Mais lors d’une longue traversée au cours de laquelle il a fallu contrer l’abordage d’un bateau moche au drapeau bleu, le bateau de Jules et pépé s’est retrouvé coincé sous l’énorme jet d’eau et ils ont dû attendre au moins dix minutes qu’il se décide à sortir de là.J'aime moins cette phrase. Elle est beaucoup plus longue que les autres et ça se sent. Que ta phrase soit longue c'est pas trop un problème en soi, je pense, on est dans une description. Mais toute la première partie est un peu lourde dans sa formulation - enfin, lourde par rapport au reste.
« Pépé ? C’est toi ?
— Bien sûr, idiot, qui veux-tu que ce soit ? »
— Pépé ? C’est toi ?
— Bien sûr, idiot, qui veux-tu que ce soit ?
D'habitude je trouve toujours un micro détail à relever, qui fait fausse note, qui détone dans le reste, qui fonctionne moins. Là j'ai juste envie de te renverser un seau de rats morts sur le coin de la figure.:putainlafaute: nonpaléra !
oui, tout à fait d'accord. Comme je t'ai dit c'était un effet "on joue à l'épopée maritime avec pépé" mais j'ai pas réussi à trouver le ton (enfin, Aa a bien kiffé quand même apparemment alors je sais pas trop) Je regarderai ça de plus près dans quelques temps pour voir ce que j'en fais.CiterMais lors d’une longue traversée au cours de laquelle il a fallu contrer l’abordage d’un bateau moche au drapeau bleu, le bateau de Jules et pépé s’est retrouvé coincé sous l’énorme jet d’eau et ils ont dû attendre au moins dix minutes qu’il se décide à sortir de là.J'aime moins cette phrase. Elle est beaucoup plus longue que les autres et ça se sent. Que ta phrase soit longue c'est pas trop un problème en soi, je pense, on est dans une description. Mais toute la première partie est un peu lourde dans sa formulation - enfin, lourde par rapport au reste.
Et juste, sinon, soit on met des guillemets, soit on met des tirets partout, mais on combote pas les guillemets et les tirets sur une même ligne :-¬?j'aime pas faire des choix :mrgreen:
A part ça c'est un chouette texte avec une très belle écriture. Et je t'assure que je l'ai lu en toute sincérité, prêt à t'asséner toutes les critiques que je pouvais puisque tu dis toujours que les gens te commentent pas à ta juste valeur, mais non, désolé, en vrai j'ai rien de plus à dire que ça.c'est déjà pas mal :-[
Mais papa avait dit pépé est malade, il habite à l’hôpital, il a besoin qu’on s’occupe de lui.(je sais pas si c'est voulu, mais cette forme de "mais papa avait dit pépé", elle manque, à mes yeux, de liant entre le discours, soit un que, soit : . Après je connais pas l'usage, c'est surement volontaire).oui, c'est volontaire, c'est du discours indirect (très) libre ; comme je t'ai déjà dit (mais j'aime bien quand c'est une vraie réponse aux commentaires) j'aime pas trop les dialogues et toutes les incises du genre "dit-il d'une voix grave", "rétorqua truc en riant" etc., j'préfère quand ça se mélange à la narration. Bon, du coup je tâtonne encore, genre :
Jules voulait demander papa, pourquoi tu mensje suis pas convaincue non plus :-[
« Il fait beau aujourd’hui, hein ? C’est dimanche, c’est pour ça que Jules est là, il n’y a pas école. Tu t’es levé aujourd’hui ? Oui ?Tu t’es levé ce matin, vous avez fait de la peinture, hein ? L’infirmière m’a dit que vous aviez fait de la peinture. C’était bien ? Tu aimes bien la peinture, hein ? » (si je connecte mes deux neurones, tu veux faire passer l'effet "papa parle à une personne sénile", il répète, mais le procédé, s'il a de bonnes bases, me parait trop appuyé. Ca fait une double répétition (levé), suivi d'une triple, et j'ai un peu l'impression que tu m'assènes un effet dans le crane là où il aurait pu passer nickel plus sobrement, d'autant plus que juste en dessous, la voix de "gentil papa" confirme encore le ton employé pour parler à pépé)yep, j'crois que c'est le gros problème de ce texte. Euh, j'voulais faire passer le fait que le père s'adresse au grand-père comme à un enfant (d'où la voix de "papa bisou" pour Jules parce que c'est la voix que son père utilise avec lui pour lui faire son bisou du soir). Je voulais rendre les paroles du père insupportables pour le lecteur aussi, mais d'accord pour dire que ça manque clairement de subtilité. Je regarderai ça plus tard aussi.
(bon, je le souligne là, y'a un truc que j'adore, c'est ton jeu avec les "et". Ca fait très "petit nicolas", ça retransmet à merveille le sentiment de l'enfant dont les pensées s'enchainent très vite et qu'il subit plus qu'il ne maitrise, c'est assez subtil à faire sans devenir relou, et là, ça passe crème)ah, cool, parce que j'ai toujours peur que ce soit trop lourd ce truc-là. Si ça veut dire que j'arrive enfin à le doser c'est chouette.
Marché conclu. Pépé et Jules remontent Port-Royal et s’envolent vers le Luxembourg. (c'est rapport au bateau, plus bas? Vu que c'est en décalage, c'est un peu wtf la première fois, mais ça peut être un effet.)qu'est-ce que tu trouves wtf dans cette phrase ? :-\
Ils ont choisi celui avec un drapeau pirate pour pouvoir effrayer les canards et ramener des trésors à papa et maman. Mais lors d’une longue traversée au cours de laquelle il a fallu contrer l’abordage d’un bateau moche au drapeau bleu, le bateau de Jules et pépé s’est retrouvé coincé sous l’énorme jet d’eau et ils ont dû attendre au moins dix minutes qu’il se décide à sortir de là. Ils étaient un peu déçus du caractère de leur bateau, mais pépé a dit qu’il fallait s’y attendre, avec une grosse tête têtue de mort comme la sienne(tu vas chercher tout ça où? ^^ plié et attendri, c'est un joli sentiment).parce que j'ai 5 ans dans ma têêêêêête (non, allez, 8 ans, pour pouvoir écouter du Kyo)
Ça a fait rire Jules, et puis ils sont sortis du parc et ils ont descendu Saint-Michel en chantant. Jules aime bien la voix de pépé quand il chante. C’est une voix qui réchauffe comme un câlin.cool ! j'étais pas sûre de l'effet de ce passage.
(à partir de là, je souligne presque plus : j'aiadorésurkiffé la fin)[/b]
:) (<- "je ne sais pas répondre aux commentaires mais merci beaucoup")
( Cette vision de la mort, c'est touchant, renversant, c'est joli et fort à la fois, chapeau, j'ai pas envie de tout souligner en vert, mais chez moi, on appelle ça un headshot. Un petit côté alice, mary poppins, le truc fantastique, enfantin, qui refuse de voir la réalité des choses et qui la sublime par l'imagination. Merci, c'était super agréable à lire.)
Il y avait une marée de blouses blanches autour du lit de pépé gris, et un bip continu remplissait toute la pièce. (et bam, l'élément qui déchire, qui rattache, qu'on a vu venir que deux fois, donc juste ce qu'il faut pour le marquer, et qu'on se prend en pleine gueule lors d'une première lecture. Mention spéciale, aussi, à la marée de blouse blanche qui fait le lien avec les vagues et le passage fantastique.)cool aussi, j'avais peur que ça fasse trop attendu.
Je pense que tout un chacun peut facilement se l'approprier parce qu'il est suffisamment ouvert pour être commun et donc assimilable.oui, j'pense que c'est le genre de truc qu'on vit à peu près tous à un moment où à un autre. Enfin, j'sais pas, je l'ai écrit à partir de vieux ressentis à moi, j'imagine que ça doit être pareil pour d'autres ; tant mieux si ça passe.
Merci pour la lecture ;)Merci d'avoir lu ! :D
Il aurait bien aimé qu’on lui explique comme ça, Jules, ça aurait été clair dès le départ.J'ai eu un peu de mal avec cette phrase au début, je la trouve pas hyper claire.
« Il fait beau aujourd’hui, hein ? C’est dimanche, c’est pour ça que Jules est là, il n’y a pas école. Tu t’es levé aujourd’hui ? Oui ? Tu t’es levé ce matin, vous avez fait de la peinture, hein ? L’infirmière m’a dit que vous aviez fait de la peinture. C’était bien ? Tu aimes bien la peinture, hein ? »#:s mais quelle horreur
Haha, ils nous prennent pour des cons ? C’est ça ?Là aussi je suis peut être un peu à coté de la plaque, mais ça me paraît pas très clair dès le début qu'il répète ce que dit pépé. Vaudrait peut-être mieux changer la typographie ou mettre le "vous" directement, mais c'est subjectif.
Il a murmuré bonjour pépé et c’est tombé par terre comme des petites gouttes de mots tristes.
La voix de papa bisou était cassée. Il est sorti, maman n’a rien dit et Jules a senti la main sèche de pépé serrer la sienne. On n’entendait plus que les bips des machines et les gens dans le couloir.Bon. Je déteste l'ambiance de cette première partie, mais du coup bravo, c'est une réussite. Tu rends ça vraiment très bien. Petite remarque par rapport à la suite : si Jules rêvait, je saisis pas trop à quel moment il a pu s'endormir. J'imagine que ça doit être en par ici mais vu qu'il est debout à coté du lit je visualise pas.
C’est pas bien ce qu’ils font, il le sait bien.Bien/bien
d’un peu trop prêtprès, non ?
Mais lors d’une longue traversée au cours de laquelle il a fallu contrer l’abordage d’un bateau moche au drapeau bleu, le bateau de Jules et pépé s’est retrouvé coincé sous l’énorme jet d’eau et ils ont dû attendre au moins dix minutes qu’il se décide à sortir de là.
C’est une voix qui réchauffe comme un câlin.Comme Brassens :coeur:
Tout bouge tout danse, Paris rugit et pépé et Jules crient avec elle, comme des fous, comme s’il ne devait plus jamais y avoir de bruit après le vacarme de la ville enivrée.:coeur: :coeur:
Il lui lève sa casquette et laisse Jules avec la veste marron sur le banc.J'ai eu du mal à visualiser "il lui lève sa casquette", j'ai pas l'habitude de le voir formulé comme ça ^^
Il y avait une marée de blouses blanches autour du lit de pépé gris, et un bip continu remplissait toute la pièce.#:s J'arrive pas trop trop à saisir cette fin, mais si c'était un rêve j'aurais préféré que ça en soit pas un.
Il a murmuré bonjour pépé et c’est tombé par terre comme des petites gouttes de mots tristes.:coeur:
Papa s’est approché et a montré à Jules comment racler le menton de pépé pour remettre tous les bouts à l’intérieur.
Pépé le premier des 50 pépé pue et porte des couches. Il aurait bien aimé qu’on lui explique comme ça, Jules le premier des 49, ça aurait été clair dès le départ. Mais papa avait dit j'aurais vu un pontuation ici pépé est malade, il habite à l’hôpital, il a besoin qu’on s’occupe de lui. Et je vois pas trop l'utilité de ce et Jules était rentré et il avait eu peur. Il y avait cette odeur de médicament et de pipi qui lui remplissait le corps je trouve cette formulation étrange, pas fausse ni lourde, mais je sais pas ça me parait pas naturel tout entier et lui donnait envie de vomir. Il y avait les gémissements de la vieille dame trop ridée dans le lit à côté. Il y avait les bips incessants des machines autour du grand lit et pépé au milieu, gris, mal rasé, le cou tordu et les yeux secs, son gros ventre serré dans un T-shirt jaunâtre et un bout de couche qui dépassait des draps. phrase trop longe par rapport au reste Jules était rentré il est entré deux fois sans sortir et il avait pleuré, un peu, avant que maman lui dise qu’il ne fallait pas faire ça devant pépé.
« Bonjour, papa ! Alors, comment ça va aujourd’hui ? Tu as vu, on a amené Jules. Tu le vois ? Tu le reconnais, Jules ? Tu te souviens ? C’est lui, il est là.» formulation hachée très étrange Tu as vu on a amené Jules ? Tu vois, il est là tu le reconnais ? Tu te souviens de lui ?
Pépé a grogné pendant que papa s’agitait autour du lit.
« Il fait beau aujourd’hui, hein ? C’est dimanche, c’est pour ça que Jules est là, il n’y a pas école. Tu t’es levé aujourd’hui ? Oui ? Tu t’es levé ce matin, vous avez fait de la peinture, hein ? L’infirmière m’a dit que vous aviez fait de la peinture. C’était bien ? Tu aimes bien la peinture, hein ? »
Jules n’osait pas bouger. Il n’aimait pas la voix de papa. C’était sa voix de gentil papa, quand il venait dans la chambre pour le bisou du soir. Il aime pas la voix du bisou ? Pépé a encore grogné.
« Haha, ils nous prennent pour des cons ? C’est ça ? j'aime bien l'intervention comme ça s'en prévenir Mais non, papa, ils ne vous prennent pas pour des cons, tu sais bien, ils font ça pour vous. Tu viens dire bonjour à pépé, Jules ? » changement de personne sans aucune information, la première fois j'ai eu du mal
Jules ne voulait pas. Il ne voulait pas approcher du grand lit et de ce papy tout gris qui sentait mauvais. Jules voulait qu’on le laisse rentrer chez lui et qu’on lui rende son pépé. Le vrai. Il a regardé maman. Elle devait comprendre. Elle ne souriait pas bizarrement comme papa.
« Vas-y, Jules, vas dire bonjour à ton pépé. »
Elle l’a poussé doucement, du bout des doigts. Jules n’avait plus le choix. Il s’est approché du grand lit lentement. Il a murmuré bonjour pépé et c’est tombé par terre comme des petites gouttes de mots tristes. J'adore cette image, la phrase est super, mais elle ne colle pas au reste du discours Il ne savait pas quoi faire.
« Tu lui fais un bisou ? »
Jules a senti que ça lui faisait un gros nœud en haut du cou. Pas de bisou pour pépé gris, c’était dégoutant.
« Allez, Jules, fais un bisou à papy. »
Jules a fermé les yeux très forts quand il a senti la peau sèche sous ses lèvres. Pépé n’a pas bougé.
« Tu vois, c’est Jules, il est venu te dire bonjour. Tu es content, hein ce hein me dérange, ça fait... pas gentil ni même condescendant , de voir Jules ? »
Mais non, mais non, pour l'insistance que tu veux faire passer, j'aurais bien vu Mais non. Mais non ! tout le monde voyait bien que ce n’était pas pépé dans le lit, et que le monsieur gris n’était pas content du tout. Jules voulait demander ponctuation ? papa, pourquoi tu mens, mais une dame est rentrée avec un plateau en disant que c’était l’heure du gouter. Elle avait la même voix que papa bisou quand elle parlait à monsieur Durant J'aime bien ce passage, c'est pas pépé c'est Monsieur X. Papa lui a dit merci et il a attaché une grande serviette bleue autour du cou de pépé en répétant que pépé était content, que c’était l’heure du gouter.
« Tu veux donner à manger à pépé, Jules ? Ça lui fera plaisir, il parle pas à la même personne avant et après, ça devrait pas être un point ? hein, ça te fera plaisir si Jules te donne à manger ? »
Jules n’a pas eu le temps de réagir qu’il avait déjà un pot de gelée verte et une petite cuillère dans les mains. À bras tremblant il a approché une première cuillerée verte répétition de verte de la bouche de pépé qui a sorti une grosse langue blanche et pâteuse. Ses lèvres étaient toutes gercées autour. Pépé a aspiré la gelée. Il restait plein de petits bouts gluants partout sur son menton. Papa s’est approché et a montré à Jules comment racler le menton de pépé pour remettre tous les bouts à l’intérieur. Ça a duré mille heures, au moins. Jules essayait de garder ses larmes dans le coin des yeux pendant que papa lui répétait que c’était bien, que pépé était content, encore. À un moment ça s’est mis à faire du bruit dans le ventre de pépé et pépé a pété ééééaéé et ça sentait mauvais et personne n’a rien dit et Jules voulait sortir. Arrête de mentir, arrête de mentir. !
« Tu veux qu’on te mette de la musique, hein ? On met un disque ? Oh, ils ont enlevé la chaine ? Elle n’est plus là, la chaine ? »
Papa s’est remis à marcher vite dans la pièce. Jules était resté debout à côté de pépé et maman s’était installée dans le fauteuil dans le coin.
« Quand c’est que vous allez me laisser crever ? » J'adore !
C’était sorti je serais resté au passé composé pour insister sur l'impact de la phrase de pépé comme une voix d’ours malade. Papa s’est arrêté de marcher.
« Je… je vais voir où ils ont mis la chaine. Comme ça on pourra mettre de la musique, ce sera bien, hein, avec de la musique. »
La voix de papa bisou était cassée. Il est sorti, maman n’a rien dit et Jules a senti la main sèche de pépé serrer la sienne. On n’entendait plus que les bips des machines et les gens dans le couloir.
« Coco ? Eh, Coco ? »
Jules a sursauté. Pépé parle.
« Pépé ? C’est toi ?
— Bien sûr, idiot, qui veux-tu que ce soit ?»
Dans le lit, pépé gris a les yeux fermés et les lèvres qui bougent très vite.
« On va faire un tour, Coco, le temps que ton père revienne.
— Et maman ?
— Elle s’est endormie sur le fauteuil, elle verra rien. J’enfile un froc et on y va. »
Ils sont dehors, pépé a mis sa casquette et son joli costume marron, il tire Jules par la main. Ils marchent vite à travers les bâtiments en brique rouge en faisant attention de passer bien loin des gens en blouse.
« Mais pépé, on va pas s’en aller ? s'ils sont déjà dehors c'est un peu tard comme réaction nan ?
— Eh, quoi, tu crois vraiment que je vais rester dans leur chambre dégueulasse à manger de l’eau gélifiée pour entendre ton père dire que je suis content ? Non, Coco, je t’emmène au Luco et on va se faire une glace. »
Jules s’arrête. C’est pas bien ce qu’ils font, il le sait bien. Si pépé est malade, il faut qu’il reste à l’hôpital. On ne met pas les gens au lit comme ça, pour rien, sinon ce serait trop facile de ne pas aller à l’école. phrase un peu longue Jules regarde pépé les bras croisés. Pépé hésite, il jette des coups d’œil autour pour vérifier que personne ne les cherche d’un peu trop prêt. Jules n’a pas bougé d’un poil. Pépé s’impatiente. Il souffle.
« Deux boules.
— Trois, avec du chocolat.
— Bien. Trois, avec du chocolat, une vanille et on partage. »
Marché conclu. Pépé et Jules remontent Port-Royal et s’envolent j'ai eu un peu de mal avec ce mot vers le Luxembourg.
Finalement, ils ne sont pas rentrés. Après la glace (un énorme cornet avec trois boules une boule répétition vanille et même deux chocolat), pépé et Jules ont pris un petit bateau à pousser du bord de la fontaine. Ils ont choisi celui avec un drapeau pirate pour pouvoir effrayer les canards et ramener des trésors à papa et maman. Mais lors d’une longue traversée au cours de laquelle il a fallu contrer l’abordage d’un bateau moche au drapeau bleu, le bateau de Jules et pépé s’est retrouvé coincé sous l’énorme jet d’eau et ils ont dû attendre au moins dix minutes qu’il se décide à sortir de là. Très très long et assez étrange dans la formulation Ils étaient un peu déçus du caractère de leur bateau, mais pépé a dit qu’il fallait s’y attendre, avec une grosse tête têtue de mort comme la sienne. Ça a fait rire Jules, et puis ils sont sortis du parc et ils ont descendu Saint-Michel en chantant. Jules aime bien la voix de pépé quand il chante. C’est une voix qui réchauffe comme un câlin.
pour repassé du présent au passé composé tu as utilisé une balise, et là tu repasses au présent violemment,
« Chut, Coco, ça va bientôt commencer. »
Ils sont assis sur un banc au bord de la Seine. Il commence à faire nuit et pépé a couvert les épaules de Jules d’un bout de sa grande veste marron. Jules se colle un peu plus à pépé.
« C’est quoi qui va commencer, pépé ?
— Le bouquet final, Coco. T’es bien le seul ici à pas savoir comment ça va se terminer. »
Jules n’a pas compris mais il ne répond rien. Il attend. Peu à peu, les bruits s’arrêtent autour. On ne voit plus rouler les voitures sur le pont j'ai l'impression que les voitures sont toujours là mais figées On ne voit plus de voiture rouler sur le pont ?, les gens s’éloignent doucement. Ils ne sont plus que tous les deux sur le banc avec le silence. Jules n’entend que la respiration de son pépé, et sent le gros ventre qui se gonfle et se dégonfle contre lui.
« On y est. »
Soudain ça fait comme des notes de contrebasse qui tombent d’on ne sait pas trop où et l’eau de la Seine commence à s’agiter. Le rythme s’accélère et on entend les arbres claquer des branches pour accompagner. Il y a des étoiles, plein le ciel. Elles font des rondes et des farandoles entre les nuages et commencent à se décrocher pour venir rebondir sur le sol en faisant des sons de clochettes. Et puis c’est la lune qui se met à chanter et un nuage l’accompagne en pinçant les fils électriques entre les poteaux. Pépé tape des mains. très belles images j'aime beaucoup
« Accroche-toi bien, Coco. »
Un crescendo et c’est les pavés qui rentrent en chœur et en vague en faisant tanguer le banc en rythme. Jules éclate de rire. Tout bouge tout danse, Paris rugit et pépé et Jules crient avec elle, comme des fous, comme s’il ne devait plus jamais y avoir de bruit après le vacarme de la ville enivrée. Puis c’est la Seine qui se lève de son lit et qui fait la révérence comme un grand cheval mouillé devant pépé. Il lui lève sa casquette et laisse Jules avec la veste marron sur le banc.
« C’est l’heure, Coco, on m’attend. »
Jules ne bouge pas et pépé enjambe son canasson plein de poissons. Il y a un moment où tout le bruit s’arrête et où la vague que chevauche pépé s’élève très haut dans le ciel le il y a un moment donne une structure bizarre à la phrase, à en dépasser la tour Eiffel et pépé lève une dernière fois sa casquette. Et tout à coup, la Seine replonge dans son lit brutalement, boucan assourdissant, l’eau déborde en grandes vagues qui décollent les pavés, emportent les arbres et tirent Jules en arrière comme de grandes mains.
« Jules ! Écarte-toi, vite, on sort ! »
Il y avait une marée de blouses blanches autour du lit de pépé gris, et un bip continu remplissait toute la pièce. très bonne fin, simple et efficace
c'est le fait que "Jules" arrive en plein milieu qui te fait ça ?CiterIl aurait bien aimé qu’on lui explique comme ça, Jules, ça aurait été clair dès le départ.J'ai eu un peu de mal avec cette phrase au début, je la trouve pas hyper claire.
t'es pas la seule à avoir buté dessus. Oui, le vous, ça me semble une bonne idée :)CiterHaha, ils nous prennent pour des cons ? C’est ça ?Là aussi je suis peut être un peu à coté de la plaque, mais ça me paraît pas très clair dès le début qu'il répète ce que dit pépé. Vaudrait peut-être mieux changer la typographie ou mettre le "vous" directement, mais c'est subjectif.
alors, à la base, je voulais faire une sorte de discussion/fantasme entre le grand-père et Jules ; finalement c'est plutôt Jules tout seul qui fantasme, mais disons que, pour moi, ça reste quelque chose de relativement conscient. Il s'endort pas. Il reste à côté de son grand-père à lui tenir la main et y a son esprit qui se met à imaginer des trucs (c'est tellement poétique dit comme ça :mrgreen: )CiterLa voix de papa bisou était cassée. Il est sorti, maman n’a rien dit et Jules a senti la main sèche de pépé serrer la sienne. On n’entendait plus que les bips des machines et les gens dans le couloir.Bon. Je déteste l'ambiance de cette première partie, mais du coup bravo, c'est une réussite. Tu rends ça vraiment très bien. Petite remarque par rapport à la suite : si Jules rêvait, je saisis pas trop à quel moment il a pu s'endormir. J'imagine que ça doit être en par ici mais vu qu'il est debout à coté du lit je visualise pas.
yep, je sais, j'ai hésité, je vais p't'être changer.CiterC’est pas bien ce qu’ils font, il le sait bien.Bien/bien
ça m'aurait étonnée qui y ait pas un homonyme qui traine aussi... |-|Citerd’un peu trop prêtprès, non ?
ouiiiiiCiterC’est une voix qui réchauffe comme un câlin.Comme Brassens :coeur:
oui, je voulais faire un jeu de mot avec "je vous lève mon chapeau" mais bon ; boaf je l'aime bien comme ça, je vais laisser.CiterIl lui lève sa casquette et laisse Jules avec la veste marron sur le banc.J'ai eu du mal à visualiser "il lui lève sa casquette", j'ai pas l'habitude de le voir formulé comme ça ^^
Merci beaucoup d'avoir partagé ce texte :)merci de l'avoir commenté ! :D
Un peu comme ma compagne du dessus, je crois, j'ai pas trop pigé/aimé la fin. Je pense que la transition manque un peu de contours et puis je sais pas, j'ai trouvé ça peut-être un peu trop attendu/facile ce moment de fantasme avant la dure réalité de pépé va mal.Alors oui, c'est pour ça que dans mon intro j'ai mis que c'était des trucs "classiques" ; pas seulement pour l'auto-dénigrement, c'est juste que j'ai vraiment pas cherché à aller dans l'originalité. Donc oui, le grand-père va mourir, le petit-fils fantasme, fin de l'histoire. Après, je le voyais pas tellement le fantasme comme un contraste avec "la dure réalité" mais plutôt une façon de dire, y a toujours le grand-père à l'intérieur, et il est plutôt content que ça s'arrête. (mais bon, sinon, j'entends ta critique et je suis tout à fait d'accord avec toit pour le reste)
Pourtant après y a des idées cool dans le fantasme mais je trouve ça dommage que ce soit vraiment dans l'ordre de "on est en plein délire". Que tu joues sur la différence un peu trop ressassée entre la réalité pourrie et le monde du rêve trop cool. Alors que la réalité "pépé pue et porte des couches", elle envoie du lourd. Bien plus que le monde du fantasme finalement qui reste, à mes yeux, du début jusqu'à la fin un fantasme sans cesse présenté comme tel et du coup comme un artifice (artifice de l'enfant mais aussi artifice d'Anlor du coup).Et donc là, oui aussi, mais en même temps c'était pas mon but de faire passer le fantasme pour de la réalité. Enfin, le changement de temps/de ton, la rupture est assez brute de base et je comptais sur des répliques comme "T’es bien le seul ici à pas savoir comment ça va se terminer." pour montrer que ouais, on avait tous compris comment fonctionnait le texte, que la chute on la savait, mais qu'on profitait quand même de ce passage là parce que c'était joli, en gros (<- ça c'était pour me défendre un peu, en vrai je suis toujours d'accord)
Bref, je crois que j'ai trouvé ça moins subtil que d'habitude en fait, un peu trop gros sabots (même dans les phrases du père en fait). Du coup, j'ai plus préféré le début, je crois, même si je trouvais que t'en rajoutais un peu trop avec le père.en même temps, moi et la subtilité.... :mrgreen:
Bon, si j'ai tout compris, le petit rêve en fait...j'ai bien aimé le texte et le style d'écriture enfantin bien respecté..un petit truc m'a perturbée, c'est que des fois, tu parle à la place du petit et d'autres fois, plus..sinon c'est fluide et j'ai pas décroché avant la fin.. :)oui, j'pense que c'est un des défauts de la partie "fantasme" où je respecte plus trop la focalisation sur Jules. Il faudrait que je retravaille ça.
Pépé le premier des 50 pépé pue et porte des couches. Il aurait bien aimé qu’on lui explique comme ça, Jules le premier des 49alors, oui, c'est ce que j'avais un peu essayé de te dire ; mais du coup, je voulais pas utiliser de "le petit garçon" ou "le vieil homme" parce que ça aurait cassé ma narration du point de vu de Jules. Je pouvais pas non plus multiplier les "il" parce que ça aurait rendu pas mal de phrases pas claires. Du coup, ils s'appellent Jules et pépé donc je répète Jules et pépé.
, ça aurait été clair dès le départ. Mais papa avait dit j'aurais vu un pontuation icinope, discours indirect libre. Comme j'ai répondu à Aa. J'aime bien mélanger le dialogue à la narration, surtout quand il s'agit de rendre une narration infantine.
Et je vois pas trop l'utilité de ce et Jules était rentré et il avait eu peur.euuuuh, pour faire joli ? :mrgreen:
Il y avait cette odeur de médicament et de pipi qui lui remplissait le corps je trouve cette formulation étrange, pas fausse ni lourde, mais je sais pas ça me parait pas naturelhum, oui, je comprends. En même temps je pense pas la changer parce que c'est une image que j'aime bien pour rendre l'idée d'une odeur qui "agresse"
Il y avait les bips incessants des machines autour du grand lit et pépé au milieu, gris, mal rasé, le cou tordu et les yeux secs, son gros ventre serré dans un T-shirt jaunâtre et un bout de couche qui dépassait des draps. phrase trop longe par rapport au resteça choque tant que ça ? c'était pour faire coup de massue avec l'accumulation (ouais, toujours, moi et la subtilité...)
Jules était rentré il est entré deux fois sans sortir et il avait pleuré, un peu, avant que maman lui dise qu’il ne fallait pas faire ça devant pépé.euuuuh, non. C'est voulu, c'est juste une reprise du premier "et Jules était rentré" pour rajouter le côté, euh, "tristesse". C'est un effet de style, t'as vu.
« Bonjour, papa ! Alors, comment ça va aujourd’hui ? Tu as vu, on a amené Jules. Tu le vois ? Tu le reconnais, Jules ? Tu te souviens ? C’est lui, il est là.» formulation hachée très étrange Tu as vu on a amené Jules ? Tu vois, il est là tu le reconnais ? Tu te souviens de lui ?ouais, faut que je revois les répliques du père
Jules n’osait pas bouger. Il n’aimait pas la voix de papa. C’était sa voix de gentil papa, quand il venait dans la chambre pour le bisou du soir. Il aime pas la voix du bisou ?ben il l'aime pas quand son père l'utilise pour son grand-père
« Haha, ils nous prennent pour des cons ? C’est ça ? j'aime bien l'intervention comme ça s'en prévenir Mais non, papa, ils ne vous prennent pas pour des cons, tu sais bien, ils font ça pour vous. Tu viens dire bonjour à pépé, Jules ? » changement de personne sans aucune information, la première fois j'ai eu du maloui, apparemment cette réplique là est un peu ardue ; je vais retravailler ça plus tard
Elle l’a poussé doucement, du bout des doigts. Jules n’avait plus le choix. Il s’est approché du grand lit lentement. Il a murmuré bonjour pépé et c’est tombé par terre comme des petites gouttes de mots tristes. J'adore cette image, la phrase est super, mais elle ne colle pas au reste du discourspourquoi ? parce que c'est trop imagé ? y en a d'autres pourtant des comme ça :-\
Mais non, mais non, pour l'insistance que tu veux faire passer, j'aurais bien vu Mais non. Mais non !en vrai les points d'exclamation c'est un peu comme les dialogues, j'aime pas trop ça :mrgreen:
tout le monde voyait bien que ce n’était pas pépé dans le lit, et que le monsieur gris n’était pas content du tout. Jules voulait demander ponctuation ? papa, pourquoi tu menstoujours pas ; mais j'avoue que celui-là est un peu moche
« Tu veux donner à manger à pépé, Jules ? Ça lui fera plaisir, il parle pas à la même personne avant et après, ça devrait pas être un point ? hein, ça te fera plaisir si Jules te donne à manger ? »hum, oui, peut-être, faut que je regarde ça de plus près.
Jules n’a pas eu le temps de réagir qu’il avait déjà un pot de gelée verte et une petite cuillère dans les mains. À bras tremblant il a approché une première cuillerée verte répétition de verteyep, je vais surement supprimer le premier
À un moment ça s’est mis à faire du bruit dans le ventre de pépé et pépé a pété ééééaéétoutafé, c'est voulu
et ça sentait mauvais et personne n’a rien dit et Jules voulait sortir. Arrête de mentir, arrête de mentir. !non, toujours pas. Je crois pas que ça en ait besoin. (en plus je vois plus ça comme quelque chose que se répèterait Jules dans sa tête genre "arrête de mentir. Arrête de mentir. Arrête de etc." donc pas vraiment d'exclamation
C’était sorti je serais resté au passé composé pour insister sur l'impact de la phrase de pépé comme une voix d’ours malade.yep (je sais pas pourquoi j'ai cette manie du plus-que-parfait, c'est pas la première fois :o )
« Mais pépé, on va pas s’en aller ? s'ils sont déjà dehors c'est un peu tard comme réaction nan ?oui mais ils sont encore dans l'enceinte de l'hôpital
On ne met pas les gens au lit comme ça, pour rien, sinon ce serait trop facile de ne pas aller à l’école. phrase un peu longueah ouais ? Elle est pas si longue que ça pourtant :-\
Marché conclu. Pépé et Jules remontent Port-Royal et s’envolent j'ai eu un peu de mal avec ce mot vers le Luxembourg.hum, visiblement t'es pas le seul ; et comme j'étais pas vraiment convaincue au moment de l'écrire non plus, je vais voir ce que j'peux y faire.
Finalement, ils ne sont pas rentrés. Après la glace (un énorme cornet avec trois boules une boule répétition vanille et même deux chocolat)ah oui, tiens, j'avais pas fais gaffe.
Mais lors d’une longue traversée au cours de laquelle il a fallu contrer l’abordage d’un bateau moche au drapeau bleu, le bateau de Jules et pépé s’est retrouvé coincé sous l’énorme jet d’eau et ils ont dû attendre au moins dix minutes qu’il se décide à sortir de là. Très très long et assez étrange dans la formulationoui, comme déjà dit avant, c'est un effet raté celle-là, faut que je reformule
I C’est une voix qui réchauffe comme un câlin.ben si tu regardes bien, on est passé au présent à partir du moment où le grand-père s'est mis à parlé. Dans cette partie le passé composé sert uniquement à énumérer les évènements de l'après-midi.
pour repassé du présent au passé composé tu as utilisé une balise, et là tu repasses au présent violemment,
Jules n’a pas compris mais il ne répond rien. Il attend. Peu à peu, les bruits s’arrêtent autour. On ne voit plus rouler les voitures sur le pont j'ai l'impression que les voitures sont toujours là mais figées On ne voit plus de voiture rouler sur le pont ?ben en fait j'aimais bien l'idée qu'elles soient figées aussi, donc j'ai pas voulu choisir :mrgreen:
Il y a un moment où tout le bruit s’arrête et où la vague que chevauche pépé s’élève très haut dans le ciel le il y a un moment donne une structure bizarre à la phrasec'est voulu aussi (je sais pas si le résultat est terrible terrible mais c'est voulu et j'aime bien)
J'ai beaucoup aimé ce texte et ce commentaire est la quatrième lecture.ben comme tu pourras constater, j'ai pris note de tes remarques, je suis pas d'accord avec pas mal, mais c'est chouette d'avoir un peu tous les avis, ça fait réfléchir et c'est cool (<- la grande phrase de 9h du matin)
Je n'ai lu ni les commentaires des autres ni tes réponses, il y aura surement des doublons.
Il s'agit surtout de ressentis et non de faute. C'est très subjectif et donc discutable.
Le fond est très bien et la forme intéressante.ben en soi, l'autre mot c'est "pépé gris" justement, et j'pense que ça aurait été encore plus lourd avec ça. Le "monsieur Durant" c'est juste parce que c'est l'infirmière qui l'appelle comme ça, c'est pas un nom que pourrait utiliser Jules.
La surprésence de Jules et de Pépé m'a un peu gêné. Surtout que Jules dit que ce n'est pas pépé, il devrait donc utiliser d'autre mot, un peu comme le passage avec Mr Durant.
C'était une lecture très intéressante, merci pour ce texte.Merci beaucoup d'avoir pris le temps de faire ce commentaire ! :)
Ouip, je pense que c'est ça.CiterJ'ai eu un peu de mal avec cette phrase au début, je la trouve pas hyper claire.
c'est le fait que "Jules" arrive en plein milieu qui te fait ça ?
alors, à la base, je voulais faire une sorte de discussion/fantasme entre le grand-père et Jules ; finalement c'est plutôt Jules tout seul qui fantasme, mais disons que, pour moi, ça reste quelque chose de relativement conscient. Il s'endort pas. Il reste à côté de son grand-père à lui tenir la main et y a son esprit qui se met à imaginer des trucs (c'est tellement poétique dit comme ça :mrgreen: )D'accord, j'avais pas vraiment compris ça. Mais du coup, peut-être essayer de le rendre un peu plus visible, que c'est de l'imagination consciente ? A moins que tu tiennes à l’ambiguïté de la deuxième partie... Enfin je sais pas :-[
oui, je voulais faire un jeu de mot avec "je vous lève mon chapeau" mais bon ; boaf je l'aime bien comme ça, je vais laisser.Ah, dit comme ça ça vient plus clair oui ! :D
Hum, oui, c'était voulu, je voulais pas balancer mon personnage direct en mode "première phrase un peu choc "coucou le lecteur" et puis tout de suite "Jules bla bla bla de narration classique" ; du coup je pense que je vais laisser comme ça, pour le rythme, et pour que le lecteur se casse la figure, parce que ça me fait rigoler. :huhu:Citerc'est le fait que "Jules" arrive en plein milieu qui te fait ça ?Ouip, je pense que c'est ça.
D'accord, j'avais pas vraiment compris ça. Mais du coup, peut-être essayer de le rendre un peu plus visible, que c'est de l'imagination consciente ? A moins que tu tiennes à l’ambiguïté de la deuxième partie... Enfin je sais pas :-[Oui non, je me suis pas bien exprimée en fait (ce qui montre que ça doit pas être bien clair dans ma tête non plus, d'ailleurs) mais tu sais ces moments où on commence à laisser partir notre imagination et qu'on s'oublie peu à peu dedans ?
J'aime beaucoup cette noirceur gluante vue par l'enfant au début. L'échappée entre le pépé et son petit-fils est magistrale.noirceur gluante, j'aime beaucoup :)
Pourquoi faire de l'échappée entre le petit et son pépé un "mystère" de narration ? Pourquoi doit-on deviner que c'est un rêve ?ben en fait, je crois que, pour moi, c'était un traitement tellement classique de la mort que ça me semblait évident que le lecteur ne se laisse pas prendre, c'est pour ça que je n'y ai pas vraiment mis les formes ; en soi, je ne pense pas avoir cherché le mystère, ce qui m'intéressait c'était plus les images (mais il faudrait que je fasse autre chose que des ambiances et des images dans mes textes courts, c'est vrai)
J'aime beaucoup le texte, mais si l'escapade commençait par le pépé qui raconte vraiment une histoire avec le petit ? Il s'endormirait sur le bord du lit, mais à la fin de l'histoire racontée par le pépé ? Je trouverais ça plus en veine avec le début très glauque et la fin évidemment noire, et puis on comprendrait mieux le réveil (à détailler un poil à mon avis). Un dernier moment de poésie du mourrant plutôt que ce "mystère" où le lecteur trouve seul le sens de l'escapade (le rêve). J'ai cru que le vieux se mettait à la Seine !
En tout cas, :), plaisir de lecture ! ;)Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire !
La première partie fonctionne à merveille même si j'aurais préféré qu'en plus de se dire "pauvre pépé" et "pauvre gamin" on ai aussi envie de dire "pauvre papa" (^^)ben, du point de vu de Jules, je ne peux pas le faire dire explicitement parce qu'il ne comprend pas ce que ressent son père. Par contre, je comptais sur le passage où le père est obligé de sortir de la pièce après la réplique du grand-père pour faire dire au lecteur "pauvre papa". Mais du coup ça fonctionne pas ? :-\
Je suis plus réservé sur la suite, faire mourir le pépé (même si ça n'est pas explicitement précisé) je trouve que c'est la cuillère de trop.comme dit Ernya, j'y suis pas franchement allé en finesse. Pour le reste, je renvoie à la réponse à Rémi un peu au-dessus. Oui, ça fait artifice, mais je l'ai pas voulu autrement, je crois.
Et puis l'onirisme.. je ne sais pas, c'est comme un artifice inutile (en plus j'ai rien compris :mrgreen:)
Après je ne sais pas à quel point "c'est écrit vite" mais je pense que ça l'est suffisamment pour provoquer ma jalousie. :DEuuuuh, trop vite pour que je puisse assumer de dire en combien de temps ça a été fait :mrgreen:
Merci!
La première partie fonctionne à merveille même si j'aurais préféré qu'en plus de se dire "pauvre pépé" et "pauvre gamin" on ai aussi envie de dire "pauvre papa" (^^)ben, du point de vu de Jules, je ne peux pas le faire dire explicitement parce qu'il ne comprend pas ce que ressent son père. Par contre, je comptais sur le passage où le père est obligé de sortir de la pièce après la réplique du grand-père pour faire dire au lecteur "pauvre papa". Mais du coup ça fonctionne pas ? :-\
Jules voulait demander papa, pourquoi tu mens, mais une dame est rentrée avec un plateau en disant que c’était l’heure du gouter. Elle avait la même voix que papa bisou quand elle parlait à monsieur Durant. Papa lui a dit merci et il a attaché une grande serviette bleue autour du cou de pépé en répétant que pépé était content, que c’était l’heure du gouter.double coquille , un accent circonflexe à "goûter"
C’est pas bien ce qu’ils font, il le sait bien. Si pépé est malade, il faut qu’il reste à l’hôpital. On ne met pas les gens au lit comme ça, pour rien, sinon ce serait trop facile de ne pas aller à l’école.excellent :coeur:
« On y est. »toute cette partie est vraiment bien, très belle, touchante.
Soudain ça fait comme des notes de contrebasse qui tombent d’on ne sait pas trop où et l’eau de la Seine commence à s’agiter. Le rythme s’accélère et on entend les arbres claquer des branches pour accompagner. Il y a des étoiles, plein le ciel. Elles font des rondes et des farandoles entre les nuages et commencent à se décrocher pour venir rebondir sur le sol en faisant des sons de clochettes. Et puis c’est la lune qui se met à chanter et un nuage l’accompagne en pinçant les fils électriques entre les poteaux. Pépé tape des mains.
« Accroche-toi bien, Coco. »
Un crescendo et c’est les pavés qui rentrent en chœur et en vague en faisant tanguer le banc en rythme. Jules éclate de rire. Tout bouge tout danse, Paris rugit et pépé et Jules crient avec elle, comme des fous, comme s’il ne devait plus jamais y avoir de bruit après le vacarme de la ville enivrée. Puis c’est la Seine qui se lève de son lit et qui fait la révérence comme un grand cheval mouillé devant pépé. Il lui lève sa casquette et laisse Jules avec la veste marron sur le banc.
« C’est l’heure, Coco, on m’attend. »
Jules ne bouge pas et pépé enjambe son canasson plein de poissons. Il y a un moment où tout le bruit s’arrête et où la vague que chevauche pépé s’élève très haut dans le ciel, à en dépasser la tour Eiffel et pépé lève une dernière fois sa casquette. Et tout à coup, la Seine replonge dans son lit brutalement, boucan assourdissant, l’eau déborde en grandes vagues qui décollent les pavés, emportent les arbres et tirent Jules en arrière comme de grandes mains.
« Jules ! Écarte-toi, vite, on sort ! »
Il y avait une marée de blouses blanches autour du lit de pépé gris, et un bip continu remplissait toute la pièce.
nan, orthographe de 90, y a plus d'accent :huhu:CiterJules voulait demander papa, pourquoi tu mens, mais une dame est rentrée avec un plateau en disant que c’était l’heure du gouter. Elle avait la même voix que papa bisou quand elle parlait à monsieur Durant. Papa lui a dit merci et il a attaché une grande serviette bleue autour du cou de pépé en répétant que pépé était content, que c’était l’heure du gouter.double coquille , un accent circonflexe à "goûter"
Bon alors j'ai pas aimé le début du texte, jusqu'au passage que je cite juste avant en fait. L'aspect pensées de l'enfant + papa qui parle comme un niais n'a pas fonctionné, ça m'a empêchée de rentrer dedans, comme si c'était surjoué, trop agaçant peut-être... d'autant que ça crée une grosse lourdeur dans l'écriture avec les "il y avait" répété, les "hein", les formulation enfantines... Bref ça ne m'a pas touchée et j'ai trouvé cette partie un peu longue. A l'inverse, la fin est excellente, poétique, onirique, très belle. :) J'aime bien cette idée que l'enfant se réfugie dans quelque chose de joli pour surmonter le drame.oui, comme dit plus haut, j'ai écrit tout ça vite, et j'ai un peu accentué tous mes défauts de langage. Il faudrait que je reprenne ce texte en entier ; pas trop envie pour le moment mais je prends note de tes remarques ^^
Anlor, tu m'as émue. Ça me rappelle certains souvenirs qui me sont agréables. Je deviens toute nostalgique :-[Haha, déjà que j'ai été surprise de voir que tu avais fait remonter ce texte, alors lire en plus qu'il t'a plu alors que je le considère vraiment comme un truc écrit "parce qu'il le fallait" et en jouant la carte de la facilité, je trouve ça rigolo.
Merci pour ce texte, avec ses fulgurances poétiques et quelques lourdeurs qui ne gâchent en rien la lecture. Je peux pas t'apporter plus que ce qui a déjà été dit. Navré.
parfois un léger accent du sud-ouest ?Teuh, euh.. Oh anki comment il m'a grillé ! Un petit accent, soit, ok, pas gavé, hein !
c’était l’heure du gouter.accent circonflexe :huhu:
que personne ne les cherche d’un peu trop prêt.ça se dit ça ? :\?
orthographe réformée (http://www.renouvo.org/info.php?id=1117) :huhu:Citerc’était l’heure du gouter.accent circonflexe :huhu:
là j'avoue c'est une coquille sur le prêt :mrgreen:Citerque personne ne les cherche d’un peu trop prêt.ça se dit ça ? :\?
Trop léger dans la façon de raconter, peut-être ? Je ne sais pas, je crois que ça n'a pas fonctionné avec moi.Léger ? J'avoue que je vois pas bien, enfin pour moi c'est pas léger du tout. Sauf le passage du Luxembourg mais ça fait partie de ce que tu as cité dans les moments que tu aimais bien. Tu penses plutôt à quoi ?