Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Soul le 22 mars 2014 à 15:25:49
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Tu te souviens de moi ? Oui, je sais, c’est dur. On me dit souvent que j’ai beaucoup changé. Tu sais où je suis ? Oui, tu as deviné. A l’endroit où nous étions la dernière fois que tu as été mon ami. Tu vois ce que je veux dire. Sur la grève, qu’est-ce que j’ai l’air con à causer au Génie de la navigation, les mains sur les barreaux qui entourent cette statue. Je ferme les yeux, et je me souviens.
Toi, mon frère et moi. On était trois mousquetaires, affrontant des ennemis invisibles avec nos bâtons, dans les forêts du mont Farron, un parc au milieu de la route, ou bien dans la rue. On était les héros de nos films, des jeux vidéo, des dessins animés. Je me souviens, des fous rires et des disputes sans importance. Sans importance, jusqu’à-ce qu’on dépasse les bornes. Si je t’en veux ? Comment pourrais-je t’en vouloir ? Même si mon frère s’était rangé de ton côté, je crois avoir été le plus con des deux. Des trois. Mais on était que des gosses !
Si j’en veux à quelqu’un, c’est à eux, eux qui ont décidé que c’en était assez ; ensuite tu es devenu l’ami de mon frère, plus le mien. Parce qu’ils en avaient décidé ainsi.
Alors que c’était moi, je me souviens, c’est avec moi que tu étais ami au début, juste moi. Je me souviens, de la première fois où nous nous sommes vus. J’étais dans le bureau de ma mère, au CICAS du var, gribouillant laborieusement sur une feuille blanche ce qui aurait dû être un dragon, mais avait plutôt tendance à ressembler à un croisement entre un palmier et un crocodile biscornu. Et puis tu es arrivé avec ton père, et tes tableaux dans les mains. De superbes peintures. Tous autour de toi étaient bouche bée, et poussaient des « ouah » admiratifs.
Je ne te l’ai surement jamais dit, mais à ce moment-là je t’ai haï, parce que je venais de comprendre que les grandes personnes me disaient « très joli ton dessin » pour se débarrasser. Je venais d’apprendre l’hypocrisie. Mais j’ai vu que tu étais sympa comme garçon, et puis on s’est très vite entendus. Et puis on s’est aimés. Parce que l’amitié c’est choisir d’aimer, c’est beaucoup plus fort que n’importe quelle autre passion.
Je me souviens aussi de la dernière fois où on s’est vu, lors d’un week-end de trois jours dans les Alpes. J’aurais peut-être dû me douter, puisqu’on nous interdisait de nous voir, puisqu’on ne se retrouvait que de plus en plus rarement à jouer ensemble, que ce serait la dernière. Si je pouvais revivre un seul jour de mon passé, je le choisirais parmi ces trois-là. Si j’avais su, si j’avais pu savoir que ces jours sous le soleil du sud, ces interminables randonnées dans les montagnes, ces aventures qu’on s’inventait en jouant tous les trois dans les parcs, les jardins, les places de la vallée d’Allos, seraient nos derniers moments ensemble, je t’aurais volontiers pris dans mes bras.
Comme on était des gosses, cette idée stupide ne me serait jamais venue à l’esprit. Mais maintenant, j’aimerais tellement pouvoir le faire…
Tout ça, c’est à cause d’eux. Tu as fini par ne même plus fréquenter mon frère, ç’a été silence radio, à cause d’eux. Les parents. Ils se sont engueulés, je crois, et puis ils nous ont oubliés, nous les gosses, et ont oublié qu’on avait passé la moitié de notre vie ensemble.
Et maintenant j’ignore où tu es, ce que tu es devenu, si comme moi tu as beaucoup changé. Les amis, ça va ça vient, mais quand ils vont de cette façon, ceux qui viennent ne peuvent pas les remplacer.
Parce que c’est dur de perdre un ami. Ce qui est encore plus difficile, c’est que vous ayez l’idée, après qu’on vous ait séparé d’un ami, qu’il puisse vous avoir oublié.
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Le texte n'est pas très explicite alors on met un peu ce qu'on veut derrière.
Mais les sentiments sont très bien rendus.
J'aime beaucoup cette histoire d'enfants séparés par les adultes et imaginer ce grand garçon qui garde cette faille en fidélité. Plein de grands sentiment humains dans leurs petites vit et puis les adultes qui balaient tout...
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Salut,
A l’endroit où nous étions la dernière fois que tu as été mon ami.
Un accent sur le " A "
Dans ton texte j'ai remarqué six " souviens " Peut-être serait-il possible de remplacer certains par des synonymes.
J'ai remarqué aussi plusieurs endroits ou il serait judicieux, à mon gout, de mettre des virgules.
Sinon moi aussi j'ai bien aimé cette histoire et c'est plutôt bien écrit :)
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Joli texte, Soul,
J'aime bien ce sujet de l'amitié tel que tu le traites.
Et l'enfance, ce n'est pas facile à transcrire.
Merci.
Donald
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Merci pour ce beau texte, ça me ramène à mes amitiés perdues. C'est simple et ça touche bien comme il faut.
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On était les héros de nos films, des jeux vidéo, des dessins animés.
plutôt "de jeux vidéo, de dessins animés" à cause du "de nos films"
. Je me souviens, des fous rires et des disputes sans importance.
pas la 1ere virgule
Je me souviens, de la première fois où nous nous sommes vus.
idem
mais avait plutôt tendance à ressembler à un croisement entre un palmier et un crocodile biscornu.
"vait plutôt tendance à ressembler " lourd
Sympa. Je ne considère pas vraiment le texte comme une "vraie" nouvelle, mais en tant que texte "comme ça", il est pas mal. Le je/tu est bien utilisé. Par contre j'ai trouvé le début trop confus, j'ai mis du temps à rentrer dans le texte, c'était un peu poussif.
Surtout qu'en relisant le début, je ne trouve pas les 2 premiers paragraphes très en accord avec le reste :
Sans importance, jusqu’à-ce qu’on dépasse les bornes.
à la 1ere lecture on sait aps encore de quoi ça cause, donc on peut s'attendre à ce que le dépassement de bornes ait son importance, alors que non
Même si mon frère s’était rangé de ton côté, je crois avoir été le plus con des deux. Des trois.
c'est pas développé plus tard je crois
Bref la deuxième partie du texte est sympa mais ne va pas avec le début je trouve, c'est pas accordé, c'est dommage.
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Lysea:
Le texte n'est pas très explicite alors on met un peu ce qu'on veut derrière.
Et c'est normal, je ne voulais pas me focaliser sur les évènements, mais plutôt sur les émotions et sentiments. Le but n'était pas d'écrire une histoire, mais un ressenti plutôt.
Kailiana :
. Je me souviens, des fous rires et des disputes sans importance.
pas la 1ere virgule
Je me suis relu plusieurs fois, et je ne crois pas que ces virgules gênent le rythme, au contraire.
Sans importance, jusqu’à-ce qu’on dépasse les bornes.
à la 1ere lecture on sait aps encore de quoi ça cause, donc on peut s'attendre à ce que le dépassement de bornes ait son importance, alors que non
Même si mon frère s’était rangé de ton côté, je crois avoir été le plus con des deux. Des trois.
c'est pas développé plus tard je crois
Et je ne vois pas pourquoi ça devrait l'être. Je ne veux pas raconter en détail, mais seulement que le lecteur comprenne pourquoi les enfants ont été séparés ce qui est, je pense, le plus important pour le texte.
Merci pour vos commentaires en tout cas :D
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Alors pour mes commentaires (désolée j'ai fais un peu vite, faut pas hésiter à commenter les commentaires comme tu le fais ^^) :
Je me souviens, des fous rires et des disputes sans importance.
ça ne gène pas trop le rythme, mais ce n'est aps correct. Donc si tu maitrises VRAIMENT ce que tu fais, tu peux t'amuser avec la ponctuation oui, mais il faut s'attendre à ce que certains te fassent la remarque. Ce qui n'empêche pas que tu puisses le laisser ainsi, SI tu sais que c'est plus correct de ne pas mettre la virgule (normalement on ne sépare par le verbe de la suite)
Sans importance, jusqu’à-ce qu’on dépasse les bornes.
à la 1ere lecture on sait aps encore de quoi ça cause, donc on peut s'attendre à ce que le dépassement de bornes ait son importance, alors que non
Même si mon frère s’était rangé de ton côté, je crois avoir été le plus con des deux. Des trois.
c'est pas développé plus tard je crois
Et je ne vois pas pourquoi ça devrait l'être. Je ne veux pas raconter en détail, mais seulement que le lecteur comprenne pourquoi les enfants ont été séparés ce qui est, je pense, le plus important pour le texte.
le truc du "dépasser les bornes", c'est qu'à la 1ere lecture je cherchais dès le début où tu voulais en venir, quelle était la situation, alors qu'on n'avait pas encore toutes les informations. Donc quand tu écris "Sans importance, jusqu’à-ce qu’on dépasse les bornes. ", le lecteur peut s'attendre à ce que dans la suite du texte, il y ait un gros changement provoqué par ce "dépassement de bornes", et que l'auteur montre ensuite les conséquences de ce changement - ce que je n'ai pas vu dans la suite. En gros tu promets au lecteur que tu vas lui montrer quelque chose alors qu'en fait non (bien sûr chaque lecteur a son interprétation, donc en pratique c'est plus compliqué car ce n'est pas une vraie promesse, c'était juste MON ressenti, mais généralement quand un lecteur pense un truc, y'en a au moins quelques autres qui le pensent aussi ^^)
Idem pour "Même si mon frère s’était rangé de ton côté, je crois avoir été le plus con des deux. " : je n'ai pas vu à quoi ça se rapportait dans la suite.
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ça ne gène pas trop le rythme, mais ce n'est aps correct. Donc si tu maitrises VRAIMENT ce que tu fais, tu peux t'amuser avec la ponctuation oui, mais il faut s'attendre à ce que certains te fassent la remarque. Ce qui n'empêche pas que tu puisses le laisser ainsi, SI tu sais que c'est plus correct de ne pas mettre la virgule (normalement on ne sépare par le verbe de la suite)
Tout à fait, seulement je ne vois pas l'intérêt d'écrire, si c'est pour écrire "normalement".
truc du "dépasser les bornes", c'est qu'à la 1ere lecture je cherchais dès le début où tu voulais en venir, quelle était la situation, alors qu'on n'avait pas encore toutes les informations. Donc quand tu écris "Sans importance, jusqu’à-ce qu’on dépasse les bornes. ", le lecteur peut s'attendre à ce que dans la suite du texte, il y ait un gros changement provoqué par ce "dépassement de bornes", et que l'auteur montre ensuite les conséquences de ce changement - ce que je n'ai pas vu dans la suite.
Mais il y a un gros changement provoqué par ce "dépassement de bornes", et les conséquences qui vont avec :
"Si j’en veux à quelqu’un, c’est à eux, eux qui ont décidé que c’en était assez ; ensuite tu es devenu l’ami de mon frère, plus le mien. Parce qu’ils en avaient décidé ainsi."
Idem pour "Même si mon frère s’était rangé de ton côté, je crois avoir été le plus con des deux. " : je n'ai pas vu à quoi ça se rapportait dans la suite.
Et là, je ne vois pas trop pourquoi ça devrait se rapporter à quelque chose dans la suite. Ça a surtout un rapport avec le "dépassement de bornes".
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Mais c'est quoi le dépassement de bornes ? :-[
Tout à fait, seulement je ne vois pas l'intérêt d'écrire, si c'est pour écrire "normalement".
je suis bien d'accord, et je le fais aussi ; c'est à toi de faire tes modifications en fonction du commentaire, mais tu n'as pas à modifier ton texte exactement comme te le disent les lecteurs, c'est pas le but ! Mais, perso, quand je tente des styles particuliers ou autres, j'aime savoir si un lecteur n'a pas apprécié ; après je modifie ou pas, ça dépend. Très souvent je ne modifie pas sur le moment car je tiens à la particularité, puis des mois/années plus tard à la relecture, je m'aperçois qu'en fait, c'était peut-etre un peu maladroit, donc je change (d'où l'intérêt du commentaire) ; parfois je ne change pas car j'y tiens vraiment. Bref, tout ça pour dire que c'est toujours l'auteur qui a le dernier mot sur son texte, mais malgré tout je préfère dire ce que je pense/ressens au moment de la 1ere lecture, car on a du mal à voir le texte d'un oeil extérieur quand on vient d'écrire un texte et ça aide ^^
Idem pour "Même si mon frère s’était rangé de ton côté, je crois avoir été le plus con des deux. " : je n'ai pas vu à quoi ça se rapportait dans la suite.
Et là, je ne vois pas trop pourquoi ça devrait se rapporter à quelque chose dans la suite. Ça a surtout un rapport avec le "dépassement de bornes".
en fait personnellement, dans un texte court comme ça, ça m'énerve que l'auteur parle d'un truc sans qu'on sache ce qu'il veut dire au juste ; j'attends que ce soit éclairé dans la suite. Et là cette phrase, je ne l'ai pas comprise.
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En fait, je ne dis pas grand-chose (rien) sur le dépassement de bornes, parce qu'ainsi on peut se l'imaginer et, je suppose, plus facilement s'identifier à la situation et comprendre les émotions du narrateur :)
Mais si tu tiens vraiment à avoir une explication, de mon esprit : "Un jour, à l'une de ces disputes sans importances, j'ai une réaction exagérée, susceptible et ça devient une guéguerre, mon frère se range du côté de mon ami. Et puis, ayant l'impression que les choses dégénèrent, les parents décident de nous séparer."
C'est une possibilité parmi beaucoup d'autres...
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Hello Soul.
Ton texte me touche, profondément, et je trouve que la fin est particulièrement poignante. Il y a une force émotionnelle incroyable qui s'en dégage, j'ai été complètement happé, et du coup les défauts, s'il y en a, je ne les ai pas vu.
Comme toi, j'ai déjà joué sur la note nostalgique avec ma nouvelle "Trois", le début de ton récit m'y a d'ailleurs fait penser, mais je pense que nos intentions d'auteur n'étaient pas du tout les mêmes, et puis surtout, je ressens, je ressens une vraie authenticité presque autobiographique (sans savoir si c'est le cas).
Tu as raison, on s'en fout un peu de ce qui a brouillé les deux amis, l'important c'est cette amitié brisée par d'autres. Il y a juste un truc que je n'ai pas compris : puisque ce sont les parents qui ont décidé que les deux amis ne devaient plus se voir, pourquoi autorisent-ils alors l'amitié entre le frère du narrateur et l'ex-ami de ce dernier (puisqu'ils ont les mêmes parents)?
Voilà, sinon je suis complètement sous le charme de ton texte. Complètement.
A bientôt.
Avent'
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Merci Avent', ton com' m'a fait plaisir :D
je ressens une vraie authenticité presque autobiographique (sans savoir si c'est le cas).
Touché.
Il y a juste un truc que je n'ai pas compris : puisque ce sont les parents qui ont décidé que les deux amis ne devaient plus se voir, pourquoi autorisent-ils alors l'amitié entre le frère du narrateur et l'ex-ami de ce dernier (puisqu'ils ont les mêmes parents)?
Le frère s'étant rangé du côté de l'ex-ami lors du fameux "dépassement de borne", les parents ont pensé qu'il vaudrait mieux les laisser ensemble, les séparant du narrateur qui semble pour eux avoir été un autre camp.
Arrêtez de m'obliger à donner des explications :'(
Bref, merci à toi Avent' ^^
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Ce n'était pas une obligation d'expliciter. C'était juste une interrogation que j'avais. Je ne force jamais les gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire.
Et je comprends ta douleur. Je l'ai sentie à ma lecture.
J'ai vraiment été touché.
A bientôt.
Avent'
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Tu vois ce que je veux dire. Sur la grève, qu’est-ce que j’ai l’air con à causer au Génie de la navigation, les mains sur les barreaux qui entourent cette statue. Je ferme les yeux, et je me souviens.
perso, je trouve que ce début rame un peu. Les transitions se font difficilement et du coup ça rend la lecture un peu trop hachée.
Je me souviens, de la première fois où nous nous sommes vus.
j'ai du mal à comprendre pourquoi tu choisis cette syntaxe-là
Texte personnel ?
Je rejoins pas mal Kail, j'aurais bien aimé en savoir plus sur ce qui a entraîné la crise. Je trouve que ça manque pas mal au texte.
Je ne sais pas trop quoi dire, en l'état, je pense que y a moyen de l'améliorer, de le rendre plus "poignant" en ajoutant quelques éléments pour plus impliquer ton lecteur. Mais je comprends aussi que ce soit difficile d'aborder la crise si c'est un texte personnel.
En l'état, je suis plus touchée par le fait que je sens que c'est personnel que par le texte en lui-même en fait. :-\
Un truc qui marche bien quand même : les nombreux échos au titre, ça fait une sorte de rengaine qui donne beaucoup de couleurs au texte.
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En l'état, je suis plus touchée par le fait que je sens que c'est personnel que par le texte en lui-même en fait.
Je suis d'accord avec Ernya.
J'ai aussi attendu l'explication des événements déclencheurs.
C'est cela dit un beau texte, mais on en voudrait plus et plus de cohérence entre le début et la fin.
Rémi
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Un texte très touchant, où l'on constate que, une fois encore, les enfants font les frais des 'affaires des grands'. J'aime ce style simple et dépouillé, et puis l'adresse directement au lecteur. Merci.
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Beau texte, touchant, bien écrit.
Parce que l’amitié c’est choisir d’aimer
--> Bien dit.
Le petit défaut, je trouve, c'est le mélange entre les adultes qui séparent les enfants et l'ami qui part avec le frère. Si tu t'inspire d'un véritable vécu, ces détailles apportent en fin de compte peu, surtout pour un texte aussi court, et tu ferais mieux de rester sur l'idée des adultes, sans passer par l'ami qui préfère le frère, ça embrouille un peu trop le lecteur quant à ce que tu veux dire. Si tu ne t'inspire pas d'un véritable vécu, alors tu n'as rien à perdre, modifie, clarifie !
Merci du partage en tous cas.
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Bonjour !
Pour ma part, j'ai trouvé que c'était un très beau texte. C'est vrai que ça ramait un peu au début, mais après c'est devenu beaucoup plus fluide, et je trouve que cette typographie un peu aléatoire ne gêne pas du tout la lecture et, au contraire, renforce peut-être un peu le côté "enfantin", même si l'auteur n'est plus un enfant.
Pour moi, je ne trouve pas que l'évocation de la raison de la crise soit importante, d'ailleurs tu le dis juste avant, "des disputes sans importance", je trouve plutôt que le plus important est le reste du texte, et que la crise, à la limite, on se fiche de savoir ce que c'est, c'est sûrement une crise "d'enfants" comme il y en a trois fois par jour dans un petit groupe, une dispute sans importance, qui étais juste spéciale parce que la première fois, le frère du narrateur se rangeait contre lui. (oui, il y a beaucoup de fois le mot "important" dans cette phrase)
Enfin, ça c'est mon point de vue ^^
Voilà, en tous cas merci pour ce texte très touchant !