Bonjour,
Bon, voilà un petit essai sur la musique de Tiersen.
J'ai interprété la consigne de la façon suivante :
"donner un sens à l'expression musicale ET musicaliser son texte de façon harmonieuse par rapport au morceau."
Pour lire en musique, c'est L'absente : Tiersen http://www.youtube.com/watch?v=9wIbylO24gE (http://www.youtube.com/watch?v=9wIbylO24gE)
Voilà, une dizaine d'écoutes et j'ai pondu ça (en live !) :
________________________________________________________________________________
Ci-dessous, le texte original. J'ai ajouté le texte modifié à la suite, j'ai essayé de prendre en compte vos commentaires. Merci de vos avis.
Je ferme les yeux, le nez dans ma bière. Pas un bruit dans la maison vide. Où es-tu ? Où es-tu ?
Les phares d'une voiture illuminent brièvement le plafond, la blancheur froide traverse la pièce d'une fenêtre à l'autre. Mais ce n'est pas toi, pas toi, pas toi.
J'ouvre les yeux, ma vision est troublée. Le manque me mine. Tu n'es pas là, tu n'es pas là, pas là.
Des cliquetits dans ma tête détraquent la rythmique de mes pensés, je déraille. Allez reviens !
Je serai ton nounours. Je serai ton Doudou, ton Mamour. Allez reviens, reviens, reviens...
Faut pas les écouter. Ecoute la vérité. Tout est si simple. Je me suis fait piéger. Reviens, je te ferai des crèpes, je te ferai des gaufres, je te ferai l'amour. Je te cueillerai des fleurs, je te prendrai dans mes bras , te serrerai sur mon coeur.
Si j'appelle, ne raccroche pas, fait résonner ton rire, insulte moi, fais moi pleurer, mais ne raccroche pas.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Alors ? Un peu court pour le morceau ? Faut lire lentement... ;D
__________________________________________________________________________________
Nouvelle version :
Je ferme les yeux, le nez dans ma bière. Pas un bruit dans la maison vide. La nuit serait noire sans le lampadaire. Nos meubles sont redessinés au fusain et à la sanguine. Mais déjà mes démons m'étreignent et je serre mon verre. Mes yeux fixent la porte qu'ils ne voient plus. Englué. Je suis englué. Le réfrigérateur vrombit, ma seule compagnie. Les phares d'une voiture illuminent brièvement le plafond, la blancheur froide traverse la pièce d'une fenêtre à l'autre. Mais ce n'est pas toi. J'ouvre les yeux, ma vision est troublée. Le manque me mine. Tu n'es pas là. Aucune ombre ne te sert de cachette. Je le sais mais tourne la tête au moindre craquement de plancher. Ce n’est pas toi.
Je n'allume plus la cheminée, je ne sais plus chanter, mes pinceaux ont séché. Je n'aime plus la couleur, la tendresse d'un Klee, je ne voyage plus avec Kandinsky. Une poussière grasse macule ma guitare, mes sons quotidiens sont laids. Amères, les bières défilent. L’oubli me coûte cher. Où vais-je marcher demain ? Aucune destination n’a de sens sans ta main. Je n’irai plus au belvédère partager l’écho de ta voix. Où volent donc tes cheveux à présent ? Je les sens encore glisser entre mes doigts.
Des cliquetis dans ma tête détraquent la rythmique de mes pensées, je déraille.
Allez reviens ! Je serai ton amour, je serai ton amant, ton merveilleux. Il ne faut pas les écouter, entends la vérité. Tout est si simple, je me suis fait piéger. Reviens, je te ferai des crêpes, je te ferai des gaufres, je te ferai l'amour. Je te cueillerai des fleurs, je te prendrai dans mes bras, te serrerai sur mon cœur. Si j'appelle, ne raccroche pas, fais résonner ton rire, insulte moi, fais moi pleurer, mais ne raccroche pas.
Ecoute la vérité, je n'ai rien fait, tu le sais. Lave moi de ce doute, décrasse moi de cette poisse. Puis-je vivre sur un procès gagné ? J’ai vu vos regards à tous, j’ai senti la brûlure dans tout mon être quand tu es partie. Ce n’était pas le moment m’as-tu dit et je n’ai plus revu ton visage. Souviens-toi comme j’étais, nos nuits d’été, nos projets. Toi seule peux vraiment m’acquitter. Reviens, regarde-moi, je suis innocent. Les brûlures les plus profondes ne cicatrisent pas sur une décision de justice. Ecoute, reviens.
__________________________________________________________________________________
Bon, c'est sûr que ça reste culcul et encore court. Mais c'est moins bâclé.
Rien de perso là-dedans, ça n'est qu'un exercice, donc lachez-vous !
Rémi