Bon, je n'étais pas parti pour participer, n'ayant pas trop de temps/d'inspiration/d'autres projets à finir avant, mais finalement quelque chose est venu. Je ne suis pas tellement convaincu par le résultat mais hé, c'est un défi.
Pour rappel : l'intitulé du défi (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,12882.0.html) et la musique en question (http://www.youtube.com/watch?v=CGLnoUEbld8).
Bonne lecture.
Ce texte est pour moi terminé. Je corrigerai les éventuelles coquilles, mais guère plus. Commentaires bienvenus si vous le lisez, mais ne passez pas trop de temps dessus.
Les bardes se lancèrent d’un coup. Tous les instruments démarrèrent et la musique emplit la salle de bal, surprenant la plupart des convives, peu habitués à une telle rythmique. Ce n’était pas le cas d’Éléna : dès les premières mesures, reconnaissant un de ses morceaux favoris, elle entraîna ses amies sur la piste. Sa longue robe colorée voltigea autour d’elle alors qu’elle tournait sur elle-même, lançant un « hey » sonore au même moment que les musiciens qui la regardaient en riant, satisfaits d’avoir trouvé en elle quelqu’un pour les suivre.
Bientôt, les jeunes femmes ne furent plus seules. Sortant de leur torpeur, les invités vinrent peu à peu rejoindre Éléna et ses amies et se mirent à danser autour d’elles, laissant sur les côtés les plus âgés et réactionnaires. Qu’ils râlent, se disaient Éléna, ça nous laissera plus de place. De la place, la jeune femme en avait besoin : elle allait d’un partenaire à une autre, sautant d’un côté, glissant à droite, prenant les mains d’un inconnu surpris par tant de vivacité.
Et la musique allait de plus en plus fort, de plus en plus vite. Le cri bien connu était maintenant repris par tous les danseurs en cercle autour d’Éléna. Ses amies s’étaient fondues dans la masse ; elle n’en avait cure. Les guitare, violon, contrebasse et flûte la transportaient toute entière, elle se sentait dans un autre monde. Elle se sentait bien. Et, sans qu’elle s’en aperçoive, Éléna commença à s’élever. Lentement, très lentement : les violons avaient pris le pas et rythmaient une danse calme. Les lumières baissaient à mesure qu’Éléna montait. Finalement, un moment, tout le monde s’arrêta et leva les yeux en l’air, fixant la jeune femme qui, elle, continuait de danser, de faire virevolter sa robe multicolore, d’éclairer toute l’assemblée de mille feux.
Puis elle disparut.
Aussitôt, la musique reprit de plus belle. Le thème d’ouverture revint et la danse des invités s’accéléra. Plus personne ne pensait à Éléna ; tous et toutes se sentaient seulement emplis d’une immense joie dont ils ne connaissaient pas l’origine. Et, le temps que les bardes finissent ils étaient exténués. Quand enfin les dernières notes vinrent mourir dans la salle de bal, sans un mot de plus, la foule se dirigea vers la sortie. Il n’y avait rien à dire, seulement à conserver le souvenir d’une unique danse et, enfoui loin dans la mémoire, celui d’une jeune femme virevoltante.