Bonsoir, voici un texte vraiment très court. Ecrit d'une traite, sans trop réfléchir. Je trouve que des fois ça permet d'obtenir des bonnes idées. :) Bonne lecture!
Elle court sans rien perdre du vent. Elle avance, elle n’a pas peur du temps. Et moi je la regarde passer, le vague au cœur. Elle ne me laisse qu’un simple baiser, pour souffler sur mon malheur.
La fille d’Esmeralda, j’ai toujours su qu’elle ne resterait pas. Mais bon sang, pourquoi il a fallu que j’en tombe amoureux ? Une gitane me disaient ceux-là, une putain affirmaient d’autres. Non je ne l’aime pas. Mais ses yeux. Ses yeux disent tout de moi. Dans leur ambre profonde je me retourne mille fois, et de leur forme en amande, je ne me lasse pas. Je ne suis qu’un pauvre homme sans masque. La fille d’Esmeralda a fait de moi son Quasimodo, ailleurs que dans ses bras, je ne suis plus rien de beau.
Alors quand Mardi est arrivé, et que les avaleurs d’épées ont rangé leur arme, j’ai tout de suite su que je la retrouverais en larmes. Elle est peut-être putain, mais elle m’aime bien quand-même la fille d’Esmeralda. Si belle, si pur quand elle pleure, qu’on en viendrait presque à lui souhaiter malheur.
Elle court sans rien perdre du vent. Elle avance, elle n’a pas peur du temps. Et moi je la regarde passer, le vague au cœur. Elle ne me laisse qu’un simple baiser, pour souffler sur mon malheur.
Comment ai-je pu en arriver là ? Comment ai-je pu laisser trainer mon cœur là où jamais il ne serait emporté ? Elle est bel et bien partie la fille d’Esmeralda. Et moi, je me suis blessé comme à la guerre un soldat.