Allez, hop !
Je m'attarde, comme à mon habitude, plus au fond qu'à la forme : il te faut apprendre (ou développer) davantage sur les rouages d'une histoire et ses points-clés.
Par exemple, si la forme du conte permet de passer rapidement dans le vif du sujet et de jouer sur les actions et le temps assez librement, certaines étapes de ton récit sont trop peu logiques et perdent à coup sur ton lecteur. Je m'explique :
Tes retours à la ligne incessants sont trop illogiques et décousues pour qu'on s'y retrouve, déjà, ça hachure tout. Tu as apparemment une idée précise de ce que tu veux faire dès le départ, donc la situation d'exposition est, bien qu'un peu rapide, posée :
il était une fois 3 jeunes prince William,George et Philipe, ils faisaient le bonheur d'un roi aimer de tous puis un jours
bon, c'est court, c'est bourré de fautes, ça manque de dév., mais à la limite, pour un conte, on peut s'en satisfaire.
element perturbateur : le roi tomba gravement malade
Ok. On se distance déjà vachement : on ne sait rien sur la famille, rien sur le roi, rien de précis, donc déjà, vu que c'est classique, il est compliqué de "tomber dedans". Pas de personnalité des dits-frères, pas de profondeur, de décor, ou watever.
Alors, ensuite, lors des péripéties et des visites des frères chez le diable, tu comprendras aisément qu'on ne s'intéresse pas plus que ça à leurs réactions, et encore moins au fait qu'ils abandonnent leur père : on ne sait pas s'il était bon roi, bon père, ni quoi que ce soit, d'ailleurs. De plus, le retournement des frères semblent trop brulal, il te faut amener ça avec plus de subtilités, plus de fond, de façon à ce que l'on ait l'impression que les personnages raisonnent et pensent vraiment.
-Je vient libérer mon père de la maladie
-Mais je peut te donner bien plus la richesse,la gloire,la victoire tout se que tu peut imaginer mais il faudra oublier votre père!
-Donnez moi donc tout cela
Tu as vu la rapidité du truc? Ca porte plus à rire qu'autre chose !
c'est ainsi que William vendu son âme au diable et Philipe fou de rage à cause de la trahison de William il alla dans cette forêt et rencontra le diable qui lui dit :
-Bien bonjour très cher voyageur que vient tu faire par ici ?
-Je vient chercher un remède pour mon père ?
-Mais je peut te donner bien plus la richesse,la gloire,la victoire tout se que tu peut
imaginer mais il faudra oublier votre père!
-Donnez moi simplement la richesse et la gloire !
Même chose ! L'idée du faust (vendre son âme au diable) partagé entre frère peut être funky, mais il te manque des piliers importants : le diable ne parait pas convainquant ; tu pars de TON postulat (qui doit etre carré dans ta tête); mais nous, on ne sait pas précisément la force de persuasion que tu lui prêtes. De même, le frère, censé être furieux, à mes yeux, devraient etre plus prudent que le premier, et fondre plus difficilement, ou du moins, sur d'autres arguments. là c'est un bis répétita et il a déjà été difficile d'avaler le premier, alors... glurps !
De plus, tu manques de structure : lorsque philippe devient fou de rage, il te faut marquer un temps. Que le lecteur digère le craquage (injustifié) du premier frère, puis, une fois cela digéré, se mette avec toi, dans un paragraphe suivant, à la réaction de philippe et à sa visite au diable à son tour.
-Vos désir sont des ordre ! mais en échange je veut votre âme et que vous
fassiez ma volonté et que vous vous battiez sous mes couleurs et avec mes soldat!
c'est ainsi que Philipe devin le suppôt du diable
Et, là, on rentre dans ce que j'appelle le métadoublevétéhaifland : J'ai rien capté mon copain ! d'une, pourquoi est-ce qu'à lui, le diable propose de l'enrôler, et pas au premier frère?
De deux, watdefuck pour la suite de l'histoire : quel est l'intérêt, vu que la seule chose qui importe, c'est que les deux craquent et soient âme-captifs? Ou les deux s'enrolent, ou aucun, mais là, watdefuk.
élément de résolution :
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Pareil, deux paragraphes : un pour finir l'histoire de philippe et un autre pour commencer georges.
Là, outre les fautes et le manque de structure, je dois t'avouer que c'est nawak : pourquoi la grand mère. Comment la connaissait-il, ou même a t'il eu vent de son existence? Comment et pourquoi accepte t-elle de l'aider? D'où???
Pourquoi le diable, comme à son habitude (une des rares choses filées dans le texte), ne propose pas à georges d'être riche beau etc à son tour? Pourquoi l'énigme directe? Quel est le lien entre l'énigme, georges (qui semble la connaitre), et la grand mère, qui du coup ne sert... à rien (sauf à la fin, mais bon)?
Je passe également sur l'énigme connue : si ton lecteur la connait (moi, c'était le cas), tu perds en crédibilité énorme et on se retrouve à se dire "mais c'est quoi ce fainéant qui m'invente même pas une intrigue?).
la situation finale, à la limite, ok, cool, le diable n'aurait jamais tenu paroles, ca, ca marche. Pour le reste, ça manque de dev., de profondeur, et du coup, on a l'impression qu'il ne s'est presque rien passé.
Voilà en gros pour moi; je te conseille de lire ça (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sch%C3%A9ma_narratif), et de lire un maximum, c'est en forgeant que l'on devient forgeron, tout comme c'est en sciant que léonard devint scie !
je me permets, donc, sans retoucher tout :
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Niveau lecture, déjà, c'est plus structuré, on a moins l'impression que tu pars dans tout les sens. Il te faut également revoir les éléments de causalité, de juxtaposition (mais =/= puis =/= et), la ponctuation chaotique (tu dois penser à ton lecteur qui veut respirer, sissi j'te jure), et surtout, éviter les copier coller trop obvious qui montrent un peu la façon dont ce texte a été rédigé.
Bonne continuation à toi !