Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Cuisiner la langue : ustensiles et méthodes => Discussion démarrée par: vinksdarkso le 08 Février 2014 à 20:34:20
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Bonsoir à tous, ou bonjour, car après tout, sur un forum le temps n'a pas vraiment d'importance...
Je vous expose mon problème:
J'ai pour habitude d'écrire des récits à la première personne (ceux qui m'ont déjà lu s'en étaient rendu compte), car cela me permet de mieux m'immerger dans la peau de mes personnages, et d'être mieux concerné par l'intrigue, seulement, je me rends compte que j'ai beaucoup de mal à aborder un récit à la troisième personne. Je vais me lancer dans une nouvelle thriller, s'inspirant d'un fait divers américain dont le personnage principale est un enfant. Le fait est qu'il est difficile d'écrire comme un enfant, en effet, la pauvreté de vocabulaire des enfants ne me permettra pas de donner un rendu satisfaisant, car je me vois mal utiliser un langage enfantin pour raconter mon histoire. J'ai bien pensé à écrire le récit du point de vue de l'enfant qui a grandit (à l'imparfait), et qui raconte son récit quelques années plus tard, mais je me demande si ce ne serais pas plus simple d'écrire à la troisième personne pour une fois. De plus, la première personne permet également au lecteur de mieux s'immerger à mon sens, car l'identification est plus aisé, ce qui rends l'intrigue plus "prenante".
Avez vous un avis et/ou des conseils pour l'écriture à la troisième personne? Peut être la lecture de certaines nouvelles à me conseiller?
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Je n'écris qu'à la troisième personne :D
Contrairement à toi, je ne cherche pas à m'immerger dans la peau de mes personnages, je ne fais qu'observer. Je ne pense pas que l'identification en soit ammoindrie, tout dépend de la manière dont tu fais intéragir le personnage avec son environnement et dans ses dialogues.
Dans une écriture à la première personne, tu t'immerge totalement dans la tête d'un personnage, un peu comme dans un fps si tu vois ce que je veux dire, t'es directement dans l'action, les pensées fusent et on ne se concentre que sur ce qui se passe devant soi.
La troisième personne c'est un peu comme réaliser un film. On crée tout d'abord un décor, on y incorpore des personnages et on laisse la scène se dérouler. C'est plus dans la description que la refléxion, donc ton univers devient tout aussi important. Dernière chose, les répliques doivent être bien choisies, car c'est un peu le seul moment où l'on peut goûter à la profondeur d'un personnage. Et n'ai pas peur de faire des "aparté" pour développer l'intrigue ou expliquer le raisonnement de plusieurs personnages, profite de ton statut d'observateur omniscient.
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Je ne suis pas du tout d'accord, WEG, et je m'explique :
Certes, il est plus facile de s'immerger dans la peau du personnage dans un récit à la première personne, mais cela ne veut pas dire que la troisième personne ne s'y prête pas du tout ou encore que l'une ou l'autre position soit exclusive à la personne employée. Il suffit de lire quelques pages du Trône de Fer pour se rendre compte que la troisième personne peut très bien représenter des émotions, un ressenti, une manière de voir le monde bien particulière. Et GRR Martin veille bien à ne pas employer le même vocabulaire s'il s'immisce dans le point de vue du tout jeune Bran ou du Régicide Jaime : les expressions, la longueur des phrases, la syntaxe, même, parfois, évoluent et sont modifiées.
D'ailleurs, on peut aussi parler à la première personne et tout de même revenir en arrière, comme dans Ulysse de Joyce ou A la Recherche du Temps Perdu de Proust. Je sais que là je cite des auteurs très talentueux mais je pense qu'ils nous donnent une leçon et que tout un chacun peut retranscrire l'immersion dans le passé, les souvenirs ou même la projection vers l'avenir, sans pour autant quitter la première personne.
Ensuite, qui dit troisième personne ne dit pas narrateur omniscient : on peut être du point de vue interne, donc, comme je le disais, mais aussi être un narrateur externe - bien que ce soit difficile à maintenir sur le long terme, je suppose. Et je n'aime pas trop les "apartés" dont tu parles, WEG : souvent, moi ça a tendance à me couper les jambes, à "péter l'immersion", pour parler de manière familière. ^^
Pour l'écriture à la troisième personne, surtout si le personnage est jeune, Vinks, je pense que le vocabulaire peut rester relativement simple mais pas trop, si tu as envie que le lecteur se sente dans la peau du perso. N'hésite pas également à donner des syntaxes volontairement maladroites et à te servir de quelques mots enfantins, sans non plus d'overdose. Dans un autre temps, la troisième personne perment l'utilisation de termes plus complexes si tu le désires, ce qui serait pratique dans ton cas.
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La principale différence entre écrire à la première ou à la troisième personne, c'est d'avoir à l'esprit qu'à la première personne, le lecteur n'aura pas tous les éléments. Je n'ai jamais réussi à écrire tout un texte long (genre nouvelle) à la première personne. C'est un concept. Il faut connaître toute l'histoire dans le détail et choisir de ne distiller que les éléments vus/entendus/devinés par le personnage.
La troisième personne c'est plus simple ; et plus compliqué à la fois. On peut se permettre de donner tous les éléments. Sauf qu'il est plus intéressant de ne pas le faire. Le plus compliqué étant de voiler intelligemment ceux qui doivent l'être. Sans que plus tard, le lecteur se dise "Mouais, c'est pas terrible". La troisième personne impose une certaine distance.
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La troisième personne impose une certaine distance.
Pas forcément. Mon premier NaNo était à la troisième personne, et pourtant, Mist est le personnage duquel je me sens la plus proche :huhu:
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La principale différence entre écrire à la première ou à la troisième personne, c'est d'avoir à l'esprit qu'à la première personne, le lecteur n'aura pas tous les éléments.
Non non non !
Si je peux me permettre, je crois qu'y a un petit mélange dans le propos, entre première/troisième personne, et focalisation interne/omnisciente.
A la troisième personne, comme le dit Ambrena, on peut tout à fait avoir la même focalisation qu'à la première personne : être plongé dans la tête d'un personnage, uniquement dans sa tête, ne savoir que ce qu'il sait et ne voir que ce qu'il voit. Ex : Harry Potter.
Ou alors on peut avoir un point de vue qui passe d'un personnage à un autre, ou qui sait tout. Ex : Le seigneur des anneaux. (Oui je prends que des exemples de fantasy, et alors ?)
A la première personne, on est forcément dans un cas un peu comme la focalisation interne de la troisième personne, c'est-à-dire qu'on ne sait que ce que sait le personnage. (Sauf trucs bizarres genre Le Ravissement de Lol V Stein de Duras - ouais, un exemple pas en fantasy !).
Et on peut totalement être immergé dans l'histoire à la troisième personne. C'est le cas de la plupart des romans je crois. Pas mal de lecteurs ont du mal avec le "je", d'ailleurs.
La différence se situe ailleurs.
Avez vous un avis et/ou des conseils pour l'écriture à la troisième personne? Peut être la lecture de certaines nouvelles à me conseiller?
En fait, je sais pas trop quoi te répondre... Je comprends pas bien la question, je crois. Tu cherches un avis à propos de quoi ?
Tu peux écrire une histoire à la troisième personne en focalisation interne, en remplaçant le "je" par un il. Ce sera pas exactement le même ton, mais la façon d'écrire n'est pas très différente (indirect libre, focalisation interne, etc.), grosso modo... Mais je crois que j'ai pas trop cerné ce que tu demandes :/
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coucou :)
Pas mal de lecteurs ont du mal avec le "je", d'ailleurs.
Milo est=ce que tu pourrais s'il te plait nous en dire un peu + là-dessus ? ;)
biz
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coucou :)
Pas mal de lecteurs ont du mal avec le "je", d'ailleurs.
Milo est=ce que tu pourrais s'il te plait nous en dire un peu + là-dessus ? ;)
biz
Meilhac, je crois que ce que Milora voulait dire, c'est que certains lecteurs n'aiment pas être directement impliqués dans l'histoire, en étant dans la tête d'un des personnages, et préfèrent rester un peu en retrait, à la manière d'une caméra, ou d'un spectateur. Ils se sentent trop forcés à penser ou faire quelque chose, et ça les dérange.
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Je ne suis pas sûre, Olive. Il y a des romans où le je est tellement flou, où ce n'est qu'une voix, que je ne pense pas que le lecteur se sente "forcé". Un des derniers romans que j'ai lu de Jean-Baptiste del Amo est à la première personne, mais on ne sait jamais qui est cet homme qui nous traine à travers la ville, et on est plus spectateur (auditeur ?) qu'acteur.
Du coup, je rejoins vraiment le post de Milora. La personne, on en fait ce qu'on veut. Tu peux très bien écrire un roman à la première personne dans lequel ton lecteur ne peux pas s'identifier du tout au perso-narrateur et ne fait "qu'écouter" comme faire un roman à la troisième personne où le point de vue sera interne et où tu pourras totalement transcrire la pensée de ton personnage grâce aux images, au discours indirect libre etc.
Pour ton texte, Vink (je peux t'appeler Vink ?), j'ai l'impression que c'est se tromper que de ce dire "je vais l'écrire à la troisième personne, comme ça je ne suis pas embêté par l'âge de mon personnage". Au contraire, si tu veux que ta narration soit "intéressante", à mon sens, tu ne peux pas totalement détacher ta narration de ton personnage, et on devra retrouver des petits bouts de lui si on ne veut pas que le résultat soit trop, euh, terne ? (je dis ça, mais il y a surement plein de contre-exemples, tout dépend de comment tu l'utilises ; l'idée c'était surtout de se dire que ce n'était pas le choix de la narration qui faisait un texte, ni permettait l'identification ou non du lecteur).
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coucou :)
Pas mal de lecteurs ont du mal avec le "je", d'ailleurs.
Milo est=ce que tu pourrais s'il te plait nous en dire un peu + là-dessus ? ;)
biz
Rien, c'est peut-être une idée reçue ; j'avais discuté avec une auteur qui m'avait dit que les lecteurs étaient parfois rebutés par la première personne, et que les livres écrits à la troisième personne avaient plus de chances. Mais ça visait peut-être la littérature jeunesse/ado, je sais pas. Je sais que quand j'étais au collège-lycée, j'aimais pas du tout quand c'était écrit à "je".
(Et puis après j'ai lu Bartiméus et j'ai changé d'avis :mrgreen: )
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coucou :)
Pas mal de lecteurs ont du mal avec le "je", d'ailleurs.
Milo est=ce que tu pourrais s'il te plait nous en dire un peu + là-dessus ? ;)
biz
Rien, c'est peut-être une idée reçue ; j'avais discuté avec une auteur qui m'avait dit que les lecteurs étaient parfois rebutés par la première personne, et que les livres écrits à la troisième personne avaient plus de chances. Mais ça visait peut-être la littérature jeunesse/ado, je sais pas. Je sais que quand j'étais au collège-lycée, j'aimais pas du tout quand c'était écrit à "je".
(Et puis après j'ai lu Bartiméus et j'ai changé d'avis :mrgreen: )
ça m'étonnerait, la première personne et là narration type journal intime ou témoignage c'est un des grands ressort de la litté pour ados. Y a très peu de troisième dans ce type de roman.
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De plus, la première personne permet également au lecteur de mieux s'immerger à mon sens, car l'identification est plus aisé, ce qui rends l'intrigue plus "prenante".
bof, moui, non (Amha) :mrgreen:
Bof d'abord.
"S'immerger"? On parle volontiers d'immersion mais le verbe sonne bizarre ici... Ca me donne envie de te demander dans quoi?
Si c'est dans le récit je ne suis pas d'accord, si c'est dans la peau d'un personnage je veux bien mais de manière toute relative.
J'aime bien la comparaison de WEG (FPS/film). Vivre une scène intensément ne requiert pas de la voir par les yeux du personnage concerné.
Moui ensuite.
"L'identification" est un processus qui dépend de mécanismes d'empathies.
Or on ne fait preuve d'empathie qu'envers autrui, essayer de se substituer au soi du lecteur n'est pas forcément pertinent.
Théoriquement le lecteur gardera toujours le recul pour prendre ce qu'il lit comme étant à distance (sinon il est bon pour l'HP).
Non enfin.
"Intrigue plus prenante", si c'était vrai ça se saurait :D
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Certes, il est plus facile de s'immerger dans la peau du personnage dans un récit à la première personne, mais cela ne veut pas dire que la troisième personne ne s'y prête pas du tout ou encore que l'une ou l'autre position soit exclusive à la personne employée.
Je n'ai jamais dit le contraire :huhu:
C'est pour cela que j'ai insisté sur les répliques des personnages. Dans GOT les dialogues sont délicieusement bien écrits.
Ensuite, qui dit troisième personne ne dit pas narrateur omniscient : on peut être du point de vue interne, donc, comme je le disais, mais aussi être un narrateur externe - bien que ce soit difficile à maintenir sur le long terme, je suppose.
Pareil, j'ai juste dit d'en profiter pour étoffer son univers, ce qui n'est pas toujours facile du point de vue d'un seul personnage, nuance :P
Sinon je rejoins l'avis de Mil'
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ça m'étonnerait, la première personne et là narration type journal intime ou témoignage c'est un des grands ressort de la litté pour ados. Y a très peu de troisième dans ce type de roman.
C'est possible que mon info soit fausse, ou que ça ait évolué. Ou alors, c'est parce que c'était de la fantasy jeunesse, donc pas vraiment pareil que le style journal intime...
Après, j'avais la peut-être fausse impression que les best-sellers, la littérature "facile" qui se vend à la pelle était plus souvent écrite à "il", mais je me trompe peut-être complètement !
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Salut à tous, désolé pour la réponse tardive mais j'avais un chat sur le feu.
Vue les débat que cela suscite, je crois que je ne suis pas le seul à me triturer avec les choix de narration, cela me rassure. Je crois que j'avais moins besoin de vos conseils que de vous voir débattre sur le sujet... :D
Je ne suis pas d'accord avec la personne qui disait qu'on peut écrire à la troisième comme à la première en remplaçant simplement les "il" par "je", l'impacte psychologique n'ai pas du tout le même sur le lecteur qui lit comme sur l'écrivain qui écrit. Quand j'écris par je, il m'arriverait presque d'être absorbé par le personnage, si bien que je vais lui prêter des traits de caractère qui me sont propre, ce qui se fait presque inconsciemment parfois. Quant aux point de vue interne/externe, omniscient etc, je crois que je vais me contenter du gamin qui raconte son histoire après coup (du coup c'est omniscient aussi?), tout en utilisant des références "pré-ado" pour ne pas avoir l'air d'un prof de socio condescendant qui commente le journal de mickey et rester en empathie avec le personnage...
Quand je disais intrigue plus prenante c'est pas le bon mots, disons qu'on s'identifie mieux, mais l'intrigue peut être pourrie à la 1ère comme à la 3ème personne c'est sûr...
Je ne peux pas écrire "comme d'habitude" à la troisième personne, d'où l'appréhension que j'ai.
J'ai une petite idée de pirouette, mais de toute façon, la meilleur réponse c'est maintenant de me lancer, de tenter des trucs nouveaux.
Merci à vous tous pour vos pistes de réfléxions !
Et pour la personne qui demandait comment m'appeler, on peut m'appeler Vinks, Kevin, ou le canard boiteux au choix... Mais rien aucun autre sobriquet ne sera accepté !!!
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Quant aux point de vue interne/externe, omniscient etc, je crois que je vais me contenter du gamin qui raconte son histoire après coup (du coup c'est omniscient aussi?),
:vaurien: Interne, interne ! Quand tu racontes par les yeux d'un personnage toute l'histoire, c'est point de vue interne.
(Omniscient c'est quand ton narrateur sait tout ce qui se passe partout dans ton histoire, en gros).
Je ne suis pas d'accord avec la personne qui disait qu'on peut écrire à la troisième comme à la première en remplaçant simplement les "il" par "je", l'impacte psychologique n'ai pas du tout le même sur le lecteur qui lit comme sur l'écrivain qui écrit.
Certes, j'ai simplifié, au sens où tu peux avoir une focalisation interne à "il" qui fera que tu suivras autant le personnage que si c'était un "je". Les différences entre l'utilisation du "je" et du "il" ne se situent pas sur ce plan-là. C'est ça que je disais.
Quand j'écris par je, il m'arriverait presque d'être absorbé par le personnage, si bien que je vais lui prêter des traits de caractère qui me sont propre, ce qui se fait presque inconsciemment parfois.
Non, ça, par contre, c'est personnel : c'est toi qui le vis comme ça ;) C'est pas une règle propre au "je". Chaque auteur vit son immersion dans son personnage à sa façon. Y a des textes à "je" qui sont hyper froids (L'Etranger...?) et des textes à "il" où le lecteur est totalement plongé dans le personnage. Niveau auteur c'est pareil, tu peux écrire une histoire à "il" tout en étant à fond dans ton personnage et t'identifier. Y a plein de gens à qui ça arrive. Donc là tu nous parles plutôt de ton expérience, mais je ne pense pas qu'on puisse en faire une règle générale ^^
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A milora:
Oui je parlais de moi bien sûr, j'adore parler de moi, c'est pour ça que j'ai du mal à me détacher du je :coeur:
L'étranger effectivement, tu marques un point !
Interne, interne ! Quand tu racontes par les yeux d'un personnage toute l'histoire, c'est point de vue interne.
(Omniscient c'est quand ton narrateur sait tout ce qui se passe partout dans ton histoire, en gros).
Ca va, j'avais juste un petite doute maitresse :-[...
Bon vous savez quoi, je vais arrêté de me faire dessus et écrire ce foutu truc ! In chah bouddha comme on dit chez moi
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Milo, quel est ton avis dans :
(...)
il était midi, il mangeait
(...)
Je peux me tromper, mais j'aurais tendance à dire que :
Il était midi -> point de vue omniscient (il est midi à ce moment précis pour toute l'histoire)
il mangeait -> focalisation interne (c'est le personnage qui mange, même si c'est évoqué à la troisième personne: il est possible de remplacer il par je)
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Ben dans la mesure où tu ne décris que des faits, ça peut être l'un comme l'autre...
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Ben Ned, tel quel, y a rien qui permet de dire que c'est "interne" (suffit pas de remplacer un Il par un Je pour que ce soit interne..., faut des sentiments, des pensées, une vision du monde réduite à un seul point de vue)
Quant à omniscient ou externe, faudrait plus de contexte.
De toute façon, un même texte peut cumuler plusieurs focalisations ;)
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Milo, quel est ton avis dans :
(...)
il était midi, il mangeait
(...)
Je peux me tromper, mais j'aurais tendance à dire que :
Il était midi -> point de vue omniscient (il est midi à ce moment précis pour toute l'histoire)
il mangeait -> focalisation interne (c'est le personnage qui mange, même si c'est évoqué à la troisième personne: il est possible de remplacer il par je)
Ouip, voilà, je plussoie ernya et Anlor...
En plus "il était midi" c'est pas nécessairement omniscient. Tu es dans ta propre tête et tu sais qu'il est midi. Pourtant dans la vie on est en focalisation interne de nous mêmes :D (pardon, trop de thèse et pas assez de sommeil :-[ )