Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: colombo1965 le 23 Mai 2014 à 08:13:42
-
J'avance sur un chemin longtemps tortueux
Le passé qui réapparaît me paraît honteux
Un autrefois difficile à assumer et à oublier
Qui limitait et jugulait la volonté d'exister.
Parfois je goûte avec plaisir le temps qui passe
Souvent j'évolue et je grandis dans cet espace
Les fantômes n'auront pas le dernier mot
Je suis décidé à mettre à terre tous mes maux.
Souvent ce passé d'hier me fait aussi frémir
Dans des prisons malades à jamais proscrire
Le sentier déserté qui mène depuis à la plage
M'a longtemps emporté vers les marécages.
Aujourd'hui je ne compte plus mes peines
Ni mes joies – qui sont souvent les mêmes
L'avenir n'annonce ni orages ni ténèbres
Seulement l'envie de savoir et d'être.
Mais méfions nous des démons à cette heure
Le silence et le monde peuvent en être porteurs
Ils rôdent, ils épient, ils sont tout à leurs affaires
D'un jour à l'autre, le vie peut se mettre à l'envers.
Le retour dans la maison peut porter ses fruits
Malgré les anciens qui y ont salis ma dure vie
Tout comme un fol espoir peut alors grandir
Et faire fuir de mon esprit l'état de martyr.
-
Hello.
J'aime beaucoup ce texte. Il sonne un peu comme une sorte de renaissance, un état de convalescence fragile suite au douloureux épisode narré dans ton poème "Et puis après". Convalescence parce qu'on sent que les blessures sont encore latentes, pas totalement cicatrisées. Il y a une forme d'espoir, dans le sens où "le narrateur" (appelons le comme ça, même s'il me semble que c'est toi) se dirige vers des jours meilleurs. Mais avec une extrême prudence, avec une crainte légitime de nouvelles désillusions possibles. Ce qui l'empêche peut-être de s'abandonner pleinement au bonheur qui se profile, il reste très (trop?) méfiant.
C'est un état d'esprit que je comprends, je ne suis pas loin de le partager, même si je sais que le meilleur de ce que j'ai vécu avec celle qui occupe mon coeur est derrière moi et que la direction que nous prenons est incertaine (nos chemins sont même probablement en train de se séparer. J'y ai cru à un moment, puis plus rien).
Merci pour ces vers.
A bientôt.
Avent'
-
Je dois délivrer une vérité : ce poème est inspiré de l'affection très forte que j'avais pour ma responsable à mon travail et d'autres événements apparus dans ma vie il y a plusieurs décennies et que je soigne encore aujourd'hui. J'ai fais un melting pot de tous ces sentiments réunis, comme souvent dans mes textes.
Quant à ma responsable, un malentendu a fait que notre relation est un peu tendue et nous ne partageons pas la même complicité qu'avant. J'espère que cette relation va aller en s'améliorant avec le temps, mais c'est vrai que je me pose des questions : est-ce ma faute, la sienne ?... C'est assez souffrant.
Merci pour ton commentaire.
-
bonjour,
je suis désolé,mais je ne trouve pas de musicalité à vos vers.Mais peut être suis je sourd à cette poésie que je trouve lourde et empruntée.J’espère ne point vous décourager ce n'est pas le but mais je donne mon avis.Il n'est peut être pas le bon.
Bonne continuation
Gilles
-
On me fait souvent la remarque que mes poèmes sont froids. C'est dans ma nature. Je suis froid et flegmatique. Rassurez-vous, je ne prends pas mal votre critique. Si vos commentaires me permettent d'évoluer en bien. Merci.