Mon premier "poème" :mrgreen: Sauf que ... c'est pas très reluisant, j'ai toujours eu du mal avec les rimes. Et y'a des e muets qu'il faut prononcer, et des e pas muet qu'il faut aps prononcer :mrgreen: Désolée, j'ai fait de mon mieux. C'est donc pour l'at de juin. Désolée :mrgreen: mais y'en a deux pour le prix d'un !
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Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille
Ton carcan tenace ne me fait plus rien
- pose ton marteau, te dis-je ! Je te tends la main.
Mais tu t’obstines, persistes dans cette stérile
Voie. Vois-donc ! Doucement. Les fourmis fourmillent
Dans mes doigts, ma tête lancinante se plaint,
Aspire à l’accalmie et à d’apaisants soins.
Toi pourtant continue ton traitement terrible :
Tes mâchoires infernales me broient. Pas de paix ?
A défaut de meurtre, l’abandon sera parfait.
Sans moi pour survivre tu ne seras plus que
Néant. Oh ? Qu’ouïe-je ? As-tu peur ?
Non ! Un monstre du crâne, euh …
Stupeur.
Bon, ok. J’ai un peu exagéré. Mais c’est vrai, quoi, si tu ne fais pas le gentil
de temps en temps, je ne te permettrais plus de faire joujou avec ma tête !
Le marché, donc, est le suivant :
Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille
Cesse tes martèlements incessants. Ou bien :
Plus tendre. Le doux coton peut atténuer ta faim.
C’est sympa le coton. Les moutons jouent aux billes.
Je ne te demande pourtant pas l’impossible ;
Te laisser disparaître n’est pas mon dessein.
Mon espoir est autre : pour arriver à mes fins
Mon unique souhait est un grand terrain fertile.
Et ton domaine, cher monstre douleur, serait
L’imaginaire – selon les rumeurs au rabais.
C’est donc un échange, un marché. Faites pas la queue !
Tu m’appartiens. Je maudis les possibles voleurs !
Notre entente est scellée. Car tes yeux globuleux
Cachent, je le sais, un trésor …
Hé ! Et ton boulot ? Donne-moi une rime en –eur, vite !
Cachent, je le sais, un trésor imagineur.
Hein ? Quoi ? Non ! Je veux changer de monstre, celui-là est pas bien, défectueux …
Hé, y’a quelqu’un ? Le service après-vente ? Hé, Ho !
Le monstre :
Notre entente est scellée car derrière tes yeux
En te faisant rêver je construits le bonheur.
Et si tu n’es pas contente, tant pis.