Le rideau se lève sur nos huit nouveaux concurrents, la foule est en délire, le speaker s'avance pour rappeler les modalités de vote et présenter les personnages de cette TROISIEME POULE DE LA BIBLI !
Vous avez une semaine pour voter pour vos deux personnages préférés, n'hésitez pas à les défendre becs et ongles dans les messages en commentant votre vote pour leur attirer le plus de voix possible !
Armand Reynal de Maupertuis
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg4.hostingpics.net%2Fpics%2F787418Armand.jpg&hash=eea05682b59f50763f2eaeba25d2dfb0f818d5f1)
Oeuvre : De cape et de crocs, Ayroles et Masbou
Description :
Armand est un renard ; oui, mais c'est avant tout un gentilhomme. Il a le goût de l'aventure et ne résiste jamais à l'appel de la bataille, dans lesquelles il se jette avec enthousiasme – on peut alors l'entendre rugir le vieux cri de guerre de sa famille, « Maupertuis ose et rit ! ». Alors le jour où il trouve un coffret – et dans ce coffret un écrin, dans l'écrin une bouteille, et dans la bouteille... une carte – Armand n'hésite pas à se lancer sur les mers et sur les routes en compagnie de son vieux frère d'armes Don Lope l'andalou.
Mais si les duels au fleuret le passionnent, il en va de même pour les duels de rimes : c'est un poète qui n'hésite pas à déclamer alors même qui est en plein milieu d'un assaut – qu'il soit guerrier ou amoureux ! Car la belle Séléné habite son cœur, et gare à celui qui se mettrait en travers de leur amour. Il aurait alors à tâter de sa lame – et de ses vers.
Cela lui vaut parfois quelques moqueries de la part de Don Lope, mais au fond ce n'est qu'une gentille manière de montrer leur amitié profonde. Et il n'est jamais trop tard pour se réconcilier autour d'une bonne poularde cuite à la façon Maupertuis.
Extraits :
Alors qu'Armand et Don Lope sont prisonniers d'une galère, une attaque de corsaires maures constitue l'occasion idéale de lancer une mutinerie. Don Lope et Armand se jettent dans la bataille.
DON LOPE : ¡Carne y sangre !
ARMAND : Maupertuis ose et rit !
DON LOPE : « Maupertuis ose et rit ? » C'est grotesque.
ARMAND : Cette devise, Monsieur, glapie par ma famille depuis Azincourt n'a rien de grotesque. A moi, Capitán Mendoza ! Serez-vous aussi courageux face à un renard armé que devant un lapin sans défense ?
MENDOZA : Sais-tu à qui tu as affaire, pitoyable venaison ?
ARMAND : Si fait, Monsieur...
« Au soudard sans vertu qui s'en va recherchant
L'ombre des oriflammes et celle des tyrans.
Loup cruel pour l'agneau, chien soumis pour ses maîtres
Qui ne connaît de loi que la force du reître. »
Je ne vous aime pas et vous êtes laid.
(fiche de Rain)
Jack
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.francaisenligne.fr%2F5%2Fmajeste%2Fjack.jpg&hash=510fad78b59d68c5cddecb6b9a7c5d00c8d572ec)
Oeuvre : Sa Majesté des Mouches, William Golding.
Description :
Jack est le garçon brun, celui qui semble le plus violent des deux.
Des enfants de tous les âges se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une île déserte. Entre la horde des petits (les plus jeunes qui ne pensent qu’à leurs éphémères châteaux de sable), le clan de Ralph (membres les plus rationnels du groupe, qui veulent maintenir le feu afin de signaler leur position) et la tribu de Jack (ancienne chorale devenue phalange redoutable de chasseurs), la vie n’est pas aisée. Ralph le posé s’oppose fortement au sauvage Jack, jusqu’à ce que l’affrontement dégénère. En effet, la chasse réveille la soif de sang, et la folie rôde sur l’îlot…
Extrait :
- Le mieux, c'est d'organiser notre sauvetage.
Il fallut un moment de réflexion à Jack pour se rappeler ce que signifiait le mot sauvetage.
- Notre sauvetage ? Ah ! oui, bien sûr. Moi, j'aimerais d'abord attraper un cochon...
Il saisit son épieu et le planta dans le sol. Ses yeux reprirent leur expression égarée, fixe. Ralph le regarda d'un air réprobateur, sous ses cheveux blonds en broussaille.
- Tant que vous autres, les chasseurs, n'oubliez pas le feu...
- Toi et ton feu..."
(Fiche par Ambrena)
Snoopy
Oeuvre : Peanuts de Charles Schultz
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fblogs.popart.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2013%2F06%2Fsnoopy-13.jpg&hash=e0a1aefc6ba779dabe0aaf6b7efb8b835d7a6dcf)
Description :
Snoopy est le chien de Charlie Brown. Autant son maître est dépressif et abattu, autant Snoopy est un infatigable rêveur et un aventurier presque hors pair. Romancier (qui n'achève jamais ses romans), bloqueur au base ball, étudiant, as de l'aviation de la Première Guerre Mondiale aux prises avec le redoutable Baron rouge, joueur de hockey, patineur artistique, scout, légionnaire, il est paresseux, gourmand, et ingénieux. Il a une famille à peu près aussi folle mais il est quand même diplôme du chenil de Daisy Hill et très affectueux envers ces anciens maîtres à part le « drôle de garçon à la tête ronde
Extrait :
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fjeremieconde.files.wordpress.com%2F2010%2F12%2Fsnoopy-roman-premic3a8re-phrase.png&hash=d55b5f4b70cfba3e0a6473dd22d59745d044fef5)
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Ft1.gstatic.com%2Fimages%3Fq%3Dtbn%3AANd9GcRrrpgaHI9IFHUDO8N4hUx-xXh8gzIhkM9aTfOAmAuTHXn88MLLI_YkOuoH&hash=227166275a834e59bfcb93f53deef2f6d5859f82)
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.cweden.com%2Fsnoopy%2Fcomicstrips%2Feng020604.gif&hash=7104c6a89ef58f7ae58e0d8ea4ea5b989542a76a)
(fiche de Baptiste)
La Reine de coeur
Oeuvre : Les aventures d'Alice au pays des merveilles, Lewis Caroll
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fpetrole.blog.lemonde.fr%2Ffiles%2F2013%2F10%2FQueen-of-Hearts-disney-villains-982381_720_576.jpg&hash=ed6f1b4caf47023eb8edb0a94cef77a18926beed)
Description :
C’est la Reine de coeur - et non le Roi - qui règne et décide, il faut bien le dire ; même si le Roi tente de calmer ses ardeurs et d’être un peu plus sage, notamment à l’égard d’Alice. La Reine de coeur est constamment énervée et son principal loisir semble être de couper des têtes sans la moindre raison - ou du moins d’ordonner que l’on coupe des têtes. Alice la rencontre dans le cadre d’une partie de croquet qui, comme on peut l’imaginer, est totalement différente de ce dont elle a l’habitude : après tout, c’est le pays des Merveilles.
Extrait :
When the procession came opposite to Alice, they all stopped and looked at her, and the Queen said severely 'Who is this?' She said it to the Knave of Hearts, who only bowed and smiled in reply.
'Idiot!' said the Queen, tossing her head impatiently; and, turning to Alice, she went on, 'What's your name, child?'
'My name is Alice, so please your Majesty,' said Alice very politely; but she added, to herself, 'Why, they're only a pack of cards, after all. I needn't be afraid of them!'
'And who are THESE?' said the Queen, pointing to the three gardeners who were lying round the rosetree; for, you see, as they were lying on their faces, and the pattern on their backs was the same as the rest of the pack, she could not tell whether they were gardeners, or soldiers, or courtiers, or three of her own children.
'How should I know?' said Alice, surprised at her own courage. 'It's no business of MINE.'
The Queen turned crimson with fury, and, after glaring at her for a moment like a wild beast, screamed 'Off with her head! Off—'
'Nonsense!' said Alice, very loudly and decidedly, and the Queen was silent.
The King laid his hand upon her arm, and timidly said 'Consider, my dear: she is only a child!'
The Queen turned angrily away from him, and said to the Knave 'Turn them over!'
The Knave did so, very carefully, with one foot.
'Get up!' said the Queen, in a shrill, loud voice, and the three gardeners instantly jumped up, and began bowing to the King, the Queen, the royal children, and everybody else.
'Leave off that!' screamed the Queen. 'You make me giddy.' And then, turning to the rose-tree, she went on, 'What HAVE you been doing here?'
'May it please your Majesty,' said Two, in a very humble tone, going down on one knee as he spoke, 'we were trying—'
'I see!' said the Queen, who had meanwhile been examining the roses. 'Off with their heads!' and the procession moved on, three of the soldiers remaining behind to execute the unfortunate gardeners, who ran to Alice for protection.
'You shan't be beheaded!' said Alice, and she put them into a large flower-pot that stood near. The three soldiers wandered about for a minute or two, looking for them, and then quietly marched off after the others.
'Are their heads off?' shouted the Queen.
'Their heads are gone, if it please your Majesty!' the soldiers shouted in reply.
Traduction :
Quand ces divers personnages arrivèrent à la hauteur d’Alice, tous s’arrêtèrent pour la regarder, et la Reine demanda d’une voix sévère :
“Qui est-ce ?” Elle dit cela au Valet de Coeur qui, pour toute réponse, se contenta de s’incliner en souriant.
“Imbécile !” s’exclama la Reine, en rejetant la tête en arrière d’un air impatient. Puis, se tournant vers Alice, elle continua : “Comment t’appelles-tu, mon enfant ?”
“Je m’appelle Alice, plaise à Votre Majesté”, répondit Alice très poliment. Mais elle ajouta, en elle-même : “Après tout, ces gens-là ne sont qu’un jeu de cartes. Je n’ai pas besoin d’avoir peur d’eux.”
“Et qui sont ceux-là ?” demanda la Reine, en montrant du doigt les trois jardiniers étendus autour du rosier ; car, voyez-vous, comme ils étaient couchés le visage contre terre et comme le dessin de leur dos était le même que celui des autres cartes du jeu, elle ne pouvait distinguer si c’étaient des jardiniers, des courtisans, ou trois de ses propres enfants.
“Comment voulez-vous que je le sache ? répondit Alice, surprise de son courage. Ce n’est pas mon affaire, à moi.”
La Reine devint écarlate de fureur, puis, après avoir regardé férocement la fillette comme une bête sauvage, elle se mit à hurler : “Qu’on lui coupe la tête ! Qu’on lui…”
“Quelle bêtise !” s’exclama Alice d’une voix forte et décidée, et la Reine se tut.
Le Roi lui mit la main sur le bras en murmurant timidement :
“Réfléchissez un peu, ma chère amie : ce n’est qu’une enfant !”
Elle se détourna de lui d’un air courroucé, et ordonna au Valet :
“Retournez-les !”
Le Valet les retourna, très prudemment, du bout du pied.
“Debout !” cria la Reine d’une voix forte et perçante. Sur ce, les trois jardiniers se dressèrent d’un bond sans plus attendre, et ils se mirent à s’incliner devant le Roi, la Reine, les enfants royaux, et tous les personnages du cortège.
“Arrêtez ! ordonna la Reine. Vous me donnez le vertige.” Puis, se tournant vers le rosier, elle poursuivit :
“Qu’étiez-vous donc en train de faire ?
- Plaise à Votre Majesté, commença Deux, d’une voix très humble, en mettant un genou en terre, nous essayions…
- Je comprends ! dit la Reine, qui avait examiné les roses. Qu’on leur coupe la tête !”
Sur ces mots, le cortège se remit en route, à l’exception de trois soldats qui restèrent en arrière pour exécuter les infortunés jardiniers, qui se précipitèrent vers Alice pour implorer sa protection.
“Je ne veux pas qu’on leur coupe la tête !” s’exclama-t-elle en les mettant dans un grand pot à fleurs qui se trouvait là. Les trois soldats les cherchèrent dans toutes les directions pendant une ou deux minutes, puis ils s’en allèrent tranquillement à la suite du cortège.
“Est-ce qu’on leur a coupé la tête ? cria la Reine.
- Leur tête a disparu, plaise à Votre Majesté ! répondirent les soldats.
(fiche par Loïc)
LESTAT de LIONCOURT
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fvampirelegends.files.wordpress.com%2F2010%2F05%2Flestat_de_lioncourt1.jpg&hash=e76ba420188fe923dc90f790e9e4536f72084d08)
Oeuvre : Chroniques des vampires, Anne Rice.
Présentation :
Lorsqu'il était encore humain, Lestat était un jeune homme blond aux yeux bleus, né au XVIIIème siècle en France. C'est à Paris que Magnus fait de lui un vampire, en 1789.
On découvre ce personnage dans Entretien avec un vampire, à travers les yeux de Louis, son "fils" vampirique, qui le présente comme un être cruel et sans aucune pitié. Le succès de ce personnage fut tel qu'Anne Rice poursuit son oeuvre autour de lui : Lestat s'avère avoir une personnalité bien plus attachante que Louis ne le laissait paraître. Volontiers provocateur, complètement impie, il n'en est pas moins un être sensible et curieux, que ses multiples aventures ont bien souvent malmené et endurci. Depuis la recherche des Anciens, les premiers vampires, jusqu'au succès en tant que rock-star, Lestat n'en finit pas d'étonner par ses capacités d'adaptation. Sa sensualité et son charme font de lui un personnage que l'on ne peut oublier.
Extrait :
"Je cessai de l'écouter, mais je savais qu'il s'agitait au-dessous de moi. Je le sentis prendre son violon et s'approcher de la fenêtre. Je couvris mes oreilles de mes mains. Le son me parvenait quand même. Il jaillissait de l'instrument et fendait la nuit comme un rayon de lumière capable de monter jusqu'aux étoiles. Nicolas s'acharnait sur les cordes et je croyais le voir à travers mes paupières fermées, la tête penchée sur le bois luisant. Puis la vision n'éteignit, et il n'y eut plus que le son. Les longues notes vibrantes, les glissandos glaçants, le violon qui chantait dans son propre idiome et faisait de tout autre langage un mensonge. A mesure que son chant se prolongeait, il devenait l'essence même du désespoir; on eut dit que sa beauté n'était qu'une hideuse coïncidence, une farce dépourvue de vérité. Etait-ce donc cela qu'il avait cru lorsque je discourais interminablement sur le bien ? Etait-ce cela qu'il faisait exprimer à son violon ? Créait-il délibérément ce flot de notes longues et pures pour dire que la beauté n'avait aucun sens puisqu'elle émanait d'un désespoir qui lui n'avait rien de beau ? Je n'en savais rien. Le son, en tout cas, allait au delà de Nicolas, comme il l'avait toujours fait. Il était plus grand que son désespoir. Il prenait sans effort la forme d'une lente mélodie, pareil à l'eau d'un torrent de montagne qui se fraye son propre chemin. Il devenait progressivement plus riche et plus sombre et semblait contenir un élément à la fois indiscipliné et modérateur, quelque chose d'immense qui vous brisait le coeur. Je m'allongeais sur le toit, les yeux levés vers les étoiles."
(fiche de Musyne)
Le Chat noir
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fwww.modernmythmuseum.com%2Fpoe%2520event%25202010%2520black%2520cat%25202.jpg&hash=6622703b5ce1096e727cb46f3e9dc4fc3b90e7a0)
Oeuvre : Le Chat noir, in Nouvelles Histoires extraordinaires (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,147.0.html), d'Edgar Allan Poe.
Description :
Au début, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le narrateur est doux, marié à une femme aussi sympathique que lui, aussi amoureuse des animaux qu'il ne l'est : « Nous eûmes des oiseaux, un poisson doré, un beau chien, des lapins, un petit singe et un chat. »
Le chat est noir, bien entendu (vous vous attendiez à quoi avec un titre pareil ? vous pensiez que le cheval blanc d'Henri IV était gris, peut-être ? Bref), ce qui ne manque pas de rappeler les croyances au sujet des sorcières à la femme, mais tout va bien quand même.
Puis le narrateur commence à boire… et là, ça tourne assez mal ; je vous laisse lire la nouvelle si vous ne la connaissez pas encore, c'est un classique de l'horreur, puis elle est courte, vous pourrez la terminer entre deux mails au bureau (même si je vous conseille plutôt de vous installer bien tranquillement dans le noir - enfin, gardez de quoi lire - au milieu d'un cimetière abandonné, en plein silence, une nuit de nouvelle lune, à des kilomètres de toute présence humaine - si, si, c'est pas si difficile, vous verrez).
Extrait :
« Un matin, de sang-froid, je glissai un nœud coulant autour de son cou, et je le pendis à la branche d'un arbre;—je le pendis avec des larmes plein mes yeux,—avec le plus amer remords dans le cœur;—je le pendis, parce que je savais qu'il m'avait aimé, et parce que je sentais qu'il ne m'avait donné aucun sujet de colère;—je le pendis, parce que je savais qu'en faisant ainsi je commettais un péché,—un péché mortel qui compromettait mon âme immortelle, au point de la placer,—si une telle chose était possible,—même au delà de la miséricorde infinie du Dieu Très-Miséricordieux et Très-Terrible. »
Le Chat noir (http://www.gutenberg.org/files/20790/20790-h/20790-h.htm#LE_CHAT_NOIR), sur le Projet Gutenberg.
NB : traduction par un poète pas trop dégueulasse.
(Fiche par LeBossu)
Jane
Oeuvre : La Tyrannie de l'arc-en-ciel, Jasper Fforde
Description :
Jane est une Grise : dans un monde où la hiérarchie sociale est conditionnée aux couleurs que vous pouvez voir, elle appartient à ce groupe qui ne voit qu'en noir et blanc, qui occupe les bas offices et la classe inférieure de la société.
Jane est aussi une jolie jeune fille, avec un charmant petit nez retroussé. Chose qu'il faut mieux éviter de lui dire, car au moindre compliment sur son nez, elle vous arrache un sourcil. Littéralement.
C'est que Jane est une jeune fille explosive, qui manie le sarcasme et, de temps à autre, le coup de poing. Eddy, chez qui elle travaille - et accessoirement le héros du roman -, tombe immédiatement amoureux d'elle dès qu'elle menace de le tuer, même si elle est un peu étrange, avec ses idées d'égalité, d'autant qu'elle semble en savoir plus que les autres sur les dessous de la société bien rangée dans laquelle ils vivent.
Extrait :
"- Alors, tu as trouvé quelque chose d'utile à leur apprendre ?
Jane m'attendait devant l'école. Elle avait presque l'air contente de me voir, ce qui éveilla aussitôt mes soupçons.
- Je... je me plais à le croire, répondis-je prudemment en regardant autour de moi pour voir s'il y avait des témoins, au cas où elle tenterait quelque chose.
Elle remarqua ma nervosité.
- Qu'est-ce qui t'inquiète comme ça ?
- La dernière fois que tu m'as souri, je me suis retrouvé sous un yateveo [un arbre carnivore].
Elle éclata de rire. C'était un son charmant - qui ne correspondait absolument pas à son caractère. C'était un peu comme si j'avais entendu un poisson éternuer.
- Franchement, dit-elle, est-ce que tu vas ramener ça sur le tapis chaque fois qu'on se voit ? Bon, j'ai menacé de te tuer, et alors ? Ce n'est pas une bien grosse affaire.
- Comment peux-tu ne pas penser que c'est une grosse affaire ?
- D'accord, je vais te faire une démonstration. Vas-y, menace de me tuer.
- Je préfèrerais m'abstenir.
- Allez, Rouquin, ne fais pas l'enfant.
- Bon, si tu y tiens. Je vais te tuer.
- Il faut que tu le dises comme si tu le pensais vraiment.
- JE VAIS TE TUER !
Et elle me donna un coup de poing dans l'oeil.
- Aïe ! Tu m'as fait mal ! Et en quoi ça démontre que ce n'est pas une bien grosse affaire ?
- Là, tu n'as peut-être pas tort, admit-elle d'un air pensif. C'était peut-être un peu malpoli de ma part. Mais enfin, il faut regarder les choses en face. Tu ne sers pas à grand-chose, et le monde continuera certainement de tourner sans toi.
Je me frottai l'oeil.
- Tu sais que tu as une personnalité vraiment charmante ?
- Doucement, dit-elle en souriant encore. C'est moi qui suis censée manier le sarcasme."
(fiche de Milora)
Kyô Sôma, Fruit Basket
Kyô Sôma
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fnsa33.casimages.com%2Fimg%2F2014%2F04%2F30%2Fmini_140430071553594725.jpg&hash=8998a871e32d3c62f7bf043a6499842ce06c681a) (http://www.casimages.com/img.php?i=140430071553594725.jpg)
Oeuvre : Fruit Basket (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,517.msg5282.html#msg5282) par Natsuki Takaya.
Description :
Kyô est un garçon très mystérieux. Comme douze personnes de la famille Sôma, il est victime d'une malédiction et se transforme en l'un des douze animaux du zodiaque chinois, en l’occurrence le chat, au contact d'une personne du sexe opposé. Kyô est celui des Sôma qui porte la malédiction la plus lourde : en effet, il possède un "véritable aspect" ; de plus, il est condamné à être enfermé dans un pavillon privé jusqu'à la fin de ses jours. Résigné à suivre ce sombre destin, il n'avait pas prévu l'arrivée de Tohru, jeune orpheline, qui va bousculer la vie de la famille Sôma... et la sienne.
Extrait :
/!\ ATTENTION ! CETTE DOUBLE-PAGE SE LIT DE DROITE A GAUCHE !! /!\
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
(fiche par Kerena)
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