Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: hossmart le 01 Février 2014 à 00:07:30
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Tout a commencé dans une chambre d'hôtel. Un squat. Elle l'entendit, jouer de la guitare, dans la chambre du dessus. Qui se doutait que ces quelques accords allaient être à l'origine d'un groupe, d'une âme, d'une vie, d'un monde? Tout les opposait. Un anglais. Une américaine. Une dizaine d'années. Ils fusionnèrent.
Beauté de la déchéance, beauté de la ruine, beauté du crade. Mégots à demi consumés, chambres miteuses. Atelier de la création. Les murs recouverts de graffitis, art attack, trivialités... D'où Blood Pressures, d'où toutes ces paroles crues, mais aussi d'autres, belles.
Électricité. Les percussions résonnent. Mon coeur résonne. The heart is a beating drum. Transcendée par ses cheveux roses, trempés, ses jambes interminables, ses mouvements sensuels, son regard perçant et sa voix. Sa voix suave, séductrice, envoûtante.
Polaroid. Argentique. Tout a une âme. Ses boots défoncées, leurs boots défoncées. Machine à écrire. Guitares. Dessins, peintures, poèmes. La polyvalence fait-elle d'eux de vrais artistes?
***
La ville sommeillait, paisible. Seulement dérangée par les cris des oiseaux de nuit. Dans un petit appartement, un squat miteux, personne ne dormait. L'homme et la femme étaient ensembles tout en étant isolés. Elle dessinait dans sa chambre, lui prenait des photos, perché sur le balcon. Ils façonnaient leur art, fumant clope sur clope dans leur atelier de la création. Un silence d'or régnait, seulement perturbé par des bruits de coups de crayon et de déclencheur.
Ils touchaient leur monde étrangement, vivant la nuit, vivant le jour. Prenant la vie à pleine main, comme elle venait.
Sur la feuille de la femme, sous sa main talentueuse se traçait lentement un contour, le contour d'un visage de femme.
L'homme figeait la vie, ou plutôt l'absence de vie de la rue.
La femme posa son crayon, tira sur sa cigarette et souffla la fumée, les yeux clos. Ses épais cheveux bruns tombaient sur son visage, la rendant séduisante, mystérieuse et inaccessible à la fois. Elle tira une deuxième fois sur sa cigarette tandis que l'homme entrait dans la chambre. Ils ne parlaient pas. L'ambiance était électrique. Elle se leva de son lit et tourna dans sa chambre, telle un tigre en cage. Elle était calme et semblait pourtant animée d'une passion, d'une hargne. L'homme s'allongea sur le lit et suivit chacun de ses mouvements.
Soudain, elle aboya quelque chose à l'homme et partit d'un pas rapide. Elle descendit à la hâte les escaliers de l'immeuble et se retrouva dans la rue, à l'air. Elle inspira profondément, inspira l'âme de cette ville industrielle, l'âme des voitures, l'âme des routes. Elle remonta alors brusquement à son appartement, attrapa un sac, fourra quelques vêtements dedans et en fit de même pour l'homme. Elle se tint debout devant lui, toujours allongé sur le lit, et lui annonça: « Road trip »
***
La bagnole roulait sur l'autoroute, les paysages sombres d'Angleterre défilant par les vitres. Ils roulaient silencieusement, la femme écrivait dans un petit carnet, l'homme au volant fumait. La pluie s'abattait sur le pare-brise, les essuie-glaces grinçaient légèrement. La femme arrêta d'écrire et observa son compagnon, pendant de longues minutes. Puis elle parla d'une voix rauque. L'homme la regarda brièvement, hocha la tête et ils sortirent de l'autoroute. La femme secoua la tête, ses mèches tombèrent sur ses yeux, et sortit une cigarette de son sac. Elle la porta à ses lèvres. Flamme orange. La cigarette était allumée. Dehors, il commençait à faire nuit. L'obscurité dévorait les champs si verts, la cigarette rougeoyait dans l'habitacle de la voiture. La cendre de la femme tomba sur ses boots défoncées. Le paysage commençait à changer à l'extérieur. Les prés, les arbres, se transformaient en maison, en pylônes électriques. La ville approchait.
La femme avait repris son activité d'écriture, les mots sortant de sa plume à une vitesse folle. L'homme fit tomber sa cigarette, se pencha vers l'autoradio et trifouilla les boutons. Des grésillements se firent entendre. Puis la musique. Guitare désaccordée, boîte à rythme, basse envoûtante. La femme se mit à chanter. Elle avait une fois de plus arrêté d'écrire et observait la ville à travers les vitres. Panneaux publicitaires, bâtiments, bouts de ferraille... Elle voyait sa vie, son âme dans ce paysage urbain. Des enseignes lumineuses clignotaient faiblement ça et là. Ils étaient bientôt arrivés.
Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent toujours en silence devant un motel délabré. L'homme avait éteint l'autoradio. La femme rangea son carnet, sortit de la voiture et se dégourdit les jambes. L'homme était déjà prêt, leur peu de bagages à la main. Ils échangèrent quelques paroles, rirent et se dirigèrent vers l'entrée afin de réserver une chambre pour la nuit.
***
Ils préparaient leur prochain album, écrivant les chansons et les illustrant. Ils ne sortaient que rarement mais cela leur convenait. Pour eux, leur monde était le meilleur de tous. Ils vivaient dans le présent, insouciants, et ne pensaient pas au futur. Ils vivaient, c'était tout.
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Salut
Elle l'entendit, jouer de la guitare, dans la chambre du dessus
Pour moi, la ponctuation va pas. soit tu vire la virgule, soit tu la remplace par un point mais tel quel ça me gêne un peu
Tout les opposait. Un anglais. Une américaine.
Dit comme ça, ça ne me sembla pas tellement en opposition
Bon du coup, j'ai écouté les kills en même temps que je lisais ton texte.
J'aime bien le rythme. Mais je trouve ça un peu court. Je comprends bien la contrainte de deux mille mots max, mais je crois que ça mériterait d'être dévellopé un peu
parce que j'ai trouvé ça très chouette, mais ça reste une esquisse pour moi
Merci pour ce texte
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Elle l'entendit, jouer de la guitare, dans la chambre du dessus.
Les virgules sont en trop, coupent inutilement le rythme.
d'un monde?
Espace avant le point d'interrogation
mystérieuse et inaccessible à la fois.
Un peu cliché comme formule, non ?
se retrouva dans la rue, à l'air
Ça fait bizarre, à l'air.
les paysages sombres d'Angleterre
Bof d'Angleterre, je ne comprends pas cette formulation.
Je n'ai pas accroché plus que ça. Ce n'est pas mal écrit, je n'ai pas buté, mais rien ne m'a non plus happé. Difficile de vraiment s'intéresser aux personnages ou à leur sort, et leur univers est trop loin du miens.
Une autre fois.
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Tout a commencé dans une chambre d'hôtel. Un squat. Elle l'entendit, jouer de la guitare
ça me fait bizarre, ce début passé-composé/passé-simple. J'ai l'impression qu'il y a un problème de concordance des temps.
Un anglais. Une américaine. Une dizaine d'années. Ils fusionnèrent.
Anglais, Américaine. C'est des noms, donc on met une majuscule.
J'ai vraiment pas accroché. C'est en partie question de goûts : ces ambiances urbaines décrépites, ça me parle pas. Mais c'est aussi que j'ai eu l'impression d'un texte sans but, d'un bout de quelque chose, d'une ébauche. Arrivée à la fin, je me suis dit "oui bon et alors, quoi ?" :-\, j'ai pas vu d'unité, d'élément qui fasse que le texte est clos sur lui-même et dit ce qu'il a à dire. Je sais pas si je suis très claire :/
J'ai pas trop aimé en particulier le tout dernier paragraphe, j'ai eu l'impression qu'il était un peu là pour se raccrocher au sujet, mais du coup de façon trop explicite, trop scolaire. (Mais c'est plus un détail)
Bref, désolée :-[
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Alors, autant j'ai bien aimé le premier paragraphe, autant j'ai trouvé les autres laborieux. Le premier avait ça de bien qu'il était à l'image des artistes que tu décris : bordélique, rythmé, sale. Les suivants paraissent trop ordonnés du coup, on a l'impression que tu parles de personnes totalement différentes.
Et puis, j'ai eu l'impression de lire un texte sans but.
C'est dommage, ce premier paragraphe était vraiment bien. Le style est pourtant cool, attention toutefois à ne pas abuser des virgules.
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Il y a une espace avant le point d'interrogation en français :]
Tout a commencé dans une chambre d'hôtel. Un squat. Elle l'entendit, jouer de la guitare, dans la chambre du dessus. Qui se doutait que ces quelques accords allaient être à l'origine d'un groupe, d'une âme, d'une vie, d'un monde? Tout les opposait. Un anglais. Une américaine. Une dizaine d'années. Ils fusionnèrent.
ça balance bien c'est chouette
D'où Blood Pressures, d'où toutes ces paroles crues, mais aussi d'autres, belles.
rythmiquement, j'aurais bien vu un "plus belles" mais ça passe bien quand même tel quel
J'aime beaucoup cette première partie même si elle est peut-être un poil trop longue, en ce sens qu'un tel rythme, il ne peut pas être tenu longtemps sans lasser le lecteur, on ne peut pas se permettre de répétition (je pense qu'il y en a une avec "ses boots défoncées, leurs boots défoncées").
Seulement dérangée par les cris des oiseaux de nuit.
hm y'en a (heureusement) pas tant en ville, du coup je trouve pas que ce soit le bruit le plus pertinent pour la déranger. Une bande de jeunes alcoolisés, une voiture qui passe en trombe, les pompiers, oui.
Dans un petit appartement, un squat miteux, personne ne dormait.
hm on a déjà eu "squat" et "miteux". Malgré la ville tranquille, l'image du squat persiste. Pourquoi ne pas se contenter d'un "Dans le petit appart, personne ne dormait." ? Je pense que ça ferait aussi bien l'affaire.
Un silence d'or régnait, seulement perturbé par des bruits de coups de crayon et de déclencheur.
et le coup du silence "seulement interrompu par" ça fait répétition avec le début de paragraphe.
Ils touchaient leur monde étrangement, vivant la nuit, vivant le jour.
j'aime bien
Prenant la vie à pleine main, comme elle venait.
moins convaincue car la vie on dirait qu'ils la vivent à travers de leur art, donc pas forcément "à pleine main", au contraire même.
Sur la feuille de la femme, sous sa main talentueuse se traçait
manque une virgule après talentueuse
L'homme figeait la vie, ou plutôt l'absence de vie de la rue.
en fait je pense qu'il ne vaut mieux pas décrire ce qu'ils prennent/dessinent car ça casse leur aura : à vrai dire, réduit à ces quelques mots, ça semble un peu bidon, bateau. Tandis que si tu laisses planer le mystère, on peut imaginer des trucs.
La femme posa son crayon, tira sur sa cigarette et souffla la fumée, les yeux clos. Ses épais cheveux bruns tombaient sur son visage, la rendant séduisante, mystérieuse et inaccessible à la fois.
bon attention ça frise le cliché quand même
Elle tira une deuxième fois sur sa cigarette tandis que l'homme entrait dans la chambre.
je croyais qu'ils étaient déjà dans la même pièce
L'ambiance était électrique.
y'a déjà eu "Electrique" tout à l'heure, je trouve que ça fait répétition. Et d'ailleurs, j'ai du mal à voir la tension là-dedans. Si au moins y'avait un échanges de regard, je ne dis pas. Mais là, tu décris une ambiance vraiment calme, donc difficile de croire à un problème entre les deux.
Elle se leva de son lit et tourna dans sa chambre, telle un tigre en cage. Elle était calme et semblait pourtant animée d'une passion, d'une hargne.
hein ?! pareil, j'ai du mal à croire à la scène.
Elle descendit à la hâte les escaliers de l'immeuble et se retrouva dans la rue, à l'air.
à l'air libre ? à l'air tout court ça fait bizarre x)
l'âme des routes
en ville je dirais plutôt des rues
Elle remonta alors brusquement à son appartement
que d'allers-retours
Elle se tint debout devant lui, toujours allongé sur le lit, et lui annonça: « Road trip »
je pense que tu peux te passer de "toujours allongé sur le lit"
Cool la façon de finir cette partie
Par contre, je la trouve plus faible que la première, moins crédible et le coup de descendre, respirer, trouver l'inspiration, remonter... On ne comprend pas sa colère soudaine. Il y a un problème entre l'atmosphère dégagée par le début et la précipitation de la suite. Je demande pas de tout expliquer, je demande juste des indices sur ses intentions. Elle peut pas aller au balcon, à la fenêtre pour prendre l'air ? Je pense que ce serait suffisant.
La bagnole roulait sur l'autoroute, les paysages sombres d'Angleterre défilant par les vitres. Ils roulaient silencieusement, la femme écrivait dans un petit carnet, l'homme au volant fumait. La pluie s'abattait sur le pare-brise, les essuie-glaces grinçaient légèrement.
je trouve ça lourd comme descriptif, à cause des adverbes et des adjectifs. Tu peux pas élaguer et simplifier un peu ? Est-ce que c'est important que ce soit en Angleterre ? Les "paysages" ça me semble un peu mou, ton texte me semble vouloir aller dans du plus nerveux, donc faut pas hésiter à tailler.
La femme secoua la tête, ses mèches tombèrent sur ses yeux, et sortit une cigarette de son sac.
ce "et" me semble inadéquat. Un petit "elle" suffirait je pense.
Elle la porta à ses lèvres. Flamme orange. La cigarette était allumée.
pas bien passionnant. A supprimer IMHO
L'obscurité dévorait les champs si verts
t'as dit qu'ils étaient sombres x) S'ils sortent de l'autoroute ils devraient pas y avoir tant de champs, plutôt des ronds points des grandes routes des trucs comme ça.
La femme avait repris son activité d'écriture, les mots sortant de sa plume
ah mais non elle écrit au bic j'en suis sûre !
Elle avait une fois de plus arrêté d'écrire
mmm... il fait noir en même temps...
Cette succession d'actions insipides avec juste l'homme-ci la femme-ça est extrêmement lassante. Je ne vois pas ce qu'elle apporte au texte, dans le fond ou dans la forme.
Elle voyait sa vie, son âme dans ce paysage urbain. Des enseignes lumineuses clignotaient faiblement ça et là. Ils étaient bientôt arrivés.
bizarre, dans ce "road trip" j'avais compris un ras-le-bol de l'urbanité. Si c'est pour y retourner... Y'a un truc que j'ai pas capté.
Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent toujours en silence devant un motel délabré.
mais y'a de la musique ! si c'est eux qui ne parlent pas il faut le préciser
Un peu cliché le motel délabré, non ?
L'homme était déjà prêt, leur peu de bagages à la main.
construction bancale
Ils échangèrent quelques paroles, rirent
j'arrive pas à les imaginer rire, pour moi ils se font perpétuellement la gueule...
Je comprends de moins en moins tes personnages, enfin, leur comportement.
Ils préparaient leur prochain album, écrivant les chansons et les illustrant. Ils ne sortaient que rarement mais cela leur convenait. Pour eux, leur monde était le meilleur de tous. Ils vivaient dans le présent, insouciants, et ne pensaient pas au futur. Ils vivaient, c'était tout.
Cet imparfait et cette fin me laissent perplexe. Est-ce que c'est censé boucler la boucle ? Ca sent le forçage pour raccrocher au thème de l'AT et... ça manque de chute / fin marquée. Dommage, dommage. Vraiment.
En commençant je me suis dit "trop bien, ça c'est un texte HQ qui a des tripes et qui marche bien". Et puis plus on avançait moins ça devenait convaincant, plus laborieux comme dit Kerena, moins crédible, jusqu'à aboutir à... hm du vent ? :/
Du coup je suis archie déçue parce que j'étais partie avec de très bons espoirs. Je pense qu'il faudrait vraiment revoir la fin (en faire une vraie du genre overdose, même si c'est cliché) et ensuite retravailler la scène de l'appart le du road trip pour les dynamiser beaucoup plus et donner plus d'épaisseur à des personnages qui sont parfois pas loin de la caricature. Allez, zou, on rebrasse tout ça, que ça swingue.
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Bonsoir,
Électricité. Les percussions résonnent. Mon coeur résonne.
Je trouve étrange cette intervention du narrateur, unique dans le récit.
ensembles
Sans s.
Prenant la vie à pleine main
J'aurais plutôt dit à pleines mains.
en maison
Maisons.
Le premier paragraphe est trop télégraphié pour moi. Le côté "flash" des phrases, je n'arrive pas à adhérer. La suite m'a davantage plu mais je n'ai pas réussi à entrer dans l'univers des personnages car ils sont trop dépersonnalisés. Le point de vue externe rend l'ensemble assez froid, distant, et du coup, je me suis juste sentie observatrice de différentes scènes sans en goûter les émotions. Le langage assez oral, le style de l'écriture me paraît peu décalé par rapport au passé simple. Je trouve aussi que ça soulève beaucoup de clichés sur les artistes "rock" : trop de cigarettes, des boots crassous, des mots qui clashent... Pas mon trip.
Désolée :-[
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Bonsoir !
J'aime l'idée du texte, la vie trépidante, mais je déteste, mais réellement, le mot "bagnole" ... Il sonne faux, et donne un air de faux sixties à tout le paragraphe ...
Pourquoi pas "caisse", ou autre, si tu veux vraiment éviter le mot voiture ... Bon ok je pinaille, mais c'est dommage, dès la lecture de ce mot, je n'ai plus été transportée ... Désolée !
Je répète : j'adore l'idée du texte, le rythme rapide !
Merci !
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Le premier paragraphe résume bien mon avis sur l'ensemble du texte. Une très bonne idée mais qui s’essouffle. Le style télégraphe c'est bien, mais sur une courte durée. Je suis bien placée pour le savoir, en véritable adepte. Mais on s'en lasse rapidement. Il est à utiliser avec parcimonie.
Pour le reste du texte, j'ai bien l'esquisse du texte. Le genre tableaux peints, ou clichés polaroïd. Après, c'est un peu le cul entre deux chaises, je trouve. Soit on peint et le style doit être fantastique ; soit il se passe des trucs. Mais s'il ne se passe pas grand chose et que le style ne remplit par les trous, ça coince. Et sur la fin, c'est un peu ce qui s'est passé. Et puis, je fais mal le lien avec le Meilleur des Mondes.
Au plaisir
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Salut,
J'ai trouvé que le début était percutant, prometteur.
Cependant, ton texte m'a laissé l'impression que tu arrives à mettre beaucoup de poésie dans de très courtes phrases (voir de simples mots) comme tu le fais au début, mais que dès qu'il s'agit de décrire une action, ça devient un peu plus laborieux. C'est une des raisons qui fait que ton texte s'essouffle amha.
Par exemple, ce passage, que je trouve bancal :
'homme s'allongea sur le lit et suivit chacun de ses mouvements.
Soudain, elle aboya quelque chose à l'homme et partit d'un pas rapide. Elle descendit à la hâte les escaliers de l'immeuble et se retrouva dans la rue, à l'air. Elle inspira profondément, inspira l'âme de cette ville industrielle, l'âme des voitures, l'âme des routes. Elle remonta alors brusquement à son appartement, attrapa un sac, fourra quelques vêtements dedans et en fit de même pour l'homme. Elle se tint debout devant lui, toujours allongé sur le lit, et lui annonça: « Road trip »
Tout va très vite, elle descend les escaliers, les remonte...
Y'a de très bonnes idées, comme cette annonce de "Road trip" spontanée, directe, clac ! Mais ça manque de vie, de ce petit truc qui vient des tripes...Bon, ok, je suis pas très didactique ce soir, mais c'est comme je ressens le truc.
On voit bien que tu mets beaucoup d'intention pour décrire des personnages assez "trash", genre "fuck la société", mais qu'au final c'est assez plat, que ça manque de matière, de vie... ça donne l'impression que tu as déposé çà et là des clichés du genre (la clope, le rock, le road trip) mais sans cohérence pour cimenter le tout.
Merci quand même pour ce texte !
A+
Mog
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Je n'ai rien compris au texte.
Il commence en donnant un ton ou une simulation de poésie.
Puis montre divers événements, j'ignore s'ils sont indépendant ou s'inscrivent dans la continuité.
Ce que le dernier paragraphe laisse suggérer en revenant au contexte du premier.
Merci pour ce texte.
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Bonsoir !
Tout les opposait. Un anglais. Une américaine. Une dizaine d'années. Ils fusionnèrent.
Il y a quand même des contrastes plus fous...
Ses épais cheveux bruns tombaient sur son visage, la rendant séduisante, mystérieuse et inaccessible à la fois.
ça me fait drôle. L'idée c'est que ce sont ses cheveux sur le visage qui lui donnent la séduction, le mystère et le côté inaccessible ? Je ne suis pas convaincue.
Elle tira une deuxième fois sur sa cigarette tandis que l'homme entrait dans la chambre. Ils ne parlaient pas. L'ambiance était électrique.
Hum... Je ne comprends pas bien. Ils n'étaient pas tous les deux dans la pièce ?
Je n'ai pas vraiment aimé. J'ai trouvé quelques passages sympas, mais je rejoins des commentaires qui ont déjà été faits : je ne vois pas trop l'intérêt du texte. Il me semble qu'il ne constitue pas un vrai récit et il manque un peu d'intensité pour être simplement descriptif et délivrer une tranche de vie ou une atmosphère.
La relation entre les deux personnages ne m'a pas réellement convaincue, disons qu'il est dit qu'il s'agit d'une relation fusionnelle, mais je ne la sens pas trop dans le texte. Il y a le mot "électrique" pour qualifier l'ambiance, mais j'ai du mal à y croire.
Désolée, je n'ai donc pas accroché...
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Prenant la vie à pleine main, comme elle venait.
Sur la feuille de la femme, sous sa main talentueuse se traçait lentement un contour, le contour d'un visage de femme.
répétition "main", éloignée mais qui fait un peu tâche par rapport à la fluidité du reste
Ils préparaient leur prochain album, écrivant les chansons et les illustrant. Ils ne sortaient que rarement mais cela leur convenait. Pour eux, leur monde était le meilleur de tous. Ils vivaient dans le présent, insouciants, et ne pensaient pas au futur. Ils vivaient, c'était tout.
arrivée aux derniers mots je me suis demandée si ce ne serait pas encore plus percutant de virer "c'était tout" et juste terminer par "ils vivaient". Mais alors ça fait un chouïa trop répétition avec le début de la phrase précédente, donc je ne sais pas trop, à voir.
J'aime ! Texte tout court percutant, j'ai aimé l'ambiance que dégage le style.
Commentaire sur les com' des autres :
Elle l'entendit, jouer de la guitare, dans la chambre du dessus
Pour moi, la ponctuation va pas. soit tu vire la virgule, soit tu la remplace par un point mais tel quel ça me gêne un peu
moi ça m'a pas gêné, mais j'ai tendance à m'amuser avec la ponctuation xD mais je trouve que ça démarque juste le texte et permet de donner une ambiance (je sais pas si t'as lu le livre La Route par ex)
Contrairement aux autres, j'ai pas trouvé que le texte était sans but. Enfin, si, d'un certain côté, mais justement pour dire "mais en fait, y'a pas de but et c'ets bien". Enfin bref, moi j'ai bizarrement aimé, et je trouve qu'il n'y a pas besoin de plus :-[
Je pense qu'il faudrait vraiment revoir la fin (en faire une vraie du genre overdose, même si c'est cliché)
ah non je suis contre la fin "overdose" ! Par contre ok avec dynamiser le tout et donner plus d'épaisseur aux personnages, y'a quand même plusieurs passages un peu trop caricaturaux, c'est dommage.
Cependant, ton texte m'a laissé l'impression que tu arrives à mettre beaucoup de poésie dans de très courtes phrases (voir de simples mots) comme tu le fais au début, mais que dès qu'il s'agit de décrire une action, ça devient un peu plus laborieux. C'est une des raisons qui fait que ton texte s'essouffle amha.
oui voila c'est ça (c'est sympa de passer après les autres pour commenter, y'a moins à réfléchir pour décrire ce qu'on pense, juste citer ceux qui pensent pareil xD)
Bref pour conclure j'ai bien accroché au style du début et à l'idée "tout est bien comme ça", mais il faudrait virer/modifier ce qui est plus banal.
N'empêche que j'ai quand même bien accroché au texte, essentiellement grâce au style.
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saaalut,
Tout les opposait. Un anglais. Une américaine. Une dizaine d'années. Ils fusionnèrent.
Hum si ce qui les oppose c’est 10ans d’écart et leur nationalité, on est loiiiin du « tout »
Beauté de la déchéance, beauté de la ruine, beauté du crade.
Ah beh charmant… :-X
Électricité. Les percussions résonnent. Mon coeur résonne.
Oh beh au début c’était « il » et « elle » et maintenant il y a un « je » ?
Transcendée par ses cheveux roses,
Attends, qui est transcendée ? le narrateur ? ou la fille aux cheveux roses ? parce que si c’est la fille, je vois pas comment on peut être transcendée par ses propres cheveux.. tout roses qu’ils soient.. :-\ et si c'est le gars (faut pas de e à trasncendée) je vois pas non plus comment il pourrait être transcendé par les cheveux de la fille...
Ses épais cheveux bruns tombaient sur son visage, la rendant séduisante, mystérieuse et inaccessible à la fois.
Mais qui a les cheveux roses du coup ? :'(
telle un tigre en cage
tel
Puis elle parla d'une voix rauque
Fallait pas fumer :huhu:
Ils étaient bientôt arrivés.
Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent
Oui mais bon arrivés/arrivèrent bof
Ils préparaient leur prochain album, écrivant les chansons et les illustrant. Ils ne sortaient que rarement mais cela leur convenait. Pour eux, leur monde était le meilleur de tous. Ils vivaient dans le présent, insouciants, et ne pensaient pas au futur. Ils vivaient, c'était tout.
Hmmm
Ça me va pas bien cette fin qui fait « j’explique ce que j’ai voulu faire »… :\?
Pas du tout compris la première partie par rapport au reste. Très bizarre, avec le « je » au milieu… :\?
Il y a beaucoup trop de phrases nominales hyper courtes pour moi, ça donne un rythme mais ça fait un effet télégramme qui m’a dérangée :(
Je pense que tu as voulu décrire une vie simple qui rend heureux ceux qui la vivent, mais j’étais tellement loin d’eux que j’ai pas senti leur joie de vivre dans leur way of life. On sait jamais ce qu’ils se disent, on sait jamais ce qu’ils pensent, on est vraiment en caméra stratosphérique :-\.
Du coup je n’ai pas vraiment aimé, ni dans la forme ni dans l’histoire :-[… je suis vraiment désolée, mais en même temps je suis pas du tout le bon public, je ne suis pas fan du genre, du coup ça relativise grandement mon avis ::)
Merci pour ce texte :)
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Tout a commencé dans une chambre d'hôtel. Un squat. Elle l'entendit, jouer de la guitare, dans la chambre du dessus.
Le choix des temps gêne vraiment à la lecture, je trouve.
La polyvalence fait-elle d'eux de vrais artistes?
Je trouve cette phrase décousue à la suite du reste.
leur atelier de la création
Un peu lourd comme tournure.
J'ai essayé d'y croire mais j'ai l'impression d'avoir été jetée en dehors du texte comme un vieux mégot. J'ai apprécié certains passages, mais j'arrive à m'accrocher aux personnages, ils sont bien trop impersonnels à mon goût.
Ca reste une lecture agréable, mais il manque un petit quelque chose. ::)
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Bonjour, bonjour !
Alors, je rejoins complètement le commentaire de Zacharielle. J'ai beaucoup aimé le rythme du début (même si, comme Tomoyo, le "transcendée par ses cheveux roses, euh...).
Y a un style assez chouette, malgré les petits trucs un peu maladroits genre l'accumulation "Qui se doutait que ces quelques accords allaient être à l'origine d'un groupe, d'une âme, d'une vie, d'un monde?" que je trouve un peu lourde.
Et puis d'un coup, on passe de il/elle/je à "l'homme" / "la femme" et d'un coup ça devient beaucoup plus plat. C'est comme si d'un coup tu dézoomais et qu'on se mettait à regarder tes personnages de loin sans vraiment comprendre pourquoi la nana elle fait des allers-retours dans l'escalier. Pour moi, y a trop d'actions seulement nommées, et beaucoup, beaucoup trop d'effets un peu trop usés au cours du texte.
Par exemple :
dans la catégorie surdose d'adjectifs
Sur la feuille de la femme, sous sa main talentueuse se traçait lentement un contour, le contour d'un visage de femme.
Sur/sous, contour x2 et "main talentueuse", ça fait beaucoup pour une seule phrase :D
Ses épais cheveux bruns tombaient sur son visage, la rendant séduisante, mystérieuse et inaccessible à la fois.
Là tu nous fais un combo adjectival
La femme arrêta d'écrire et observa son compagnon, pendant de longues minutes. Puis elle parla d'une voix rauque.
j'vois pas bien l'intérêt de nous préciser qu'elle a l'a voix rauque. À ce moment du texte, j'aurais bien aimé savoir si elle était las, si elle était tendre (puisqu'elle vient de le regarder pendant de "longues" minutes), pas qu'elle fume vraiment trop.
Dans la catégorie antithèses à répétition
L'homme et la femme étaient ensembles tout en étant isolés.
Elle était calme et semblait pourtant animée d'une passion, d'une hargne.
L'obscurité dévorait les champs si verts
Dans la catégorie énumérations
Qui se doutait que ces quelques accords allaient être à l'origine d'un groupe, d'une âme, d'une vie, d'un monde?
Beauté de la déchéance, beauté de la ruine, beauté du crade.
Elle inspira profondément, inspira l'âme de cette ville industrielle, l'âme des voitures, l'âme des routes.
qui va avec le :
Elle voyait sa vie, son âme dans ce paysage urbain.
Les prés, les arbres, se transformaient en maison, en pylônes électriques.
Enfin, voilà, c'est des trucs qui pourraient être sympas à l'unité dans ton texte, mais là, pour moi, ça devient un peu trop systématique.
Je ne sais pas si tu comptes retoucher ton texte, bonne continuation en tout cas !
Tchou le gnou !
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Elle l'entendit, jouer de la guitare, dans la chambre du dessus.
Pourquoi des virgules ici ?
Un anglais. Une américaine. Une dizaine d'années. Ils fusionnèrent.
le coup de la dizaine d'années, pourquoi pas, mais la différence anglais/américain... y a pire comme différence, y a quand même une langue en commun malgré une différence de pays, c'est déjà beaucoup...
Transcendée par ses cheveux roses, trempés, ses jambes interminables, ses mouvements sensuels, son regard perçant et sa voix.
je crois que c'est un abus ce participe
Sa voix suave, séductrice, envoûtante.
Pour eux, leur monde était le meilleur de tous.
mais pourquoi vous vous sentez tous obligés de citer le sujet dans vos textes ? >< >< ><
Hors AT et développé, je pense que j'aurais trouvé le texte sympa mais pour cet AT, justement, je trouve que ton texte (mais t'es loin d'être le seul) se transforme en prétexte pour participer à l'AT et que finalement ben, ouais, mais y a pas masse d'image de monde, meilleur ou non, à la fin quoi. Je ne pense pas l'avoir vraiment vu ou vécu leur monde. J'ai plus vu une tranche de vie d'un couple, t'aurais pu nous montre le monde de ses photos, le monde de ses desseins, les rapports entre les deux, enfin jouer à fond sur la notion même de monde mais là pour moi, tu confonds un peu monde et tranche de vie. Un monde, c'est quand même pas que des gestes, c'est une façon de s'organiser, de voir les choses, des coutumes, des principes, bref tout un tas de choses qui mériteraient un regard intérieur/interne. Pour moi, c'est ce qui manque à ton texte. :-\