Souvent déçu parce que qu'un film ne reprends jamais l'intégralité des événements qui se passent dans le bouquin (question de durée), mais pour le quoi il y a de mauvaises coupures ect.. Et puis quand on lit le livre, on a certaines images dans la tête qui correspondent rarement à ce qu'ils mettent à l'écran. Maintenant il y a de très belles adaptations qui mériteraient d'être vu avant le livre histoire de ne pas avoir d'a priori. Difficile de rendre à l'écran en 2 secondes un sentiment décrit précisément dans la tête d'un perso décrit sur 3 pages dans un bouquin..mais alors du coup, quand tu as lu un livre, pourquoi tu vas voir l'adaptation si, finalement, ce que tu cherches à voir dans l'adaptation c'est le livre (je dois pas être claire là >< )
En lisant ça (et parce que c'est en partie de sujet de mon mémoire) j'ai envie de vous demander : c'est quoi, pour vous, une adaptation de livre au cinéma ? Qu'est-ce que vous pensez que ça y apporte/doit y apporte ? Pourquoi vous vous sentez systématiquement déçus ?Pour moi, clairement, une oeuvre ne peut quasiment que perdre en passant à l'écran. Ce que j'y cherche, c'est une mise en image d'un livre que j'ai aimé, un bon film sur une histoire que j'aime. Et quand je vois un film qui coupe n'importe comment, ajoute des scènes sans nécessité, je me sens trompé, j'ai l'impression que c'est l'utilisation d'une marque commerciale pour se faire de la thune...
Ben parce que justement, ce n'est pas un bouquin, c'est un film, et ce que tu es, ce n'est pas écrivain, mais réalisateur. À partir de là tu ne peux pas faire la même chose. Et justement, si tu veux que ton film ait quelque chose d'intéressant, il faut que tu adaptes ton histoire aux possibilités de ton médium pour en faire "un bon film" et pas juste "une mise en image d'un livre" forcément déceptive. Tu vois ce que je veux dire ?Oui, et c'est pour ça que je demande : pourquoi faire une adaptation si c'est pour se faire des sous sur une marque ?
. Ensuite, c'est le troisième volet et là, je tombe de ma chaise : on a une écriture, une manière de filmer, des éléments de foreshadowing qui éclairent vraiment le bouquin.
Oui, et c'est pour ça que je demande : pourquoi faire une adaptation si c'est pour se faire des sous sur une marque ?alors oui, si on parle de l'adaptation-pour-se-faire-des-sous-parce-que-tous-ces-crétins-de-lecteurs-de-bestsellers-vont-dépenser-des-tas-de-thunes-au-ciné, y a pas franchement d'autres "intérêt" que ceux générés par les produits dérivés.
Et le fait que tant de gens soient déçus par les adaptations montre bien que justement, ce qu'illes attendent c'est plutôt un respect global du bouquin...et justement, c'est pour ça que j'insiste en vous posant cette question : pourquoi vous allez au cinéma si ce que vous voulez voir c'est le livre. Y a un problème avec cette attitude c'est qu'elle n'apporte que de la frustration au final, c'est ça que je comprends pas.
Drôle, j'ai trouvé que c'était le pire de ceux que j'ai vus et que ça ne rendait vraiment pas la qualité du bouquin - le meilleur des 7 pour moi. D'ailleurs, j'ai arrêté d'aller voir les films après ça.Bah c'est bien pour cela que j'ai mentionné qu'il s'agissait de mon avis et mon avis seul (sachant que personnellement, je préfère quand même les trois derniers livres, mais que le 3 me plaît aussi). Mais les deux premières adaptations m'ont semblées sans goût, insipides tant elles respectaient le livre à la ligne près ; quel intérêt, dès lors ?
pourquoi faire une adaptation si c'est pour se faire des sous sur une marque ?
Si si, il y a plein de choses intéressantes dans ton com; mais c'est vrai que le débat est vaste dans le sens où il faut savoir :Tu sais Cassandre, le terme "adaptation", ça recouvre un peu tout ça, en fait ^^
-si on va voir une adaptation,
-une inspiration,
-une version moderne,
-juste un film.....
Et là ba on s'en sort plus ... :mrgreen:
Ce fil de discussion est intéressant parce qu'on se rend compte à quel point c'est subjectif... ::)
Mais l'adaptation c'est pas que ça. Tu prends Zeffirelli qui passe Roméo et Juliette au cinéma (j'prends nos références communes, t'as vu), c'est pour en faire une œuvre cinématographique, pas un dérivé shakespearien. J'veux dire, le texte on le connait, ça a déjà été joué des million de fois, mais ça n'empêche que ce film là, ça reste "le Roméo et Juliette DE Zeffirelli.
CiterEt le fait que tant de gens soient déçus par les adaptations montre bien que justement, ce qu'illes attendent c'est plutôt un respect global du bouquin...et justement, c'est pour ça que j'insiste en vous posant cette question : pourquoi vous allez au cinéma si ce que vous voulez voir c'est le livre. Y a un problème avec cette attitude c'est qu'elle n'apporte que de la frustration au final, c'est ça que je comprends pas.
Si on pense aux Liaisons Dangereuses de Stephen Frears, le livre a beau être très bien, le film l'est aussi ! Et pourtant, il ne reprend pas tout (ce qui arrive à Merteuil, par exemple). Mais il se dégage une telle énergie des acteurs, les décors sont si soignés et les dialogues, tellement intéressants, que finalement, on oublie les petits détails et on se laisse immerger.Et il reprend les trucs principaux et l'essentiel de la trame de l'histoire. Dans Harry Potter, dans A la croisée des mondes, c'est pas que des détails...
Je veux dire, de reprendre une histoire existante, pour la raconter avec des images plutôt qu'avec des mots ? Je crois qu'on en avait déjà discuté, mais je comprends pas vraiment ce qu'on peut avoir contre l'idée d'adapter un récit à un autre format. Pour peu que ce soit fait dans le but de dire quelque chose de nouveau, ou d'éclairer une certaine lecture de l’œuvre, ou tout simplement de partager sa propre vision de l'histoire, les adaptations sont tout à fait justifiées.
Parce que même si l'histoire est là même, elle sert finalement de véhicule pour montrer ce que le réalisateur veut faire passer
Du coup, partir d'une histoire déjà connue, ça a plusieurs avantages. D'abord, le spectateur n'est pas en territoire inconnu, il connait déjà l'histoire
Donc on peut lui montrer des choses nouvelles en s'attardant moins sur ce qu'il sait déjà.
Une adaptation n'a pas forcément un but plus mercantile que les autres films. Je pense pas que Miyazaki pense en terme de pognon quand il réalise Le château ambulant. Pas plus que pour un autre film en tout cas.Enfin prendre un des meilleurs cinéastes comme exemple, c'tun peu tricher. David Yates n'est pas Miyazaki :mrgreen:
Quelle différence vous faites entre l'adaptation en série et en film ? Est-ce que ASOIAF aurait été mieux en sept films ou Harry Potter en sept saisons ?Non et oui.
Une série est faite pour la télévision. Un écran plus petit, où l'attention du spectateur est divisée parce qu'il peut faire d'autres trucs en même temps. J'avais un prof qui nous disait que du coup, l'accent est en général surtout mis sur les dialogues. Faut qu'on puisse suivre quand même ce qui se passe juste en écoutant parce qu'on est pas en face de l'écran, ou qu'on soit pas perdu parce qu'on est allé aux chiottes cinq minutes, ou qu'on puisse suivre tout en bouquinant.Il regarde vraiment des séries ? Enfin perso je suis difficilement mes séries en faisant autre chose mais c'est peut-être que moi. Après j'ai aussi un problème avec le format film d'une manière générale, je l'avoue :mrgreen:
Ca dépend de ce que veut en faire le réalisateur, ça dépend de l'oeuvre, ça dépend de plein de trucs. En fait, je sais pas si c'est incompatible d'avoir les deux versions.
Je vois pas en quoi c'est un problème... le film est censé être une mise en image de l'oeuvre et c'est ça qu'on veut voir. Enfin pour moi. Pas un truc pâlement copié en reprenant vaguement l'histoire sans la respecter.Ben, oui mais la mise en image elle existe déjà dans ta tête, et FORCÉMENT celle de la personne qui réalise le film sera différence, donc y aura nécessairement déception.
C'est exactement ce que je trouve problématique. Si c'est pour montrer d'autres choses, embauche un scénariste et fait ton propre truc...Ce que je voulais dire par là, c'est surtout qu'en reprenant et en adaptant une oeuvre, avec notre propre sensibilité, on peut aussi s'attarder sur des points de réflexion soulevés par l'auteur, mais pas ou peu exploités. Ou bien sur des passages qui sont moins bien mis en avant, ou que les lecteurs ont tendance à survolé... Enfin, je sais pas, y'a beaucoup de raisons de vouloir adapter une oeuvre. Même hors pognon. Ne serait-ce que pour tenter de lui rendre hommage.
Surtout qu'étoffer une oeuvre en 1h30 - 3h, comment dire...
Il regarde vraiment des séries ? Enfin perso je suis difficilement mes séries en faisant autre chose mais c'est peut-être que moi. Après j'ai aussi un problème avec le format film d'une manière générale, je l'avoue :mrgreen:Ouip. C'était mon prof de TD de post-moderne qui nous faisait des cours sur Sherlock et Lost en nous montrant l'influence du ciné sur les séries et l'influence des séries sur les films. Et c'est peut être moins vrai pour les "grosses" séries à la Sherlock ou Game of Thrones, et c'est surtout moins vrai pour la génération des gens qui regardent leurs séries sur l'ordinateur, mais pour les formats un peu plus classiques (type, j'sais pas moi, NCIS, Buffy, Dr Who) j'ai jamais eu trop de problème pour suivre un épisode en bouquinant, en cuisinant ou en faisant la vaisselle. C'est plus compliqué pour un film :D.
Après, pour les questions de temps pour la différence série film, je suis d'accord avec toi en ce qui concerne la série Game of Thrones - pour le coup c'est surtout un univers et je sais pas trop comment ils l'auraient dépeint sans faire des films de quatre heures. Pour Harry Potter je suis plus mitigé - une saison par année, ça aurait été beaucoup trop je pense et on aurait eu, je pense, le problème inverse des films - des épisodes fillers, au moins pour les premiers bouquins. Je trouve pas qu'il y ait vraiment matière à faire une saison complète pour le premier livre, par exemple. Et les films, ils durent une heure et demi chacun, hein. Ils auraient pu prendre leur temps beaucoup mieux que ça s'ils avaient voulu.
Et puis, les exemples d'Ambre se concentrent sur des sagas en 7 tomes. Sorti de la fantasy, c'est quand même plutôt rare. Et pour le coup, je vois mal Blade Runner ou Le château Ambulant ou Princess Bride ou Scott Pilgrim en série.
Pour le "ils ont qu'à embaucher un scénariste", heu. C'est comme si je te disais "bon, t'as une idée, mais j'trouve que tu l'as pas écrite de manière terrible, tu devrais plutôt embaucher quelqu'un, lui dire ton idée et il l'écrit à ta place". Enfin, je sais pas. Y'a déjà beaucoup (vraiment beaucoup) de filtres entre l'idée du réalisateur et ce qu'elle devient à l'écran. Ne serait-ce que la case pognon - qui vient d'ailleurs souvent vachement plus des gros producteurs type Warner que des réalisateurs eux-même qui, s'ils étaient laissés plus libres, feraient sans doute moins de bouses. Rajouter le scénariste au milieu, ça va pas rendre forcément le film mieux.Y a un bon nombre d'auteur·e·s à qui on aurait dû dire ça en effet :huhu:
Ce que je voulais dire par là, c'est surtout qu'en reprenant et en adaptant une oeuvre, avec notre propre sensibilité, on peut aussi s'attarder sur des points de réflexion soulevés par l'auteur, mais pas ou peu exploités. Ou bien sur des passages qui sont moins bien mis en avant, ou que les lecteurs ont tendance à survolé... Enfin, je sais pas, y'a beaucoup de raisons de vouloir adapter une oeuvre. Même hors pognon. Ne serait-ce que pour tenter de lui rendre hommage.Oui, justement, c'est là que je vois un problème à reprendre une oeuvre pour développer les points non développés par l'auteur. Pourquoi ne pas faire son propre film dans ce cas ? Pour l'hommage, à la limite, mais faut arrêter de faire des bouses dans ce cas ^^
J'veux dire, une mise à l'écran c'est jamais une simple "mise en images" c'est "une mise en images parmi une multitude d'autres possibles". Une adaptation, quelle qu'elle soit sera toujours une interprétation d'une oeuvre et je trouve que c'est dommage de vouloir "brimer" cette interprétation pour en faire quelque chose qui soit "fidèle" à une oeuvre quand de toute façon, la différence de médium est telle que la notion de de fidélité est forcément subjective. Du coup on arrive à un truc lissé pour que tout le monde s'y retrouve et dans lequel le réalisateur n'aura pas pu s'exprimer. Je vois pas bien l'intérêt au final. Ou plutôt, je trouve ça dommage qu'on préfère ça à quelqu'un qui reprend l'oeuvre pour en faire quelque chose de neuf, qui lui ressemble, qui bouscule un peu les lecteurs pour leur donner un autre regard sur l'oeuvre. Enfin, bref, je vois pas l'intérêt d'une adaptation si c'est pas une réappropriation et si ça reste ce qui se voudrait "une mise en image de..."
c'est du cas par cas.Je plussoie 10 000 ernya
c'est quoi, pour vous, une adaptation de livre au cinéma ? Qu'est-ce que vous pensez que ça y apporte/doit y apporte ? Pourquoi vous vous sentez systématiquement déçus ?
Je remonte un peu ce sujet, car je le trouve intéressant.Ah ben voilà ! En quelques mots, tu résumes parfaitement ce que je pense !Citerc'est quoi, pour vous, une adaptation de livre au cinéma ? Qu'est-ce que vous pensez que ça y apporte/doit y apporte ? Pourquoi vous vous sentez systématiquement déçus ?
Je pense qu'une adaptation de livre au cinéma est une appropriation d'un sujet pour en faire une œuvre similaire mais différente, y apporter son interprétation personnelle et l'adapter à un média différent. De cette façon, je ne peux pas dire que je suis déçue par l'adaptation, mais parfois, il m'arrive d'être en désaccord avec l'interprétation.
Tout comme ma co-Mil' :D tu as magnifiquement résumé ce qu'est ou devrait être une adaptation (d'ailleurs le mot n'est pas anodin :) )Je remonte un peu ce sujet, car je le trouve intéressant.Ah ben voilà ! En quelques mots, tu résumes parfaitement ce que je pense !Citerc'est quoi, pour vous, une adaptation de livre au cinéma ? Qu'est-ce que vous pensez que ça y apporte/doit y apporte ? Pourquoi vous vous sentez systématiquement déçus ?
Je pense qu'une adaptation de livre au cinéma est une appropriation d'un sujet pour en faire une œuvre similaire mais différente, y apporter son interprétation personnelle et l'adapter à un média différent. De cette façon, je ne peux pas dire que je suis déçue par l'adaptation, mais parfois, il m'arrive d'être en désaccord avec l'interprétation.
Je ne peux que plussoyer ^^
Je suis parfaitement d'accord avec toi sur ce point là. Un livre court, une nouvelle est bien mieux "adaptée" à une "adaptation" au cinéma.Je trouve ça un peu trop catégorique. Du point de vue du respect de l'oeuvre originale, Le Seigneur des Anneaux est plus proche du livre que Minority report (de sa nouvelle) ou Blade Runner (ou... Le Hobbit de son petit livre). Du point de vue de la qualité du tendu en film, ça dépendra des goûts et des couleurs.
Pour moi on enlève les moments les plus profonds émotionnellement pour ne laisser que les combats et les déclarations d'amourTiens, j'avais pas pensé à ça ! Mon premier réflexe en te lisant a été "bah ça dépend des genres de films/livres adaptés", mais en fait c'est souvent vrai. Vu que le cinéma vise - généralement - un plus large public, les films font souvent ressortir les aspects "tarte à la crème" du livre. Ce qui ne veut pas dire que ça fait un mauvais film ni même un film simpliste, mais quand y a des coupes dans le roman, j'ai l'impression que t'as raison : c'est souvent pour mettre en avant le côté spectaculaire ou l'histoire d'amour...
Pour moi on enlève les moments les plus profonds émotionnellement pour ne laisser que les combats et les déclarations d'amourTiens, j'avais pas pensé à ça ! Mon premier réflexe en te lisant a été "bah ça dépend des genres de films/livres adaptés", mais en fait c'est souvent vrai. Vu que le cinéma vise - généralement - un plus large public, les films font souvent ressortir les aspects "tarte à la crème" du livre. Ce qui ne veut pas dire que ça fait un mauvais film ni même un film simpliste, mais quand y a des coupes dans le roman, j'ai l'impression que t'as raison : c'est souvent pour mettre en avant le côté spectaculaire ou l'histoire d'amour...
Je pense aux Hauts de Hurlevent (comme ça on n'est pas du tout dans un exemple d'histoire à action et on touche à un classique). J'ai pas vu l'adaptation super connue et classique avec je sais plus quels grands acteurs de l'âge d'or d'Hollywood, mais je crois savoir qu'ils ont transformé l'histoire en une belle mais tragique histoire d'amour impossible entre Heathcliffe et Catherine. Alors que dans le roman, c'est tous les deux des personnages horribles liés par un attachement relativement malsain et absolument pas de jeunes premiers ténébreux mais classe. Quand j'entends quelqu'un qui, ayant vu le film, me dit que Heathcliff n'est pas méchant, que c'est un écorché de la vie qui a beaucoup souffert ; je me dis qu'Emily Brontë doit se retourner dans sa tombe ::) MAIS du coup c'est sans doute plus vendeur au cinéma (ou du moins ça l'était à l'époque où c'est sorti), c'est plus conventionnel que l'étrange psychologie des personnages du roman.
Et puis pour en revenir au cinéma d'action, Arwen dans le film, c'était juste là parce qu'il manque l'ingrédient "romance" dans le livre pour en faire un film à grand spectacle...
(oui tout ça pour dire que je suis d'accord avec ta remarque sur ce point, Megadonut ^^ )
la premiére quête d'Eragon dans le livre c'est du tuer les razzac (cette quête ne pouvait pas être celle d'Eragon dans le film parce qu'il n'y arrive pas dans le premier bouquin)La je suis pas trop d'accord parce que c'était déjà pareille pour les Nazgul dans le SDA et ça passait très bien ^^
normalement le héros après avoir eu le film pour progresser doit à la fin être capable de vaincre le méchant par ses propres moyens [...] or dans Eragon, durza à la fin est toujours beaucoup trop fort pour lui et il ne gagne que par une aide extérieure et un putain de coup de chance en finissant en plus gravement blessé.La par contre ça me semble pas en opposition avec les films américain : dans le roman Eragon a effectivement une progression (qui correspond à l'esthétique des films américain), il est toujours pas assez fort à la fin c'est vrai mais ça n'est pas forcément une entrave (beaucoup de films américain se cloture par un héros découvrant le bénéfice du travail d'équipe). Eragon et Saphira finissent tous les deux grièvement blessé et le motif de la blessur d'Eragon aurait au contraire put être un bon atout pour une suite.
Je trouve te remarques vraiment intéréssante car c'est vrai que certains aspects du roman ne se prétaient pas à une mise au cinéma.Pour Eragon je ne sais pas, mais c'est vrai pour d'autres livres, en effet. Seulement je ne pense pas que ce soit dû à la structure de l'histoire, mais ses enjeux. Si les enjeux de l'histoire ne reposent pas sur des actions mais sur des évolutions intérieures ou sur un style d'écriture particulier, ça va devoir être beaucoup déformé pour passer à l'écran : le film devra transposer l'intention du livre avec des codes audio-visuel. Genre, adapter Proust en film sans que ce soit barbant, ça doit pas être facile :D Ou même des romans comme La main gauche de la nuit qui repose sur la lente acceptation de la différence de l'autre (les deux personnages, un terrien et un extra-terrestre, qui a une culture et une identité sexuelle différentes, doivent traverser un glacier pendant un bon tiers du bouquin, et c'est raconté à "je" ; en film, il faudrait transposer beaucoup de choses pour faire passer les mêmes impressions et camper les personnages). Je l'ai pas lu, mais de ce que j'ai entendu dire du bouquin, La Horde du contrevent serait très différent une fois porté à l'écran, puisque le livre joue sur son style et sur la profusion des points de vue. Etc. etc.
(sauf depuis quelques années où les roman empruntes de plus en plus a l'esthétique des films justement)Oui, c'est vrai, ça ! Tu mets les mots sur une impression que j'arrivais pas trop à définir, celle de lire un livre comme on regarderait un téléfilm (c'est généralement pas bon signe pour le livre ::) ). J'avais lu une interview d'un éditeur qui expliquait la raison de ses refus, et il disait que l'une des tares des romanciers amateurs, c'était d'employer des méthodes cinématographiques pour un film (je me rappelle de son exemple : ne commente pas la bataille spatiale depuis le cockpit, tu es dans un livre, tu n'as pas de budget d'effets spéciaux à respecter, montre-la :D)
Hello,
J'ai pensé à ce sujet car j'ai lu "jamais sans ma fille" et ensuite j'ai regardé le film, et bien cela dévalorise l'entièreté du personnage. L'histoire est la même mais lorsque je lis, je m'imprègne du personnage et de l'histoire comme si j'y étais(Il faut vraiment qu'il me plaise, hein :lecon:).
Quand je suis aller voir l'écume des jours, je m'attendais pas à voir du Boris vian mais du michel Gondry. Et j'ai pas été déçu. Mais si je m'attendais à voir du Boris vian en film, forcément ça aurait été foiré.