Le soleil qui brûle ma peau est rouge, rouge à en dégouliner de sang frais et laisser de grandes traces sur le sable.
Envie de vomir. J’ai le cœur au bord des lèvres et je ne sais pas bien quoi en faire. Déglutir et le remettre en place, se dire ça va aller, ça va aller, passer sa main sur son sternum et sentir les os pointer sous la peau trop fine. Un jour ils sortiront. Ce sont des armes. Un jour j’exploserai et me répandrai en mille morceaux de moi sur vos yeux qui ne veulent pas voir. Ce jour vous tenterez à violentes pelletées de tasser dans un coin mes copeaux de corps mais je parsèmerai le sable et vous n’y arriverez plus, je serai allée trop loin.
Debout sur ma tour, les pieds nus et les mains ouvertes.
Je me tiens tendue sur ma tour au-dessus de vous et je les imite. Je crie, je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas, l’autre est différent, on le sait, on le sent, tuons l’autre tant qu’il est encore temps. Je ris. Fort. Violemment. À m’en déchirer le coin des lèvres. Mes cheveux bruns volent dans l’air salé
Écrasés, les cranes
J’ai grandi tout en os et en peau, sans déborder de la place que vous m’aviez creusée.J'aime bien
Je vous chanterai les chairs déchirées comme on endort un enfant, je vous susurrerai le sang poisseux qui coulera de vos plaies mal soignées, vos bouches tordues et vos reniflements pathétiques.Ouch. Violent. C'est super bien réussi je trouve, cette phrase là.
Ils se tiennent tendus devant vous, vomissant leur haine et vous les écoutez et vous ne m’entendez pasPour le coup, je trouve ça un peu maladroit. J'aurais mis un point après " et vous les écoutez"
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles. J’ai grandi tout en os et en peau, sans déborder de la place que vous m’aviez creusée. J’ai grandi comme ces arbres longs et fins cherchant à tout prix la lumière du soleil.autant les deux premiers passent bien autant le dernier "truc et truc" me parait lourd, plus facile, moins percutant
Ça suinte de partout dans le ciel, la mort, ça pue la mort, les chairs qui brûlent sur les grands buchers.j'aurais pu mettre un smiley cœur mais finalement ça me semble pas approprié
Ce jour vous tenterez à violentes pelletéesà coups de pelletées ?
La parole violée par les prêcheurs de la liberté.je trouve que ça fait formulation professorale
Je griffe la peau trop fine sur mes os trop saillantsça fait beaucoup de "trop fin" etc. tout au long du texte, ça tue l'effet je trouve. On a bien le personnage en tête je pense et c'est pas la peine de répéter les adjectifs déjà présentés
Les bateaux au loin, un Grec va mourir.j'aime beaucoup
Je suis celle qu’on enferme parce qu’on ne veut plus l’entendre. La porte s’ouvre et on crie, Cassandre.Ça rime, c’est beau, ça me plait :)
Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loin.Déjà, en sachant les dernières lignes, ça prend du sens, parce qu’à la première lecture j’étais là « un corps qui flotte au vent ? sans tenir sur la terre ? un truc qui vole ? des vagues au loin, c’est un truc liquide qui a des vagues ? »
J’ai le cœur au bord des lèvres et je ne sais pas bien quoi en faire. Déglutir et le remettre en placeMoh :s
Ce jour vous tenterez à violentes pelletéesViolentes pelletées c’est bizarre
et vous vous mettrez à pleurer comme des gosses.Pas dans le même style je trouve
J’aime pas bien la répétition :\?(même si elle les imite)CiterIls se tiennent tendus devant vousCiterJe me tiens tendue sur ma tour
et c’est si bon de danser si haut.j'aime beaucoup :)
ça a giclé et vous ne vous en êtes pas rendu compte.Pas jouli ça :-\
Je suis l’herbe folle qui vous crache votre vérité en pleine face. Vous n’aimez pas ça. Vous ne comprenez pas. Vous dites que je ne suis pas à ma place et que je devrais me taire. Vous voulez me voir mariée et calme mais les hommes meurent autour de moi et j’en crève de peur. Vous criez que c’est trop et vous voulez me faire du mal. Je me fais plus de mal que vous tous réunis. Je griffe la peau trop fine sur mes os trop saillants et je me répète il faut se taire, ils comprendront, il n’y aura plus jamais de mort. Mais la voix hurle. Et vous hurlez aussi, à l’aube, sur la plage sentant le fer de vos lames et de votre sang.Ah c’est le paragraphe le plus « faible » au sens percutant je trouve :???:
sur les grands buchersBûchers.
Envie de vomir. J’ai le cœur au bord des lèvres et je ne sais pas bien quoi en faire. Déglutir et le remettre en place, se dire ça va aller, ça va aller, passer sa main sur son sternum et sentir les os pointer sous la peau trop fine. Un jour ils sortiront. Ce sont des armes. Un jour j’exploserai et me répandrai en mille morceaux de moi sur vos yeux qui ne veulent pas voir. Ce jour vous tenterez à violentes pelletées de tasser dans un coin mes copeaux de corps mais je parsèmerai le sable et vous n’y arriverez plus, je serai allée trop loin. Mes miettes portées par l’air s’infiltreront dans vos oreilles et vous m’entendrez enfin. Je vous chanterai les chairs déchirées comme on endort un enfant, je vous susurrerai le sang poisseux qui coulera de vos plaies mal soignées, vos bouches tordues et vos reniflements pathétiques. Vous ne voudrez pas m’entendre. Vous hurlerez pour ne pas m’entendre. Ça vous fera mal et vous ravalerez vos valeurs, votre violence et votre haine. Vous vous recroquevillerez sur vous-mêmes et vous vous mettrez à pleurer comme des gosses. Pardon. Pardon.J'ai bien aimé ce paragraphe, je l'ai trouvé glauque à souhait !
Mes cheveux bruns volent dans l’air salé.Je ne trouve pas cette précision très utile, surtout là, en fait.
Mais la voix, celle qui me fait voir, la voix a dit il faut rester,C'est maladroit, un peu lourd. J'ai du mal avec l'idée d'une voix qui "fait voir", même si je comprends l'idée.
les cranesCrânes.
les larmes glissent dans le creux de mes jouesJe visualise mal cette image.
J'aime la puissance qui se dégage des propos du personnage, mais je me suis ennuyé arrivé à la moitié car j'ai trouvé que ça tournait un peu en rond, ce n'est plus aussi percutant qu'au début.Ok, si j'ai bien compris, c'est le défaut qu'on me reproche le plus, le fait de tourner en rond.
Pourquoi ?CiterDebout sur ma tour, les pieds nus et les mains ouvertes.
J'ai du mal avec ce genre de phrases.
C'est bien écrit, j'ai aucune remarque sur la forme ! L'ambiance déchirante est assez bien rendue. Par contre, j'ai trouvé ça longuet :/ Autant le style percutant fait très vite adhérer au début, autant ensuite, comme on ne comprend pas vite de quoi il s'agit, j'ai perdu en intérêt et je crois que j'ai même fini par survoler, en attendant d'avoir la chute. Parce que c'est plein d'images très percutantes, mais on ne comprend pas trop de quoi il est question - ce qui est fait exprès, bien sûr, mais comme ça dure, ben, au bout de quelques paragraphes, je me suis dit que ça durait un peu trop pour maintenir mon intérêt. Désolée... :/Oui, je vois très bien ce que tu veux dire. Le problème, c'est que, pour moi, même si j'utilise un vocabulaire très répétitif, j'essaie de dire quelque chose de différent dans chaque paragraphe, du coup je suis un peu embêté que ça ne se remarque pas :mrgreen:
oui, je me suis rendu compte que je faisais ça régulièrement maintenant... Je supprime ?CiterJe suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles. J’ai grandi tout en os et en peau, sans déborder de la place que vous m’aviez creusée. J’ai grandi comme ces arbres longs et fins cherchant à tout prix la lumière du soleil.autant les deux premiers passent bien autant le dernier "truc et truc" me parait lourd, plus facile, moins percutant
alors, là tu soulèves un problème que je me suis posé en fait :mrgreen: mais je trouvais (et trouve toujours) violent coups de pelle ça passe moins bien. (et d'ailleurs, ça se dit "violent coup de pelletées" ? Parce que pour moi, une pelletée, c'est déjà un coup de pelle, enfin, une pelle remplie, non ?)CiterCe jour vous tenterez à violentes pelletéesà coups de pelletées ?
j'pense que ça passerait mieux
oui, je n'aime pas non plus...CiterLa parole violée par les prêcheurs de la liberté.je trouve que ça fait formulation professorale
pareil que les "et", faut que je me calme sur les "trop" |-| (cela dit, c'est que le deuxième trop fin, hein)CiterJe griffe la peau trop fine sur mes os trop saillantsça fait beaucoup de "trop fin" etc. tout au long du texte, ça tue l'effet je trouve. On a bien le personnage en tête je pense et c'est pas la peine de répéter les adjectifs déjà présentés
saaalutsaaaaaaalut
Oui je commence par la fin, désolée, mais j’ai lu le 1er paragraphe, la moitié du second, puis... j’ai lu le dernier pour comprendre parce que sinon j’allais passer à côté de tout :-¬?, en mode « oui c’est bien écrit mais alors de quoi ça parle…. :-\»du coup, je te repose la même question qu'à milora, est-ce qu'il faut que je mette cassandre directement dans le titre, que je coupe mon texte (mais ça m'embête de couper mon texte, je sais pas trop quel morceau enlever) ou que je fasse un peu des deux ?
Donc oui je me suis spoilée exprès :huhu:
vous l'aimez pas celui-là décidément...CiterCe jour vous tenterez à violentes pelletéesViolentes pelletées c’est bizarre
oui, je me suis posé la question. Mais en même temps, j'avais peur que mon texte fasse trop, euh, intello (?) si je ne mettais pas de passages plus courants comme celui-là. Je sais pas... ça passe vraiment pas bien ?Citeret vous vous mettrez à pleurer comme des gosses.Pas dans le même style je trouve
pareil que pour les gosses plus haut du coupCiterça a giclé et vous ne vous en êtes pas rendu compte.Pas jouli ça :-\
C'est les premières phrases qui sont en trop, c'est ça ?CiterJe suis l’herbe folle qui vous crache votre vérité en pleine face. Vous n’aimez pas ça. Vous ne comprenez pas. Vous dites que je ne suis pas à ma place et que je devrais me taire. Vous voulez me voir mariée et calme mais les hommes meurent autour de moi et j’en crève de peur. Vous criez que c’est trop et vous voulez me faire du mal. Je me fais plus de mal que vous tous réunis. Je griffe la peau trop fine sur mes os trop saillants et je me répète il faut se taire, ils comprendront, il n’y aura plus jamais de mort. Mais la voix hurle. Et vous hurlez aussi, à l’aube, sur la plage sentant le fer de vos lames et de votre sang.Ah c’est le paragraphe le plus « faible » au sens percutant je trouve :???:
Après, je ne suis pas adepte des crachats, vomissures, déformations, abîmes, hurlements etc. Mais j’admets que c’est bien rendu, très jolie plume :)oui j'avoue que ce n'est pas trop mon délire non plus d'habitude (oula, je donne des indices et tout)
En fait, j'ai beaucoup aimé les premières lignes. Puis j'ai décroché. Le problème, c'est qu'il y avait une idée principale mais elle s'est étirée jusqu'à se briser sur cette longueur. Mais je m'attendais pas à la fin et elle ajoute la touche nécessaire pour me faire aimer ce texte. Cassandre est un de mes personnages mythologiques préférés et, malheureusement, il y a beaucoup plus à faire.Ben du coup j'ai essayé de me concentrer sur ce moment où elle s'apprête à se faire enfermer par Priam sans vouloir faire une énième réécriture de tout le mythe. Le but était de me centrer sur le personnage et ce qu'il représentait mais apparemment j'ai pas tout à fait réussi à faire passer ce que je voulais...
Malgré tout, j'ai bien aimé ce texte. Merci :)
plus maintenant :mrgreen:Citersur les grands buchersBûchers.
à vrai dire, moi non plus...CiterMes cheveux bruns volent dans l’air salé.Je ne trouve pas cette précision très utile, surtout là, en fait.
oui, on m'avait déjà dit que cette phrase était lourde, mais je sais pas trop comment la remanierCiterMais la voix, celle qui me fait voir, la voix a dit il faut rester,C'est maladroit, un peu lourd. J'ai du mal avec l'idée d'une voix qui "fait voir", même si je comprends l'idée.
oui, là oui. :huhu:Citerles cranesCrânes.
c'est juste que j'insiste sur sa maigreur pour une énième fois et que je pouvais pas mettre "glissent sur mes joues" tout simplement :relou:Citerles larmes glissent dans le creux de mes jouesJe visualise mal cette image.
L'atmosphère qui se dérange du texte est oppressante, sombre. J'ai trouvé l'écriture assez chaotique, et puis finalement, le style colle bien avec la chute, à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Mais disons que tout ce chaos, et toute la violence contenue dans les images, m'ont laissée un peu perplexe : je ne voyais pas trop où tu voulais en venir et je me suis sentie perdue par moments. J'ai eu un peu de mal avec certaines répétitions, qui martelaient peut-être trop les idées du personnage. Ben au final, j'ai du mal à dire si j'ai aimé ou pas, comme quoi ce doit être efficace, en fait ;)haha, euh, oui, enfin c'est quand même bien aussi si quand vous arrivez à vous faire une opinion...
J'ai failli abandonner la lecture au premier paragraphe, mais les mots sont un peu plus subtils et les phrases un peu plus structurées, recherchées sur la suite.qu'est-ce que tu veux dire par "plus structurées" ?
Ne connaissant pas des masses la mythologie grecque, je n'ai pas compris la fin, (honte sur moi) et du coup je m'attendais à une sorte de morale philosophique, genre l'humanité, la bonté faite femme, un truc dans le genre.alors la "bonté" non, Cassandre c'est, euh, un peu plus compliqué que ça, et pour le coup je t'invite vraiment à découvrir ce personnages et ce qu'en on fait les gens qui s'y sont attaqué, parce qu'elle est vraiment passionnante dans sa folie, le fait qu'elle représente à la fois la paix et la femme opprimée, celle à qui on refuse le rang de prêtresse, que personne ne croit, qui se fait enfermer par son propre père. Bref, elle vaut vraiment le détour :)
j'ai bien aimé l'histoire, le fond, c'est bien écrit, même si le vocabulaire m'a fait me crisper, mais ce doit être le but -> ça y est j''ai décidé j'aime bien ;Dhaha, tant mieux alors ;)
D'où, question : est-ce qu'il vaut mieux que je taillade mon texte ou que je mette un titre révélateur type "Alexandra" (mais bon, ça ce serait pour les férus de mythologie, je ne suis pas trop sûr) ou directement "Cassandre" ? Je sais pas trop... Si quelqu'un pouvait m'éclairer là-dessus...Avis totalement subjectif, vraiment, c'est juste question de goût et ne te sens pas lié par ma réponse. Mais comme tu poses la question...
Oui, je vois très bien ce que tu veux dire. Le problème, c'est que, pour moi, même si j'utilise un vocabulaire très répétitif, j'essaie de dire quelque chose de différent dans chaque paragraphe, du coup je suis un peu embêté que ça ne se remarque pas :mrgreen:J'ai pas le temps de le relire, mais j'ai eu l'impression que même si les idées manifestées par Cassandre changeaient au fil du texte, tout reste quand même un monologue de sa part sur la déchéance humaine, non ? Ou alors c'est que j'ai raté une autre dimension ?
J'ai pas le temps de le relire, mais j'ai eu l'impression que même si les idées manifestées par Cassandre changeaient au fil du texte, tout reste quand même un monologue de sa part sur la déchéance humaine, non ? Ou alors c'est que j'ai raté une autre dimension ?oui et non, pour moi le thème de base c'est plus l'impuissance de Cassandre fasse à une, euh, fatalité (?) qu'une "déchéance". Et après dans les paragraphes, bon, maintenant que je relis, oui, c'est pas flagrant. Mais c'était plus dans l'état d'esprit de mon personnage, un peu du genre : introduction, la lutte de Cassandre, le pourquoi les gens sont méchants et du coup, pourquoi Cassandre n'a plus vraiment foi en l'humanité et voudrait mourir, et le retour de la lutte même si maintenant on sait que c'est désespéré (et le côté Cassandre féministe, la parole de l'opprimée, tout ça). (c'est hyper grossier ce que je viens de faire comme résumé, mais dans mon idée ça ressemblait à peu près à ça) (mais c'est vrai qu'au final c'est un peu tout mélangé) (je vais essayer de trouver le temps de réécrire tout ça)
il faut qu’ils sachent que le meilleur des mondes est dans leurs mains. Qu’ils ne font que le détruire à serrer les poings pour frapper.celui-ci par exemple me parle.
suffit de connaitre l'expression "jouer les Cassandre"Je ne connaissais pas, j'ai été voir google après ma lecture. Ca ne m'a gêné que pour la chute, pas pour le reste.
je vous jure que je dis pas la même chose dans tous mes paragraphesJe confirme, tu ne dis pas la même chose tout le temps mais pourtant c'est le sentiment que j'ai eu en fin de lecture.
Oui, je crois que je vois ce que tu veux dire. Tu penses que ça passerait si j'insistais sur le fait qu'on la cherche pour l'enfermer ? Je ne sais pas trop comment écrire ça encore, mais je me dis que, comme elle est sur une tour, il y a moyen qu'elle entende les bruits des gens qui la cherchent. Enfin, bon, je vais travailler ça, merci pour tes conseils.Ouip, en effet, ça pourrait rendre bien ! :)
oui et non, pour moi le thème de base c'est plus l'impuissance de Cassandre fasse à une, euh, fatalité (?) qu'une "déchéance".Oui oui, c'est vrai, y avait les deux thèmes, mais disons qu'il n'y avait pas de "mouvement", d'évolution perceptibles, à l'intérieur de ces thèmes, dans la V1 - à mon sens.
Je suis celle qu’on enferme.Je sais plus si je l'avais relevé pour la v1, mais je trouve que cette première phrase est bien, elle entraîne dans le ton et dans la spirale du texte.
J'entends les voix des hommes dans la ville qui me cherchentOui, elle est pas mal, là ! :)
Je l'appelerais donc.... FATUM, hahaha ! c'est so latino-intello.LOL ben écoute, c'est mieux que "Sans titre" :mrgreen:
Je suis celle qu’on enferme.j'aime cette première phrase
Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loinça j'aime déjà moins, c'est le problème de la P1, je trouve que ça fait toujours bizarre de se décrire soi-même. Encore plus quand on ne parle pas à quelqu'un.
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles.j'aime bien l'idée, moins le côté "je me la pète" du Je
rouge à en dégouliner de sang frais et laisser de grandes traces sur le sable.bof ? enfin, je pense qu'il y a moyen de dire ça plus élégamment, de manière moins pseudo-provocatrice (je ne suis pas sûre de bien m'exprimer..), d'être plus dans la description objective que dans la description qui se voit et se dit description/ description qui s'écouter parler ( ?)
Ça suinte de partout dans le ciel, la mort, ça pue la mort, les chairs qui brûlent sur les grands buchers.
Écrasés, les cranes et les fémurs sous vos pas guerriers, brisés par vos lances et vos épées.
Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loin.On sait toujours pas que c’est une fille en haut d’une tour |-|… C’est difficile puisque je n’ai plus l’œil neuf, mais je sais que sur le début ça m’avait perdu de pas savoir qui où quoi. Ça peut être un cerf-volant…
Je vous regarde de hautGenre là, on peut le lire dans le sens « dédaigneux » et du coup paf, a priori négatif sur la narratrice…alors que si on savait qu’elle était sur une tour (ou comment insister subtilement :-¬?)
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dallesEt là je pense que le perso est une entité, genre la nature, l’esprit, la liberté… et pas une femme
J’ai grandi tout en os et en peau sans déborder de la place que vous m’aviez creusée, en cherchant le soleilEt là je me dis « c’est vivant et surement mammifère » … :huhu:
vous vous mettrez à pleurer comme des gossestoujours même impression sur le « gosses »
du coup, je te repose la même question qu'à milora, est-ce qu'il faut que je mette cassandre directement dans le titre, que je coupe mon texte (mais ça m'embête de couper mon texte, je sais pas trop quel morceau enlever) ou que je fasse un peu des deux ?cf. ci-dessus, j’ai besoin de savoir que c'est une femme et le lieu dès le début (4eme itération), où du moins dans le premier paragraphe :-\. A part ça, Cassandre peut rester à la toute fin. Pour le titre je propose : « du haut de ma tour » comme ça je suis comblée :lecon:, ou un rapport avec le 3eme œil, la double vue, boule de cristal….
pas vraiment, mais c’est peut-être dû au fait que « pelletées » fait plus léger et plus anodin que « coups de pelle » et que de ce fait, c'est bizarre avec "violentes" :\?CiterViolentes pelletées c’est bizarrevous l'aimez pas celui-là décidément...
oui, je me suis posé la question. Mais en même temps, j'avais peur que mon texte fasse trop, euh, intello (?) si je ne mettais pas de passages plus courants comme celui-là. Je sais pas... ça passe vraiment pas bien ?je préfère que tu restes dans le même registre vu la longueur ^^
C'est les premières phrases qui sont en trop, c'est ça ?Pour le coup dans la V2 c’est passé tout seul donc je n’ai plus rien à dire sur ce paragraphe ::)
oui j'avoue que ce n'est pas trop mon délire non plus d'habitude (oula, je donne des indices et tout)même si c’est pas ton délire, on doit y reconnaître une belle aisance (du moins en apparence, c’est peut-être des heures de travail derrière xD).
Vous vous recroquevillerez sur vous-mêmes et vous vous mettrez à pleurer comme des gosses.
C’est doux de marcher sur du rien du bout des pieds. Vous marchez sur des morts.J'aime bien ce passage :)
Je vous regarde de haut. Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles.Ce passage m'a un peu déconcertée.
Je suis l’herbe folle qui vous crache votre vérité en pleine face. Vous n’aimez pas ça. Vous ne comprenez pas. Vous dites que je ne suis pas à ma place et que je devrais me taire. Vous voulez me voir mariéeet ici :
Et vous hurlez aussi, à l’aube, sur la plage sentant le fer de vos lames et de votre sang.
Mon grand corps porté au ventj'aime bien, parce qu'on voit tout à fait cette silhouette flotter sur le texte tout au long de la lecture, ça résume parfaitement la chose.
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles.en aparté, ça me rappelle Antigone, et plus j'y pense, plus un certain côté « sauvage » les mettent un peu dans la même famille. Sauf que celle-ci est nettement plus hardos ; fin de la parenthèse.
passer sa main sur son sternum et sentir les os pointer sous la peau. Un jour ils sortiront. Ce sont des armes.je ne sais pas si j'aime trop « Ce sont des armes », en tout cas, l'image générale de l'anorexique me plaît
et j’en crève de peurbien, cette touche de fragilité dans l'agressivité du ton
J’ai regardé en bas et j’ai vu le sol m’accueillir comme dans un rêve. J’ai rêvé de ma mort.bien, pile en accord avec le personnage
Parfois mes pas dérapent et je sens le vide.bien
Les bateaux au loin, un Grec va mourir. On monte à l’escalier, je sais qu’on monte pour m’emmener. Je vous ai tout dit et ça vous a fait peur. Je suis celle qu’on enferme parce qu’on ne veut plus l’entendre. La porte s’ouvre et on crie, Cassandre.j'aime bien cette fin.
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles.qui est une belle image quand on sait qui parle, mais quand ce n'est pas le cas, ça induit trop en erreur car on prend la phrase au 1er degré (enfin moi c'était le cas et du coup je ne comprenais plus rien)
Je trouve que la première partie est un peu maladroite au niveau des formulations, peut-être parce que la voix de Cassandre n'est pas encore bien posée ou peut-être parce que ça part un peu trop en live.oui c'est ça
Autre problème : le titre. Je suis nul en titre. J'avais mis "La femme présage" pour Tomoyo qui voulait qu'on sache qu'il s'agissait d'une femme. (parce que sinon, dans le texte, je ne vois vraiment pas comment faire ; ça parle déjà du corps, des os, et de la peau, tout ça au féminin, je ne me sens pas de rajouter qqch qui dise "Coucou ! Je suis une meuf sur une tour !"En fait moi avant de lire j'avais ouvert l'onglet sans faire gaffe au titre donc ça m'a pas fait de spoiler (si le titre n'est pas super marquant j'ai tendance à l'oublier immédiatement, donc c'est encore pire si je ne lis pas le texte juste après avoir ouvert l'onglet). Mais je pense que si j'avais fait gaffe, j'aurais trouvé ça dommage.
Pareil, du coup, pour ta remarque, Kailiana, je ne comprends pas trop ce que je dois faire entre le passage où tu dis que tu ne te représentes pas un humain au début du texte et celui où tu dis que le titre fait spoiler :-[
Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loin.J'ai du mal avec les phrases nominales, surtout dès le début.
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles, insignifiante, cherchant le soleil.Jolie image, j'aime bien :)
Le soleil qui brûle ma peau est rouge à en laisser de grandes traces sur le sable.Là, je vois pas en revanche :???:
Un jour ils sortiront. Ce sont des armes. Un jour j’exploseraiJe ne comprends pas bien l'enchaînement de ces phrases. Enfin, plus précisément, la phrase du milieu, au présent.
en mille morceaux de moi sur vos yeuxLe "de moi" alourdit la phrase, je trouve, surtout qu'il me semble évident qu'elle explosera en mille morceaux d'elle et pas d'autre chose.
Ce jour vous tenterezCe jour-là ?
je me répète il faut se taireJe comprends mal pourquoi elle voudrait se taire, ici.
les larmes glissent dans le creux de mes joues.Oui, mais toujours pas en fait :-[ Je pense que c'est le "dans" qui me gêne. Je comprends bien l'idée de maigreur, mais de là à ce que les larmes coulent "dans" le creux de ses joues, c'est bizarre.