Le Monde de L'Écriture
Sous le soleil des topics => Jeux poétiques => Archives croulantes => Bouts rimés => Discussion démarrée par: Thalie le 22 Février 2014 à 20:48:14
-
Bon, pour les besoins du poème, j'ai fait comme si j'étais un homme, si ça ne vous dérange pas trop ::)
Tout chute et tombe à grand fracas.
Où trouverai-je de la colle
Pour souder ce que cette folle
A brisé ? Mon cœur délicat
Saigne, rouge sang, ton grenat.
Elle est partie ! Nulle luciole
N'égalait ma furie créole.
N'étais-je donc que son encas ?
Je lis en messages cryptés
Le souffle de nos voluptés.
Mais me voilà seul sur la route,
Confiant ma peine à mon mouchoir.
Et mon dos accablé se voute
D'avoir à vivre un triste soir.
Où trouverai-je de la colle... c'est un peu nul ;D
-
Bonsoir et bienvenue à toi dans ce jeu.
J'ai beaucoup de mal avec les phrases coupées aléatoirement, le reste de ce commentaire ne sera donc pas objectif.
J'ai eu quelques problèmes également avec le sens que tu cherches à faire passer.
Par exemple ici, je ne comprends pas le "ton"
Mon cœur délicat Saigne, rouge sang, ton grenat.
La première strophe, je rejoins ton propre commentaire.
La deuxième me parait trop saccadée.
J'aime la troisième strophe la plus porteuse de sens et la plus "régulière" à mon gout.
La quatrième, seul le "Et" me gène.
Pour résumer, je préfère nettement la deuxième moitié, trouvant la première trop saccadée.
Merci pour ce poème et bonne continuation.
-
yop :)
sonnet rythmé, narratif, et plaisant
au 5° vers "teint grenat" plutôt, non ?
à pluche
-
Salut Thalie! Bienvenue à toi nouvelle participante!
J'aime bien le début ( même ou trouverais je de la colle?), après il y a certains endroits où on voit que tu as eu du mal à placer les mots ( comme grenat par exemple).
Sans quoi je trouve que ça se lit quand même bien, il y a une histoire, je pense que tu es sur la bonne voie, il te faut un peu d'entraînement c'est tout.
-
Merci pour vos lectures.
J'essaierai de faire mieux la prochaine fois. C'est en forgeant qu'on devient rimailleur !
Ton grenat, c'est pareil que teint grenat. Mon ton ( :) ) n'est pas un possessif !
-
Yeah !
Je l'avais pas lu çui-ci ! C'est du très bon aussi !
Tous les bouts sont remarquablement bien casés, sauf peut-être grenat, comme l'a relevé Théré. J'avais compris que tu parlais de la teinte, mais je trouve que la juxtaposition "rouge sang, ton grenat" fait vraiment échafaudage monté pour les besoins du jeu.
En revanche, contrairement à Théré, je ne pense pas que tu aies besoin tant que ça d'entraînement. Nouvelle sur le forum ne veut pas dire débutante, et vu ce que tu nous as balancé coup sur coup, je crois qu'on ferait mieux de se garder nos gentils encouragements pour nous. :D
Au plaisir de te lire ! ;)
-
Waouh! Joli! Bravo Thalie pour ces belles tournures. :)
A bientôt.
-
Yosh !
On y va ?
Tout chute et tombe à grand fracas.
Où trouverai-je de la colle
Pour souder ce que cette folle
A brisé ? Mon cœur délicat
Saigne, rouge sang, ton grenat.
Bon, ici, il y a plusieurs choses :
- la métaphore filée sur l'image de la colle et de la brisure, bien ; au début, j'étais étonné par « Où trouverai-je de la colle », qui peut même faire cocasse ; finalement, dans cette métaphore qui continue sur le cœur brisé, tout ça, j'aime bien.
- les enjambements ; je dois être obsédé par ce procédé en ce moment, en tout cas, sur ce contexte, je trouve ça bien joué, avec « Mon cœur délicat » qui se trouve isolé par les enjambements successifs, renforçant l'image de cœur brisé.
- l'accumulation « saigne, rouge sang, ton grenat », bien encore, comme des gouttes qui tombent ; on est toujours dans la même image, et ça marche pour moi.
Elle est partie ! Nulle luciole
Là, par contre, je trouve ça nettement moins bien. Mais genre, « plusieurs étages en-dessous » moins bien.
L'exclamation, l'allitération en L… je ne suis pas fan.
Je lis en messages cryptés
Le souffle de nos voluptés.
? Ça fait un peu remplissage poétique, mis là parce qu'il fallait bien caser ces rimes, donc autant les mettre dans de belles phrases. Pour le sens, par contre, tu me perds un peu (oui, je sais, question sens et hermétisme, c'est l'hôpital qui se fout de la charité, mais bon, bref, je continue…).
Confiant ma peine à mon mouchoir.
On pourrait arguer du fait que l'allitération en M imite le sanglot ou la tristesse (le geignement ?) de l'amoureux délaissé, mais j'ai du mal, je trouve que ça alourdit.
Avec tout ça, je me rends compte que je dois avoir l'air sévère, mais j'espère que mon ton n'aura pas paru trop froid, parce que je trouve que tu as vraiment bien su jouer avec les contraintes sur la première strophe, par contre, que tu t'es écroulée pour la suite : autant le début est prometteur avec une très jolie trouvaille, autant le reste me fait trop sentir ses rimes.
Voili, voilà, sur ce, bizoo ! ;)
-
Le premiers couplet est moyen, notamment le "souder" qui n'est pas cohérent sémantiquement (faudrait retravailler les 2 vers).
Le 2° est tuuuut (j'ai pas accroché du tout rythme et sens)
Les 2 derniers par contre sont très bien, la fin est touchante :)
Dommage que le démarrage cahotte :D ça pourrait faire un truc vraiment cool.