Ce roman, premier de Hesse, est génial.
Je dois dire avant que j'ai été un brin dessus par la fin, sans doute pensant y trouver plus
Ce qui est passionant, c'est que Hesse a été élevé entre protestanisme et sa mère d'origine indienne : ca transpire, dans tout le roman et surtout le milieu, la confrontation directe et éprouvée par le personnage principal des valeurs protestantes et catholiques qui opposent Bien/mal (grande critique via l'ami Max Demian, très juste), et les valeurs plus hindouistes de se trouver soi-même. Il en fait presque une secte via l'image d'Abraxas et un joueur d'orgue qui devient un mentor spirtuel.
On part de l'enfance, où le personnage est maltraité par un camarade (très bien traité par l'auteur, la maltraitance entre enfants), l'âge adolescent où les monde se rencontrent avec fracas, et le début de l'âge adulte (on s'en arrête à la guerre qui vient)
Mais au final ce qui est intéressant, au delà de l'écriture très juste et prenante de Hesse (c'est marrant je viens de me rendre compte que je vient de lire 3 romans parlant de lycée/collegiens en avant/début guerre en Allemagne, celui-là était de très loin le meilleur), bref ce qui est intéressant, au delà encore de la justesse des différentes phases d'apprentissage de la vie à travers son personnage, c'est l'approche quasi mystique qu'il a du monde, sans le dire, sans en avoir peur.
Se trouver soi-même et pour ça, écouter le monde. Apprendre des signes du monde, suivre où ils mènent et tirer des apprentissages sur soi-même. En fait je ne peux que me dire qu'il "sait". Qu'il a approché du secret du fonctionnement de la vie et que même si on y croit pas, on ne pourra à mon avis s'empêcher d'y trouver une part de vérité. Mais lui, il sait.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Bref, m'en vais lire Siddharta.
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Alors... en fait je triche, j'ai pas lu lui
Mais Hermann Hesse m'a bluffé total avec
Siddartha
Il faut en parler c'est capital !