L'orientale
A l’intérieur de ses petits yeux en amande, la noirceur de son iris semblait s'être mué d'une étrange clarté, presque opalescente. Je me souviens de ce regard fascinant, qui combiné aux affres de l’alcool, avait su enivrer mes sens et plongé mon esprit dans les méandres d'une irraisonnable déraison. J’étais totalement désorienté ; perdu quelque part entre l’infinie latence d'un temps suspendu et la brièveté d’un battement de cœur. Trop étourdi pour l’écouter parlé, je me suis simplement reposé au creux de ses yeux, bercé par la douce tessiture de sa voix.
Ses généreuses lèvres rose pâle étaient soigneusement ondulées, comme esquissées à l’encre de chine, et sa bouche s’ouvrait parfois sur un sourire désarmant de sincérité ; un de ces sourires que l’on ne voudrait voir s’éteindre qu’à la tombée de la nuit, à l’occasion d’un baiser langoureux. Le teint de sa peau diaphane était d’une glaçante beauté. Son visage, elliptique et lumineux, avait la froideur d’un croissant de lune et la chaleur du soleil levant. Elle ressemblait à ces sublimes geishas soigneusement drapées dans leurs kimonos de soie, que l’on ne voit que sur ces fantastiques estampes venues d’orient.
Sa pudeur naturelle lui donnait un air d’enfant tout à fait charmant, qui m’apparut être l’expression d’une délicieuse fragilité. J’avais envie de la protéger. Mais la protéger de quoi ? De qui ? De moi peut être, ou peut-être d’eux. Peut-être de ce monde infâme, qui transforme ses beautés en immondices.
Durant ce bref mais délicieux moment que nous partageâmes, assis au comptoir d'un petit troquet parisien, je n'ai eu de cesse de chercher à la déstabiliser ; usant d'allusions à peine voilé, de compliments maladroitement formulés, et lorsque que je semblais enfin y parvenir, je me souviens m'en être instantanément voulu d’avoir tenté le diable en cherchant à corrompre cet ange, qui avait fait de moi un damné.
Dès lors, je n’eus qu’un seul regret, celui de ne pas avoir osé un baiser, mais peut-être était-il trop tôt, peut-être était-elle trop frêle, trop belle aussi, pour que j’eusse mérité de l’aimer, et d’être aimé par elle.
Bonjour,
Le sujet ne me passionne pas (j'ai destesté les amours du jeune Werther...) et je n'aime pas non plus tellement les textes trop riches. Je préfèrerais du plus simple tant sur le style que sur le vocabulaire.
Mes commentaires sont en italiques, quelques fautes relevées en rouge.
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A l’intérieur de ses petits yeux en amande, la noirceur de son iris semblait s'être muée d'une étrange clarté, presque opalescente. Je me souviens de ce regard fascinant, qui combiné aux affres de l’alcool, avait su enivrer mes sens et plonger mon esprit dans les méandres d'une irraisonnable déraison. J’étais totalement désorienté ; perdu quelque part entre l’infinie latence d'un temps suspendu et la brièveté d’un battement de cœur. Trop étourdi pour l’écouter parler, je me suis simplement reposé au creux de ses yeux, bercé par la douce tessiture de sa voix.
(Je ne suis pas sûr que la tessiture puisse être douce)
Ses généreuses lèvres rose pâle étaient soigneusement (?) ondulées (?), comme esquissées à l’encre de chine, et sa bouche s’ouvrait parfois sur un sourire désarmant de sincérité ; un de ces sourires que l’on ne voudrait voir s’éteindre qu’à la tombée de la nuit, à l’occasion d’un baiser langoureux. Le teint de sa peau diaphane était d’une glaçante beauté. Son visage, elliptique et lumineux, avait la froideur d’un croissant de lune et la chaleur du soleil levant. Elle ressemblait à ces sublimes geishas soigneusement drapées dans leurs kimonos de soie, que l’on ne voit que sur ces fantastiques estampes venues d’orient. (un peu trop complexe à mon goût cette description, je n'y trouve pas le fil directeur)
Sa pudeur naturelle lui donnait un air d’enfant tout à fait charmant, qui m’apparut être l’expression d’une délicieuse fragilité (glaçante beauté ?). J’avais envie de la protéger. Mais la protéger de quoi ? De qui ? De moi peut être, ou peut-être d’eux. Peut-être de ce monde infâme, qui transforme ses beautés en immondices.
Durant ce bref mais délicieux moment que nous partageâmes, assis au comptoir d'un petit troquet parisien, je n'ai eu de cesse de chercher à la déstabiliser (?); usant d'allusions à peine voilées, de compliments maladroitement formulés, et lorsque que je semblais enfin y parvenir (à la destabiliser ?), je me souviens m'en être instantanément voulu d’avoir tenté le diable en cherchant à corrompre cet ange, qui avait fait de moi un damné.
Dès lors, je n’eus qu’un seul regret, celui de ne pas avoir osé un baiser (est-il parvenu seulement à la destabiliser ?), mais peut-être était-il trop tôt, peut-être était-elle trop frêle, trop belle aussi, pour que j’eusse mérité de l’aimer, et d’être aimé par elle.