Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: nanomag le 01 Février 2014 à 00:06:15
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Au début, personne n’avait remarqué la différence. Au début.
Les variations s’opéraient si lentement qu’elles étaient invisibles à l'œil nu. Ce n’est qu’au bout d’un mois que les journaux télévisés ont commencé à en parler. Pourtant, il y avait eu des prémices.
Dès la deuxième semaine, les psy-quelque chose, psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychotiques, avaient manifesté et empli les rues de cris. Les demandes augmentaient bien trop rapidement et il fallait des mois pour obtenir un rendez-vous. Les urgences étaient saturées : dépressifs, tentatives de suicides, personnes qui avaient, comme on dit, “pété un câble”. Le ministère de la santé se faisait des cheveux blancs face à cette épidémie inconnue. Puis ce fut le marché du travail qui fût touché en plein cœur : les publicitaires intentaient à tour de bras des procès aux imprimeurs, les stylistes aux fournisseurs de tissus et une association de photographes avaient porté plainte contre X !
Vint alors le point de rupture, le point de non retour. La différence entre les souvenirs chamarrés d'hier et la réalité d'aujourd'hui ne pouvait plus laisser planer aucun doute...
Les informations, les émissions de divertissement, les débats politiques, un seul jour avait suffi pour que la télévision soit entièrement engorgée. On ne parlait que de ça. Sur toutes les chaînes, à toutes les heures, le sujet tournait en boucle. Partout, la même question “Pourquoi ?”, “Pourquoi ?!”, “Pourquoi ?!!”. Évidement, chacun y allait de son mot, se rejetant la faute les uns sur les autres : les écologistes, les hommes politiques, les lobbies, les altermondialistes, les artistes, les scientifiques, tous criaient au scandale et à la corruption !
Tout cela formait un panel haut en couleurs de gens qui parlaient pour ne rien dire.
La résignation s'installa un peu plus tard, visiblement on ne pouvait rien y changer et personne n'avait d'explication tangible. Le monde lui-même crut à sa perte. Quelques nonchalants, mettaient de côté leurs idées noires et faisaient de leur mieux pour expliquer que c’était ainsi, que la vie avait une petite touche “rétro” fort agréable, comme dans ces films des années trente... Ce furent les premiers à craquer et à se jeter à travers les fenêtres ou sous les roues des camions. Beaucoup suivirent cette voie, une peur bleue de ne pas réussir à s’adapter à cette nouvelle réalité. La population mondiale subit un déclin sans précédent.
Hormis le nombre de suicides, il fallait aussi compter, du moins ne plus compter, sur le taux de natalité qui avait chuté de façon dramatique et uniformément aux quatre coins de la planète.
L’aventure humaine était sur le point d’échouer.
Les résistants continuaient à espérer un revirement de situation, l’hiver venant ne les aidait guère. Les souvenirs de fêtes de fin d’année rouges, vertes et argentées, ranimaient une joyeuse mélancolie.
Et là... la neige se mit à tomber, pendant des heures, des jours entiers, des semaines sans fin. On n'avait jamais vu autant de neige ! Le monde, sur un regain d'optimisme, reprit alors un peu des forces, soignant doucement son traumatisme. Des flocons de neige, de toutes les couleurs, éparpillés de-ci de-là !!
Les chemins et les toits se cachaient sous cette enveloppe multicolore, égayant, pour une saison seulement, un nouveau mode de vie, en noir et blanc.
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Salut
psychologues, psychanalystes, psychotiques,
:D
J'ai vachement aimé. C'est très court, mais je me demandé vraiment de quoi tu parlais. Et au finale, je trouve ça à la fois poétique, bien mené et très fin.
Pas grand chose à rajouter.
Merci pour ce texte
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Les variations s’opéraient tellement lentement, qu’elles étaient invisibles à l’oeil nu.
Ouch, cette virgule n'a rien à faire là.
Dès la deuxième semaine, les psy-quelque chose, psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychotiques, avaient manifesté.
J'aime bien, mais je trouve qu'il manque quelque chose, que la phrase finit en queue de poisson.
les alter mondialistes
altermondialistes
La vérité, apprise, du moins vécue, un peu plus tard,
Un peu trop de virgules qui embrouillent le sens.
même crût à sa perte.
crut
Beaucoup les suivirent, une peur bleue de ne pas réussir à s’adapter à cette nouvelle réalité.
J'ai l'impression qu'il manque quelque chose.
Je n'ai pas spécialement accroché, et d'ailleurs je ne crois pas avoir compris grand-chose. Quelques bonnes idées dans les formulations mais j'ai aussi souvent buté sur les formulations ou la ponctuation.
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Certaines bonnes formulations. Ton style est fluide et on se laisse facilement emporter par ton écriture. Mais je suis déçu par la fin. Tout le long, tu sous-entends ce qui semble être le moteur de ton texte, ce qui a changé le monde et on ne l'apprend qu'à demi-mot. C'est dommage. Ça donne l'impression que toi-même tu ne le savais pas.
Mais lecture agréable malgré tout.
Merci pour cette lecture.
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Les variations s’opéraient tellement lentement
"tellement lentement", c'est pas joli, côte à côte comme ça, ça se ressemble trop...
Puis ce fut le tour des publicistes qui intentaient, à tour de bras, des procès aux imprimeurs.
J'ai pas compris le lien entre les publicistes et les imprimeurs...
les écologistes, les politiques, les lobbies,
c'est en train de passer dans la langue, mais normalement, le bon terme c'est "les politiciens" (les politiques c'est les directives émanant des politiciens...)
Le monde lui-même crût à sa perte
crut. Du verbe croire, pas croître
Beaucoup les suivirent, une peur bleue de ne pas réussir à s’adapter à cette nouvelle réalité.
Je trouve la phrase bancale, j'ai l'impression qu'il manque un lien entre les deux propositions
Hormis, le nombre de suicides
virgule en trop
Je crois que j'ai pas compris la chute. Le monde est devenu en noir et blanc, c'est ça ? Mais du coup j'ai pas compris la neige de couleur...
Du coup j'ai pas accroché plus que ça. Ça se laisse bien lire, c'est fluide, mais je pense qu'il aurait fallu amener la fin de façon différente pour qu'elle remplisse bien son rôle et qu'elle donne un nouveau sens au texte...
(ça fait vraiment bizarre de commenter un texte sans avoir la moindre idée d'à qui on s'adresse :D )
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Dès la deuxième semaine, les psy-quelque chose, psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychotiques, avaient manifesté.
s'étaient manifestés, non ?
Puis ce fut le tour des publicistes qui intentaient, à tour de bras, des procès aux imprimeurs.
:???:
Il y avait une seule et unique question “Pourquoi ?” et une infinité de réponses.
un peu bidon, non ?
Le monde lui-même crût à sa perte.
crut
Quelques rebelles faisaient de leur mieux
je suggérerais du passé simple
Pas compris.
Les couleurs disparaissent, c'est ça ?
Généralement j'ai du mal à accrocher à des scènes qui ne s'appuient pas sur un point de vue particulier, sur un ressenti, bref sur quelque chose de personnel - mais il peut y avoir des exceptions et c'est un peu le cas ici. La deuxième lecture est beaucoup plus intéressante car l'idée de base (si j'ai bien compris la chute) est bonne et finalement le texte se lit bien, quasiment sans accroc, mais le souvenir de la première lecture reste prégnant : on se demande tout au long du texte de quoi tu parles et à la fin, on n'est pas sûr d'être forcément plus avancés :/ Du coup je reste mitigée.
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saaalut,
les psy-quelque chose, psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychotiques, avaient manifesté
« psy-quelque chose » suffit je pense, je sais pas si c'est la peine d'énumérer
Ceci dit je ne vois pas les psychotiques aller manifester avec les psychologues... :\?
La vérité, apprise,
Virgule en trop
Le monde lui-même crût à sa perte.
c’est le verbe croître comme ça :D
Crut
de leur mieux pour expliquer que c’était mieux ainsi
mieux mieux
Ce furent les premiers à craquer
Si ce sont des rebelles, c’est qu’ils sont apparus après les premiers incidents, donc ce ne sont pas les premiers à avoir craqué :huhu:
Hormis, le nombre de suicides,
Première virgule en trop
rouge, vertes et argentées
rouges
Ah, ben c’est original ^^
J’ai eu du mal à comprendre la fin, j’ai eu l’impression qu’il n’y en avait pas, puis j’ai relu les deux dernières phrases et j’ai vu que la neige était multicolore (chose qui m’avait échappé) et là j’ai pigé o/. Je trouve dommage de pas savoir comment s’est arrivé en fait… mais pourquoi pas ::)
Du coup j’ai relu le tout une deuxième fois et ça prend plus de sens, mais en effet c’est le genre de texte qui se tient dans la brièveté, il n’aurait pas fallu pousser trop longtemps la chose je pense :-¬?. En fait on galère sur la première lecture, on comprend pas où tu vas, puis les deux dernières lignes expliquent et nous « obligent » à relire pour comprendre ce sur quoi on avait buggué :\?
Et du coup bis
Tout cela formait un panel haut en couleurs de gens parlant pour ne rien dire.
Huhuhu blague :kei:
une peur bleue de ne pas réussir
huhuhu blague :kei:
Et la neige se mit à tomber, pendant des heures, des jours entiers, des semaines sans fin. Le monde reprit un peu des forces, soignant doucement son traumatisme. Des flocons de neige de toutes les couleurs.
Il faudrait peut-être amener la couleurs des flocons avant la reprise des forces non ?
Sinon, le style me semble bon, peut-être pas assez poétique à mon gout étant donné la forme (courte qui fonctionne sur la chute) mais facile à lire ^^.
J’aime bien l’idée qui est très jolie, mais j’ai pas été emballée par la forme, désolée :-[
Merci pour ce texte :D
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Hello,
Je trouve que l'idée est vraiment bien, mais pas traitée de la meilleure des manières.
Y'a pas assez de référence dans le texte sur la chute pour que cette dernière nous fasse un effet "Ah ouais ! C'était donc ça, p'tain, trop bien..."
Et puis le coup de la neige multicolore, ça embrouille encore un peu plus la chute. :o
Sinon dans l'ensemble c'est pas mal écrit.
Merci pour ce texte !
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La chute etait... inatendue x)
Contrairement a certaines personnes, j'ai beaucoup aimé ! Je trouve que ce style d'ecriture permet de mieux entrer dans la nouvelle a chute. Des infos balancées un peu en pagaille dans un discour tres impersonnel, j'adore ^^
Merci pour ce texte ;)
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Bonsoir !
Les variations s’opéraient tellement lentement, qu’elles étaient invisibles à l’oeil nu
La virgule me semble de trop.
Évidement, chacun y allait de son mot, rejetant la faute sur l’autre, les écologistes, les politiques, les lobbies, les alter mondialistes, les artistes, les scientifiques.
J'aurais bien vu deux points après "l'autre".
Le monde lui-même crût à sa perte
Hmm... c'est crut ou sinon, je ne comprends pas la phrase.
Quelques rebelles faisaient de leur mieux pour expliquer que c’était mieux ainsi
P'tite répétition.
Beaucoup les suivirent, une peur bleue de ne pas réussir à s’adapter à cette nouvelle réalité.
J'aurais séparé les deux idées par un point ou introduit la deuxième proposition par une préposition. La juxtaposition manque de liant ici.
Hormis, le nombre de suicides,
Une virgule en trop.
Les souvenirs de fêtes de fin d’année rouge
Rouges.
La vérité, apprise, du moins vécue, un peu plus tard,
Bizarre cette formulation. Comment peut-on "vivre" une vérité ?
L'histoire est un peu linéaire, mais j'aime bien la chute. C'est une idée très chouette, même. C'est dommage parce que je ne me suis pas sentie happée. J'ai fait une lecture rétrospective, histoire de repérer les indices que tu aurais laissés, et c'est vrai qu'ils sont trèèèès subtils. Les jeux de mots sont bien trouvés, quand même :)
Peut-être que l'histoire se consacre trop à l'événementiel et aux actions en laissant de côté l'émotion ? Ça se lit aisément, mais du coup, ça ne m'a pas touchée plus que ça.
Ah, truc con mais ça manque de paragraphes, je trouve.
Merci pour ce texte :)
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Merci pour tout vos commentaires :)
J'enrage pour ces quelques virgules mises n'importe comment, moi qui me croyais maniaque des virgules ><
Je vais retravailler un tout petit peu le texte en prenant en compte vos remarques judicieuses.
Le style impersonnel était complètement volontaire.
Pour la couleur de la neige : je suis trop optimiste pour laisser un monde dans un triste état bicolore :noange:
J'avais un peu peur que ce soit trop court, je ne me souviens plus mais il est possible que j'ai ajouté une ou deux phrases après le premier jet...
Tomoyo, tu en a loupé une que j'apprécie particulièrement :viviane:
Après édition, rebelles et publicistes n'étaient pas les bons mots, pas étonnant que c'était :/ ... ::)
Après coup, j'ai fait un peu plus de modifs que je ne pensais :-[
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Bon, j'arrive pour une deuxième version sans avoir lu la première.
En arrivant à la fin ce qui me vient en tête c'est énumération, répétitions.
Je n'ai donc pas particulièrement accroché sur la forme, mais si j'aime assez l'idée.
Je trouve le texte trop froid et plat, il manque un petit quelque chose à mon goût.
Tu aurais pu jouer sur le champs lexicale des couleurs, pour amener la chute. Avec plein d'expression comme le "peur bleue" que tu as utilisé.
La neige et l'hiver déjà monochrome, ne m'inspire pas un regain d'espoir, je trouve donc la fin assez étrange.
Je pense que l'idée est excellente et peut devenir un très bon texte dont tu nous as montré qu'une ébauche.
Bonne continuation.
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Coucou,
je passe pour une deuxième lecture, parce que je n'avais pas aimé la première, et du coup pas commenté. Mais là, en relisant j'ai capté tous les indices colorés disséminés dans le texte, et le résultat est : je kiffe :mrgreen: L'idée est cool, quoique déprimante, et c'est bien traité.
C'était une bonne lecture et une chouette idée, traité avec style.
Merci pour ce texte !
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Bonsoir,
J'avais lu la première version sans accroché. La nouvelle version ne m'a pas plus capturée.
Merci pour ce texte.
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@Kanimp : Capturé ou captivé? :/
Salut!
J'ai beaucoup aimé le style fluide et à la fois simple et efficace. J'aurais aimé qu'il soit un tout petit peu plus long, mais c'est sûrement parceque j'ai vraiment apprécié la lecture.
C'est très bien écrit en tout cas. :mafio:
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le point de non retour
Je pinaille mais me semble qu'il faut un tiret à "non-retour".
chacun y allait de son mot, se rejetant la faute les uns sur les autres
"Chacun" jure un peu avec "les uns sur les autres", j'aurais plutôt vu "rejetant la faute sur l'autre".
les lobbies
Plutôt lobbyistes ?
J'ai eu un peu de mal avec la neige multicolore, au début j'avais compris que la neige les apaisait parce que bon l'hiver, c'est souvent du noir et blanc de base... :D
Il faut le lire deux fois pour cerner les indices, mais j'ai bien aimé. Et puis c'est tellement précieux, l'originalité bien menée. :mrgreen:
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Au début, personne n’avait remarqué la différence. Au début.
Les variations s’opéraient si lentement qu’elles étaient invisibles à l'œil nu. Ce n’est qu’au bout d’un mois que les journaux télévisés ont commencé
Je pense qu'y a un problème de temps : tu commences au plus-que-parfait donc dans un système au passé-simple/imparfait/plus que parfait. Sauf que "ont commencé" c'est dans un système passé-composé/imparfait. ça colle pas...
les psy-quelque chose, psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychotiques,
ha ha !
Puis ce fut le marché du travail qui fût touché
fut
Évidement, chacun y allait de son mot, se rejetant la faute les uns sur les autres
y a pas un petit problème de construction ? "chacun se rejetant la faute les uns sur les autres", ça me semble bancal...
tous criaient au scandale et à la corruption !
Tout cela formait
tous/tout, ça fait répétition, si près, je trouve
Quelques nonchalants, mettaient de côté leurs idées noires
tu peux pas séparer le sujet de son verbe par une virgule : le pauvre, il est triste...
Dur de commenter la V2 d'un texte à chute : on connait la fin, donc on n'a plus les yeux neufs :/
Bref, j'ai trouvé ça mieux travaillé que la V1, mais - avis totalement subjectif à prendre ou à jeter parce que je me sens pas les yeux clairs sur une V2 - j'ai eu le sentiment que tu n'avais pas assez exploité la piste, pas assez joué sur les possibilités de ce monde en noir et blanc, casé des indices, des petites trouvailles ; bref, que le texte se résumait un peu à l'idée "les gens seraient tristes s'il n'y avait pas de couleurs.", sans lui donner tout le corps qu'un texte comme ça pourrait avoir...
Mais je le redis : c'est vraiment hyper subjectif, je le dis pas pour faire passer la pilule d'un commentaire mitigé, mais parce que vraiment, je me sens pas les idées claires sur une V2 ! :-[
Merci pour cette (re)lecture ! ;)
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@Kanimp : Capturé ou captivé? :/
Captivé, effectivement.
Ceci dit le lapsus est révélateur de ma personnalité.
J'attends d'un texte qu'il me capture, qu'il me guide sans me demander mon avis.
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Bonsoir !
Quelques nonchalants, mettaient de côté leurs idées noires
une virgule en trop après "nonchalants"
Beaucoup suivirent cette voie, une peur bleue de ne pas réussir à s’adapter à cette nouvelle réalité.
Cette phrase me fait drôle, il ne manque pas quelque chose avant "une peur bleue" ?
Hormis le nombre de suicides, il fallait aussi compter, du moins ne plus compter, sur le taux de natalité qui avait chuté de façon dramatique et uniformément aux quatre coins de la planète.
L’aventure humaine était sur le point d’échouer.
Par contre pour ceux qui viennent de naître dans ce monde en noir et blanc ça ne devrait pas poser de problème. ;) Question d'habitude. Ou alors tout le monde pourrait jouer à se prendre pour... je ne sais pas... un taureau ?
J'aime bien l'idée du texte et dans l'ensemble je le trouve bien écrit, avec des expressions colorées (héhé).
Par contre je n'ai pas non plus beaucoup accroché. J'ai apprécié ma lecture, sans plus. Je crois qu'au bout d'un moment j'étais un peu lassée de ne pas savoir de quoi il retournait et la description du chaos, en dehors des expressions-clin d'oeil, m'a semblé un peu fade - normal pour un monde en noir et blanc, me dira-t-on.
Disons que c'est juste une vision de chute de l'humanité, alors qu'il pourrait y avoir tout plein de réactions. Quid des daltoniens ? Qu'est-ce qu'ils verraient ? Et les animaux ? Est-ce qu'eux aussi, puisqu'ils ne voient pas les mêmes couleurs, perdraient leurs repères visuels ? Est-ce qu'on continuerait à apprendre les couleurs aux enfants dans les petites classes ? Comment feraient les réalisateurs de films gore adeptes de l'hémoglobine ? Je plaisante à moitié, mais ce que je veux dire, c'est que là, pour moi, le texte prend la forme un récit catastrophe un peu attendu - même s'il est bien mené et que tu dissémines soigneusement des indices. J'ai l'impression qu'il pourrait exploiter d'autres directions. Enfin je suppose que le récit catastrophe est un choix, mais ce sont mes goûts personnels qui parlent - les films catastrophes ne m'ont jamais intéressée.
En tout cas chouette idée ! :)
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Bonjour bonjour !
Dans l'détail :
Au début, personne n’avait remarqué la différence. Au début.
Les variations s’opéraient si lentement qu’elles étaient invisibles à l'œil nu. Ce n’est qu’au bout d’un mois que les journaux télévisés ont commencé à en parler. Pourtant, il y avait eu des prémices.
Est-ce que la dernière phrases est vraiment utile ? Je chipote hein, mais tel quel, on a l'impression que tu vas développer ces prémices alors que ce n'est pas le cas. (en plus, avec le début de paragraphe, on avait déjà bien compris l'idée)
Dès la deuxième semaine, les psy-quelque chose, psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychotiques, avaient manifesté et empli les rues de cris.
il faudrait peut-être que tu choisisses entre "les psy-qqch" et ton énumération, je trouve là ça casse un peu ton effet
Les urgences étaient saturées : dépressifs, tentatives de suicides, personnes qui avaient, comme on dit, “pété un câble”.
je suis pas trop fan de la fin de la phrase
Vint alors le point de rupture, le point de non retour.
bof, la répétition ?
La différence entre les souvenirs chamarrés d'hier et la réalité d'aujourd'hui ne pouvait plus laisser planer aucun doute...
et c'est là où je m'en veux de ne pas avoir compris à la première lecture xD
Les informations, les émissions de divertissement, les débats politiques, un seul jour avait suffi pour que la télévision soit entièrement engorgée.
"émissions de divertissement", c'est un peu lourd, non ?
Évidement, chacun y allait de son mot, se rejetant la faute les uns sur les autres : les écologistes, les hommes politiques, les lobbies, les altermondialistes, les artistes, les scientifiques, tous criaient au scandale et à la corruption !
tu utilises beaucoup les énumérations, c'est sympa un moment, mais on s'en lasse un peu :-[
Tout cela formait un panel haut en couleurs de gens qui parlaient pour ne rien dire.
je le trouve un peu forcé celui-là
La résignation s'installa un peu plus tard, visiblement on ne pouvait rien y changer et personne n'avait d'explication tangible.
là c'est pareil niveau redondance pas franchement utile. Si c'est de la résignation, on sait que les gens se disent qu'ils ne peuvent rien changer, tu peux alléger
Quelques nonchalants, mettaient de côté leurs idées noires et faisaient de leur mieux pour expliquer que c’était ainsi, que la vie avait une petite touche “rétro” fort agréable, comme dans ces films des années trente...
j'ai buté sur le "nonchalants", je sais pas trop pourquoi (utile comme remarque, si si)
Les souvenirs de fêtes de fin d’année rouges, vertes et argentées, ranimaient une joyeuse mélancolie.
je comprends pas trop l'oxymore :-\
Et là... la neige se mit à tomber, pendant des heures, des jours entiers, des semaines sans fin.
Et là trois petits points c'est un peu léger comme façon de créer le suspens ! :D
Des flocons de neige, de toutes les couleurs, éparpillés de-ci de-là !!
j'suis un peu névrosée hein, mais j'aime pas du tout les doubles points d'exclamation dans la narration (d'autant que, je sais pas, dans ma tête ça sonne pas comme un phrase frachenment exclamative)
Pas dans l'détail :
Alors, j'aime beaucoup l'idée ! En faire un texte à chute, c'était un peu laborieux, je trouve mais j'ai été vraiment surprise à la fin.
Pour le reste, j'ai trouvé ta narration très, euh, froide (?) ; alors oui, c'est normal, c'est voulu, c'est en noir et blanc, mais du coup c'est vraiment pas évident de rentrer dedans et j'ai plutôt eu tendance à survoler le texte pour savoir où tu voulais en venir. Peut-être qu'il y aurait moyen de garder une narration distante tout en évident un style trop journalistique (?).
Enfin bref, j'ai bien aimé, l'idée beaucoup, le style pas trop.
Bon courage pour la suite !
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Les demandes augmentaient bien trop rapidement
les demandes de quoi ?
une association de photographes avaient porté plainte contre X !
pour moi l'X c'est l'école, du coup je ne comprends pas :-¬?
Quelques nonchalants, mettaient de côté leurs idées
pas de virgule
L'idée est marrante, par contre je trouve le rapport avec le thème du "meilleur monde" assez faible.
Tu aurais sans doute pu rajouter quelques indices dans le début du texte, genre :
un panel haut en couleurs de gens
bas en couleurs ? :mrgreen:
Beaucoup suivirent cette voie, une peur bleue de ne pas réussir à s’adapter à cette nouvelle réalité.
peur noire ?
Bref ce genre de trucs je sais pas si tu vois (et je ne sais pas si c'est possible sans alourdir) mais un texte à chute de ce genre est un texte qui se relit souvent une 2eme fois, et c'est intéressant si à la deuxième lecture on voit plein de trucs qu'on n'avait pas remarqué à la première, ou bien où on s'était dit "zut ici c'est pas très logique" alors que ça l'est.
Sur les autres commentaires :
Y'a pas assez de référence dans le texte sur la chute pour que cette dernière nous fasse un effet "Ah ouais ! C'était donc ça, p'tain, trop bien..."
voila c'est ça, j'ai lu la 2eme version et je pense que c'est mieux vu les commentaires, mais à la 1ere lecture on a du mal à accrocher car on ne comprend pas - à la limite c'est ok car le texte est court - mais il n'y a pas assez d'effet "waouh" et la relecture n'apporte pas assez pour que j'aime vraiment le texte ; il est sympa à lire, mais c'est tout, alors qu'il pourrait être davantage.
Tu aurais pu jouer sur le champs lexicale des couleurs, pour amener la chute. Avec plein d'expression comme le "peur bleue" que tu as utilisé.
en fait l'idéal si tu veux super bien retravailler le texte (et accessoirement te casser la tête), c'est de glisser des indices colorés au début et des indices noir/blanc à la fin :mrgreen:
J'ai eu un peu de mal avec la neige multicolore, au début j'avais compris que la neige les apaisait parce que bon l'hiver, c'est souvent du noir et blanc de base... :D
oui moi aussi en fait !
En conclusion, l'idée est vraiment cool, mais le texte mériterait d'être encore plus travaillé, je trouve.
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Le monde lui-même crut à sa perte.
xD
Alors, je ne sais pas du tout quoi te dire. Je suis arrivée à la fin du texte en me disant "oui et alors ? c'est tout". Bref, je crois que je suis passée à côté du texte parce que j'ai pas pigé où tu voulais en venir. Du coup, je suis allée voir les commentaires et je me suis dit "ah, c'est ça ?", j'ai relu le texte, j'ai vu des références, mais je n'ai pas été du tout transcendée par cette seconde lecture. Pourtant l'idée est intéressante, hein, vachement même ! Mais du coup j'aurais voulu la voir développée en tant que telle quoi, qu'est-ce que ça ferait de vivre dans un monde devenu noir et blanc ? Là, je sais pas, c'est comme si tu m'annonçais un repas de Noêl de deuguin et qu'en fait tu m'offrais un verre d'eau pour unique repas. Jme sens lésée avec ton texte en fait. M'enfin, voilà, c'est pas mon genre de texte, tant pis pour moi !