pas rater son rendez-vous quotidien et matinal.
Ça sonne un peu bizarre. Son rdv matinal quotidien ? Hum. Ptêt beaucoup de toute façon ?
Pas trop beau car, ce
Si tu veux à tout prix mettre une virgule elle doit être avant car
encore recouverts de dorures et propre
Propres
ce si attachant mélange de vieux et de passé.
Je vois pas en quoi c'est assez différent pour que le mélange ai du sens
Les aiguilles tournaient à l’unisson, s’approchant toujours plus de l’heure où toute cette population, pour l’instant figée, se réveillera
réveillerait en principe
Répétition avec éveiller une ligne plus loin.
Ils resteront toujours là pour lui…
Pareil que plus haut, resteraient va mieux dans un texte au passé.
J'ai du mal avec le dernier paragraphe parce qu'il cloche trop avec le rythme et l'ambiance du texte jusque là. Je me doute bien que c'est voulu mais ça manque d'une transition en douceur. Parce qu’indépendamment de ça, la fin n'est pas mal !
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matinal. Alors, un fois arrivé en bas des marches, dans la petite entrée de sa modeste maison, il se dirigea précipitamment vers le salon. Sa canne frappant le sol en cadence, il s’approcha de son fauteuil en cuir, posa son accessoire contre le meuble et s’installa confortablement.
je trouve le passage descriptif un peu longuet et pas très intéressant à lire, on reste trop en dehors de ce qui se passe
vieilles babioles qui avaient finies par lasser leur propriétaire.
fini
disfonctionnement lui apportait du charme.
dysfonctionnement
par une tempête joyeuse de bruit.
bruits ?
J'aurais fini le texte à la phrase d'avant qui a plus de classe avec sa précision toute scientifique. La dernière phrase, le lecteur n'en a pas besoin, il la comprend de lui-même de toute façon et elle ne rajoute pas vraiment de poésie.
Je trouve que la fin rattrape le reste en fait ! Le début me semble assez lourd et peu utile avec la description du vieux qui descend. Après la description des coucous, c'est mignon mais je trouve que t'en fais un peu trop en parlant de choses magnifique, de mélange du passé et du présent. Enfin, je veux dire, ça n'a vraiment rien d'extraordinaire que de collectionner les coucous, ni dans la vie de tous les jours, ni dans l'histoire littéraire (Geppetto ? ), du coup, je trouve ça un peu maladroit d'en faire des tonnes sur le fait que c'est ouf un mec comme ça. C'est pas non plus si incroyable d'associer un vieillard au fait de collectionner des coucous, qu'un enfant le fasse, ça serait déjà plus original ;)
Mais la fin reste toute mignonne, fais juste attention de ne pas trop en faire et méfies-toi des adjectifs un peu facile comme "magnifique", laisse le lecteur faire son jugement tout seul ^^
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J'ai trouvé ce texte attendrissant, très bien mené ! Tes phrases sont rythmées, dansantes et s'accordent à merveille avec la chanson.
disfonctionnement
dysfonctionnement.
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Le vieil homme attrapa sa canne et se leva difficilement de son lit. Il enfila ses charentaises, enfourcha sa paire de lunette et se dépêcha de sortir de sa chambre, faisant craquer le parquet sous ses pas.
C'est bizarre, mais je trouve le passé bizarre ici. Mais en même temps, je crois qu'il passe mieux sur le reste du texte.
Hum...
Il voulait à tout prix ne pas rater son rendez-vous quotidien et matinal.
Ça sonne un peu bizarre. Son rdv matinal quotidien ? Hum. Ptêt beaucoup de toute façon ?
Pas trop beau car, ce
Si tu veux à tout prix mettre une virgule elle doit être avant car
encore recouverts de dorures et propre
Propres
ce si attachant mélange de vieux et de passé.
Je vois pas en quoi c'est assez différent pour que le mélange ai du sens
Les aiguilles tournaient à l’unisson, s’approchant toujours plus de l’heure où toute cette population, pour l’instant figée, se réveillera
réveillerait en principe
Répétition avec éveiller une ligne plus loin.
Ils resteront toujours là pour lui…
Pareil que plus haut, resteraient va mieux dans un texte au passé.
J'ai du mal avec le dernier paragraphe parce qu'il cloche trop avec le rythme et l'ambiance du texte jusque là. Je me doute bien que c'est voulu mais ça manque d'une transition en douceur. Parce qu’indépendamment de ça, la fin n'est pas mal !
Merci pour ta lecture et tes remarques... :)
Oui, la fin était faite pour être brute et directe... Peut-être un peu trop, certes... Mais au moins, j'ai obtenu l'effet désiré ! :)
matinal. Alors, un fois arrivé en bas des marches, dans la petite entrée de sa modeste maison, il se dirigea précipitamment vers le salon. Sa canne frappant le sol en cadence, il s’approcha de son fauteuil en cuir, posa son accessoire contre le meuble et s’installa confortablement.
je trouve le passage descriptif un peu longuet et pas très intéressant à lire, on reste trop en dehors de ce qui se passe
vieilles babioles qui avaient finies par lasser leur propriétaire.
fini
disfonctionnement lui apportait du charme.
dysfonctionnement
par une tempête joyeuse de bruit.
bruits ?
J'aurais fini le texte à la phrase d'avant qui a plus de classe avec sa précision toute scientifique. La dernière phrase, le lecteur n'en a pas besoin, il la comprend de lui-même de toute façon et elle ne rajoute pas vraiment de poésie.
Je trouve que la fin rattrape le reste en fait ! Le début me semble assez lourd et peu utile avec la description du vieux qui descend. Après la description des coucous, c'est mignon mais je trouve que t'en fais un peu trop en parlant de choses magnifique, de mélange du passé et du présent. Enfin, je veux dire, ça n'a vraiment rien d'extraordinaire que de collectionner les coucous, ni dans la vie de tous les jours, ni dans l'histoire littéraire (Geppetto ? ), du coup, je trouve ça un peu maladroit d'en faire des tonnes sur le fait que c'est ouf un mec comme ça. C'est pas non plus si incroyable d'associer un vieillard au fait de collectionner des coucous, qu'un enfant le fasse, ça serait déjà plus original ;)
Mais la fin reste toute mignonne, fais juste attention de ne pas trop en faire et méfies-toi des adjectifs un peu facile comme "magnifique", laisse le lecteur faire son jugement tout seul ^^
Merci à toi aussi pour ta lecture et les corrections...
Tu as sûrement raison pour la dernière phrase, elle est peut-être superficielle, en trop...
Pour le côté fantastique, je voulais surtout renvoyer la vision du vieil homme pour sa collection... Pour lui, c'est un véritable trésor et un enchantement... Je voulais appuyer sur le côté "marginal" de cet homme, comme on peut le voir souvent dans les films de Jeunet (lié avec Tiersen)...
Mais tu as raison, il ne faut pas non plus que je surenchérisse mon texte de mots inutiles... :)
J'ai trouvé ce texte attendrissant, très bien mené ! Tes phrases sont rythmées, dansantes et s'accordent à merveille avec la chanson.
disfonctionnement
dysfonctionnement.
Merci pour ta lecture et je suis heureux que ça t'ai plut... Et encore plus heureux que le texte s'accorde avec la chanson, c'était mon objectif... :)
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Salut chat noir :mrgreen:
l'histoire ma moyennement plus :/.
Par contre ton texte est bien ecrit fluide :)
Sympa par contre lidee des marionnettes a huit heures qui forment une melodie. :)
Javais bien limage en tete assez cliche du petit oisillon qui sort alors quil le faut pas :)
Merci pour ce texte a une prochaine fois :)
Nevizhed
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Salut chat noir :mrgreen:
l'histoire ma moyennement plus :/.
Par contre ton texte est bien ecrit fluide :)
Sympa par contre lidee des marionnettes a huit heures qui forment une melodie. :)
Javais bien limage en tete assez cliche du petit oisillon qui sort alors quil le faut pas :)
Merci pour ce texte a une prochaine fois :)
Nevizhed
Salut ! ;)
Merci pour ta lecture et je suis d'accord que l'histoire en elle même n'est pas extraordinaire… Mais je suis heureux que tu ai put passer un bon moment ! :)
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Je remonte !
J'ai lu une fois sans musique, et après j'ai mis la musique. Je trouve que ça colle bien, sur ce point ! :)
Alors, un fois arrivé
une
Il les rencontrait parfois par le fruit du hasard,
c'est un peu lourd, non ? le "par le fruit est superflu, ça alourdit...
qui avaient finies par lasser leur propriétaire.
fini
Les aiguilles tournaient à l’unisson, s’approchant toujours plus de l’heure où toute cette population, pour l’instant figée, se réveillera.
Réveillerait (le futur, dans un texte au passé, s'exprime au conditionnel)
semblèrent soudainement se crisper, s’agrippant aux mailles de son vieux gilet. Doucement, son regard
ça fait beaucoup d'adverbes en -ment. "Soudainement" c'est assez lourd, "soudain" tout seul ça suffirait, je pense !
La vie de cette maison fut anéantie, son temps aussi…
Oh, c'est dommage, cette phrase de fin. Elle est trop explicite, trop explicative, ça casse l'ambiance du texte, je trouve !
Dans l'ensemble, j'ai trouvé le texte sympathique ! Très classique, mais sympa. Je regrette juste vraiment la dernière phrase, qui, je trouve, colle pas du tout : elle m'a semblé trop grandiloquente par rapport au ton du texte.