Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Julie le 26 Avril 2014 à 16:26:30
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Ça commence à faire un moment que je n'ai pas posté de texte ici, deux ou trois semaines à peu près. Ce n'est pas si énorme que ça, mais qu'est-ce que ça m'a manqué ! Alors voilà, dès que j'ai réussi à taper quelque chose qui me plait plus ou moins, je vous le balance, en attendant vos commentaires avec plaisir, comme d'habitude. Bonne lecture :)
La jeune fille courait. Elle enjamba d’un bond un buisson de ronces, baissa la tête pour éviter une branche trop basse. Le bruit de ses pas précipités se mêlait à son souffle saccadé, terrifié. Elle se trouvait dans une forêt immense et sombre. Elle ne savait pas depuis combien de temps elle parcourait cet endroit si inquiétant. Cela lui paraissait une éternité. Et pourtant, elle savait que le chemin serait encore long avant de voir la fin de son calvaire. Si elle y parvenait un jour.
Elle ne savait pas pourquoi elle courait comme ça. Qui d’autre que son ombre la poursuivait ? Elle ne regardait jamais derrière elle. Tout ce dont elle était persuadée, c’était qu’elle voulait en finir, sortir de là, s’enfuir. Son esprit était embrouillé par la peur, la soif, l’épuisement. Elle sentait ses jambes faiblir, se dérober sous elle. Sa respiration était de plus en plus difficile. De longues trainées de sueur parsemaient tout son corps, de son front angoissé à ses chevilles douloureuses.
Elle se heurta à un arbre, et le contourna sans s’arrêter. L’écorce érafla son bras droit et le sang se mit à couler. Elle n’y jeta même pas un regard. Cela faisait des heures, des années qu’elle n’avait pas vu de chemin. Elle continuait d’avancer tout droit, ravagée par les doutes. L’angoisse l’étranglait, la rongeait.
Une racine se trouva sur son passage. La jeune fille trébucha et roula par terre. Elle ne prit pas le temps de s’assurer qu’elle n’avait rien, car elle le savait, elle avait quelque chose. Elle se releva dans le même élan et reprit sa course avec fluidité, comme si rien ne l’avait interrompue, sans prêter attention à ses membres meurtris, blessés.
Des larmes lui montaient aux yeux. Son cœur semblait vouloir déchirer sa poitrine de rage, tant il la martelait violemment. Son corps tout entier tremblait, secoué par les sanglots. La haine et l’incompréhension se mêlaient dans sa tête, la torturant avec toujours plus de force. La hargne et la crainte bloquaient sa gorge et ses poumons, l’empêchant de respirer correctement. Un long frisson parcourut tout son être, ravivant ses brûlures.
Ses pieds pataugeaient dans les herbes sauvages, comme dans les eaux d’un torrent trop fort pour qu’elle puisse s’arrêter. Les émotions lui voilaient les yeux, masquaient l’horizon, engourdissaient son âme. Elle se cogna de nouvelles fois, le sang coulait, tachant ses vêtements déchirés d’une teinte rougeoyante.
Soudain, le sol se déroba sous ses pieds, et ce fut la chute. Elle sombrait, impuissante, terrifiée, dans les profondeurs d’un gouffre noir, sans fin. Ses cris résonnaient sur les parois invisibles, son corps était plus douloureux que jamais.
Elle se releva brusquement dans son lit, trempée de sueur. Son souffle était rapide et sec, ses membres tremblaient violemment. Les larmes inondaient son visage. C’était le même rêve, toujours le même. Chaque nuit.
Elle baissa lentement les yeux en tentant de se calmer. Une tache écarlate luisait sur son tee-shirt lacéré.
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Marrant, ça me rappelle un truc que j'ai écrit à propos d'un de mes rêves. Mais c'est beaucoup plus flippant chez toi !
Bravo :) ça se lit tout seul ce genre de textes. Je m'attendais à la première chute, celle du rêve, mais alors la deuxième.... Wow wow wow !
On attendrait une suite, pour comprendre pourquoi ^^
"Elle ne prit pas le temps de s’assurer qu’elle n’avait rien, car elle le savait, elle avait quelque chose."
Il y a juste cette phrase que je trouve tournée bizarrement.
Désolée, mon commentaire est très court, mais je ne trouve rien d'autre à dire. Au plaisir de te lire à nouveau !
PS : Tu n'aurais pas commenté un de mes textes ? Ton pseudo me dit quelquechose...
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Merci beaucoup ! Ça me fait très plaisir :)
"Elle ne prit pas le temps de s’assurer qu’elle n’avait rien, car elle le savait, elle avait quelque chose."
Il y a juste cette phrase que je trouve tournée bizarrement.
J'ai beau retourner la phrase dans ma tête, je ne vois pas vraiment comment la tourner autrement... Une suggestion ?
Oui, j'ai commenté ton texte "Nos maîtres sont morts", qui m'a bien plu. Comme ça on est quittes ^^
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C'est bien ce qu'il me semblait ^^
"Elle ne prit pas le temps de s'assurer qu'elle n'avait rien, car elle était sûre qu'elle s'était blessée"
Pas terrible, tu me diras, mais je tente ^^
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Oui c'est une idée, mais ce que je voulais dire par ce "quelque chose", ce n'était pas seulement les blessures physiques, mais aussi morales. Je me laisse le temps de la réflexion. ^^
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J'avais pris cette phrase comme blessures morales. Ca ne m'avait pas choqué, c'est une construction inhabituelle mais c'est efficace, je trouve. (bonjour !)
Remarque d'ordre général : tu utilises beaucoup la construction sujet - verbe - COD (surtout dans la seconde moitié du texte). Du coup, ça devient un peu monotone :
Une racine fit ceci... La jeune fille fit cela... Elle fit ceci... Elle fit cela...
Elle se heurta à un arbre, le contournant sans s’arrêter.
"le contournant" au gérondif, ça veut dire qu'elle fait les deux actions de manière simultanée : elle se cogne à l'arbre et le contourne. Ca me paraît physiquement impossible ;)
"Heurter" et "sans s'arrêter" me paraissent assez difficiles à réconcilier aussi. A moins qu'elle n'ait heurté l'arbre qu'avec son épaule, mais ça la ralentirait quand même, et le "sans s'arrêter" m'a vraiment donné l'impression d'une vitesse constante... Si elle prend le temps de le contourner, ça implique aussi d'être ralentit. Enfin, je ne suis pas très claire, mais c'est comme si trois idées impossibles à juxtaposer se retrouvaient dans la même phrase : heurter l'arbre, le contourner, ne pas s'arrêter.
Une racine se trouva sur son passage.
"Se trouver" au passé simple, ça sonne assez étrange. Le passé simple exprime ici une action limitée dans le temps, un évènement ponctuel, alors que le verbe "se trouver" implique plus de constance (la racine est là depuis un bout de temps). En fait, tu peux faire beaucoup plus simple, par exemple : Son pied se pris dans une racine.
Pour être honnête, j'ai eu du mal avec la fin. "C'était un rêve" puis "mais peut-être pas"... c'est assez attendu, donc ça ne m'a pas pris par surprise.
Sinon, j'ai apprécié la lecture, les jeunes filles qui courent dans la forêt c'est chouette. Ca m'a un peu rappelé les ambiances du type Labyrinthe de Pan, mélange conte/horreur, c'est mon dada :mrgreen:
Une petite question pour la fin, tu as beaucoup de phrases où tu répètes une idée ("Elle sentait ses jambes faiblir, se dérober sous elle."), ou alors tu décris deux éléments ("Son souffle était rapide et sec, ses membres tremblaient violemment."), bref, beaucoup de constructions binaires. C'est exprès ?
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Maintenant que tu me le dis, cette utilisation de la forme sujet - verbe - COD me saute aux yeux. Il faudra que je fasse vraiment attention à ça dans mes prochains textes. J'examinerai celui-ci un peu plus en profondeur un de ces jours, là je commence à fatiguer. ^^
Elle se heurta à un arbre, le contournant sans s’arrêter.
"le contournant" au gérondif, ça veut dire qu'elle fait les deux actions de manière simultanée : elle se cogne à l'arbre et le contourne. Ca me paraît physiquement impossible ;)
"Heurter" et "sans s'arrêter" me paraissent assez difficiles à réconcilier aussi. A moins qu'elle n'ait heurté l'arbre qu'avec son épaule, mais ça la ralentirait quand même, et le "sans s'arrêter" m'a vraiment donné l'impression d'une vitesse constante... Si elle prend le temps de le contourner, ça implique aussi d'être ralentit. Enfin, je ne suis pas très claire, mais c'est comme si trois idées impossibles à juxtaposer se retrouvaient dans la même phrase : heurter l'arbre, le contourner, ne pas s'arrêter.
Dans ma tête, elle s'y cogne le bras mais continue à avancer en se frottant le bras contre le tronc. Je reconnais que ce n'est pas très bien dit, ça prête à confusion. J'y réfléchirai aussi.
Les constructions binaires, ce n'est pas particulièrement volontaire, je crois juste que c'est mon style. Parce que quand j'écris, je fais une phrase simple et ça ne me suffit jamais. C'est trop simple. Alors je mets une deuxième chose. Et mettre "et" entre les deux est trop banal, alors voilà ce que ça donne. Je ne m'en étais pas particulièrement aperçue, c'est intéressant de remarquer ce genre de chose, comme la forme S-V-COD. :)
Je préviens juste que je viens de changer le dernier mot, qui était "déchiqueté", pour "lacéré", qui convient mieux je trouve. Dîtes-moi ce que vous en pensez.
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La jeune fille courait. Elle se trouvait dans une forêt immense et sombre. Elle enjamba d’un bond un buisson de ronces, baissa la tête pour éviter une branche trop basse.
J'ai du mal avec ce début : les phrases finissent trop abruptement, on attend quelque chose suive et non, c'est un point.
Sa respiration était de plus en plus difficile, laborieuse.
Ça fait un peu pléonasme, non ?
Je ne garderai que laborieuse perso
Elle se heurta à un arbre, le contournant sans s’arrêter.
Pourquoi un participe présent ? Un passé simple serait plus fluide à mon avis.
sans prêter attention à ses membres meurtris, blessés.
idem que plus haut pour le pléonasme
Les émotions lui voilaient les yeux, masquaient l’horizon, engourdissaient son âme
Je ne comprends pas vraiment de quoi tu parles :/
le sang coulait, tâchant
tachant
J'ai eu peur en lisant le début de la chute mais en fait c'est pas si mal :mrgreen:
Bon sinon je n'ai pas apprécié plus que ça. J'ai eu généralement du mal à voir où tu nous emmenais - pas dans l'idée où je veux comprendre la fin, mais plutôt pourquoi tu nous racontais ça. C'est un peu embrouillé je crois.
A la prochaine !
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Merci de ton commentaire, désolée que ça ne t'est pas plu. :-\
Pour les pléonasme, je crois que c'est un de mes plus grands défauts dans l'écriture, j'ai tendance à vouloir en faire trop. Certains ne sont pas si moches mais d'autres carrément inutiles. Je corrige le premier.
Bon, tu es la deuxième personne à relever ce problème de participe présent, je le change aussi.
Les émotions lui voilaient les yeux, masquaient l’horizon, engourdissaient son âme
Je ne comprends pas vraiment de quoi tu parles :/
Les émotions sont matérialisées par des larmes qui lui embuent les yeux et la gênent. Pour "engourdissaient son âme" par contre, c'est bien les sentiments et non les larmes.
Je corrige "tachant" (pourtant je le sais, impossible de me le mettre dans la tête :vaurien:).
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Coucou Julie,
La jeune fille courait. Elle se trouvait dans une forêt immense et sombre. Elle enjamba d’un bond un buisson de ronces, baissa la tête pour éviter une branche trop basse.
je trouve que ton début manque de rythme. Pourtant, c'est un moment capital. Si t'accroches ton lecteur dès les premières lignes, c'est gagné, il va lire ton texte. Je te conseille donc de passer beaucoup de temps dessus une fois ton premier jet fini.
Là par exemple, c'est assez maladroit ce "Elle blablabla. Elle blablabla". Il faut que tu varies, ça t'aidera à mettre plus de rythme. Tu es en train de parler de quelqu'un qui court. On est donc censé être en plein dans l'action, du coup, c'est assez maladroit de rester dans la description. Au pire, tu nous donneras des éléments de décor au fil du texte mais reste concentrée sur ton personnage, sur le fait qu'elle court, sur son rythme cardiaque, tout ça.
Elle ne savait pas depuis combien de temps elle parcourait cet endroit si inquiétant.
le "si" est-il vraiment utile ? On a bien compris que c'était un endroit inquiétant avant même que tu nous le dises. C'est limite un cliché qu'une forêt soit effrayante. :D
Et pourtant, elle savait que le chemin serait encore long avant de voir la fin de son calvaire. Si elle y parvenait un jour.
là encore, conseil que tu prends ou tu jettes. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée d'utiliser de "grands" mots dès le début de ton texte. Un "calvaire", a priori, c'est pas le petit ennui. Sauf qu'on ne sait pas qui elle est et ce qu'elle fuit. Du coup le terme de "calvaire" ne renvoie à rien pour le lecteur. Conséquence : ça donne un effet too much. Je veux bien te croire que c'est un calvaire mais donne-moi des preuves pour que je le fasse. J'avais un prof en 4e qui nous disait "n'écrivez rien de gratuit". C'est un bon conseil, je pense. Evite autant que possible toute affirmation facile qui ne repose sur rien dans le texte.
De longues trainées de sueur parsemaient tout son corps, de son front angoissé à ses chevilles douloureuses.
pour moi, t'es un peu trop dans la description là. Passe par la case "pensée de mon personnage" et donne-nous directement son ressenti. Sois en elle :P
Elle ne prit pas le temps de s’assurer qu’elle n’avait rien, car elle le savait, elle avait quelque chose.
:D
Son cœur semblait vouloir déchirer sa poitrine de rage,
pas très convaincue par l'utilité (au niveau du sens et du rythme) de "de rage", sans, c'est pas mieux ?
Son corps tout entier tremblait, secoué par les sanglots.
hm, j'ai du mal à imaginer quelqu'un secoué de sanglots capable de courir... ça me semble difficilement compatible
La haine et l’incompréhension se mêlaient dans sa tête, la torturant avec toujours plus de force.
fais attention, tu passes sans cesse du coq à l'âne, du coup, j'arrive pas à suivre ton personnage. De quelle haine et de quelle incompréhension parles-tu? explique !
La hargne et la crainte bloquaient sa gorge et ses poumons, l’empêchant de respirer correctement. Un long frisson parcourut tout son être, ravivant ses brûlures.
exemple magistral de ma ligne précédente. En deux phrases, tu passes de la fille qui suffoque, au frisson qui la parcourt. Là encore ça me semble difficile de mettre ça sur le même plan temporel. Suffoquer, c'est quand même, ne plus respirer correctement. Respirer, c'est vital. Donc quand tu suffoques, le frisson, il te passe au-dessus de la tête.
Reste précise. A la limite, ça peut paraître con, mais fais un essai. Va piquer un sprint près de chez toi et analyse ce qui se passe.
Ses pieds pataugeaient dans les herbes sauvages, comme dans les eaux d’un torrent trop fort pour qu’elle puisse s’arrêter.
elle suffoquait et donc elle s'arrête pas ? C'est pas très réaliste ton truc. Pense aussi à te focaliser sur quelque chose et à ne pas t'éparpiller.
Les émotions lui voilaient les yeux, masquaient l’horizon, engourdissaient son âme.
même chose, tu passes des pieds à ses émotions.... c'est pas possible, il te faut un fil directeur entre CHACUNE de tes phrases, sinon, c'est juste le bordel :-\
Elle se cogna de nouvelles fois, le sang coulait, tachant ses vêtements déchirés d’une teinte rougeoyante.
pareil, tu nous parlais de ces émotions juste avant, pourquoi tu passes à autre chose ? Ton lecteur a envie de savoir pourquoi elle court et ce qu'elle ressent donc parle-nous de ses émotions ^^
Une tâche écarlate luisait sur son tee-shirt lacéré.
tache (c'est facile, rajouter une accent, ça demande un effort, donc un travail, donc une tâche à effectuer)
Un peu comme mes deux derniers collègues, j'ai pas trop accroché. Je trouve la fin un peu déjà vu. Dans un ensemble plus long, peut-être, mais tel quel, je reste sur ma faim, moi.
Y a une chose que tu peux améliorer, c'est ce que j'ai essayé de t'expliquer dans mon commentaire : tu vas trop vite. Prends ton temps. Sélectionne ce que tu veux nous dire. Focalise-toi sur les choses importantes que tu veux faire passer et prends ton temps pour le faire. Là, j'ai eu l'impression de voir une scène filmée par 100 caméras changeant constamment d'angles de vue mais pour montrer une même chose : une fille qui court dans une forêt. C'est quand même dommage de résumer ton texte en cette phrase-là. Mais c'est parce qu'au fond, tu ne nous dis rien d'autre. Tu pourrais pourtant nous parler de ces émotions. Expliquer ce qu'elle hait ou ce qu'elle ne comprend pas. La faire souffler aussi, hein, je doute qu'elle soit championne olympique. :P
Bref, mon conseil principal, ce serait ça : prends ton temps et surtout veille à ce que chaque phrase que tu écrives découle d'une manière ou d'une autre de la précédente. Un texte, c'est comme un jeu de légo si tu veux, tout se construit par rapport à un autre bout. Suffit pas d'empiler, il faut construire.
Quoi qu'il en soit, tu es jeune. Donc pas d'inquiétude. Tu as tout le temps devant toi pour progresser et faire plein de super textes donc ne lâche rien ;)
Je lirai ton prochain texte !
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Le texte est bon mais comme d'autres je n'ai pas accroché au début, pour la simple et bonne raison qu'on ne nous a pas présenté le personnage...
Comment est-elle habillée. A t-elle un smartphone qui enregistre son pouls, sa "podométrie", les kilomètres, parcourus, les calories brûlées, l'épaisseur de corne sous les pieds, la quantité de sueur dans les sous vêtements etc. :D
Peut-être qu'elle n'a au contraire pas pris son portable et qu'elle n'a donc pas intérêt à se blesser...
Est-ce qu'elle sait où elle va? Le risque de se perdre en forêt est énorme!
Voilà, un bon texte à développer car on veut en savoir plus! :)
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Merci de vos nombreux commentaires, j'ai fait quelques modifications. :)
Désolée que ça ne plaise pas à tout le monde.
Til : Elle ne sait pas où elle est, elle ne sait pas où elle va, elle ne sait pas ce qu'elle fait, elle ne sait pas d'où elle vient, elle ne sait pas ce qu'elle fuit... Je n'ai pas précisé ses vêtements ni un quelconque matériel pour courir puisqu'elle n'a que des habits très simples, tee-shirt, pantalon, et elle n'a aucune affaire, aucun matériel. Elle ne court pas pour faire du sport et se sculpter une silhouette de rêve pour l'été :relou:
ernya : Je crois que cet effet de confusion et de mélange est volontaire car l'héroïne est elle-même perdue dans ses pensées. Elle ne sait plus ce qui lui arrive et panique. J'ai en quelque sorte voulu retranscrire ses pensées, même si c'est assez maladroit.
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L'écriture du corps, des sensations, des émotions. On suit le personnage dont tu retraces bien la course effrénée. Mais la chute est décevante. Ce n'était qu'un rêve. L'idée est banale. Toutefois je comprends que tu as vécu fortement ce rêve et il y avait urgence à le distancier de toi par l'écriture. C'est probablement la dimension thérapeutique de l'écriture. C'est comme ça et je le respecte. Toutefois ne pourrais-tu pas te servir de ce rêve prégnant, cette matière première, pour en faire un récit, une nouvelle, avec une structure narrative ? La littérature se nourrit souvent des rêves en nous faisant ignorer toutefois qu'ils en sont la source...
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Merci de ton commentaire :)
En revanche, ce n'est pas qu'un rêve, car "Une tache écarlate luisait sur son tee-shirt lacéré."
Et détrompe-toi, je ne l'ai pas rêvé, tout sort directement de mon cerveau. ^^
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Du coup on pourrait en savoir plus sur ce qui s'est vraiment passé, des indices dans son lit, Est-ce qu'elle s'est changée en loup garou? A-t-elle tué quelqu'un?
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Difficile à dire, je ne sais rien de plus que ce que j'ai écrit, et c'était le but de laisser planer le mystère. J'aime bien faire ça dans mes petits textes. A la fin, le lecteur se demande ce qu'il faut en penser, il se pose des questions, fait des hypothèses, et finalement chacun imagine ce qu'il veut. ^^