Il met en scène un personnage, Meursault, dont on suit les péripéties.Comme tu y vas ;D Il y a une péripétie importante. Sinon tout ce qu'il relate... Le tram qui passe, etc, c'est pas ce que j'appelle de l'action XD
Je l'ai lu en seconde ; je ne peux pas dire que j'ai détesté, mais ça m'a laissée... étrangère ^ ^. Etrangère aux "aventures" du héros, disons. C'est un des rares livres dont je me suis dit, en le refermant, que j'aurais tout aussi bien pu ne pas le lire, ça n'aurait strictement rien changé en moi... Etrange ^ ^
J'y ai pas vu le pivot ou le miroir dont parle Zach, par contre.C'est la transition entre les deux parties, juste après le crime et juste avant le procès. Je me souviens plus bien, c'est un peu loin maintenant, mais j'en garde des images très solaires.
Merci pour l'extrait pehache ! Qui l'a écrit ?
Je trouve le point de vue intéressant mais pas satisfaisant...
Bonjour! :)Bien sur que oui. Il semble évident que le champ lexical de la mort et le fait que le roman commence par "Maman est morte..." indique un besoin, pour le personnage, de cheminer petit à petit sur le parcours de l'insensibilité maladive. En effet, le passage du "meurtre" et les jugements incessants des hommes sur le narrateur qui n'a en fait comme base que son silence profond et sa reflexion interne, conduisent le lecteur à mener une quête de vérité avec lui : peut-on condamner l'absence de peine, de remords, la peur ? Il faut bien voir que Camus, tout au long du livre, dresse des indices qui rappellent le jugement dernier (le juge d'instruction, le directeur) comme les boss finals d'un RPG, d'une quête initiatique profonde sur l'absurde, les jugements de valeurs et la justesse des sentiments. De même, mersault n'a pas de prénom, et semble toujours porté sur l'ennui et sur l'inventaire de ses non-sentiments, de son non-ressenti, de son décalage à la morale de l'époque. D'ailleurs, il est représentatif de l’homme absurde peint dans Le Mythe de Sisyphe, l’absurde naissant "de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde."
j'aimerai simplement savoir s'il y a une quête initiatique dans ce roman? et si cette quête parle de vérité?
Merci pour ta réponse :), si j'ai bien compris comme tu le dis Meursault a une quête initiatique profonde sur l'absurde qui n'aboutit qu'à sa mort? c'est à dire que sa quête échoue, que sa recherche de compréhension du sens de tout ce qui l'entoure, et de ce qu'il est, aboutit à rien d'autre que sa mort.Nan en fait je suis parti un peu au 72ème degré parce que ta question faisait vachement "hey, on m'a posé un truc pour un devoir, vous pouvez y répondre?" xD
Et je cherchais à comprendre le rapport entre les deux, car il y en a apparemment un: la quête initiatique... :) voilà.mmh ça m'étonne un peu. je serais curieux de savoir en quoi la quête initiatique est un thème de l'étranger. a priori je ne vois pas trop en quoi il y a une quête de quoi que ce soit dans l'étranger. pas chez le héros en tout cas il me semble. 8)
arrêter de chercher pour trouver ;)et puis même, y a pas grand chose à trouver je pense, à part le plaisir de la langue.
moi j'avais pas vraiment aimé...ben du coup je l'ai relu cet été et cette fois-ci j'ai beaucoup plus réussi à rentrer dedans. Je crois que par rapport à la première fois, j'ai plus fait attention au style et que du coup j'y ai plus vu d'intérêt. Y a des passages que j'ai trouvé assez touchants, au début et surtout à la fin avec la narration du procès où le titre prend pleinement son sens.
j'ai eu la même réaction que Milora en lisant ce bouquin
peut-être que je devrais retenter, sait-on jamais...
Lui vit et pour lui c'est la manière de vivre des autres qui est absurde. Pour les autres il est fou, bizarre, psychopathe et j'en passe et c'est lui qui est absurde.pour les autres, il n'est pas absurde, je pense. il est malsain, mauvais, méchant, autiste, tout ce qu'on veut, mais je ne dirais pas absurde (adjectif qu'on utilise d'ailleurs parfois un peu à tort et à travers dans le langage courant - et auquel camus (et beckett, et d'autres) rendent toute sa puissance et toute sa précision. :)
Pour "L'étranger", je l'avais lu au lycée, j'avais plutôt bien aimé dans mon souvenir, mais un point qui m'intrigue est le pourquoi fait-on toujours de ce roman une sorte de porte d'entrée vers la grande littérature, pour le lecteur débutant?? qui fait de ce roman une porte d'entrée vers la grande littérature ?
Pour "L'étranger", je l'avais lu au lycée, j'avais plutôt bien aimé dans mon souvenir, mais un point qui m'intrigue est le pourquoi fait-on toujours de ce roman une sorte de porte d'entrée vers la grande littérature, pour le lecteur débutant?
c'est a/facile à lire b/puissant et profondJ'ajouterai :
sans analyse de la part du lecteur, le bouquin n'a pas de raison d'être
Pour "L'étranger", je l'avais lu au lycée, j'avais plutôt bien aimé dans mon souvenir, mais un point qui m'intrigue est le pourquoi fait-on toujours de ce roman une sorte de porte d'entrée vers la grande littérature, pour le lecteur débutant?? qui fait de ce roman une porte d'entrée vers la grande littérature ?
enfin en tout cas ça se défend :c'est a/facile à lire b/puissant et profond
kafka, ce que tu en retiens c'est des tirades interminables ? c'est marrant moi je mettrais plutôt en avant son style sec et lapidaire - qui le rapproche du camus de l'étranger, d'ailleurs
y a un truc où je suis d'acc avec ce que tu as l'air de penser : l'étranger est très différent du reste de camus.
moi j'adore l'étranger
la peste je trouve ça mille fois moins puissant
c'est rare d'ailleurs je crois, un auteur dont un livre est à ce point nettement meilleur que les autres
en tout cas Juju : moi je suis pour, qui qu'on soit, s'autorise (à condition d'argumenter, ce que tu fais) à dire "victor hugo j'aime pas", "beethoven je trouve ça bof", "orson welles je trouve ça lourd". c'est un droit et peut être même un devoir moral, et c'est plus intéressant que dire "beethoven j'y comprends rien mais puisque tout le monde dit que c'est bien c'est que ça doit être bien"
"analyser" est peut-être trop fort comme mot ; ce que je voulais dire, c'est que dès la fameuse première phrase, on est quasi obligé de se poser des questions, que Camus ne nous donnera pas de réponse. Donc un rôle du lecteur fort par rapport à d'autres classiques.sans analyse de la part du lecteur, le bouquin n'a pas de raison d'être
oh moi je trouve ça drôle et sensuel, chacun ses manières de lire mais analyser... perso analyser c'est un truc que je fais le moins possible quand je lis, et je suis fan de l'étranger. 8)
(lol ça me donnerait presque envie de lancer un grand débat "faut il chercher à comprendre/analyser les oeuvres littéraires/artistiques" vous avez quatre heures :mrgreen:)
"analyser" est peut-être trop fort comme mot ; ce que je voulais dire, c'est que dès la fameuse première phrase, on est quasi obligé de se poser des questionssans analyse de la part du lecteur, le bouquin n'a pas de raison d'être
oh moi je trouve ça drôle et sensuel, chacun ses manières de lire mais analyser... perso analyser c'est un truc que je fais le moins possible quand je lis, et je suis fan de l'étranger. 8)
(lol ça me donnerait presque envie de lancer un grand débat "faut il chercher à comprendre/analyser les oeuvres littéraires/artistiques" vous avez quatre heures :mrgreen:)