Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Caliban le 26 juin 2008 à 23:34:37
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A mon tour j'apporte ma contribution à l'AT de juin: écrire un sonnet à partir d'un des premiers vers d'un sonnet de Baudelaire :)
Dansons !
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens toi plus tranquille
Que le poids du passé ne soit plus tien ce soir
Parmi les chemins verts et dans l’ombre servile
Dansons, si tu le veux, un éternel espoir.
Dansons joue contre joue comme on fait à la ville
Bien qu’ici on soit loin de ces couplets rasoirs
Qui chantent si bien l’amour à tout ces corps débiles
Qui s’étreindront peut être, s’ils le peuvent, dans le noir.
Je veux tout simplement entendre ton pas lourd
Mimer autour de moi, ce chant de vieux tambour
Qui rappelle à lui quand naît la lune rousse
Tous les chiens, tous les loups et le poète maudit
Qui te prend par la main, Ô ma chère, Ô ma douce
Pour joindre, en un instant, la douceur et la vie.
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Woa ! J'aime beaucoup, mon préféré de ceux que j'ai lu de l'AT ! ^^
Problème de mètre aux vers 8 et 11 ([po]-[è]-[teu])
Sinon, j'aime vraiment la manière dont c'est traité, avec légèreté mais sans mièvrerie, et la façon dont tu joues avec le vocabulaire en n'insérant rien qui puisse penser à la douleur...
En étant tatillon, peut-être que le "tout simplement" du vers 9 est là juste pour respecter l'alexandrin ? ce n'est pas si gênant. Vers 12 : "tous les chiens"
Sinon... bah, j'ai beaucoup aimé ^^
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j'aime bien :)
cette idée de danser avec la Douleur, c'est plutôt original
le poète qui prend la Douleur par la main, tout ça, j'aime beaucoup!
Pour les vers, j'ai pas comptés, et ça ne m'a pas gênée, mais vaut mieux que ce soit régulier
Dansons, si tu le veux, un éternel espoir.
ce vers-là m'a fait tilter, c'est le "éternel espoir", j'ai du mal voir au niveau de la syntaxe, ce qu'il fait là :mrgreen:
Dansons joue contre joue comme on fait à la ville
Bien qu?ici on soit loin de ces couplets rasoirs
Qui chantent si bien l?amour à tout ces corps débiles
Qui s?étreindront peut être, s?ils le peuvent, dans le noir.
hihihi, j'aime bien cette strophe
Je veux tout simplement entendre ton pas lourd
Mimer autour de moi, ce chant de vieux tambour
tambour/lourd, c'est pas mal comme rime
Qui te prend par la main, Ô ma chère, Ô ma douce
Pour joindre, en un instant, la douceur et la vie.
là aussi j'aime beaucoup surtout le "ô ma douce"
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Merci :)
je vois plutot le "tout simplement" comme une sorte de déclaration d'intention (en rapport avec le vers précédent); une façon de donner à cette danse quelques chose de plus intemporelle qu'un simple "rencart" moins pour le coté fleur bleue que pour célébrer cette muse sublime qu'est la douleur *oh la la je crois que je m'emballe là !*
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Moi aussi, j'aime bien (d'habitude, je ne suis pas très bonne pour commenter les poèmes, mais je vais me forcer pour cette session de juin^^).
J'ai moi aussi apprécié l'idée de danser avec sa douleur, qui me rappelle un peu Nietzsche et son "danser dans les chaînes". La légèreté du ton me plaît aussi beaucoup, peut-être parce que j'y retrouve quelques éléments, une sorte de "griffe" de ce que j'ai déjà lu de l'auteur. ^^ Le clin d'oeil à Baudelaire me plaît également.
Voilà, un avis donc globalement positif.
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Très beau coup de plume!
Seule critique : tu as repris la licence baudelairienne alors qu'on s'était fixé la forme classique ABBA, mais bon, le résultat est superbe, c'est le principal!
De très jolies images et surtout une grande fluidité, j'aime bien ^^
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A part le mot "débile" que décidément j'aime vraiment pas (même si je connais tous ses différents sens, là n'est pas la question), mais c'est personnel, à part ça donc, j'aime beaucoup ce poème, au langage riche et varié ;D et assez original pour le vers de départ, avec de belles images et une belle fluidité du texte...
Bravo!
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Très beau coup de plume!
Effectivement ! C'est super bien écrit ! Bravo !
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J'ai beaucoup aimé ce poème. Ta manière de parler de la douleur comme si c'était une vieille amie de jeunesse avec qui tu avais fait les quatre cents coups, et cette impression que tu l'acceptes comme elle est, même si elle fait mal, que tu oublies ses défauts... C'est MA-GNI-FIQUE. Tu as même réussi à me faire accepter le mot débile sans broncher ::)
Et j'aime beaucoup, aussi, la personnification que tu fais de la douleur :
[...] tiens toi plus tranquille
[...]Dansons, si tu le veux, un éternel espoir.
[...]
[...] ton pas lourd
Mimer autour de moi, [...]
[...] le poète maudit
Qui te prend par la main, Ô ma chère, Ô ma douce [...]
Ça participe énormément à l'effet "vieille amie", qui me fait d'ailleurs penser à Le conte des trois frères, de J.K.Rowling, quand le troisième frère donne sa cape à son fils et s'en va avec la mort, "sa bonne amie". (désolée, je pourrais citer, mais je n'ai pas le bouquin sous la main)
Autrement, j'ai juste trouvé une petite faute :
Tout les chiens, tous les loups et le poète maudit
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Merci (j'ai corrigé la faute) :)
Pour la relation "vieille amie", je dois avouer que Baudelaire m'avait deja bien ouvert la voie ! :mrgreen: