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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Doctor Grimm le 29 Janvier 2014 à 00:07:10

Titre: Zina (version 2 !)
Posté par: Doctor Grimm le 29 Janvier 2014 à 00:07:10
EDIT EDIT EDIT EDIT : la nouvelle version de Zina est ICI (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,11279.msg224579.html#msg224579), ne lisez pas la version ci-dessous, elle a été totaaaaaalement modifiée !



Coucou les copains ! Bon, je sais que je suis pas très active en ce moment, mais j'avais envie de partager ma petite Zina avec vous. Ce texte est le résultat d'un défi que m'avait lancé Mil en privé, et pas sur le fil des défis, c'est pour ça que je n'ai pas mis la balise. Et puis ça s'est un peu éloigné au fur et à mesure - je l'ai quand même commencé en août ! - alors... Voilà ^^ (toujours très éloquente, n'est-ce pas).
Concernant le commentaire - si il vous prend l'envie de commenter bien sûr - je ne sais pas trop si j'ai envie de modifier/améliorer ce texte en profondeur, je le considère comme terminé. Evidemment, si il y a des fautes de syntaxe/d'orthographe/de grammaire/etc je corrigerai immédiatement, mais je ne pense pas changer le fond (ni la forme).
EDIT : Finalement, oubliez ce dernier paragraphe. J'ai décidé d'essayer de l'envoyer quelque part, alors j'aurais besoin de vos avis et impressions pour l'améliorer au max (même si je me réserve le dernier mot :mrgreen: )
Bonne lecture ! 



Zina


L'otarie n'avait pas bougé du toit de la mairie. Sa fourrure finissait de sécher sous le lourd soleil de juillet, il était presque midi.

Du bord de sa fenêtre, de l'autre coté de la place, Zina fixait les briques rouges et cet étrange polochon posé dessus. Dans son visage rond ses yeux se plissèrent. Elle pouvait voir le ventre de l'otarie se gonfler et se dégonfler, comme un ballon de baudruche, ou comme le ventre de Pansu le chien du boulanger quand il faisait trop chaud en été.  Il devait faire bien soif là-haut. Il n'y avait pas de nuages dans le ciel bleu, la seule tâche blanche était l'otarie. Personne sur la place ne l'avait remarquée. Les grandes personnes marchaient, jamais à la même allure, et parfois elles regardaient la belle horloge en panne au dessus des portes de la mairie, mais aucune ne pensait à regarder un peu plus haut vers les briques rouges.  Zina chercha des yeux sa petite pendule, celle que Tante Eliott lui avait offerte pour son anniversaire, bleue avec des camions roses. Les deux aiguilles - la grande comme la petite - étaient presque réunies sur le 12. Quand le Monsieur-tout-en-vert avait déposé l'otarie sur le toit, en descendant de sa montgolfière, la grande aiguille était sur le 4 et la petite un peu après le 10. Du haut de ses cinq ans, Zina ne savait pas très bien lire l'heure, mais elle savait que ça faisait beaucoup de temps. Surtout pour une otarie toute sèche sur le toit de la mairie.

Elle sauta au bas de son tabouret - elle était petite pour son âge et n'atteignait pas bien le bord de la fenêtre sans ça -, la moquette étouffa le bruit de ses pieds nus. Se tâtant le sommet de la tête, elle vérifia que ses deux couettes brunes étaient bien en place et que les grosses perles rouges de ses élastiques ne s'emmêlaient pas trop. Il y avait un gros tas de jouets dans le recoin entre son armoire et le mur. Zina se planta devant, attrapa un chat en peluche, dit « Pardon », et le jeta par dessus sa tête. Après un rebond contre le plafond, il atterrit sur le lit. « Pas grave », murmura-t-il. Le même sort fut réservé aux petites voitures, aux poupées et à ses cubes de bois coloré. Personne ne se fâcha quand Zina les bouscula. Elle finit par écarter un camion de pompier. Là derrière, tout bariolé, un peu poussiéreux, attendait un arrosoir.

« Alors voilà où tu te cachais ! » gronda Zina.

Le pauvre marmonna une vague excuse, mais la petite fille l'avait déjà attrapé.

« Il faut toujours que je te cherche de partout » , continua-t-elle de grogner. Ce faisant, elle s'était plantée devant son armoire. Elle en sortit une paire de bottes jaunes en caoutchouc. Un rayon de soleil, passant à travers la fenêtre, s'y refléta brièvement. Il fallait se dépêcher. Zina posa son arrosoir par terre, enfila une chaussure puis l'autre, et courut vers la porte.

« Hey, pst ! Ne m'oublie pas ! » fit une voix dans son dos.

Elle fit un rapide demi-tour, récupéra l'objet râleur, et sortit de la pièce.

Papa sifflotait dans la cuisine, il essayait de préparer le dîner. La porte d'entrée de l'appartement était juste en face de celle de la chambre de Zina. De la pointe de ses bottes jaunes, elle avança dans le couloir. Il ne fallait pas faire le moindre bruit. Elle serra l'arrosoir contre sa poitrine pour ne pas le heurter contre les murs et commença à retenir son souffle. Son avancée était très lente, elle mettait beaucoup de temps pour faire un pas. S'inquiétant de la voir devenir violette, le porte-manteau – muet, le pauvre – commença à agiter ses bras de bois vers elle. Zina tendit les mains en avant et les secoua pour le rassurer.

« Ne me secoue pas comme ça ! » grogna l'arrosoir.

« Chuuut ! » fit elle en dressant un index devant sa bouche. Étouffée par le manque d'air, elle se mit à respirer bruyamment. Zut pour le bruit, la tête de Papa apparut dans l'encadrement de la porte de la cuisine. Ses cheveux ébouriffés se dressaient au dessus de sa tête. Quand il sourit, son nez se fronça et fit légèrement remonter ses lunettes.

« Que fais-tu, Zina ? »

La petite fille serra à nouveau son arrosoir contre elle.

« Je vais arroser l'otarie. » murmura-t-elle d'une petite voix.

Il hocha la tête. « Rentre avant midi, mon soufflé devrait être bientôt prêt. Et dis bonjour à cette otarie de ma part. » Et de disparaître à nouveau dans la cuisine.

Zina eut un soupir de soulagement et put enfin atteindre la porte. Alors qu'elle tendait le bras et se dressait sur la pointe de ses pieds, elle sentit quelque chose lui tapoter l'épaule. Le porte-manteau lui tendait un lourd blouson de laine. Elle secoua la tête avec un sourire.

« Je n'en ai pas besoin, merci. »

Il lui proposa une écharpe, puis une autre, et encore un manteau.

« Il fait très chaud dehors en ce moment. Je pourrai les mettre cet hiver. »

Il opina du chef, compréhensif, mais un peu déçu, et reposa les vêtements sur ses branches. Zina enfonça la poignée et s'engouffra dans la cage d'escalier. Elle referma doucement la porte derrière elle. Le premier coup de midi sonna, il fallait se dépêcher.

Quatre à quatre, Zina descendait les marches. L'appartement était au dernier étage, et au fur et à mesure de sa course, la lumière diminuait. Elle finit par se retrouver dans une pénombre grise, où les ombres bougeaient le long du mur et semblaient l'appeler en agitant la main. Elle s'arrêta sur le palier du premier étage, effrayée. Elle avala sa salive en faisant un petit bruit étranglé, sa bouche était tordue de peur et tremblait un peu. Une des ombres s'approcha lentement d'elle, un sourire blanc dans ce qui aurait pu être son visage, et avança la main. Zina ferma les yeux très fort avec un petit cri et rentra la tête dans les épaules, mais elle sentit seulement un effleurement, comme une légère brume qui lui tapotait le haut du crâne. Elle ouvrit un œil, puis deux. L'ombre avait une expression toute douce et lui désignait les derniers escaliers. Un peu rassurée, Zina se redressa et fit un pas, puis deux, puis trois sur le palier. Rien ne se passait, les ombres la regardaient. Elle prit une grande inspiration, fit un grand sourire – il manquait deux dents sur le devant – et descendit en courant la volée de marches, fonça à travers le couloir du rez-de-chaussée, et claqua la porte de l'immeuble dans son dos.

Dehors, le soleil se reflétait sur les dalles claires de la place. Les pas des passants claquaient contre les pavés, une farandole de tissus colorés bouchait la vue de Zina. Ils allaient, venaient, allaient, venaient, véritable muraille humaine... Plusieurs fois, elle tenta de faire un pas, mais son chemin était toujours bloqué. Un homme en complet rayé, des converses rouges aux pieds, des cheveux ébouriffés, finit par s'arrêter. Il la regarda avec des yeux curieux.

« Que fais-tu ?
- J'essaie de passer pour aller arroser l'otarie », dit Zina.

Son regard s'arrêta sur l'arrosoir, puis sur le doigt tendu de la petite fille, et enfin se porta vers le toit de la mairie. Il sourit et tendit un bras, empêchant le passant qui arrivait d'avancer.

« Allons-y ! »

Zina lui offrit son sourire édenté, dit « Merci ! » et se faufila au travers de la brèche qu'il avait ouverte pour elle. Elle zigzagua entre les grandes personnes quelques secondes, puis s’arrêta pour traverser la route. Le zèbre était allongé en travers, ses rayures blanches et noires traversées par les voitures, piétinées par les passants. Zina s'agenouilla près de sa tête. Elle essuya une grosse larme rayée et embrassa sa joue.

« Pardon » murmura-t-elle. Elle se releva, regarda à gauche-droite-gauche et traversa, contournant soigneusement les rayures. Ses bottes jaunes claquèrent quand elle sauta à pieds joints sur le trottoir d'en face. L'arrosoir râla, parce qu'elle le secouait trop.

« Tais-toi donc ! » murmura-t-elle.

Une grande fontaine se dressait au milieu de la place. Des carpes énormes se prélassaient dans l'eau, leurs écailles colorées reflétant les rayons du soleil de midi. Zina se pencha sur le rebord de pierre avec des yeux brillants. Des algues vertes ondulaient doucement au rythme d'un courant inconnu. Il n'y avait pas de fond.

Une grenouille, assise sur le rebord, sauta vers Zina avec un petit coassement. Elle se racla la gorge, redressa son nœud papillon...

« Bonjour Mademoâselle, que puis-je faire pour vous ?

- Je voudrais voir Julie s'il-te-plaît ?  Et de l'eau qui ne se renverse pas ? » Ce disant, elle tendit son petit arrosoir bariolé – malgré ses protestations – dont la grenouille se saisit.

Avec un « Touâ-t-à-fait » coassé, elle plongea entre deux poissons, créant de petits remous à la surface. Elle s’enfonça dans l'eau et devint vite invisible. Zina se pencha pour écouter les carpes qui racontaient des histoires, des histoires de sirènes combattant les Grandes Pieuvres. Quelques secondes passèrent puis un doux chant retentit, détournant l'attention de la petite fille. Il y avait comme des étincelles dans l'eau. Des vaguelettes se formèrent à la surface, créant comme des arabesques, qui se teintaient légèrement des mêmes couleurs que les écailles des poissons. Julie apparut, ses longs cheveux verts ondulant au fil de l'eau, comme des algues. De fines gouttes d'eau coulaient le long de son visage. Elle adressa un sourire éclatant à Zina, et lui rendit son arrosoir. Sa peau écaillée luisait au soleil.

« Bonjour Zina. Comment vas-tu ?

- Très bien, merci !

- Que vas-tu faire avec cette eau ?

- Je vais arroser l'otarie. Mais je ne sais pas trop par où passer. »

Julie tourna son regard de corail vers les briques rouges de la mairie. Ses sourcils se froncèrent légèrement à la vue du polochon blanc, haletant, qui attendait là-haut. Elle regarda Zina.

« C'est très gentil et courageux de ta part. Habituellement, on doit trouver une échelle ou un escalier de service pour monter sur le toit de ces bâtiments. Mais je ne suis pas très au fait de l'architecture humaine, si tu as un doute, demande plutôt à Silène. A cette heure-ci, il est souvent en train de dormir sur les murets de l'opéra. »

Zina acquiesça tout au long de cette explication, tentant de retenir toutes les informations. Quand Julie se fut tue elle sourit, fit « oui oui » de la tête une dernière fois, et partit en criant un « Merci Julie ! » dans son dos. La sirène leva un bras écailleux pour lui dire au revoir et replongea dans les profondeurs de la fontaine, sa queue de poisson faisant quelques éclaboussures.

Zina ne savait pas trop quoi faire. Elle hésitait entre rendre visite à Silène, le chat borgne du quartier de l'opéra qu'elle n'avait pas croisé depuis longtemps, ou aller directement derrière la mairie vérifier s'il y avait un escalier. Elle était un peu fatiguée, aussi, à force de courir dans tous les sens et de se faufiler entre ces masses de grandes personnes. Elle avisa un banc au bord de la place, sous les marronniers. Quelqu'un était déjà assis dessus, mais tout au bord, et elle pouvait bien souffler un peu. Elle traversa les pavés à petits pas, tip tap tip tap, tenant l'arrosoir plein d'eau contre elle, et se glissa sur le bord opposé du banc.

C'était un vieux monsieur. Il avait des grosses lunettes, toutes moches-carrées, qui lui faisaient des yeux de chouette. Il avait un chapeau abîmé, posé au sommet de son crâne, avec des cheveux gris qui dépassaient. Son habit était marron taupe. De temps en temps, toutes les vingt secondes, il regardait la montre à gousset glissée dans la poche de son gilet. Son pied tapotait les dalles, faisait un peu trembler le banc. Zina le trouvait rigolo : il était tout rond de partout, à part ses lunettes, et un de ses chaussures était fermée par un bout de ficelle.

« Tu as perdu ton lacet ? » demanda-t-elle, pour faire la conversation.

Il sursauta légèrement et tourna ses yeux de chouette vers elle. Son regard fit un aller-retour entre sa ficelle et la petite fille, qui tenait un arrosoir plein d'eau sur ses genoux.

« Les rats l'ont grignoté. Dis-moi petite fille, tu ne comptes pas m'arroser avec ton eau ? » Il eut une petite moue inquiète et recula légèrement. Les enfants l'embêtaient souvent.

Zina secoua la tête avec son grand sourire, ses couettes s'agitèrent dans l'air.

« Non, c'est pour l'otarie. Et regarde, elle ne se renverse pas, sauf si je veux. » Elle retourna totalement l'arrosoir au dessus de ses genoux – il cria un peu, indigné de se voir secoué pour  distraire un petit vieux –, pas une goutte ne tomba. Puis elle le remit à l'endroit et l'inclina légèrement au dessus d'un pissenlit : un filet d'eau jaillit du bec et noya la fleur, qui agita une feuille pour protester. « Oups, pardon. » dit Zina. A coté d'elle, le vieux monsieur hocha la tête, rassuré. Il regarda sa montre. « Qu'est-ce que tu fais sur ce banc ?

- J'attends mon rendez-vous galant. Il est un peu en retard, mes fleurs commencent à faner. » Il montra un immense bouquet de tournesols rabougris et Zina se demanda pourquoi elle ne l'avait pas vu plus tôt. Il regarda encore sa montre.

« Tu l'attends depuis longtemps ? (Il haussa les épaules avec un sourire un peu triste)

- Un ou deux ans, je crois... »

Son regard – il avait les pupilles marrons, toutes chaudes, comme celle de Papa – se perdit dans la foule.

« Des fois je me demande s'il n'a pas été là à un moment, si je ne l'ai pas manqué. » chuchota-t-il.

Zina glissa sur le banc, se rapprocha. Elle tendit sa petite main et saisit entre ses doigts le pouce épais, tout fripé, du vieil homme. Il lui fit un sourire – un sourire édenté, comme le sien à elle, mais pas un sourire d'enfant – et ses yeux se plissèrent, alors elle lui sourit aussi parce qu'il lui faisait beaucoup penser à Papa. Ils restèrent quelques minutes encore sur le banc, à se tenir par la main. Petite-fille et Vieux-monsieur regardent la fontaine côte à côte.

Puis Zina se rappela de l'arrosoir posé sur ses genoux, et de la mission qu'elle s'était donnée. Doucement, elle pressa le pouce une dernière fois et le lâcha.

« Je dois arroser l'otarie, chuchota-t-elle. Je suis sûre que ton rendez-vous galant sera là bientôt. »

Le vieux monsieur hocha la tête et sourit une dernière fois tandis qu'elle se glissait hors du banc. Elle s'éloigna à petits pas. Bizarrement, il faisait un peu triste tout d'un coup. Le soleil brillait toujours, mais c'était comme un peu de pluie dans les yeux.

« Arrête donc de pleurnicher, sois courageuse un peu ! » la gronda l'arrosoir bariolé. Elle hocha la tête, parce qu'il avait raison. Les histoires d'amour ratées des vieilles personnes étaient aussi importantes que les otaries sur le toit de la mairie, mais elle ne pouvait pas les arranger. Tip tap, tip tap, le bruit des bottes jaunes sur le pavé. Flic flac, flic flac, le son de l'eau qui clapotait.  Elle tourna à un coin de rue, à un autre.

Silène dormait, roulé en boule au soleil. Il avait le poil tout blanc, comme un pot de crème, mais un peu sali. Quand il entendit Zina approcher, un seul de ses deux yeux s'ouvrit.

« Bonjour, Zina.
- Bonjour Silène ! »

Zina attendit avant de parler. Elle connaissait l'animal : il ne fallait pas le presser. Il s'étira longuement en baillant, ses petits crocs jaunes luisant au soleil. Puis il s'assit sur ses deux pattes arrières, et son dos forma cet arc doux, qui donne aux chat leur air guindé. Son œil en amande cligna une fois, deux fois, ses moustaches frémirent. Sa queue s'agitait de temps en temps.

« Pourquoi es-tu venue à moi ? (Zina voulu rire mais se retint. Il parlait toujours comme une grand-tante riche – dans son esprit de petite fille, toutes les grand-tantes riches parlaient comme un dictionnaire, ou comme une reine elfique)

- Je veux monter sur le toit de la Mairie. Il y a une otarie coincée. (Silène cligna des yeux)

- Eh bien, il te suffit d'escalader un marronnier, tu y accéderas facilement... (En voyant l'expression un peu perdue de Zina, son museau prit cet air si hautain qu'il affichait parfois) Ah ciel, ça m'était sorti de l'esprit. Tu ne peux pas, évidemment. (Et sa queue s'agita encore, ses oreilles bougèrent, il réfléchissait) Il te faut quelque chose pour monter avec tes pattes de derrière, puisque tu n'as pas de griffes, et que tu es pataude, quelque chose d'horizontal puisque tu n'as quasiment pas d'équilibre, quelque cho-... »

Lassée d'entendre Silène faire la liste de ses défauts d'humaine – et il faisait ça à chaque fois, c'était dans sa nature - Zina le coupa :

« Un escalier ?

- Oui, un escalier. Tu as besoin d'un escalier. Cela répond-il à tes questions, Zina ? (Il bailla, encore, et Zina eut l'impression de l'ennuyer. Mais elle ne se vexa pas, elle avait l'habitude. Il lui accordait déjà bien plus de temps et d'attention qu'à d'autres.)

- Il y a un escalier ? (Silène cligna des yeux.)

- Pourquoi me parles-tu d'un escalier ?

- Pour monter sur le toit de la mairie.

- Pourquoi veux-tu monter sur le toit ?

- Pour l'otarie...

- Oh ! Oui. Un escalier. Il y en a un... selon mes souvenirs. Allons voir. »

Silène était dans un jour de curiosité. Ses moustaches frétillaient, et il décida d'accompagner Zina. Elle ouvrit de grands yeux, parce que Silène ne suivait jamais les gens, et il adorait se prélasser sur le muret de l'opéra, au soleil de midi. Mais il se dressa sur ses quatre pattes, son corps blanc et pelucheux s'arqua dans un dernier étirement, et il sauta en souplesse au bas du mur.

Ils s'enfoncèrent dans les rues autour de la place, les bottes de Zina faisaient tip tap sur le sol, même si elle essayait d'imiter le trottinement silencieux de Silène. Elle voyait son derrière blanc et sa queue dressée devant elle, et elle était tellement petite que ça lui arrivait à la taille. Silène était un gros chat, mais il ne fallait pas le lui dire. Ils tournèrent encore, débouchèrent sur une placette. Une immense statue – du moins, elle paraissait immense à Zina – se dressait au milieu, c'était un gros rat couronné. Elle vit le dos de Silène se hérisser et son corps se tapir, comme s'il se mettait en chasse. Son ventre frôlait presque le sol.

Il murmura à Zina :

« Tiens toi tranquille, ne fais pas le moindre bruit. Ne réveillons pas le Gros Roi des Rats. »

Zina acquiesça. Elle posa sur le sol son arrosoir, retira ses bottes, les tint par le haut dans sa main gauche, reprit l'arrosoir dans la droite. Ils commencèrent à contourner la place, en restant le plus possible dans l'ombre des grands bâtiments qui se dressaient autour d'eux. Mais à un moment une autre petite rue s'ouvrait et laissait déferler le soleil : impossible de passer sans traverser la flaque de lumière. Zina et Silène s'arrêtèrent et se regardèrent. Ils hésitaient un peu. Tous deux connaissaient le Gros Roi des Rats, et comment il savait repérer les intrus. C'est là que l'arrosoir, qui n'était pas sorti de la chambre de Zina depuis très longtemps, et ne connaissait pas les règles de prudence élémentaires, décida d'intervenir :

« Roh, lâcha-t-il à voix haute, ne me dites pas que vous avez peur d'un pauvre petit rat de pierre ? »

Il y eut comme un grand grincement rocheux. Du coin de l’œil, ils virent la statue se mettre en mouvement, et ses yeux rouges se poser sur eux.

« Cours ! » cria Silène. Dans l'urgence, il ne se rendit pas compte qu'il avait parlé chat, et que seul un miaulement rageur sortait de sa bouche, mais ce n'était pas grave : Zina avait très bien compris toute seule. D'un saut, ils entrèrent dans la flaque de lumière et remontèrent la rue ensoleillée. Le gros chat blanc bondissait devant Zina, elle avait peine à le suivre. Dans son dos, elle entendait les pattes du Gros Roi des Rats griffer le sol, se rapprocher de plus en plus... Ils tournèrent à un coin de rue, puis à un autre, et s'engouffrèrent dans un petit couloir à travers une porte ouverte. La statue passa devant eux à toute allure, et le bruit de sa course diminua peu à peu.

Ils soufflèrent un bon coup, soulagés. Ils s'étaient un peu éloignés de la mairie, mais Silène connaissait un chemin pour y retourner sans passer par la placette. Ils allaient partir. Zina enfila ses bottes jaunes.

Silène, avec son regard borgne, sonda la rue d'un coté et de l'autre.  Son poil commençait à se dés-hérisser, mais sa queue s'agitait toujours nerveusement, et ses oreilles étaient plaquées en arrière. La ruelle était vide, ils pouvaient y aller. « La voie est libre. » annonça-t-il, en mettant une patte au dehors. Il fit quelques pas, quand la petite voix timide de Zina sonna dans son dos, comme une clochette triste.

« Silène ? (Il se retourna et la regarda avec son œil vert)

- Que se passe-t-il ? »

Il avait entendu que sa voix tremblait, et il lui semblait que c'était un signe de tristesse ou de peur chez les humains. Son visage était un peu tordu et elle avait de l'eau dans les yeux.

«  Je... J-j'ai...

- Allons, parle donc !

- Je crois que j'ai perdu l'arrosoir près de la statue... »

Silence. Silène sentit un grondement rageur monter dans sa poitrine et essaya de le contenir, il ne voulait pas effrayer Zina. Que les humains étaient stupides !

« Tu es sûre que tu ne l'as pas simplement lâché en route ? (Elle hocha la tête, penaude) Eh bien, il nous faudra retourner le chercher, je présume...

- Mais ! Le Grand Roi des Rats va nous voir !

- Eh bien ? Tu as besoin de cette satanée eau, non ? Si tu préfères abandonner, autant rentrer immédiatement chez toi... »

Zina fronça les sourcils et tapa du pied, comme une enfant, se dit Silène, avant de réaliser que c'était bien ce qu'elle était.

« Je veux sauver l'otarie, et retrouver mon arrosoir, expliqua-t-elle. Mais j'ai le droit d'avoir peur aussi. »

Silène cligna lentement de l’œil, et c'est comme si une petite lumière verte s'éteignait puis se rallumait dans la ruelle sombre.

« Très bien. Suis moi. »

Ils sortirent du corridor et revinrent sur leurs pas. Mais au lieu de tourner au coin qui devait les ramener à la placette du Gros Roi des Rats, le chat s'arrêta près d'un énorme pot de fleurs, ces pots de terre cuite vernie dans lesquels on plante des citronniers, et sauta sur le couvercle. De là il pouvait atteindre le haut d'un petit porche à coté duquel ils étaient passés, et c'est ce qu'il fit. Il regarda Zina de son perchoir, elle avait la tête totalement renversée, toute petite avec ses couettes.

« Que fais-tu ? Demanda-t-elle.

- Nous devons monter sur les toits.

- Pour aller à la mairie ? Mais Silène, je n'ai pas mon...

- Ce n'est pas pour la mairie. Il faut monter sur le toit, viens donc. »

Zina posa les poings sur ses hanches et fronça les sourcils.

« Non ! Dis-moi pourquoi on doit monter ! Tu sais que c'est très dangereux pour moi ?  (Silène cligna des yeux, fit quelques va-et-vient sur le porche, se rassit où il était)

- Bon. Mais après, tu montes, nous sommes d'accord ? (Elle hocha la tête, volontaire.) Nous allons chercher de l'aide, pour divertir le Rat quand tu iras récupérer ton arrosoir.

- De l'aide ?

- Certains animaux, là-haut, me doivent un service. Ils accepteront. »

C'était suffisant pour Zina. De ses petites mains, elle agrippa le rebord du pot de fleur – il lui arrivait au nez ! - et se hissa dans la terre, au milieu des branches et des gros citrons jaunes. Elle leva les yeux vers le porche, c'était beaucoup trop haut ! Elle leva les bras, se percha au bord du bord du pot, pointa des pieds, s'étira le plus possible... Il lui manquait trente bons centimètres pour atteindre la partie du porche la plus basse.

« Sers-toi de la gouttière... » marmonna, au dessus de sa tête, la voix ennuyée de Silène.

Il y avait le long du tuyau de fer des attaches qui permettaient de le fixer au mur. Zina glissa le pied sur l'une d'elles, au niveau de ses genoux, attrapa une branche du citronnier pour se stabiliser, poussa fort sur son pied – par miracle, sa botte ne céda pas. Elle tenait à peu près droit, en équilibre sur l'attache. Le rebord n'était plus qu'à une dizaine de centimètres de sa petite main tendue. Il faut sauter, pensa-t-elle, et elle s'empêcha de regarder en bas.

« Courage, Zina. » dit Silène.

Un, deux, trois, elle sauta. Ses petites mains agrippèrent le rebord de pierre du porche, elle sentit ses jambes qui basculaient légèrement dans le vide... Et puis elle fut là, assise près de Silène. Elle avait réussi. Son immense sourire édenté refit surface, et elle serra le chat dans ses bras. Il se dit qu'il pouvait bien supporter cet affront. Il fit même l'effort de ronronner un peu, avant de mettre fin au câlin. C'était gentil de sa part, pensa Zina. Elle leva ses jolis yeux noisette vers le haut, et un petit pincement lui serra le cœur. Il restait encore deux étages à escalader avant le toit. Silène pouvait sauter de balcons en balcons, mais elle... Il faudrait grimper le long de la gouttière.

« Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer. Le plus dur est déjà fait. » voulu la rassurer Silène. Elle hocha la tête, ses couettes voltigèrent. Elle retroussa des manches imaginaires, comme dans les dessins animés qu'elle regardait parfois chez ses amies – Papa ne voulait pas qu'ils aient de télévision – et s'approcha du bord. Il faudrait se pencher légèrement pour attraper la gouttière. Elle essaya de prendre appui sur le mur, se pencha... Posa un pied. Elle tendit la main... Se cramponna à l'une des attaches. Ramena l'autre coté de son petit corps sur la gouttière. C'était bon, il ne restait plus qu'à grimper. C'était un peu comme une échelle aux tous petits barreaux, mais très espacés, elle devrait monter comme à la corde, et elle n'était pas très rassurée. Mais Silène avait déjà sauté sur le balcon du dessus et l'encourageait. Elle avait presque l'impression que si elle tombait, il saurait la rattraper. Elle grimpa, rampa, glissa, se rattrapa... Par moment, elle prenait appui sur le mur avec le pied. Elle put se reposer au premier balcon et repartir. Au deuxième, elle s'affala sur le sol après avoir enjambé la rambarde, sans se soucier que quelqu'un la remarque. La pièce de l'autre coté de la fenêtre était vide.

« Je suis fatiguée, Silène. J'ai très mal aux bras, gémit-elle. Il lui donna un léger coup de tête.

- Tu as été très courageuse. Ne t'inquiète pas, il ne reste plus qu'un tout petit mètre, ça sera une formalité. Tu te reposeras quand nous aurons vraiment fini. »

Zina souffla un bon coup. En effet, monter sur le toit fut facile : il lui suffit de se tenir debout sur la rambarde du balcon, d'accrocher une tuile, et elle était enfin arrivée, allongée sur les ardoises brûlantes. Le soleil l'éblouissait, elle avait l'impression que tout allait bien. Il faisait chaud... l'otarie lui revint en tête. Elle se redressa. Silène, un peu plus loin, discutait avec un groupe d'animaux – des écureuils. Leur pelage tout roux luisait au soleil, on aurait dit des feux-follets. Silène parlait avec trois d'entre deux, les deux autres, plus jeunes, jouaient dans leurs dos. Zina se mit difficilement debout – le toit était un peu pentu – et s'approcha. Les voix devinrent plus claire au fur et à mesure. Une des écureuils, la plus grosse, parlait pour les trois autres :

« Désolée, mais nous devons penser aux petits avant tout. S'attaquer au Rat, c'est au dessus de nos capacités.

- Je sais que tu es brave, Méline, et que tu tiens à protéger ta famille, mais il ne s'agit pas d'attaquer, seulement de faire diversion quelques secondes. Vous n'aurez même pas à l'approcher.

- Silène... J'ai toujours été la première à affirmer que nous saurions honorer notre dette, mais tu en demandes trop. »

Elle tourna sa petite tête vers Zina, qui était désormais à moins d'un mètre. « Qui est cette enfant ? » Silène ouvrit la  bouche, mais Zina le devança.

« Je m'appelle Zina, j'habite au dessus de la boulangerie.

- Enchantée, Zina. (Elle regarda à nouveau Silène) Je suis désolée. Mais ce n'est pas possible. »

Le chat cligna de l’œil, sa queue battit l'air nerveusement. « Tant pis. Au revoir, Méline. » Il s'apprêtait à faire demi tour, mais la petite fille refusa de bouger. Elle s'agenouilla pour se mettre à la hauteur de Méline, la Dame-Écureuil. Sa petite voix tremblait un peu :

« S'il-te-plaît, aide-nous à sauver l'otarie. Elle est toute seule sur le toit de la mairie, j'ai vraiment besoin de mon arrosoir. » Les oreilles de Méline étaient plaquées en arrière, ses yeux grands ouverts : elle n'avait pas l'habitude de voir un humain – même minuscule – de si près. Les autres écureuils s'étaient réfugiés plus loin, derrière une tuile qui dépassait, ils observaient la scène. « S'il te plaît, Madame Méline... » La Dame, un peu gênée, se tourna pour sonder ses compagnons du regard. Zina vit l'un d'eux hausser des épaules et l'autre acquiescer, et elle sut qu'elle et Silène avaient gagné.

« Nouk, tu restes ici. » lâcha Méline. L'un des gros écureuils acquiesça, et l'autre sortit prudemment de leur cachette pour rejoindre la Dame.

« Merci, Méline. » dit Silène. Il les guida au travers des toits, Zina dut même sauter au dessus d'une ruelle étroite... Le soleil de midi leur brûlait le dos. Ils arrivèrent bientôt au-dessus de la rue qu'ils auraient prise si le Gros Roi des Rats ne les avait pas vus. Zina glissa le long de la gouttière, soulagée de pouvoir enfin poser les pieds au sol. Les autres atterrirent souplement à ses cotés : ils étaient passés par les balcons.

La placette était restée identique : un disque de lumière s'étalait autour de la statue du Gros Roi des Rats. Les bâtiments autour dessinaient un cercle d'ombre, coupé çà et là par le jour des rues. Zina et les autres restaient derrière l'angle du mur. Ils observaient, effrayés, l'énorme statue posée sur son pilier. L'arrosoir multicolore était glissé entre ses pattes de devant. Méline se tourna vers Zina et Silène :

« Avec Diane, nous allons traverser la place en essayant de l'attirer. Nous traverserons deux rues avant de remonter sur les toits : hors de question de faire plus. Si le Rat nous suit, tant mieux, sinon, vous devrez trouver autre chose.

- Merci, Méline. Tu fais déjà beaucoup. »

Silène se tapit contre le sol alors que les deux écureuils s'aventuraient sur la place. Il murmura à Zina : « Quand le Gros Roi des Rats quittera son socle, cours le plus vite possible et reviens avec l'arrosoir. J'essaierai de l'occuper s'il revient avant. » Elle hocha la tête, un peu tremblante. Les écureuils avaient atteint le milieu de leur parcours sans se faire remarquer : d'un coup, ils poussèrent un cri aigu qui réveilla le Roi et filèrent comme des flèches. Ils s'engouffrèrent dans la rue en par laquelle étaient venus Zina et Silène la première fois. Le rat de pierre bondit de son piédestal à leur poursuite et disparut. L'arrosoir avait roulé au sol : aucune eau ne se déversait, mais Zina avait peur qu'il ne soit cassé. Elle courut le plus vite possible, le ramassa – il cria son nom, soulagé – et fit demi-tour. Les écureuils avaient réussi à distraire le Roi assez longtemps, elle put rejoindre Silène et ils filèrent le long de la rue le plus vite possible.

Ils débouchèrent en plein soleil, juste derrière la Mairie : Zina poussa un cri de joie. Un gros escalier de fer grimpait comme du lierre jusqu'au toit. Ils regardèrent à gauche-droite-gauche et traversèrent la route en courant – et en prenant soin de ne pas marcher sur les rayures du zèbre.

Zina s'arrêta au pied de l'escalier pour souffler un peu. L'otarie attendait, tout en haut, qu'on lui amène de l'eau. Ils commencèrent à monter, monter, monter, et ils s'arrêtaient de temps en temps pour que la petite fille puisse souffler un peu : ça faisait beaucoup de marches. Ils arrivèrent finalement sur le toit. Il y avait une petite terrasse avant d'accéder aux pentes de briques rouges. Silène suivit Zina quand elle s'y aventura. L'otarie était là. Elle avait légèrement glissé entre deux pentes pour glaner un peu d'ombre. Son corps blanc haletait à toute vitesse, gonflait, dégonflait... Elle était toute sèche, comme l'avait imaginé Zina, et sa fourrure ne reflétait plus aucune lumière. Ses yeux étaient mi-clos, elle avait de petites oreilles collées contre son crâne et ses moustaches tombaient tristement. Zina s'approcha doucement, même l'arrosoir se taisait. Elle s'agenouilla à coté de ce gros polochon tout doux, posa sa toute petite main dessus. L'otarie sursauta légèrement.

« Chuuuuuut... Chuuuuut, je suis là. » Zina murmurait de sa voix la plus douce, en caressant légèrement le poil blanc. A coté d'elle, Silène frotta leurs deux museaux l'un contre l'autre. Zina leva le bras qui tenait l'arrosoir et l'inclina légèrement. Un doux filet d'eau scintilla au soleil, se déversa sur la tête de l'otarie, puis sur tout son corps. Les gouttes d'eaux se perdirent dans sa fourrure les unes après les autres, mais certaines restaient accrochées au dessus et c'était comme de petites perles de lumière. Il restait un peu d'eau dans l'arrosoir à la fin : Zina la versa dans ses mains. Une petite langue rappeuse vient lécher ses paumes, ramasser les dernières gouttes. Ça chatouillait un peu.



Zina referma la porte de l'appartement derrière elle. Elle n'arrivait pas à quitter son sourire : elle se précipita dans la cuisine, courut dans les jambes de Papa en riant. Le douzième coup de midi sonna.



.
Titre: Re : Zina
Posté par: Freeen le 29 Janvier 2014 à 12:31:36
A mi-chemin entre le decalé et le fantastique, c'est une perle que tu me donnes a lire la O_o
On est parfaitement immergé dans le monde de cette petite fille, simple et touchant. J'avoue avoir plusieurs fois souri (lors du passage pour pietons ou de la peluche qui est envoyé sur le lit sans plus de menagement.)
On s'attache tres vite a Zina et on a du mal a la laissée partir a la fin du texte
Encore un grand bravo, tu as fait un tres bel ecrit ;)

Ps : Quelles etaient les regles du defi ?
Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 29 Janvier 2014 à 13:00:20
Hey, merci Freen, contente que ça t'ai plu  :)

L'intitulé était (en gros) :
Citer
Grimm, je te défie d'écrire un texte mignon et un peu WTF qui commence par "L'otarie n'avait pas bougé de toit de la mairie."

Merci pour ta lecture !
Titre: Re : Zina
Posté par: Loïc le 29 Janvier 2014 à 14:06:45
Comme je t'ai dit, j'ai beaucoup aimé.
Je vais un peu me répéter avec Freen : effectivement, c'est un très beau récit et je trouve que tu maîtrises bien le langage de Zina et le ton enfantin, même s'il me semble que tu t'es un peu relâchée parfois, en milieu de récit. En tout cas, même dans les moments un peu épique, on sent bien que ton personnage est une petite fille.
Je suis pas sûr d'avoir compris la fin mais c'est pas grave, très chouette lecture. (J'avais plein de trucs intelligents à dire mais je les ai oubliés.)
Titre: Re : Zina
Posté par: MillaNox le 29 Janvier 2014 à 23:05:48
Bonsoir Doctor Grimm,
je viens de plonger à mon tour dans le monde de ta petite Zina...
j'ai trouvé ton texte très beau, très touchant. J'ai adoré ce côté onirique dans lequel les passages piétons sont des zèbres et où les jouets savent parler. L'eau qui ne coule qu'en fonction de la volonté de l'enfant... Ton ton m'a semblé juste, j'ai vraiment beaucoup aimé !
Une ou deux coquilles mais je ne les ai pas relevées au fur et à mesure...  :-[ je peux te dire qu'il y a un "baya" au lieu de "bailla" quelque part... les autres il faudrait que je relise...
Ton histoire, illustrée, elle ferait un magnifique livre pour enfant. je ne veux pas dire que ton texte est destiné aux enfants. en tant qu'adulte il m'a beaucoup plus ! mais en tant que maman, je vois défiler des tas de livres pour enfants où des texte qui parlent à la fois aux petits et aux grands sont vraiment mis en valeurs par des images. Je ne sais pas si je m'exprime bien mais c'est vraiment un compliment.  :)
Merci pour cette belle aventure !
Milla
Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 30 Janvier 2014 à 01:05:39
Loïc :

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même s'il me semble que tu t'es un peu relâchée parfois, en milieu de récit.
Oui, je l'ai senti aussi, j'essaierai d'arranger ça quand j'aurais pris plus de recul.
Citer
(J'avais plein de trucs intelligents à dire mais je les ai oubliés.)
Oh, dommage  :huhu:

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me relire et de commenter même si tu le connaissais déjà  :)

MillaNox :

Pas de souci pour les coquilles non relevées, je relirai d'ici deux ou trois semaines pour améliorer un peu le tout, sauf si quelqu'un me les pointe d'ici là ^^
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Ton histoire, illustrée, elle ferait un magnifique livre pour enfant. je ne veux pas dire que ton texte est destiné aux enfants. en tant qu'adulte il m'a beaucoup plus ! mais en tant que maman, je vois défiler des tas de livres pour enfants où des texte qui parlent à la fois aux petits et aux grands sont vraiment mis en valeurs par des images. Je ne sais pas si je m'exprime bien mais c'est vraiment un compliment.  :)
Aaaaaaaah merci. Ca me fait super plaisir que tu dises ça, parce que j'ai vraiment essayé de retranscrire cette ambiance de dessin/dessin animé (des fois, je me suis dit que je plagiais honteusement Miyasaki, mais ça a pas l'air si flagrant ^^)... En tout cas, je prévois une petite illustration, type couverture, d'ici pas trop longtemps. Je la posterai sans doute !

Merci à toi d'être passée !
Titre: Re : Zina
Posté par: Humoramor le 30 Janvier 2014 à 12:07:13
Bonjour,

Véritable bijou que ce texte! :) J'ai adoré le personnage et entrer dans le monde e Zina! J'aime la transition entre le moment où elle regarde par la fenêtre et où finalement tout semble normal mis à part l'otarie, et puis le moment où elle sort et où tout devient fantastique au fur et à mesure qu'elle avance. Silène est génial, tu as très bien retranscrit la personnalité d'un chat. J'ai vraiment beaucoup aimé te lire. Je n'avais d'ailleurs pas beaucoup de temps et quand j'ai vu la longueur de ton texte, j'ai failli retourner en arrière. Mais ensuite Zina et l'otarie m'ont intriguée et je suis ravie d'avoir pris le temps de lire! :)

Citer
des fois, je me suis dit que je plagiais honteusement Miyasaki, mais ça a pas l'air si flagrant ^^

Alors effectivement je trouve que tu donnes une ambiance très Miyasaki, mais je n'irais pas jusqu'à dire que tu le plagies, et je trouve ton style très efficace!

Quelques choses que j'ai notées:

Citer
Il y avait un gros tas de jouets dans le recoin entre son armoire et le mur
Je mettrais une virgule avant "entre son armoire et le mur"

Citer
Elle en sortir une paire de bottes jaunes en caoutchouc

Sortit, faute de frappe j'imagine ^^

Citer
Comme dans un dessin animé, elle avala sa salive en faisant un petit bruit étranglé.

Alors ici, je sais pas si je vais réussir à me faire comprendre, mais le "comme dans un dessin animé" m'a un peu dérangée.. On est dans ce monde incroyable que tu nous décris à travers les yeux de Zina. Personnellement, c'est tellement bien vu et bien écrit, que je ne me demande pas une seconde si c'est le monde réel, ou si c'est l'imagination de Zina, etc. etc. Je vis juste ton texte, tout simplement et ça marche. C'est pour ça que cette comparaison m'a un peu dérangée... Tout à coup on a une indication concrète "comme dans un dessin animé", qui je trouve arrête un peu l'étrangeté et la superbe originalité de ce monde. J'ai vraiment du mal a m'expliquer ^^ Je suis désolée.

En tout cas bravo et merci!


Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 30 Janvier 2014 à 12:14:37
Salut !

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Véritable bijou que ce texte! :) J'ai adoré le personnage et entrer dans le monde e Zina! J'aime la transition entre le moment où elle regarde par la fenêtre et où finalement tout semble normal mis à part l'otarie, et puis le moment où elle sort et où tout devient fantastique au fur et à mesure qu'elle avance. Silène est génial, tu as très bien retranscrit la personnalité d'un chat. J'ai vraiment beaucoup aimé te lire. Je n'avais d'ailleurs pas beaucoup de temps et quand j'ai vu la longueur de ton texte, j'ai failli retourner en arrière. Mais ensuite Zina et l'otarie m'ont intriguée et je suis ravie d'avoir pris le temps de lire! :)
Hiiiii merci !  :aah:

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Je mettrais une virgule avant "entre son armoire et le mur"
Ah, j'avais justement préféré ne pas en mettre, je trouvais que ça coupait le souffle de la phrase...

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Sortit, faute de frappe j'imagine ^^
Anéfet.

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Alors ici, je sais pas si je vais réussir à me faire comprendre, mais le "comme dans un dessin animé" m'a un peu dérangée.. On est dans ce monde incroyable que tu nous décris à travers les yeux de Zina. Personnellement, c'est tellement bien vu et bien écrit, que je ne me demande pas une seconde si c'est le monde réel, ou si c'est l'imagination de Zina, etc. etc. Je vis juste ton texte, tout simplement et ça marche. C'est pour ça que cette comparaison m'a un peu dérangée... Tout à coup on a une indication concrète "comme dans un dessin animé", qui je trouve arrête un peu l'étrangeté et la superbe originalité de ce monde. J'ai vraiment du mal a m'expliquer ^^ Je suis désolée.
Non non t'excuses pas, j'ai compris ! En fait, j'avais mis cette comparaison pour faire ressortir un peu l'univers "dessin animé" du texte, mais en effet, ça coupe un peu l'immersion. Je vais l'enlever, tu as bien fait de me le faire remarquer ^^

Merci de ta lecture !
Titre: Re : Zina
Posté par: Rain le 01 Février 2014 à 22:38:37
Salut ! Bon, je sais que tu veux pas spécifiquemlent de commentaire ultra détaillé, mais je sais pas commenter autrement  :P.
Alors c'est parti, le détail d'abord.

Dans son visage rond ses yeux se plissèrent.
Je trouve cette construction assez bizarre, parce que du coup on saisit pas bien si tu parles de Zina ou de l'otarie. Du coup, j'ai du la relire une ou deux fois pour être sûr de bien comprendre, je trouve pas ça méga intuitif.

 
Elle sauta au bas de son tabouret - elle était petite pour son âge et n'atteignait pas bien de bord de la fenêtre sans ça -, la moquette étouffa le bruit de ses pieds nus.
"Le bord de la fenêtre" plutôt . Sinon, je trouve la phrase trop longe avec la parenthèse au milieu, du coup je l'aurais coupée en deux (avec un point avant la moquette).

Zina se planta devant, attrapa un chat en peluche, dit « Pardon », et le jeta par dessus sa tête. Après un rebond contre le plafond, il atterrit sur le lit. « Pas grave », murmura-t-il.
Une peluche qui parle  :coeur:

  même sort fut réservé aux petites voitures, aux poupées et à ses cubes de bois coloré. Personne ne se fâcha quand Zina les bouscula. Elle finit par écarter un camion de pompier. Là derrière, tout bariolé, un peu poussiéreux, attendait un arrosoir.

« Hey, pst ! Ne m'oublie pas ! » fit une voix dans son dos.

Elle fit un rapide demi-tour, récupéra l'objet râleur, et sortit de la pièce.
C'est du pinaillage, mais du coup, on a encore le doute, est-ce que tu parles toujours de l'arrosoir ? Enfin, c'est assez évident, mais le doute nous effleure quand même, je pense que tu pourrais peut être trouver une meilleure formulation un poil plus claire.

« Ne me secoue pas comme ça ! » râla l'arrosoir.
Du coup t'as une répétition de râler. (Enfin, râleur/râler quoi).
Ses cheveux ébouriffés se dressaient au dessus de sa tête. Quand il sourit, son nez se fronça, faisant légèrement remonter ses lunettes.
Au-dessus. Je trouve la deuxième phrase un peu lourde, à cause du participe présent, mais je sais qu'on est pas d'accord là-dessus  :mrgreen:. Cela dit, je pense quand même que "son nez se fronça et fit légèrement remonter ses lunettes." est un peu plus fluide.

Elle avala sa salive en faisant un petit bruit étranglé, sa bouche était tordue de peur et tremblait un peu.
J'pense que tu peux en faire deux phrases.

Elle prit une grande inspiration, fit un grand sourire
Ca fait trois sourire en un seul paragraphe, je pense que tu peux en changer un.

Les pas des passants claquaient contre les pavés, une farandole de tissus colorés bouchait la vue de Zina.
Là aussi tu peux faire deux phrases, je pense. En fait, tu colles de temps en temps deux phrases qui n'ont pas vraiment de lien entre elle, et du coup c'est parfois un peu perturbant. Vu que c'est la même phrase, on en cherche un de lien, alors qu'en fait, ce sont deux idées différentes, même si elles véhiculent la même notion. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire  :D

Un homme en complet rayé, des converses rouges aux pieds, des cheveux ébouriffés, finit par s'arrêter, la regardant avec des yeux curieux.
J'aime toujours pas les participe présent  :-¬? Je pense que ça coulerait mieux si tu coupais la phrase. "...finit par s'arrêter. Il la regarda avec des yeux curieux."

- J'essaie de passer pour aller arroser l'otarie », dit Zina.
Ca c'est un détail à la con, mais je me demande si la virgule vient pas avant le guillemet XD.

Elle zig-zagua entre les grandes personnes quelques secondes, puis s’arrêtât pour traverser la route.
Zigzagua, s'arrêta.

 
- Je voudrais voir Julie s'il-te-plaît ?  Et de l'eau qui ne se renverse pas ?»  Ce faisant, elle tendait son petit arrosoir bariolé – malgré ses protestations – dont la grenouille se saisit.
Quitte à faire dans le détail àlakon, manque un espace entre le point d'interrogation et le guillemet. Sinon, peut être plutôt "Ce disant" ? Et pourquoi cet imparfait plutôt qu'un passé simple ? Je le trouve un peu étrange.

Elle adressa un sourire éclatant à Zina, et lui tendit son arrosoir. Sa peau écaillée luisait au soleil.
Répétition de "tendit" du coup.

Zina acquiesça tout au long de cette explication, tentant de retenir toutes les informations. Quand Julie se fut tue elle sourit, fit « oui oui » de la tête une dernière fois, et partit en criant un « Merci Julie ! » dans son dos. La sirène leva un bras écailleux pour lui dire au revoir et replongea dans les profondeurs de la fontaine, sa queue de poisson faisant quelques éclaboussures.
J'trouve les deux premières phrases plutôt lourdes mais j'ai pas d'idée là comme ça pour t'aider. Dans la troisième j'aime pas le participe présent  :mrgreen: (Tu noteras que je les relève pas tous, ceux que je relève pas passent bien).

Zina ne savait pas trop quoi faire. Elle hésitait à rendre visite à Silène, le chat borgne du quartier de l'opéra qu'elle n'avait pas croisé depuis longtemps, ou aller directement derrière la mairie vérifier si il y avait un escalier.

Hésiter entre quelque chose et/ou autre chose passe peut être mieux niveau grammatical, mais là je m'avance peut être un peu trop XD. Et sinon, "S'il y avait un escalier". La contraction est un poil plus fluide.

Elle était un peu fatiguée, aussi, à force de courir dans tous les sens et de se faufiler entre cette masse de grandes personnes.
Se faufiler entre une masse, c'est bizarre XD. Dans cette masse ?

tip tap tip tap
tipetipe tip tap tip tip tap (http://www.youtube.com/watch?v=ZRoGnPNbtsw)

Il sursauta légèrement et tourna ses yeux de chouette vers elle. Son regard fit un aller retour entre sa ficelle et la petite fille, qui tenait un arrosoir plein d'eau sur ses genoux.
Aller-retour. (There and back again, by Bilbo Baggins... bref).

Dis moi petite fille, tu ne comptes pas m'arroser avec ton eau ?
Dis-moi.

Zina secoua la tête avec son grand sourire, ses couettes s'agitèrent dans l'air.
Encore deux phrases qui pourraient être séparées par un point.

Elle retourna totalement l'arrosoir au dessus de ses genoux – il cria un peu, indigné de se voir secoué pour  distraire un petit vieux –, pas une goutte ne tomba.
Je pense que tu peux remplacer la virgule par un mais : une virgule après un tiret ça fait toujours bizarre, et ça permet de retrouver plus facilement un lien logique avec ce qui se passait avant la parenthèse.

Il montra un immense bouquet de tournesols rabougris et Zina se demanda comment elle ne l'avait pas vu plus tôt.
Comment elle n'avait pas pu le voir plus tôt, ou pourquoi elle ne l'avait pas vu plus tôt. Mais un mix des deux ça me paraît bizarre.

« Des fois je me demande si il n'a pas été là à un moment, si je l'ai manqué. » chuchota-t-il.
S'il. La fin de la phrase passerait mieux avec les négations explétives (bouh le gros mot), "si je ne l'ai pas manqué". Mais je sais jamais si c'est correct ou pas. Il me semble que oui.

Petite-fille et Vieux-monsieur regardent la fontaine côte à côte.
:coeur:

Puis Zina se rappela de l'arrosoir posé sur ses genoux, et de la mission qu'elle s'était donnée. Doucement, elle pressa le pouce une dernière fois et le lâcha.

« Je dois arroser l'otarie, chuchota-t-elle. Je suis sûre que ton rendez-vous galant sera là bientôt. »

Elle s'éloigna à petit pas.
Petits pas ? Mais là j'ai un doute.

« Pourquoi es-tu venue à moi ? (Zina voulu rire mais se retint. Il parlait toujours comme une grand-tante riche – dans son esprit de petite fille, toutes les grand-tantes riches parlaient comme un dictionnaire, ou comme une reine elfique)

- Je veux monter sur le toit de la Mairie. Il y a une otarie coincée. (Silène cligna des yeux)

- Eh bien, il te suffit d'escalader un marronnier, tu y accéderas facilement... (En voyant l'expression un peu perdue de Zina, son museau prit cet air si hautain qu'il affichait parfois) Ah ciel, ça m'était sorti de l'esprit. Tu ne peux pas, évidemment. (Et sa queue s'agita encore, ses oreilles bougèrent, il réfléchissait) Il te faut quelque chose pour monter avec tes pattes de derrière, puisque tu n'as pas de griffes, et que tu es pataude, quelque chose d'horizontal puisque tu n'as quasiment pas d'équilibre, quelque cho-... »
C'est marrant ce choix soudain de mettre des parenthèses partout alors que tu ne le fais jamais avant  :D

Ils commencèrent à contourner la place, en restant le plus possible dans l'ombre des grands bâtiments qui se dressaient autour d'eux, mais un moment une autre petite rue s'ouvrait et laissait déferler le soleil
Y'a un bug dans la phrase, non ? "mais un moment une autre petite rue s'ouvrait" il me semble qu'il manque quelque chose.

Ils hésitaient un peu, tous deux connaissaient le Gros Roi des Rats, et comment il savait repérer les intrus.
J'pense que tu peux couper cette phrase et remplacer la première virgule par un point.

 
Ils soufflèrent un bon coup, soulagés. Ils s'étaient un peu éloignés de la Mairie
Je suis pas sûr que tu mettais une majuscule à Mairie, jusque-là.

Zina fronça les sourcils et tapa du pied, comme une enfant, se dit Silène, avant de réaliser que c'est bien ce qu'elle était.
Avant de réaliser que c'était bien ce qu'elle était.

« Très bien. Suis moi. »
Suis-moi.

- Bon. Mais après, tu montes, nous sommes d'accord ? (Elle hocha la tête, volontaire.) Nous allons chercher de l'aide, pour divertir le Rat quand tu iras
récupérer ton arrosoir.
Alerte au bug ! (Et c'était Dis-moi dans la phrase juste avant.)

Elle tenait à peu près droit, en équilibre sur l'attache, le rebord n'était plus qu'à une dizaine de centimètres de sa petite main tendue.
Encore deux phrases que tu peux séparer avec un point à la place de la deuxième virgule.

 
« Merci, Méline. » dit Silène. Il les guida au travers des toits, Zina dut même sauter au dessus d'une ruelle étroite... Le soleil de midi leur brûlait le dos. Ils
arrivèrent bientôt au dessus de la rue qu'ils auraient prise, si le Gros Roi des Rats ne les avait pas vus. Zina glissa le long de la gouttière, soulagée de pouvoir enfin poser les pieds au sol. Les autres atterrirent souplement à ses cotés : ils étaient passés par les balcons.
Bug. Au-dessus. J'enlèverais la virgule avant "Si le Gros Roi des Rats..."

Les bâtiments autour dessinaient un cercle d'ombre, coupé ça et là par le jour des rues.
çà et là.

« Quand le Gros Roi des Rats quittera son socle, cours le plus vite possible et reviens avec l'arrosoir. J'essaierai de l'occuper si il revient avant. »
S'il.



Chouette lecture, vraiment ! J'ai bien aimé à la fois le ton, l'écriture, c'est bien maîtrisé tout le temps, c'est joli et poétique avec des chouettes phrases un peu partout. Bref, c'est kwool.
Par contre, je suis pas sûr d'avoir compris la dernière phrase non plus, ni comment tout a pu se passer entre les douze coups de midi, c'est à dire en une ou deux minutes mais à part ça je l'ai trouvé très chouette de bout en bout (je suis un peu jaloux XD).
Tu as pensé à le soumettre à un AT, voire à AOC ou à une maison d'édition genre Voy'el ? Je pense sincèrement qu'il aurait toutes ses chances si un jour tu as envie de le lâcher dans le vaste monde.
Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 01 Février 2014 à 23:42:51
Ayé, c'est corrigé !

J'ai gardé mes phrases séparés par des virgules parce que je trouve que la coupure du point est trop drastiques, mais pour le reste je t'ai écouté  :mrgreen: (oui, même pour les participes présent qui passaient pas)

Citer
C'est du pinaillage, mais du coup, on a encore le doute, est-ce que tu parles toujours de l'arrosoir ? Enfin, c'est assez évident, mais le doute nous effleure quand même, je pense que tu pourrais peut être trouver une meilleure formulation un poil plus claire.
En fait, j'ai bloqué dessus un moment, mais je voyais aucun moyen de faire autrement sans répéter "arrosoir"... Parce que hein, tu vas rire, mais le seul synonyme c'est "chantepleure" alors bon.

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Là aussi tu peux faire deux phrases, je pense. En fait, tu colles de temps en temps deux phrases qui n'ont pas vraiment de lien entre elle, et du coup c'est parfois un peu perturbant. Vu que c'est la même phrase, on en cherche un de lien, alors qu'en fait, ce sont deux idées différentes, même si elles véhiculent la même notion. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire  :D
Je vois je vois. Mais c'est la coupure du point qui m'embête en fait, ça ferait des phrases trop courtes, trop abruptes...

Citer
Ca c'est un détail à la con, mais je me demande si la virgule vient pas avant le guillemet XD.
Ah, je sais pas du tout non plus  :o
Après vérification (http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic6825-ponctuation-apres-les-guillemets-virgule-apres-le-guillemet-fermant.html), ça a l'air d'être après. Mais je sais pas si le site vaut grand chose.

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Et pourquoi cet imparfait plutôt qu'un passé simple ? Je le trouve un peu étrange.
Je sais pas, je crois que c'était histoire de donner une image un peu figée de la scène. Comme si le mouvement était déjà fait, et pas en train. Mais oui, ça fait un peu bizarre.

Citer
Y'a un bug dans la phrase, non ? "mais un moment une autre petite rue s'ouvrait" il me semble qu'il manque quelque chose.
Oui, il manquait un "à" en fait  :huhu:

Citer
Chouette lecture, vraiment ! J'ai bien aimé à la fois le ton, l'écriture, c'est bien maîtrisé tout le temps, c'est joli et poétique avec des chouettes phrases un peu partout. Bref, c'est kwool.
Par contre, je suis pas sûr d'avoir compris la dernière phrase non plus, ni comment tout a pu se passer entre les douze coups de midi, c'est à dire en une ou deux minutes mais à part ça je l'ai trouvé très chouette de bout en bout (je suis un peu jaloux XD).
Tu as pensé à le soumettre à un AT, voire à AOC ou à une maison d'édition genre Voy'el ? Je pense sincèrement qu'il aurait toutes ses chances si un jour tu as envie de le lâcher dans le vaste monde.
Yeah, merci beaucoup !
Pour la dernière phrase, j'y ai pas vraiment réfléchi. C'est juste que tout au long du texte, je me suis dit que ça se passerait pendant les douze coups de midi. Alors peut être que Zina est dans un monde où le temps passe très lentement, ou peut être qu'elle a juste rêvassé dans l'escalier, ou peut être qu'elle a mis une journée entière de midi à midi (mais j'en doute), bref, c'est surtout pour rajouter un peu au coté onirique du texte.
Oui, j'envisage potentiellement de l'envoyer à une maison d'édition qui ferait des albums illustrés, mais je sais pas trop où... Pour un AT j'ai peur qu'il soit un peu long  ^^ Mais oui, j'ai bien l'intention d'en faire quelque chose en tout cas, j'attends juste d'avoir quelques retours et de le mûrir encore un peu.

Merci beaucoup d'avoir pris tout ce temps !
Titre: Re : Zina
Posté par: Rain le 02 Février 2014 à 01:17:38
Citer
Je vois je vois. Mais c'est la coupure du point qui m'embête en fait, ça ferait des phrases trop courtes, trop abruptes...
Ben ouais, mais - c'est un avis purement personnel, hein - je trouve que la virgule passe pas mieux. Ca donne un même souffle pour deux choses différentes. Enfin, je suis peut-être trop carré, mais je sais qu'à chaque fois, ça me bloque un petit peu dans ma lecture, parce que j'ai l'impression qu'on me coupe au milieu de ma pensée pour l'orienter dans une autre direction, alors qu'on m'a fait croire avec la virgule qu'elle allait continuer tout droit. Y'a sûrement d'autres moyens que le point pour séparer les phrases si tu n'aimes pas la pause qu'implique le point, mais à mon avis, il faut que tu trouves des trucs pour casser l'espèce de continuité qu'implique la virgule et qui ne se retrouve pas dans tes phrases. Parce que souvent, quand on pose une phrase avec juste une virgule, c'est qu'on va avoir un complément derrière, et pas une autre phrase différente.

Enfin voilà, c'est vraiment une sensation très personnelle, hein, t'en fais ce que tu veux, je suis visiblement le seul à tilter XD. Pour la dernière phrase, ok, c'est pas forcément très gênant, mais on sent un peu que c'est pas forcément prévu, quand même. Je veux dire, on pourrait ne pas trop comprendre mais l'accepter tout de suite, parce que c'est quand même prévu par l'auteur et donc même si l'explication est cachée, on l'accepte. Là (attention, c'est du pinaillage puissance mille, en vrai on le sent pas tant que ça), on se pose quand même des questions en arrivant, on se demande quand même où tu veux en venir, et l'ambiance onirique que ça veut poser en pâtit peut être un peu. Ca tient pas forcément à grand chose, ton texte recèle de références étranges, essayent de caler un ou deux détails tout au long du texte. Y'a bien l'horloge cassée au début, mais on l'oubli vite, et arrivés à la fin on s'en souvient pas du tout. Avec un ou deux petits détails de ce genre cachés dans ton texte, ou les coups de midi qui résonnent lentement (et font un peu stresser Zina) ou autre, hein, ça aiderait peut-être, pas forcément à avoir une explication, mais à accepter cette histoire comme un petit passage hors du temps.

Enfin, voilà, c'était juste mon avis après tout, mais peut être qu'il t'aidera quand même un peu  :D



Pour les AT, je suis pas sûr que AOC aient une limite contrariante, faut regarder. Pour les maisons, je connais pas qui font des albums illustrés, faut demander à Anlor sans doute  :D. Voy'el, dont je parlais, font de l'édition numérique, donc c'est sans doute pas ce que tu cherches. AOC illustre la plupart de ses textes, mais c'est sans doute pas ce que tu cherches non plus. Bref. En tout cas, ça vaut le coup que tu tentes, il est chouette !
Titre: Re : Zina
Posté par: Kerena le 10 Février 2014 à 13:32:18
Coucou Soleil,

depuis le temps que je devais passer lire ton texte, c'est chose faite :huhu:

Je n'ai pas grand-chose à dire, c'est vraiment tout mimi, j'adore la façon dont c'est raconté, on plonge dans l'univers de Zina et c'est super.
Je l'ai juste trouvé un peu long au milieu, mais sinon, la plongée dans ce monde de Bisounours était tout à fait charmante. :huhu:

Merci pour ce texte !
Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 10 Février 2014 à 14:20:20
Rain :

Citer
Pour la dernière phrase, ok, c'est pas forcément très gênant, mais on sent un peu que c'est pas forcément prévu, quand même. Je veux dire, on pourrait ne pas trop comprendre mais l'accepter tout de suite, parce que c'est quand même prévu par l'auteur et donc même si l'explication est cachée, on l'accepte. Là (attention, c'est du pinaillage puissance mille, en vrai on le sent pas tant que ça), on se pose quand même des questions en arrivant, on se demande quand même où tu veux en venir, et l'ambiance onirique que ça veut poser en pâtit peut être un peu. Ca tient pas forcément à grand chose, ton texte recèle de références étranges, essayent de caler un ou deux détails tout au long du texte. Y'a bien l'horloge cassée au début, mais on l'oubli vite, et arrivés à la fin on s'en souvient pas du tout. Avec un ou deux petits détails de ce genre cachés dans ton texte, ou les coups de midi qui résonnent lentement (et font un peu stresser Zina) ou autre, hein, ça aiderait peut-être, pas forcément à avoir une explication, mais à accepter cette histoire comme un petit passage hors du temps.
D'acc, j'essaierai d'arranger ça quand je le rebosserai. Merci ^^


Soleil :
Coucou Soleil,

depuis le temps que je devais passer lire ton texte, c'est chose faite :huhu:

Je n'ai pas grand-chose à dire, c'est vraiment tout mimi, j'adore la façon dont c'est raconté, on plonge dans l'univers de Zina et c'est super.
Je l'ai juste trouvé un peu long au milieu, mais sinon, la plongée dans ce monde de Bisounours était tout à fait charmante. :huhu:

Merci pour ce texte !

Yeah, merci à toi d'être passée le lire !  :)
Titre: Re : Zina
Posté par: Scribouille le 10 Février 2014 à 18:28:18

J'ai apprécié la lecture de votre texte, juste un petit détail;

Citer
. Quatre à quatre, Zina descendait les marches.       

Cela contraste ( je trouve) avec la description physique de Zina au début de votre texte.

Citer
.   Elle sauta au bas de son tabouret - elle était petite pour son âge et n'atteignait pas bien le bord de la fenêtre sans ça   

Merci.

Titre: Re : Zina
Posté par: voile59 le 10 Février 2014 à 19:02:37
Bonsoir

Juste pour dire bravo. C'est tellement compliqué de faire simple et enfantin sans être simpliste et infantile.
J'ai beaucoup aimé.
Titre: Re : Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 10 Février 2014 à 19:12:59
Scribouille :


J'ai apprécié la lecture de votre texte, juste un petit détail;

Citer
. Quatre à quatre, Zina descendait les marches.       

Cela contraste ( je trouve) avec la description physique de Zina au début de votre texte.

Citer
.   Elle sauta au bas de son tabouret - elle était petite pour son âge et n'atteignait pas bien le bord de la fenêtre sans ça   

Merci.

Ah, j'utilisais plus "quatre à quatre" pour traduire sa précipitation et le fait qu'elle sautait quelques marches, c'était plus du figuré que du propre... Merci pour cette précision et pour ta lecture  :)

Bonsoir

Juste pour dire bravo. C'est tellement compliqué de faire simple et enfantin sans être simpliste et infantile.
J'ai beaucoup aimé.
Merci beaucoup !
Titre: Re : Zina
Posté par: DorianGray le 12 Février 2014 à 00:24:53
On suit Zina en souriant tout du long. Original et attendrissant.
Bonne soirée
Titre: Re : Zina
Posté par: Milora le 16 Février 2014 à 12:54:37
Chose promite, chose dute !
Je lis  :huhu:

Citer
J'ai décidé d'essayer de l'envoyer quelque part, alors j'aurais besoin de vos avis et impressions pour l'améliorer au max (même si je me réserve le dernier mot :mrgreen: )
Du coup je passe en mode sévère  >:D

Citer
Sa fourrure finissait de sécher sous le lourd soleil de juillet, il était presque midi.
J'aime ce début ( :mrgreen: ), mais ça a une fourrure, une otarie ? (j'aurais pas appelé ça comme ça ; au mieux pelage... Mais bon, peut-être que je me trompe !)

Citer
il faisait trop chaud en été.  Il devait faire bien soif là-haut.
faire chaud/faire soif ; y a peut-être moyen de le tourner de façon à ce que ça fasse moins répétitif ?

Citer
Surtout pour une otarie toute sèche sur le toit de la mairie.
Moh c'est choupi ^^

Citer
Se tâtant le sommet de la tête
tâtant/tête ; ok, j'ultrachipote, mais j'ai entendu la répétition des sons...

Citer
Zina tendit les mains en avant et les secoua pour le rassurer.
dit comme ça, je trouve qu'il y a un léger flou sur la phrase, et qu'on dirait que "les secoua" ça se réfère à ses mains

Citer
« Que fais-tu, Zina ? »
Je chipote, mais je trouve que le reste des dialogues et le ton général de la narration font assez naturel ; alors le "que fais-tu" très littéraire m'a gênée

Citer
« Je vais arroser l'otarie. » murmura-t-elle d'une petite voix.
Mais il est pas rempli son arrosoir !

Citer
Il hocha la tête. « Rentre avant midi, mon soufflé devrait être bientôt prêt. Et dis bonjour à cette otarie de ma part. »
pfff, y sont bêtes les papas :kei:
N'empêche que 5 ans, c'est quand même bigrement jeune pour avoir le droit de sortir toute seule, non ?

Citer
un lourd blouson de laine
Un blouson en laine...? Pour moi un blouson c'est plutôt en cuir, en jean ou en synthétique ; je vois pas trop comment de la laine peut avoir une coupe "blouson".

J'ai pas compris pourquoi il faisait de plus en plus sombre au fur et à mesure qu'elle descendait l'escalier  :???:

Citer
Le zèbre était allongé en travers, ses rayures blanches et noires traversées par les voitures, piétinées par les passants.
mimi ! :)

Citer
- Je voudrais voir Julie s'il-te-plaît ?  Et de l'eau qui ne se renverse pas ? »
c'est pas très français comme phrases ; même pour restituer le langage de Zina, je pense que tu pourrais le rendre plus correct

Citer
comme des étincelles dans l'eau. Des vaguelettes se formèrent à la surface, créant comme des arabesques
comme... comme...

Citer
Quand Julie se fut tue elle sourit, fit « oui oui »
j'ultrachipote de nouveau, mais fut/fit, je trouve que ça s'entend, même si c'est pas une vraie répétition...

Citer
Quelqu'un était déjà assis dessus, mais tout au bord
j'ai pas bien compris la tournure  :/

Citer
toutes moches-carrées
je crois que c'est "toute" dans ce cas-là, mais j'ai jamais su l'expliquer  |-|

Citer
De temps en temps, toutes les vingt secondes,
Hm, on est dans le point de vue de Zina depuis le début, or au tout début, elle a dit qu'elle ne savait pas bien lire l'heure. Du coup je trouve que ça colle pas, cette précision chiffrée en secondes...

Citer
et un de ses chaussures
bug

Citer
petite fille, qui tenait un arrosoir plein d'eau sur ses genoux.
Alors elle s'est assise ? Je suis un peu perdue spatialement dans cette scène, j'arrive pas bien à visualiser où sont et que font les deux personnages  :-[

Citer
Les rats l'ont grignoté.
hihi

Citer
Les enfants l'embêtaient souvent.
Ah, du coup on est passés dans le point de vue du vieil homme ? ça fait peut-être un peu bizarre, enfin je veux dire que jusque là, ce qui faisait se tenir le texte c'était ce monde vu par les yeux de Zina, je trouve... C'est vraiment nécessaire de quitter le point de vue de Zina ?

Citer
secoué pour  distraire
y a une espace en trop après le "pour"

Citer
« Tu l'attends depuis longtemps ? (Il haussa les épaules avec un sourire un peu triste)

- Un ou deux ans, je crois... »
j'aime bien cette scène ^^

Citer
toutes chaudes
pareil, je crois que c'est "toute"

Citer
comme celle de Papa
celles (du moins, j'espère pour son père :D)

Citer
et sourit une dernière fois
c'est peut-être moi, mais je trouve qu'y a beaucoup de sourires depuis le début ; y a peut-être moyen d'en changer quelques uns pour d'autres manifestations faciales ?

Citer
qui donne aux chat
sssssssssss

Citer
les bottes de Zina faisaient tip tap sur le sol,
c'est vrai que ça fait un leitmotiv, mais je trouve que là ça revient un peu trop souvent, ça fait répétitif...

Citer
Dans l'urgence, il ne se rendit pas compte qu'il avait parlé chat, et que seul un miaulement rageur sortait de sa bouche
pareil qu'avec le vieil homme, ça m'embête qu'on soit pas tout le temps dans le point de vue de Zina (c'est soit trop soit pas assez), je trouve. Mais c'est peut-être personnel !

Citer
La ruelle était vide, ils pouvaient y aller. « La voie est libre. »
un peu redondant, de donner deux fois coup sur coup la même information

Citer
Il avait entendu que sa voix tremblait, et il lui semblait que c'était un signe de tristesse ou de peur chez les humains. Son visage était un peu tordu et elle avait de l'eau dans les yeux.
pareil que ce que je disais plus haut, au niveau des points de vue

Citer
Suis moi.
suis-moi

Citer
ces pots de terre cuite vernie dans lesquels on plante des citronniers, et sauta sur le couvercle.
Le couvercle ?  :???: J'arrive pas à visualiser  :/

Citer
Que fais-tu ? Demanda-t-elle.
majuscule en trop

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Le plus dur est déjà fait. » voulu la rassurer Silène
voulut, et le point est en trop

Citer
et reviens avec l'arrosoir. J'essaierai de l'occuper s'il revient avant.
reviens/revient


J'ai bien aimé ! C'est frais, c'est mignon, c'est ensoleillé.
Je pense qu'y a quelques trucs à lisser :
- le vocabulaire, de temps en temps, devient moins enfantin. Ex : "rendez-vous galant" : je sais pas si à 5 ans ça paraît pas un peu bizarre comme mot. Y a, à plusieurs endroits, un mot ici ou là qui m'a semblé ne pas trop correspondre à la façon de s'exprimer de Zina
- un peu trop de sourires, je trouve : ça fait un peu répétitif et du coup ça perd son impact. Tu pourrais peut-être en remplacer par une autre marque de joie
- la fin me semble pas claire : je trouve qu'on sait pas si tout s'est passé en 1 minute ou si en fait elle est jamais sortie de l'appartement ; mais c'est pas assez "lissé" pour donner l'impression d'une fin ouverte volontaire, on a plutôt l'impression qu'il manque un élément, je trouve.
- mais en fait, le truc principal qui m'a gênée, c'est que j'ai eu l'impression qu'avant Silène, c'était un peu "à tiroir". Je veux dire qu'y a des morceaux entiers qui ne servent pas trop à l'intrigue : le vieux monsieur n'a rien à voir dedans et n'apporte rien à l'histoire, par ex. Qu'est devenu le monsieur en costume rayé qu'elle bouscule en sortant de chez elle ? La grenouille est un peu inutile aussi, puisque Julie est celle qui donne l'info... Bref, j'ai trouvé que par moments ça manquait de liant, je m'attendais à ce qu'à la fin tout soit lié (genre le vieux monsieur arrive pour effrayer le Gros Roi des Rats et que Méline soit le rendez-vous qu'il attendait, un truc comme ça ^^)
En plus, arroser l'otarie c'est bien gentil, mais s'ils la laissent là après, elle va mourir de soif dans l'après-midi  :mrgreen:
Et aussi pour les points de vue, je pense que tu dois prendre une décision. Soit on n'est que du point de vue de Zina tout du long, et du coup y a des "dérapages" à gommer ; soit on a plusieurs points de vue, mais dans ce cas il ne faut pas qu'il n'y ait que celui de Silène et un micro passage dans celui du Vieux-monsieur, sinon ça se justifie pas, je trouve.

Bref, je trouve que c'est bien, ça se lit bien, c'est bien écrit, l'ambiance onirique et les personnages sont bien campés ; mais je crois que tu pourrais revoir un petit peu la structure.

Mais en fait, ça dépend de ce que tu veux en faire, je pense :
- Soit tu veux en faire une histoire pour enfants, auquel cas je pense que la succession des péripéties telle quelle est chouette, mais dans ce cas il faudrait peut-être adapter deux-trois autres trucs. La fin est pas assez claire pour une histoire pour enfants, à mon sens. Et peut-être éclaircir quelques trucs (moi ça m'a chiffonnée qu'au tout début l'extérieur soit présenté comme plein plein de passants, et que dans la suite il soit désert. Si l'histoire est décalée, ça me dérange pas ; mais si c'est plus terre à terre, plus "tout est vrai" comme dans une histoire pour enfants, je pense qu'il faudrait caser une justification, même en une phrase (du genre tout le monde est parti manger, je sais pas).
- Soit tu veux en faire une histoire pour adultes/tout publics. Et du coup, à mon avis, il faut donner un sens à toutes les péripéties pour qu'à la fin ça donne vraiment l'impression d'un tout, et qu'on n'ait pas le sentiment qu'on aurait pu enlever des scènes sans rien changer à l'histoire.

Voilà, c'est juste un avis, hein ! En tant que texte à lire comme ça je le trouve chouette en tant que tel :) Mais si tu essayes de le caser quelque part, je pense que ça mérite de prendre en compte ces petits éléments.

Quant à savoir où le caser, y a AOC et Voyel qui prennent du fantastique "optimiste" comme ici (et avec une limite de signes haute, je crois que c'est 50 000), mais je crois qu'ils ne prennent pas de littérature jeunesse.
En jeunesse, il doit y avoir des micro maisons d'édition qui pourraient être intéressées...

Merci pour cette lecture ! :)
Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 17 Mars 2014 à 14:09:57
@ Dorian et Voile : Merci pour votre lecture  :)

@ Mil :
Citer
     J'ai décidé d'essayer de l'envoyer quelque part, alors j'aurais besoin de vos avis et impressions pour l'améliorer au max (même si je me réserve le dernier mot :mrgreen: )

Du coup je passe en mode sévère  >:D
*cours se cacher*

Citer
ça a une fourrure, une otarie ? (j'aurais pas appelé ça comme ça ; au mieux pelage... Mais bon, peut-être que je me trompe !)
Apparemment ça dépend des espèces, il y a des otaries qui ont plus de poils que d'autres. Je sais pas trop de quelle espèce est mon otarie donc dans le doute, je vais mettre pelage.

Citer
     il faisait trop chaud en été.  Il devait faire bien soif là-haut.

faire chaud/faire soif ; y a peut-être moyen de le tourner de façon à ce que ça fasse moins répétitif ?
Yep, j'ai changé le premier faire par "avait". Ca change un peu le sens de la phrase mais l'idée reste là.

Citer
    Se tâtant le sommet de la tête

tâtant/tête ; ok, j'ultrachipote, mais j'ai entendu la répétition des sons...
"ultrachipote" hihihi. Bon, du coup c'était pas fait exprès mais j'aime bien comment ça sonne donc je pense que je vais garder.  ^^

Citer
     Zina tendit les mains en avant et les secoua pour le rassurer.

dit comme ça, je trouve qu'il y a un léger flou sur la phrase, et qu'on dirait que "les secoua" ça se réfère à ses mains
C'est le cas  xD Enfin elle secoue ses mains quoi. Je vais faire plus simple du coup.

Citer
    « Que fais-tu, Zina ? »

Je chipote, mais je trouve que le reste des dialogues et le ton général de la narration font assez naturel ; alors le "que fais-tu" très littéraire m'a gênée
Ah, c'est dommage, je voyais bien son papa parler comme ça. Je sais pas, ça me paraît pas plus littéraire que ça, peut être un peu soutenu mais sans plus. Après si ça gêne vraiment je peux changer en "qu'est-ce que tu fais", ça marche aussi bien.

Citer
N'empêche que 5 ans, c'est quand même bigrement jeune pour avoir le droit de sortir toute seule, non ?
Mh, sais pas. Mais je peux pas trop augmenter l'âge de Zina donc on va dire que c'est magique  :mrgreen:

Citer
    un lourd blouson de laine

Un blouson en laine...? Pour moi un blouson c'est plutôt en cuir, en jean ou en synthétique ; je vois pas trop comment de la laine peut avoir une coupe "blouson".
Ah, je sais pas. Je savais pas que blouson avait une coupe spéciale, ça peut être aussi une blouse, un manteau ou un gilet. Mais bref, là aussi si ça dérange je peux changer le mot.

Citer
J'ai pas compris pourquoi il faisait de plus en plus sombre au fur et à mesure qu'elle descendait l'escalier  :???:
Ouais, il va sûrement falloir que j'explicite ça. Je vis dans un monde où il y a une sorte de fenêtre de plafond en haut des escaliers, du coup pour moi c'était la lumière du jour, mais au fur et à mesure qu'elle descend il y en a de moins en moins. Mais quand c'est pas dit ça fait un peu con ^^

Citer
    - Je voudrais voir Julie s'il-te-plaît ?  Et de l'eau qui ne se renverse pas ? »

c'est pas très français comme phrases ; même pour restituer le langage de Zina, je pense que tu pourrais le rendre plus correct
Voui  :-[ Je vais essayer de trouver.

Citer
    Quelqu'un était déjà assis dessus, mais tout au bord

j'ai pas bien compris la tournure  :/
Euh... Il y a déjà quelqu'un d'assis sur le banc mais comme il est assis sur un bord, il reste plein de place et elle peut s'asseoir ?

Citer
    toutes moches-carrées

je crois que c'est "toute" dans ce cas-là, mais j'ai jamais su l'expliquer  |-|
hum, je sais que c'est pas la ref de la ref, mais d'après reverso (http://grammaire.reverso.net/4_2_38_tout.shtml), "si tout précède un adjectif féminin commençant par une consonne ou un h aspiré, tout prend les mêmes marques de genre et de nombre que cet adjectif : Elle est revenue toute bronzée de ses vacances."

Citer
    De temps en temps, toutes les vingt secondes,

Hm, on est dans le point de vue de Zina depuis le début, or au tout début, elle a dit qu'elle ne savait pas bien lire l'heure. Du coup je trouve que ça colle pas, cette précision chiffrée en secondes...
Yep, suis d'accord. J'avais un peu perdu le fil entre ces parties-là ^^

Citer
    petite fille, qui tenait un arrosoir plein d'eau sur ses genoux.

Alors elle s'est assise ? Je suis un peu perdue spatialement dans cette scène, j'arrive pas bien à visualiser où sont et que font les deux personnages  :-[
Euh voui, j'ai dit un peu plus haut dans le texte qu'elle s'était glissée sur le bord opposé du banc... C'est vraiment pas clair ?  :-[ Ils sont juste assis tous les deux sur leur coté de banc en fait. Et après ils discutent.

Citer
    Les enfants l'embêtaient souvent.

Ah, du coup on est passés dans le point de vue du vieil homme ? ça fait peut-être un peu bizarre, enfin je veux dire que jusque là, ce qui faisait se tenir le texte c'était ce monde vu par les yeux de Zina, je trouve... C'est vraiment nécessaire de quitter le point de vue de Zina ?
Je sais pas, j'avoue que j'y ai pas trop réfléchi. Mais c'est vrai que maintenant que tu soulèves ce point ça peut faire un peu bizarre, alors je vais essayer d'arranger ces moments-là.

Citer
    comme celle de Papa

celles (du moins, j'espère pour son père :D)
Anéfé !

Citer
    et sourit une dernière fois

c'est peut-être moi, mais je trouve qu'y a beaucoup de sourires depuis le début ; y a peut-être moyen d'en changer quelques uns pour d'autres manifestations faciales ?
Oui, et je crois que tu es pas la première à le remarquer. J'avais eu cette impression aussi, en l'écrivant, mais je voulais vraiment montrer que Zina est une enfant toute joyeuse qui sourit beaucoup.

Pour la question des points de vue, je vais essayer d'arranger ça.

Citer
    La ruelle était vide, ils pouvaient y aller. « La voie est libre. »

un peu redondant, de donner deux fois coup sur coup la même information
Ouip.

Citer
    ces pots de terre cuite vernie dans lesquels on plante des citronniers, et sauta sur le couvercle.

Le couvercle ?  :???: J'arrive pas à visualiser  :/
C'est normal, je me suis trompé de mot !  :D ça devait être le rebord.

Pour le reste j'ai corrigé les erreurs ^^

Citer
J'ai bien aimé ! C'est frais, c'est mignon, c'est ensoleillé.
Je pense qu'y a quelques trucs à lisser :
- le vocabulaire, de temps en temps, devient moins enfantin. Ex : "rendez-vous galant" : je sais pas si à 5 ans ça paraît pas un peu bizarre comme mot. Y a, à plusieurs endroits, un mot ici ou là qui m'a semblé ne pas trop correspondre à la façon de s'exprimer de Zina
- un peu trop de sourires, je trouve : ça fait un peu répétitif et du coup ça perd son impact. Tu pourrais peut-être en remplacer par une autre marque de joie
- la fin me semble pas claire : je trouve qu'on sait pas si tout s'est passé en 1 minute ou si en fait elle est jamais sortie de l'appartement ; mais c'est pas assez "lissé" pour donner l'impression d'une fin ouverte volontaire, on a plutôt l'impression qu'il manque un élément, je trouve.
- mais en fait, le truc principal qui m'a gênée, c'est que j'ai eu l'impression qu'avant Silène, c'était un peu "à tiroir". Je veux dire qu'y a des morceaux entiers qui ne servent pas trop à l'intrigue : le vieux monsieur n'a rien à voir dedans et n'apporte rien à l'histoire, par ex. Qu'est devenu le monsieur en costume rayé qu'elle bouscule en sortant de chez elle ? La grenouille est un peu inutile aussi, puisque Julie est celle qui donne l'info... Bref, j'ai trouvé que par moments ça manquait de liant, je m'attendais à ce qu'à la fin tout soit lié (genre le vieux monsieur arrive pour effrayer le Gros Roi des Rats et que Méline soit le rendez-vous qu'il attendait, un truc comme ça ^^)
En plus, arroser l'otarie c'est bien gentil, mais s'ils la laissent là après, elle va mourir de soif dans l'après-midi  :mrgreen:
Et aussi pour les points de vue, je pense que tu dois prendre une décision. Soit on n'est que du point de vue de Zina tout du long, et du coup y a des "dérapages" à gommer ; soit on a plusieurs points de vue, mais dans ce cas il ne faut pas qu'il n'y ait que celui de Silène et un micro passage dans celui du Vieux-monsieur, sinon ça se justifie pas, je trouve.
Alors...
- pour le vocabulaire qui devient moins enfantin je suis très d'accord, et je vais essayer de le lisser. Par contre pour le "rendez-vous galant", l'idée est plutôt qu'elle reprenne l'expression du vieux monsieur (et puis je sais pas, j'aimais bien l'effet que produisait cette expression vieillotte dans la bouche d'une petite fille)
- d'accord pour les sourires, je vais essayer d'en enlever deux ou trois
- ouip, le problème de la fin pas claire a déjà été souligné, du coup je vais essayer de rajouter un décompte des coups de midi au long du texte (à voir quand je posterai une v2 ^^)
- Pour les péripéties "à tiroir", justement j'aimais bien cet effet de plusieurs éléments sans liens direct qui sont juste là pour dépeindre un petit monde. Enfin c'était vraiment voulu, même si je conçois que ça s'enchaîne peut être pas très bien.
- Bon, peut-être que le monsieur-tout-en-vert reviendra avec sa montgolfière chercher l'otarie alors.  :P
- Pour le point de vue, oui, je vais tout ramener à celui de Zina, quitte à perdre quelques petits détails sans grande importance. 

Pour le reste, je vais essayer d'en faire un texte pour enfants (c'est ce qu'il est supposé être à la base ^^), donc merci beaucoup beaucoup beaucoup pour tes précieux conseils (et pour ce looooooooooooooooooooooooong commentaire auquel j'ai pis un temps indécent à répondre  :-[)
Titre: Re : Zina
Posté par: Dot Quote le 19 Mars 2014 à 09:48:10
C'est attendrissant comme histoire.
Au début je croyais que les objets parlant étaient dans l'esprit de la petite fille, mais c'est encore mieux que tout ce petit monde soit bien réel.
Super :)
Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 19 Mars 2014 à 16:51:49
Merci Dot !  :)
Titre: Re : Zina
Posté par: Milora le 21 Mars 2014 à 14:32:08
Citer
pour ce looooooooooooooooooooooooong commentaire auquel j'ai pis un temps indécent à répondre  :-[
Bof, c'est relatif : je crois que je n'ai pas répondu à mes derniers commentaires reçus en juillet  :mrgreen:
... :-[

De rien ! :) Avec plaisir !

Citer
Apparemment ça dépend des espèces, il y a des otaries qui ont plus de poils que d'autres. Je sais pas trop de quelle espèce est mon otarie donc dans le doute, je vais mettre pelage.
Ah oui ? Ah ben tu m'apprends quelque chose !

Citer
Ah, c'est dommage, je voyais bien son papa parler comme ça. Je sais pas, ça me paraît pas plus littéraire que ça, peut être un peu soutenu mais sans plus. Après si ça gêne vraiment je peux changer en "qu'est-ce que tu fais", ça marche aussi bien.
C'est peut-être personnel, mais j'ai l'impression que, lorsque dans la réalité on emploierait réellement une tournure surannée, si on la met dans un dialogue, elle ne fait pas du tout réaliste ; parce que le réalisme des dialogues est en fait très codifié, du coup là ça me semble pas naturel comme question, le "que fais-tu" ; mais c'est peut-être juste moi !

Citer
Ah, je sais pas. Je savais pas que blouson avait une coupe spéciale, ça peut être aussi une blouse, un manteau ou un gilet. Mais bref, là aussi si ça dérange je peux changer le mot.
J'avais même cherché sur Wikipedia pour vérifier la coupe "blouson" en commentant  :huhu: Mais je pense que "manteau" ça irait mieux, en effet (gilet ça n'a pas de manche normalement)

Citer
Ouais, il va sûrement falloir que j'explicite ça. Je vis dans un monde où il y a une sorte de fenêtre de plafond en haut des escaliers, du coup pour moi c'était la lumière du jour, mais au fur et à mesure qu'elle descend il y en a de moins en moins. Mais quand c'est pas dit ça fait un peu con ^^
Aaaaah ! Ok ! Mais du coup, quelques rapides éléments de descriptions nous aideraient à visualiser !

Citer
Euh... Il y a déjà quelqu'un d'assis sur le banc mais comme il est assis sur un bord, il reste plein de place et elle peut s'asseoir ?
:\? En fait je pense qu'il manque quelques repères visuels, parce qu'un banc, ça peut avoir plein de forme (ne serait-ce que avec ou sans dossier), et du coup, plusieurs "bords", et bref, je visualisais mal parce que j'imaginais un de ces bancs verts à la parisienne avec un dossier, mais j'ai pas l'impression que ça puisse s'appliquer à ta description du coup...

Citer
hum, je sais que c'est pas la ref de la ref, mais d'après reverso, "si tout précède un adjectif féminin commençant par une consonne ou un h aspiré, tout prend les mêmes marques de genre et de nombre que cet adjectif : Elle est revenue toute bronzée de ses vacances."
Ah ? Je suis perplexifiée... Mais il y a bien une différence entre "les fillettes étaient toutes affolées" et "les fillettes étaient tout affolées", non ? :\?

Citer
Par contre pour le "rendez-vous galant", l'idée est plutôt qu'elle reprenne l'expression du vieux monsieur (et puis je sais pas, j'aimais bien l'effet que produisait cette expression vieillotte dans la bouche d'une petite fille)
Dans ce cas, pourquoi tu le mettrais pas en italique, par exemple ? ça ferait un effet de citation et ça montrerait que tu le fais bien exprès !



Titre: Re : Zina
Posté par: Baptiste le 20 Avril 2014 à 17:02:32
Yop

Quelques remarques au fil de la lecture
Citer
Zut pour le bruit, la tête de Papa apparut dans l'encadrement de la porte de la cuisine
Je trouve la construction de cette phrases un peu étrange
Citer
« Bonjour Mademoâselle, que puis-je faire pour vous ?

- Je voudrais voir Julie s'il-te-plaît ?  Et de l'eau qui ne se renverse pas ? » Ce disant, elle tendit son petit arrosoir bariolé – malgré ses protestations – dont la grenouille se saisit.
:D
Je kiffe trop comme elle personnifie les choses ça marche pas mal. Mais je vois toujours pas ce qu'est cette otarie
Citer
Petite-fille et Vieux-monsieur regardent la fontaine côte à côte.
Elle est chouette cette scène avec le vieux monsieur
Citer
dans son esprit de petite fille
précision inutile, jusqu'a present c'est sa voix qu'on entends, on sait bien que c'est une petite fille


Bon, j'ai beaucoup aimé.
Je vais rejoindre Milora sur certains point sauf que d'abord, contrairement à d'autres, ça ne m'a pas géné du tout, l'histoire des douze coup de midi. Effectivement, ça marchera sans doute mieux, quand il y aura un rappelle régulier de ces douze coup. Pour moi c'est onirique, donc c'est pas grave si c'est pas du tout réaliste. pareil sur le faity qu'elle puisse partir seul à cinq ans.
Après pour le coup de l'histoire à tiroir, je suis assez d'acccord avec Mil'. En soi, ça peut être une idée chouette, ça rajoute au  coté quête, un peu à  la façon alice au pays des merveille. Mais du coup on sent vraiment deux partie dans ton texte et c'est peut être un peu génant. Pour moi, c'est finalement parce qu'il n'y en a pas "assez" et quelles sont seulement dans le début du texte.

Mais sinon, c'est effectivement très mignon et très sympa, tout en douceur.

Merci  pour ce texte
Titre: Re : Zina
Posté par: Ambriel le 20 Avril 2014 à 21:53:33
Plop !

Alors je vais pas trop répéter ce qui a déjà été dit, moi aussi j'ai beaucoup aimé toutes les idées, le monde, le ton enfantin, mais j'aurais préféré que certaines choses soient un peu plus claires/expliquées à un moment.

Je trouve ça bien négligeant pour un père de laisser sa fillette partir dans la rue toute seule, surtout si elle a vraiment fait toutes les acrobaties qu'elle décrit. Mais les a-t-elle faites ? C'est ça qui me chiffonne : j'aurais bien aimé avoir un ou deux indices sur ce qui était vrai ou non, au moins à la fin. Et pour le temps que ça a duré, aussi.

Mais sinon j'ai vraiment trouvé ça chouette, je chipote ^^

Citer
De temps en temps, toutes les vingt secondes, il regardait la montre à gousset glissée dans la poche de son gilet. Son pied tapotait les dalles, faisait un peu trembler le banc. Zina le trouvait rigolo : il était tout rond de partout, à part ses lunettes, et un de ses chaussures était fermée par un bout de ficelle.
"de temps en temps toutes les vingt secondes" le décalage est voulu et elle a vraiment compté vingt secondes ? Parce que sinon je trouve que ça fait un peu bizarre ^^
Et pour la dernière phrase, "Zina le trouvait rigolo..." je suis sans doute la seule mais j'ai cru que tu parlais de son pied au début, vu qu'il est le sujet de la phrase juste avant...

 :mafio:
Titre: Re : Zina
Posté par: Doctor Grimm le 23 Mai 2014 à 15:21:05
Ouhlala, merci à vous deux, j'avais totalement oublié de vous répondre  :-[

Je suis en train de préparer une V2 de Zina où j'essaierai de prendre en compte l'histoire des douze coups de midi, pour que la durée soit un peu plus claire, mais je pense pas éclaircir jusqu'à quel point l'aventure de Zina a été rêvée (si elle l'a été ^^). Pour les épisodes à tiroir Baptiste, je vais essayer peut être d'en rajouter/d'équilibrer, c'est vrai qu'à la relecture on voit vraiment deux parties distinctes.

Et bon, désolée pour cette réponse un peu brève, mais soyez sûrs que vos commentaires m'ont fait très plaisir !
Merci merci ! ;D
Titre: Zina 2.0
Posté par: Doctor Grimm le 02 Juin 2014 à 18:04:21
Salut salut ! Je remonte donc le fil de Zina avec la nouvelle version améliorée sisi-très-beau-pas-cher. Pour cette réécriture je me suis appuyée sur les conseils que vous m'avez donnée sur le premier texte (sans blague).
Donc voilà. Je tiens toujours à l'envoyer chez un éditeur, et pour cela, j'ai une ou deux petites requêtes concernant les retours que j'aimerais avoir (enfin si vous avez envie de me commenter bien-sûr) :
- je ne demande pas de commentaire détaillé sur les passages non-italiques, parce qu'ils appartenaient au texte précédent et que je les ai déjà améliorés pour les amener à quelque chose que j'aime bien, donc je les considère comme finis (sauf si bien sûr quelque chose d'absolument horrible vous saute aux yeux et les avale tout crus)
- et du coup, vous pouvez vous lâcher sur les passages en italique, qui eux sont des pièces rapportées et qui ont bien besoins de se prendre un petit coup de ponce, ça serait chouette ^^ (ne vous inquiétez pas, y a quand même de quoi faire !)

Voilà voilà, désolée pour ce texte si long, et désolée de demander tout ça (c'est pas des conditions sine qua non hein, faîtes ce que vous voulez XD) mais c'est vraiment comme ça que ça m'aiderait. Merci et bonne lecture ! ;)




 
Zina


L'otarie n'avait pas bougé du toit de la mairie. Son pelage finissait de sécher sous le lourd soleil de juillet, il était presque midi.

Du bord de sa fenêtre, de l'autre coté de la place, Zina fixait les briques rouges et cet étrange polochon posé dessus. Dans son visage rond, ses yeux se plissèrent. Elle pouvait voir le ventre de l'otarie se gonfler et se dégonfler, comme un ballon de baudruche, ou comme le ventre de Pansu le chien du boulanger quand il avait trop chaud en été.  Il devait faire bien soif là-haut. Il n'y avait pas de nuages dans le ciel bleu, la seule tache blanche était l'otarie. Personne sur la place ne l'avait remarquée. Les grandes personnes marchaient, jamais à la même allure, et parfois elles regardaient la belle horloge cassée au dessus des portes de la mairie, mais aucune ne pensait à regarder un peu plus haut vers les briques rouges.  Zina chercha des yeux sa petite pendule, celle que Tante Eliott lui avait offerte pour son anniversaire, bleue avec des camions roses. Les deux aiguilles - la grande comme la petite - étaient presque réunies sur le 12. Quand le Monsieur-tout-en-vert avait déposé l'otarie sur le toit, en descendant de sa montgolfière, la grande aiguille était sur le 4 et la petite un peu après le 10. Du haut de ses cinq ans, Zina ne savait pas très bien lire l'heure, mais elle savait que ça faisait beaucoup de temps. Surtout pour une otarie toute sèche sur le toit de la mairie.

Elle sauta au bas de son tabouret - elle était petite pour son âge et n'atteignait pas bien le bord de la fenêtre sans ça -, la moquette étouffa le bruit de ses pieds nus. Se tâtant le sommet de la tête, elle vérifia que les deux couettes brunes qui rassemblaient ses cheveux crépus étaient bien en place et que les grosses perles rouges de ses élastiques ne s'emmêlaient pas trop. Il y avait un gros tas de jouets dans le recoin entre son armoire et le mur. Zina se planta devant, attrapa un chat en peluche, dit « Pardon », et le jeta par dessus sa tête. Après un rebond contre le plafond, il atterrit sur le lit. « Pas grave », murmura-t-il. Le même sort fut réservé aux petites voitures, aux poupées et à ses cubes de bois coloré. Personne ne se fâcha quand Zina les bouscula. Elle finit par écarter un camion de pompier. Là derrière, tout bariolé, un peu poussiéreux, attendait un arrosoir.

« Alors voilà où tu te cachais ! » gronda Zina.

Le pauvre marmonna une excuse, mais la petite fille l'avait déjà attrapé.

« Il faut toujours que je te cherche de partout » , continua-t-elle de grogner. Ce faisant, elle s'était plantée devant son armoire. Elle en sortit une paire de bottes jaunes en caoutchouc. Un rayon de soleil, passant à travers la fenêtre, s'y refléta brièvement. Il fallait se dépêcher. Zina posa son arrosoir par terre, enfila une chaussure puis l'autre, et courut vers la porte.

« Hey, pst ! Ne m'oublie pas ! » fit une voix dans son dos.

Elle fit un rapide demi-tour, récupéra l'objet râleur, et sortit de la pièce.

Papa sifflotait dans la cuisine, il essayait de préparer le dîner. La porte d'entrée de l'appartement était juste en face de celle de la chambre de Zina. De la pointe de ses bottes jaunes, elle avança dans le couloir. Il ne fallait pas faire le moindre bruit. Elle serra l'arrosoir contre sa poitrine pour ne pas le heurter contre les murs et commença à retenir son souffle. Son avancée était très lente, elle mettait beaucoup de temps pour faire un pas. En voyant sa peau brune se foncer encore plus, le porte-manteau – muet, le pauvre – commença à tendre ses bras de bois vers elle. Zina agita les mains pour le rassurer.

« Si tu continues je vais vomir... » grogna l'arrosoir.

« Chuuut ! » fit elle en dressant un index devant sa bouche. Étouffée par le manque d'air, elle se mit à respirer bruyamment. Zut pour le bruit. La tête de Papa apparut dans l'encadrement de la porte de la cuisine. Ses cheveux ébouriffés se dressaient au dessus de sa tête. Quand il sourit, son nez se fronça et fit légèrement remonter ses lunettes.

« Que fais-tu, Zina ? »

La petite fille serra à nouveau son arrosoir contre elle.

« Je vais arroser l'otarie. » murmura-t-elle d'une petite voix.

Il hocha la tête. « Rentre avant midi, mon soufflé devrait être bientôt prêt. Et dis bonjour à cette otarie de ma part. » Et de disparaître à nouveau dans la cuisine.

Zina eut un soupir de soulagement et put enfin atteindre la porte. Alors qu'elle tendait le bras et se dressait sur la pointe de ses pieds, elle sentit quelque chose lui tapoter l'épaule. Le porte-manteau lui tendait un lourd gilet de laine. Elle secoua la tête.

« Je n'en ai pas besoin, merci. »

Il lui proposa une écharpe, puis une autre, et encore un manteau.

« Il fait très chaud dehors en ce moment. Je pourrai les mettre cet hiver. »

Il opina du chef, l'air quand même un peu déçu, et reposa les vêtements sur ses branches. Zina enfonça la poignée et s'engouffra dans la cage d'escalier. Elle referma doucement la porte derrière elle. Le premier coup de midi sonna, il fallait se dépêcher.

L'appartement était au dernier étage, une grande fenêtre de plafond éclairait le palier. Zina descendait les marches en vitesse. Il faisait de plus en plus noir. Elle finit par se retrouver dans une pénombre grise, où des formes bougeaient le long du mur et semblaient l'appeler en agitant la main. Elle s'arrêta sur le palier du premier étage, effrayée. Elle avala sa salive en faisant un petit bruit étranglé, sa bouche était tordue de peur et tremblait un peu. Une des ombres s'approcha lentement d'elle, un sourire blanc dans ce qui aurait pu être son visage, et avança la main. Zina ferma les yeux très fort avec un petit cri et rentra la tête dans les épaules, mais elle sentit seulement un effleurement, comme une légère brume qui lui tapotait le haut du crâne. Elle ouvrit un œil, puis deux. L'ombre avait une expression toute douce et lui désignait les derniers escaliers. Un peu rassurée, Zina se redressa et fit un pas, puis deux, puis trois sur le palier. Rien ne se passait, les ombres la regardaient. Elle prit une grande inspiration et descendit en courant la volée de marches, fonça à travers le couloir du rez-de-chaussée, et claqua la porte de l'immeuble dans son dos.

Dehors, le soleil se reflétait sur les dalles claires de la place. Les pas des passants claquaient contre les pavés, une farandole de tissus colorés bouchait la vue de Zina. Ils allaient, venaient, allaient, venaient, véritable muraille humaine... Plusieurs fois, elle tenta de faire un pas, mais son chemin était toujours bloqué. Un homme en complet rayé, des converses rouges aux pieds, des cheveux ébouriffés, finit par s'arrêter. Il la regarda avec des yeux curieux.

« Que fais-tu ?

- J'essaie de passer pour aller arroser l'otarie », dit Zina.

Son regard s'arrêta sur l'arrosoir, puis sur le doigt tendu de la petite fille, et enfin se porta vers le toit de la mairie. Il sourit et tendit un bras, empêchant le passant qui arrivait d'avancer.

« Je t'en prie ! »

Zina lui offrit un sourire – il manquait deux dents sur le devant, dit « Merci ! » et se faufila au travers de la brèche qu'il avait ouverte pour elle. Elle zigzagua entre les grandes personnes quelques secondes, puis s’arrêta pour traverser la route. Le zèbre était allongé en travers, ses rayures blanches et noires traversées par les voitures, piétinées par les passants. Zina s'agenouilla près de sa tête. Elle essuya une grosse larme rayée et embrassa sa joue.

« Pardon » murmura-t-elle. Elle se releva, regarda à gauche-droite-gauche et traversa, contournant soigneusement les rayures. Ses bottes jaunes claquèrent quand elle sauta à pieds joints sur le trottoir d'en face. L'arrosoir râla, parce qu'elle le secouait trop.

« Tais-toi donc ! » murmura-t-elle.

Une grande fontaine se dressait au milieu de la place. Des carpes énormes se prélassaient dans l'eau, leurs écailles colorées reflétant les rayons du soleil de midi. Zina se pencha sur le rebord de pierre avec des yeux brillants. Des algues vertes ondulaient doucement au rythme d'un courant inconnu. Il n'y avait pas de fond, pourtant on voyait quelques pièces briller, jetées avec un souhait par les passants.

Une grenouille, assise sur le rebord, sauta vers Zina avec un petit coassement. Elle se racla la gorge, redressa son nœud papillon...

« Bonjour Mademoâselle, que puis-je faire pour vous ?

- J'aimerais voir Julie s'il-te-plaît. Tu peux lui demander de l'eau qui ne se renverse pas ? » Ce disant, elle tendit son petit arrosoir bariolé – malgré ses protestations – dont la grenouille se saisit.

Avec un « Touâ-t-à-fait » coassé, elle plongea entre deux poissons, créant de petits remous à la surface. Elle s’enfonça dans l'eau et devint vite invisible. Zina se pencha pour écouter les carpes qui racontaient des histoires, des histoires de sirènes combattant les Grandes Pieuvres. Quelques secondes passèrent, puis un doux chant retentit, détournant l'attention de la petite fille. Il y avait comme des étincelles dans l'eau. Des vaguelettes se formèrent à la surface, créant  des arabesques, qui se teintaient légèrement des mêmes couleurs que les écailles des poissons. Julie apparut, ses longs cheveux verts ondulant au fil de l'eau, comme des algues. De fines gouttes d'eau coulaient le long de son visage. Elle adressa un sourire éclatant à Zina, et lui rendit son arrosoir.
Sa peau écaillée luisait au soleil.

« Bonjour Zina. Comment vas-tu ?

- Très bien, merci !

- Que vas-tu faire avec cette eau ?

- Je vais arroser l'otarie. Mais je ne sais pas trop par où passer. »

Julie tourna son regard de corail vers les briques rouges de la mairie. Ses sourcils se froncèrent légèrement à la vue du polochon blanc, haletant, qui attendait là-haut. Elle regarda Zina.

« C'est très gentil et courageux de ta part. Habituellement, on doit trouver une échelle ou un escalier de service pour monter sur le toit de ces bâtiments. Mais je ne suis pas très au fait de l'architecture humaine, si tu as un doute, demande plutôt à Silène. A cette heure-ci, il est souvent en train de dormir sur les murets de l'opéra. »

Zina acquiesça tout au long de cette explication, tentant de retenir toutes les informations. Quand Julie se fut tue elle sourit, dit « oui oui » avec la tête une dernière fois, « oui oui, merci Julie ! » et s'éloigna. La sirène leva un bras écailleux pour lui dire au revoir et replongea dans les profondeurs de la fontaine, sa queue de poisson faisant quelques éclaboussures.

Zina ne savait pas trop quoi faire. Ballottée entre les courants de gens, elle s'éloignait de la fontaine en se laissant porter. Elle hésitait entre rendre visite à Silène, le chat borgne du quartier de l'opéra qu'elle n'avait pas croisé depuis longtemps, ou aller directement derrière la mairie vérifier s'il y avait un escalier. Elle était un peu fatiguée, aussi, à force de courir dans tous les sens et de se faufiler entre ces masses de grandes personnes. Elle avisa un banc au bord de la place, sous les marronniers. Quelqu'un était déjà assis dessus, mais tout au bord, et elle pouvait bien souffler un peu. Elle traversa les pavés à petits pas, tip tap tip tap, tenant l'arrosoir plein d'eau contre elle, et se glissa sur le bord opposé du banc.

C'était un vieux monsieur. Il avait des grosses lunettes, toutes moches-carrées, qui lui faisaient des yeux de chouette. Il avait un chapeau abîmé, posé au sommet de son crâne, avec des cheveux gris qui dépassaient. Son habit était marron taupe. De temps en temps, il regardait la montre à gousset glissée dans la poche de son gilet. Son pied tapotait les dalles, faisait un peu trembler le banc. Zina le trouvait rigolo : il était tout rond de partout, à part ses lunettes, et une de ses chaussures était fermée par un bout de ficelle.

« Tu as perdu ton lacet ? » demanda-t-elle, pour faire la conversation.

Il sursauta légèrement et tourna ses yeux de chouette vers elle. Son regard fit un aller-retour entre sa ficelle et elle.

« Les rats l'ont grignoté. Dis-moi petite fille, tu ne comptes pas m'arroser avec ton arrosoir ? » Il eut une petite moue inquiète et recula légèrement. Les enfants devaient souvent l'embêter.

Zina secoua la tête en riant, ses couettes s'agitèrent dans l'air.

« Non, c'est pour l'otarie. Et regarde, l'eau ne se renverse pas, sauf si je veux. » Elle retourna totalement l'arrosoir au dessus de ses genoux – il cria un peu, indigné de se voir secoué pour distraire un petit vieux –, pas une goutte ne tomba. Puis elle le remit à l'endroit et l'inclina légèrement au dessus d'un pissenlit : un filet d'eau jaillit du bec et noya la fleur, qui agita une feuille pour protester. « Oups, pardon. » dit Zina. A coté d'elle, le vieux monsieur hocha la tête, rassuré. Il regarda sa montre. « Qu'est-ce que tu fais sur ce banc ? Reprit Zina.

- J'attends mon rendez-vous galant. Il est un peu en retard, mes fleurs commencent à faner. » Il montra un immense bouquet de tournesols rabougris et Zina se demanda pourquoi elle ne l'avait pas vu plus tôt. Il regarda encore sa montre.

« Tu l'attends depuis longtemps ? (Il haussa les épaules, un peu penaud)

- Un ou deux ans, je crois... »

Son regard – il avait les pupilles marrons, toutes chaudes, comme celles de Papa – se perdit dans la foule.

« Des fois je me demande s'il n'a pas été là à un moment, si je ne l'ai pas manqué. » chuchota-t-il.

Zina glissa sur le banc, se rapprocha. Elle tendit sa petite main et saisit entre ses doigts le pouce épais, tout fripé, du vieil homme. Il lui fit un sourire – un sourire édenté, comme le sien à elle, mais pas un sourire d'enfant – et ses yeux se plissèrent, alors elle lui sourit aussi parce qu'il lui faisait beaucoup penser à Papa. Ils restèrent quelques minutes encore sur le banc, à se tenir par la main. Petite-fille et Vieux-monsieur regardent la fontaine côte à côte.

Puis Zina se rappela l'arrosoir posé sur ses genoux, et la mission qu'elle s'était donnée. Doucement, elle pressa le pouce une dernière fois et le lâcha.

« Je dois arroser l'otarie, chuchota-t-elle. Je suis sûre que ton rendez-vous galant sera là bientôt. »

Le vieux monsieur hocha la tête tandis qu'elle se glissait hors du banc. Elle s'éloigna à petits pas. Bizarrement, il faisait un peu triste tout d'un coup. Le soleil brillait toujours, mais c'était comme un peu de pluie dans les yeux.

« Arrête donc de pleurnicher, sois courageuse un peu ! » la gronda l'arrosoir bariolé. Elle hocha la tête, parce qu'il avait raison. Les histoires d'amour des vieilles personnes étaient aussi importantes que les otaries sur le toit de la mairie, mais elle ne pouvait pas les arranger. Tip tap, tip tap, le bruit des bottes jaunes sur le pavé. Flic flac, flic flac, le son de l'eau qui clapotait.  Elle tourna à un coin de rue, à un autre.

Silène dormait, roulé en boule au soleil. Il avait le poil tout blanc, comme un pot de crème, mais un peu sali. Quand il entendit Zina approcher, un seul de ses deux yeux s'ouvrit.

« Bonjour, Zina.

- Bonjour Silène ! »

Zina attendit avant de parler. Elle connaissait l'animal : il ne fallait pas le presser. Il s'étira longuement en baillant, ses petits crocs jaunes luisant au soleil. Puis il s'assit sur ses deux pattes arrières, et son dos forma cet arc doux, qui donne aux chats leur air guindé. Son œil en amande cligna une fois, deux fois, ses moustaches frémirent. Sa queue s'agitait de temps en temps.

« Pour quelle raison es-tu venue à moi ? (Zina voulu rire mais se retint. Il parlait toujours comme une grand-tante riche, comme un dictionnaire, ou comme une reine des elfes)

- Je veux monter sur le toit de la Mairie. Il y a une otarie coincée. (Silène cligna des yeux)

- Eh bien, il te suffit d'escalader un marronnier, tu y accéderas facilement... (En voyant l'expression un peu perdue de Zina, son museau prit cet air si hautain qu'il affichait parfois) Ah ciel, ça m'était sorti de l'esprit. Tu ne pourrais pas, évidemment. (Et sa queue s'agita encore, ses oreilles bougèrent, il réfléchissait) Tu aurais besoin de quelque chose pour monter avec tes pattes de derrière, puisque tu n'as pas de griffes, et que tu es pataude, quelque chose d'horizontal puisque tu n'as quasiment pas d'équilibre, quelque cho-... »

Lassée d'entendre Silène faire la liste de ses défauts d'humaine – et il faisait ça à chaque fois, c'était dans sa nature - Zina le coupa :

« Un escalier ?

- Exactement, un escalier. Tu as besoin d'un escalier. Cela répond-il à tes questions, Zina ? (Il bailla, encore, et Zina eut l'impression de l'ennuyer. Mais elle ne se vexa pas, elle avait l'habitude. Il lui accordait déjà bien plus de temps et d'attention qu'à d'autres).

- Il y a un escalier ? (Silène cligna des yeux.)

- Pourquoi me parles-tu d'un escalier ?

- Pour monter sur le toit de la mairie.

- Pourquoi désires-tu monter sur le toit ?

- Pour l'otarie...

- Oh ! Oui. Un escalier. Il y en a un... selon mes souvenirs. Allons voir. »

Silène devait être dans un jour de curiosité, ses moustaches frétillaient. Zina ouvrit de grands yeux, parce que Silène ne suivait jamais les gens, et il adorait se prélasser sur le muret de l'opéra, au soleil de midi. Mais il se dressa sur ses quatre pattes, son corps blanc et pelucheux s'arqua dans un dernier étirement, et il sauta en souplesse au bas du mur.

Ils s'enfoncèrent dans les rues autour de la place, il n'y avait plus personne. Zina essayait d'imiter le trottinement silencieux de Silène. Elle voyait son derrière blanc et sa queue dressée devant elle, et elle était tellement petite que ça lui arrivait un peu en dessous de la taille. Silène était un gros chat, mais il ne fallait pas le lui dire. Ils tournèrent encore, débouchèrent sur une placette. Une immense statue se dressait au milieu, c'était un gros rat couronné. Elle vit le dos de Silène se hérisser et son corps se tapir, comme s'il se mettait en chasse. Son ventre frôlait presque le sol.

Il murmura à Zina :

« Tiens toi tranquille, ne fais pas le moindre bruit. Ne réveillons pas le Gros Roi des Rats. »

Zina acquiesça. Elle posa sur le sol son arrosoir, retira ses bottes, les tint par le haut dans sa main gauche, reprit l'arrosoir dans la droite. Ils commencèrent à contourner la place, en restant le plus possible dans l'ombre des grands bâtiments qui se dressaient autour d'eux. Mais à un moment une autre petite rue s'ouvrait et laissait déferler le soleil : impossible de passer sans traverser la flaque de lumière. Zina et Silène s'arrêtèrent et se regardèrent. Ils hésitaient un peu. Tous deux connaissaient le Gros Roi des Rats, et comment il savait repérer les intrus. C'est là que l'arrosoir, qui n'était pas sorti de la chambre de Zina depuis très longtemps, et ne connaissait pas les règles de prudence élémentaires, intervint :

« Roh, lâcha-t-il à voix haute, ne me dites pas que vous avez peur d'un pauvre petit rat de pierre ? »

Il y eut comme un grand grincement rocheux. Du coin de l’œil, ils virent la statue se mettre en mouvement, et ses yeux rouges se poser sur eux.

« Cours ! » cria Silène. Dans l'urgence, il avait parlé chat : un miaulement rageur était sorti de sa bouche. Mais ce n'était pas grave : Zina avait très bien compris toute seule. D'un saut, ils entrèrent dans la flaque de lumière et remontèrent la rue ensoleillée. Le gros chat blanc bondissait devant Zina, elle avait peine à le suivre. Dans son dos, elle entendait les pattes du Gros Roi des Rats griffer le sol, se rapprocher de plus en plus... Ils tournèrent à un coin de rue, puis à un autre, et s'engouffrèrent dans un petit couloir à travers une porte ouverte. La statue passa devant eux à toute allure, et le bruit de sa course diminua peu à peu.

Ils soufflèrent un bon coup, soulagés. Ils s'étaient un peu éloignés de la mairie, mais Silène connaissait un chemin pour y retourner sans passer par la placette. Ils allaient partir. Zina renfila ses bottes jaunes. Elle fit un pas, son pied ripa sur quelque chose de rond, et elle se retrouva sur les fesses avec un petit cri. Une voix un peu coassante retentit dans son dos :

« Faites donc attention ! »

Zina tourna la tête sur le coté et se trouva nez-à-bec avec une petite tortue qui semblait très indignée. « Je suis désolée, j'ai glissé sur...

- Berlioz ! Vous avez glissé sur le pauvre Berlioz, petite sotte ! »

Zina détestait qu'on la traite de sotte. Elle fronça ses petits sourcils et commença à se redresser. Ses yeux tombèrent sur une autre tortue, à ses pieds, qui tournait la tête en grimaçant : elle essayait de voir l'état de sa carapace. « Je ne suis pas une sotte, et si votre amie ne s'était pas glissée sous mon pied je ne serais pas tombée.

- Ah, vous les grandes personnes ! Il faut toujours que tout tourne autour de vous ! »

Zina jeta un regard ahuri à Silène : elle se trouvait plutôt petite, pour une personne...

« Pardonnez mon amie Lully, il lui arrive d'être un peu virulente, s'excusa la seconde tortue avec une voix suave, comme une caresse de coton.

- Nous ne saurions nous offusquer pour si peu, répondit Silène, et Zina est mortifiée d'avoir posé le pied sur votre carapace. N'est-ce pas, Zina ? (Zina s'excusa auprès de l'autre tortue) Quelle aventure vous amenait donc dans ce couloir ? »

Berlioz et Lully s'étaient rapprochées l'une de l'autre à pas lent. Lully donnait des coups de bec ici et là sur la carapace de Berlioz, elle faisait sortir des jolis sons à chaque choc, ça ressemblait à une flûte d'eau. Berlioz répondit à Silène :

« Nous sommes des tortues mélomanes et musiciennes. Jusqu'à aujourd'hui, nous vivions chez un jeune homme qui habite cet immeuble et qui a des prétentions de tromboniste, mais l'entendre jouer est une horreur. Nous avons donc décidé de nous enfuir.

- Ce n'est pas très gentil de laisser votre ami, voulut commencer  Zina. Lully la coupa, avec sa voix criarde, si différente de celle de Berlioz :

- Ce n'est pas notre ami ! Il nous donnait de la mauvaise salade et nous restions enfermées dans une cage où nous nous tenions à peine debout, sans rien pour exercer notre talent. Maintenant, silence, je dois voir si vous n'avez pas brisé l’acoustique de la carapace en marchant dessus.   
- Lully a l'oreille absolue, chuchota Berlioz. »
   
Quelques secondes passèrent. Les deux tortues avaient fini et se tournaient vers eux. « Souhaitez vous une démonstration de notre musique ? Demandèrent-elles.

- Désolée, mais nous sommes très pressés. Nous devons aller arroser l'otarie sur le toit de la mairie.

- Allons allons, vous avez bien un peu de temps. »   

Elles ignorèrent leurs protestations et se mirent en place : Lully, dressée sur ses pattes arrières, s'appuyait sur le dos de Berlioz. Zina et Silène se turent peu à peu alors qu'une douce musique s'élevait. Berlioz chantait de sa voix douce pour accompagner les notes d'eau que Lully tirait de sa carapace. C'était comme un charme, jusqu'à ce que Lully décide elle aussi d'accompagner la musique : sa voix de crécelle brisa la mélodie, elle faisait un vacarme terrible ! Zina se boucha les oreilles en grimaçant, Silène se hérissa :

« Arrêtez ! Cessez donc cette torture ! »

Zina avait un peu peur : avec un bazar pareil, le Gros Rat des Rats pouvait très bien les entendre et les retrouver. Elle se fâcha tout bas contre les tortues qui s'indignaient d'être coupées dans leur élan :

« Allons, taisez-vous donc ! Le Rat va nous repérer si vous continuez de crier !  (Berlioz et Lully poussèrent un petit cri effrayé.)

- Il est à votre poursuite ?

- Et vous osez l'emmener en notre maison ?

- Il est sans aucun doute retourné en son antre a présent, mais nous serions stupides de tenter le diable, tempéra Silène. » Son poil dégonflait un peu, mais Zina voyait à ses oreilles plaquées qu'il était toujours paniqué.

Un pas à quatre pattes se fit entendre dans la rue : tous se raidirent. « La peste soit de vous ! » jetèrent les tortues. Elles disparurent dans un trou de souris et Zina ne les vit plus. Elle se plaqua contre un mur du couloir, son cœur battait la chamade. Elle entendait des griffes racler contre le sol alors que les pas se rapprochaient. Elle ferma les yeux très fort, un... deux... trois... Le pas s'éloigna. Elle ouvrit un œil puis deux, à temps pour voir le derrière d'un chien disparaître du champ de vision.

«  Eh bien... Il empestait à en mourir, mais quel soulagement ! dit Silène, mi-dégoûté mi-rassuré. Préparons nous à partir, maintenant que nos deux crécelles nous ont abandonnés. » Zina acquiesça et chercha son arrosoir.

 
Silène, avec son œil borgne, sonda la rue d'un coté et de l'autre.  La voie était libre. « Allons-y » dit-il, en mettant une patte au dehors. Il fit quelques pas, mais Zina le rappela d'une petite voix, qui sonnait comme une clochette triste.

« Silène ? (Il se retourna et la regarda avec son œil vert)

- Que se passe-t-il ? »

Zina sentait sa voix trembler. Son visage se tordait un peu et elle sentait de l'eau dans ses yeux.

«  Je... J-j'ai...

- Allons, parle donc !

- Je crois que j'ai perdu l'arrosoir près de la statue... »

Silence. Zina fut un peu effrayée en voyant le pelage de Silène se gonfler d'agacement. Elle se sentait si bête !

« Tu es sûre que tu ne l'as pas simplement lâché en route ? (Elle hocha la tête, penaude) Eh bien, il nous faudra retourner le chercher, je présume...

- Mais ! Le Gros Roi des Rats va nous voir !

- Eh bien ? Tu as besoin de cette satanée eau, non ? Si tu préfères abandonner, autant rentrer immédiatement chez toi... »

Zina fronça les sourcils et tapa du pied.

« Je veux sauver l'otarie, et retrouver mon arrosoir, expliqua-t-elle. Mais j'ai le droit d'avoir peur aussi. »

Silène cligna lentement de l’œil, et c'est comme si une petite lumière verte s'éteignait puis se rallumait dans la ruelle sombre.

« Très bien. Suis-moi. »

Ils sortirent du corridor et revinrent sur leurs pas. Mais au lieu de tourner au coin qui devait les ramener à la placette du Gros Roi des Rats, le chat s'arrêta près d'un énorme pot de fleurs, ces pots de terre cuite vernie dans lesquels on plante des citronniers, et sauta sur le rebord. De là, il atteignit le rebord d'un petit porche à coté duquel ils étaient passés un peuplus tôt. Il regarda Zina de son perchoir, elle avait renversé sa tête en arrière, toute petite avec ses couettes.   

« Que fais-tu ? demanda-t-elle.

- Nous nous devons de monter sur les toits.

- Pour aller à la mairie ? Mais Silène, je n'ai pas mon...

- Ce n'est pas pour nous rendre à la mairie. Il est nécessaire que nous montions sur ce toit, viens donc. »

Zina posa les poings sur sa taille et fronça les sourcils.

« Non ! Dis-moi pourquoi on doit monter ! Tu sais que c'est très dangereux pour moi ?  (Silène cligna des yeux, fit quelques va-et-vient sur le porche, se rassit où il était)

- Très bien. Mais après, tu me rejoindras, nous sommes bien d'accord ? (Elle hocha la tête, volontaire.) Nous allons solliciter de l'aide, pour détourner l'attention du Rat quand tu iras récupérer ton arrosoir.

- De l'aide ?

- Certains animaux, là-haut, me doivent un service. Ils accepteront. »

C'était suffisant pour Zina. De ses petites mains, elle agrippa le bord du pot de fleur – il lui arrivait au nez - et se hissa dans la terre, au milieu des branches et des gros citrons jaunes. Elle leva les yeux vers le porche, c'était beaucoup trop haut ! Elle leva les bras, se percha au bord du bord du pot, pointa des pieds, s'étira le plus possible... Il lui manquait presque un second bras.

« Sers-toi de la gouttière... » marmonna, au dessus de sa tête, la voix ennuyée de Silène.

Il y avait le long du tuyau de fer des attaches qui le fixaient au mur. Zina glissa le pied sur l'une d'elles, au niveau de ses genoux, attrapa une branche du citronnier pour l'équilibre, poussa fort sur son pied. Elle tenait à peu près droit, en équilibre sur l'attache. Le rebord n'était plus qu'à une dizaine de centimètres de sa petite main tendue. Il faut sauter, pensa-t-elle, et elle s'empêcha de regarder en bas.

« Courage, Zina. » dit Silène.

Un, deux, trois, elle sauta. Ses petites mains brunes agrippèrent le rebord de pierre du porche, elle sentit ses jambes qui basculaient légèrement dans le vide... Et puis elle fut là, assise près de Silène, presque comme dans un miracle. Elle avait réussi. Son immense sourire édenté refit surface, et elle serra le chat dans ses bras, qui supporta l'affront. Il fit même l'effort de ronronner un peu, avant de mettre fin au câlin. C'était gentil de sa part, pensa Zina. Elle leva ses jolis yeux noisette vers le haut, et un petit pincement lui serra le cœur. Il restait encore deux étages à escalader avant le toit. Silène pouvait sauter de balcons en balcons, mais elle... Il faudrait grimper le long de la gouttière.

« Ne t'inquiètes pas, tout va bien se passer. Le plus dur est déjà fait » voulut la rassurer Silène. Elle hocha la tête, ses couettes voltigèrent. Elle retroussa des manches imaginaires, comme dans les dessins animés qu'elle regardait parfois chez ses amies – Papa ne voulait pas qu'ils aient de télévision – et s'approcha du bord. Il faudrait se pencher un peu pour attraper la gouttière. Elle essaya de s'appuyer contre le mur, se pencha... Posa un pied. Elle tendit la main... Se cramponna à l'une des attaches. Ramena l'autre coté de son petit corps sur la gouttière. C'était bon, il ne restait plus qu'à grimper. C'était un peu comme une échelle aux tous petits barreaux, mais très espacés. Elle devrait monter comme à la corde, et elle n'était pas très rassurée. Mais Silène avait déjà sauté sur le balcon du dessus. Il l'encourageait. Elle avait presque l'impression que si elle tombait, il empêcherait qu'elle se fasse mal. Elle grimpa, rampa, glissa, se rattrapa... Par moment, elle prenait appui sur le mur avec le pied. Elle put se reposer au premier balcon et repartir. Au deuxième, elle s'affala sur le sol après avoir enjambé la rambarde. Tant pis si on la voyait.

De l'autre coté de la porte-fenêtre, il y avait une chambre d'enfant. Zina n'eut pas le courage de se lever pour jeter un œil au travers : son petit cœur battait à toute vitesse, elle sentait ses jambes qui tremblaient. De là où elle était, elle pouvait voir un bout de lit et de commode. Un petit âne gris en peluche était assis dessus, avec un air tristounet. Il leva les yeux vers elle et ils s'arrondirent un peu. Il donna un petit coup de coude à l'autre peluche assise à coté de lui : c'était une bestiole bizarre avec un air d'insecte, vert menthe, elle eut l'air toute contente de voir une petite fille dans la vitre. Les deux agitèrent un bras pour faire coucou à Zina. Elle leva légèrement sa main et grimaça un sourire. Silène se posa d'un bond souple à coté d'elle.

« Je suis fatiguée, Silène. J'ai très mal aux bras, gémit-elle. Il lui donna un léger coup de tête.

- Tu as été très courageuse. Ne t'inquiète pas, il ne reste plus qu'un minuscule mètre, ça sera une formalité. Tu te reposeras quand nous aurons vraiment fini. »

Les deux peluches avaient disparu de la commode. Elles avançaient à petit pas sur la moquette, vers le balcon, et appuyèrent leurs pattes de devant sur la vitre. Leur souffle dessinait de petits ronds de buée. L'âne sourit à Zina pour l’encourager, elle les voyait articuler des paroles gentilles.

« Nous devons faire vite, Zina. »


Zina souffla un bon coup et se redressa. C'était vrai, monter sur le toit fut facile : il lui suffit de se tenir debout sur la rambarde du balcon, d'accrocher une tuile, et elle était enfin arrivée, allongée sur les ardoises brûlantes. Le soleil lui plissait les yeux, elle avait l'impression que tout allait bien. Il faisait chaud... l'otarie lui revint en tête. Elle se redressa. Silène, un peu plus loin, discutait avec un groupe d'animaux – des écureuils. Leur pelage tout roux brillait par moment, on aurait dit des feux-follets. Silène parlait avec trois d'entre deux, les deux autres, presque des bébés, jouaient dans leurs dos. Zina se mit debout en tremblotant – le toit était un peu pentu – et s'approcha. Les voix devinrent plus claire au fur et à mesure. Une des écureuils, la plus grosse, parlait pour les trois autres :

« Désolée, mais nous devons penser aux petits avant tout. S'attaquer au Rat, c'est au dessus de nos capacités.

- Je sais que tu es brave, Méline, et que tu tiens à protéger ta famille, mais il ne s'agit pas d'attaquer, seulement de faire diversion quelques secondes. Vous n'aurez même pas à l'approcher.

- Silène... J'ai toujours été la première à affirmer que nous saurions honorer notre dette, mais tu en demandes trop. »

Elle tourna sa petite tête vers Zina, qui était désormais à moins d'un mètre. « Qui est cette enfant ? » Silène ouvrit la  bouche, mais Zina le devança.

« Je m'appelle Zina, j'habite au dessus de la boulangerie.

- Enchantée, Zina. (Elle regarda à nouveau Silène) Je suis désolée. Mais ce n'est pas possible. »

Le chat cligna de l’œil, sa queue battit l'air nerveusement. « Tant pis. Au revoir, Méline. » Il commençait à faire demi tour, mais la Zina refusa de bouger. Elle s'agenouilla pour se mettre à la hauteur de Méline, la Dame-Écureuil :

« S'il-te-plaît, aide-nous à sauver l'otarie. Elle est toute seule sur le toit de la mairie, j'ai vraiment besoin de mon arrosoir. » Les oreilles de Méline étaient plaquées en arrière, ses yeux grands ouverts : elle n'avait sûrement pas l'habitude de voir un humain – même minuscule – de si près. Les autres écureuils s'étaient réfugiés plus loin, derrière une tuile qui dépassait, ils les observaient. « S'il te plaît, Madame Méline... » La Dame, un peu gênée, se tourna pour sonder ses compagnons du regard. Zina vit l'un d'eux hausser des épaules et l'autre acquiescer, et elle sut qu'elle et Silène avaient gagné.

« Nouk, tu restes ici pour t'occuper des petits. » lâcha Méline. L'un des gros écureuils hocha la tête, et l'autre sortit prudemment de leur cachette pour rejoindre la Dame.

« Merci infiniment, Méline. » dit Silène.

Il les guida au travers des toits, Zina dut même sauter au dessus d'une ruelle étroite... Le soleil de midi lui brûlait le dos. Ils arrivèrent bientôt au-dessus de la rue qu'ils auraient prise si le Gros Roi des Rats ne les avait pas vus. Zina glissa le long de la gouttière. Enfin, elle put poser ses bottines sur la terre ferme. Les autres atterrirent souplement à ses cotés : ils étaient passés par les balcons.

La placette était restée la même : un rond de lumière s'étalait autour de la statue du Gros Roi des Rats. Les maisons autour dessinaient un cercle d'ombre, coupé parfois par le jour des rues. Zina et les autres restaient derrière l'angle du mur. Ils observaient, effrayés, l'énorme statue posée sur son pilier. L'arrosoir multicolore était glissé entre ses pattes de devant. Méline se tourna vers Zina et Silène :

« Avec Diane, nous allons traverser la place en essayant de l'attirer. Nous traverserons deux rues avant de remonter sur les toits : hors de question de faire plus. Si le Rat nous suit, tant mieux, sinon, vous devrez trouver autre chose.

- Merci, Méline. Vous nous rendez un immense service. »

Zina vit Silène se tapir contre le sol alors que les deux écureuils s'aventuraient sur la place. Il lui murmura : « Quand le Gros Roi des Rats quittera son socle, cours à ta plus grande allure et reviens avec l'arrosoir. Je tenterai de l'occuper si la distraction ne fonctionne pas. » Elle hocha la tête, tendue. Les écureuils avaient atteint le milieu de leur parcours sans se faire remarquer : d'un coup, ils poussèrent un cri aigu qui réveilla le Roi et filèrent comme des flèches. Ils s'engouffrèrent dans la rue par laquelle étaient venus Zina et Silène la première fois. Le rat de pierre bondit de son piédestal à leur poursuite et disparut. L'arrosoir avait roulé au sol : aucune eau ne se déversait, mais Zina avait peur qu'il ne soit cassé. Elle courut le plus vite possible, le ramassa – il cria son nom, soulagé – et fit demi-tour. Les écureuils avaient réussi à distraire le Roi assez longtemps, elle put rejoindre Silène et ils filèrent le long de la rue à toute vitesse.

Ils débouchèrent en plein soleil, juste derrière la Mairie : Zina gémit de déception. Silène s'était trompé. Ils regardèrent à gauche-droite-gauche et traversèrent la route. Rien, pas d'escalier. A peine un peu de lierre qui montait le long du mur. Ils s'assirent sur le trottoir, contre le mur, pour reprendre leur souffle. Les rares passants les ignoraient, ils se dirigeaient vers la place qui grouillait toujours de monde.

« Eh bien, c'était malin tiens ! Ricana l'arrosoir. Ils l'ignorèrent.

- Je suis désolé de m'être fourvoyé, Zina. » dit Silène. Elle haussa ses petites épaules. Elle se sentait épuisée... Comment atteindre l'otarie maintenant ? Il y avait peut être un accès à l'intérieur de la mairie, mais à part Papa, aucune grande personne ne voudrait la laisser monter sur le toit. Elle leva la tête vers le ciel tout bleu : on ne voyait pas le soleil d'ici, il devait être juste au dessus de la mairie. Juste au dessus de l'otarie. Zina regarda son arrosoir et soupira encore. Elle n'aurait plus qu'à arroser les plantes... Les plantes ! Elle se releva d'un coup, Silène sursauta. Le lierre rampait depuis le ras du sol jusqu'au sommet du toit. Les branches avaient l'air un peu fines, mais elle était légère, elles sauraient sûrement la supporter... Zina réfléchit un peu : même Papa froncerait les sourcils à cette idée. Mais l'otarie était là-haut et Zina s'était promis de l'aider.

« Quelle idée saugrenue est en train de traverser ta tête ? Demanda Silène.

- On pourrait escalader le lierre, non ?
- Ah non, certainement pas ! » Ils sursautèrent, parce que ce n'était pas Silène qui avait parlé, mais des milliers de petites voix qui chuchotaient et sifflotaient ensemble. Zina et Silène regardèrent autour d'eux. « Devant vous, idiots ! »

Le lierre leur parlait. Il avait une voix qui lui ressemblait : multiple et douce, frissonnante, comme une brise qui glisserait entre ses mille feuilles vertes. « Vous ne grimperez pas sur moi, vous risqueriez de briser toutes mes branches, dit-il.

- Mais nous ferons attention, s'il vous plaît monsieur de lierre ! Nous ne casserons rien, nous devons vraiment monter sur le toit...    

- Et je ne vois pas ce qui là-haut peut être assez intéressant pour risquer ma beauté et ma santé, continuèrent les petites voix. D'ailleurs, ce ne sont pas des hauteurs convenables pour les petits humains.

- Si je puis me permettre, une affaire de la plus haute importance nous attend au dessus de ce bâtiment. Je vous en prie, soyez aimable... dit Silène.

- Quel genre d'affaire ?

- Nous devons monter sur le toit de la mairie pour sauver l'otarie qui est coincée là-haut ! Reprit Zina à toute vitesse. Elle a soif, et elle doit être toute sèche, elle a besoin de nous, il faut nous aider... Allez jeter un œil si vous ne me croyez pas ! »

Il y eut un petit silence, puis la voix du lierre  chuchota de nouveau.

« Très bien. Je vous laisserai passer, à condition que vous versiez un peu de l'eau de votre chantepleure sur mon pied.

- Ah ça non, pas question ! Râla l'arrosoir.

- Oh merci, merci beaucoup ! » cria Zina. Elle chercha le pied du lierre et le trouva quelques pas plus loin : il sortait d'un parterre de fleurs tout sec. Elle inclina son arrosoir malgré ses protestations et un petit filet d'eau coula. Le lierre fut parcouru d'un long frisson, comme si un vent invisible s'était levé. « Pas trop, se dit Zina, il faut en garder pour l'otarie. » Elle releva l'arrosoir et retourna vers Silène.

« Merci, dit le lierre. On ne m'arrose pas aussi souvent que je le voudrais, vous savez.

- De rien ! Nous pouvons grimper maintenant ?

- Attendez juste un petit moment, petite fille. »

Il attendirent. Un petit bourdonnement se fit entendre, de plus en plus fort, jusqu'à devenir un vrai grondement qui faisait trembler le sol. Zina vit du coin de l’œil le pied du lierre qui gonflait, gonflait, ça se répandit à d'autres branches qui furent bientôt si épaisses qu'elle n'aurait pas pu en faire le tour avec ses bras. Le bruit était assourdissant, et Zina et Silène avaient du s'asseoir pour que les tremblements du sol ne les fassent pas tomber. Puis tout s'arrêta et ils se retrouvèrent face à un énorme mur de lierre, aux branches épaisses et gigantesque. Même les feuilles étaient énormes.

« Voilà, dit le lierre (sa voix était toujours la même, mais elle ne lui allait plus si bien que ça). Ça sera moins dangereux pour vous, et plus facile à supporter pour moi. Mais je vous préviens : si vous brisez la moindre brindille, je vous laisserai tomber.

- C'est promis, nous ferons très attention. »

Zina posa prudemment le pied sur une branche. Elle réalisa que le lierre avait gagné en profondeur : devant elle, c'était toute une forêt verte qui s'étendait et s'élevait : elle pourrait grimper comme à des escalier, sans même avoir à se tenir. Elle avança, devenant invisible pour la rue, et commença à monter. Elle se sentait comme une lilliputienne qui se baladerait dans un arbre géant. A coté d'elle, Silène bondissait de branche en branche, comme un fauve blanc des forêts tropicales. Ils marchèrent quelques temps, sans vraiment se presser. Ils profitaient de la tranquillité de cette épreuve-là : leur aventure n'avait pas été de tout repos, et ils approchaient de sa fin. Les petits gloussements du lierre les accompagnaient : ils le chatouillaient en avançant, ce qui faisait trembloter ses feuilles.

A mi-chemin environ, le regard de Zina fut attiré par un éclat de couleur bigarré, qui détonnait au milieu de tout ce vert. Elle s'approcha à petits pas, ses yeux s'agrandissaient d'émerveillement au fur et à mesure.

« Regarde, Silène ! Un papillon géant !

- Oui, je l'ai remarqué. Le sortilège de notre ami-lierre l'a sans doute affecté. »

Le papillon était à peu près aussi gros que Zina, sinon plus. Ses immenses ailes étaient colorées d'orange, de rouge, de blanc et de bleu. Il s'était posé sur une branche et butinait une fleur géante. Ses ailes battaient de temps en temps, et chaque battement envoyait un nuage de poussière dorée autour de lui. « La poussière magique des papillons, pensa Zina. Celle qui leur permet de voler. » Elle continua d'approcher. Le papillon la vit du coin de l’œil mais resta calme : il n'avait pas de raison de craindre un humain plus petit que lui. Sa trompe dépliée était plongée dans le ventre de la fleur, et ses antennes frémissaient. Zina posa son arrosoir à ses pieds et approcha sa petite main pour caresser la fourrure qui recouvrait son corps. C'était tout doux. Elle s'empêcha de toucher aux ailes, de peur que le papillon ne puisse plus voler si elle lui prenait trop de poussière magique : Papa lui avait dit ça un jour. « Si tu touches les ailes des papillons, tu prendras leur poudre, et ils ne s'envoleront plus ». Elle continua donc de caresser le corps et la tête poilue, en regrettant de ne pas pouvoir le faire plus souvent. Un doux ronronnement s'éleva, lui arrachant un sourire ravi. Il ronronnait comme Silène, qui l'attendait quelques pas plus loin.

Il fallait y aller. Zina caressa la jolie tête une dernière fois, jeta un dernier coup d’œil admiratif aux ailes colorées, récupéra son arrosoir et repartit. Elle et Silène terminèrent leur ascension en silence, paisiblement. Ils se pointaient du doigt ou de la patte les autres insectes géants qu'ils croisaient : aucun ne leur prêta attention. « Et tant mieux, pensa Zina en frissonnant alors qu'ils croisaient un énorme scarabée. » Ils virent même de loin un loir géant qui ronflait doucement entre les branches.

Ils arrivèrent finalement sur le toit et remercièrent le lierre, qui reprit sa taille normale.
Ils étaient sur une sorte de petite terrasse, qui donnait sur le toit et les briques rouges. Silène suivit Zina quand elle s'y aventura. L'otarie était là. Elle avait légèrement glissé entre deux pentes pour glaner un peu d'ombre et de fraîcheur. Son corps blanc haletait à toute vitesse, gonflait, dégonflait... Elle était toute sèche, comme l'avait imaginé Zina, et son pelage ne reflétait plus aucune lumière. Ses yeux étaient mi-clos, elle avait de petites oreilles collées contre son crâne et ses moustaches tombaient tristement. Zina s'approcha doucement. Elle s'agenouilla à coté de ce gros polochon tout doux, posa sa toute petite main dessus. L'otarie sursauta légèrement.

« Chuuuuuut... Chuuuuut, je suis là. » Zina murmurait de sa voix la plus douce, elle essayait d'imiter Papa quand elle faisait des cauchemars en caressant légèrement le poil blanc. A coté d'elle, Silène frotta leurs deux museaux l'un contre l'autre. Zina leva le bras qui tenait l'arrosoir et l'inclina légèrement. Un doux filet d'eau scintilla au soleil, se déversa sur la tête de l'otarie, puis sur tout son corps. Les gouttes se perdirent dans son pelage les unes après les autres, mais certaines restaient accrochées au dessus et c'était comme de petites perles de lumière. Il restait un peu d'eau dans l'arrosoir à la fin : Zina la versa dans ses mains. Une petite langue rappeuse vient lécher ses paumes, ramasser les dernières gouttes. Ça chatouillait un peu.

Ils restèrent quelques temps ainsi, rassemblés sur le toit autour de l'otarie. Zina caressait lentement son pelage et Silène s'était roulé en boule contre son ventre. Finalement, c'est l'arrosoir qui posa la question que Zina craignait un peu: « Et maintenant, on fait quoi ? » La petite fille grimaça. C'était vrai, ça, qu'est-ce qu'ils allaient pouvoir faire maintenant ? Elle avait arrosé l'otarie, mais il était toujours midi, il faisait toujours très chaud, elle n'avait plus d'eau... Et puis il faudrait bientôt rentrer. Le soufflé de Papa serait bientôt prêt.

« On va quand même pas faire l'aller-retour entre la fontaine et ce satané toit toute l'après-midi ! Continua de râler l'arrosoir.

- Tais-toi et laisse-moi réfléchir, riposta Zina avec hargne.

- Calmez vous, tous les deux, interrompit Silène. Il s'était redressé entre temps. Assurez-moi plutôt que ce que je vois là-bas n'est pas qu'une cruelle illusion. »

Zina plissa les yeux dans la direction indiquée.

« Désolée, Silène, mais je ne...

- Patiente un peu. Mes yeux sont de loin meilleurs que les tiens, tu le sais. »

Elle soupira et attendit. Puis elle vit quelque chose dans le ciel : un petit point d'abord, puis un minuscule rond, qui grossit, grossit, elle put voir une nacelle, un ballon rayé de toutes les couleurs, c'était la montgolfière qui arrivait à toute vitesse! Elle pouvait même entendre le bourdonnement du moteur, à présent.

« C'est le monsieur-tout-en-vert, Silène ! C'est le monsieur-tout-en-vert qui revient chercher l'otarie ! » cria-t-elle de joie en sautillant sur place.

Le monsieur-tout-en-vert arrima sa montgolfière au toit de la mairie. Il coupa l'énorme moteur de bateau qui était accroché au dos de la nacelle et le vacarme s'arrêta. Zina le vit sauter par-dessus la rambarde et s'approcher d'eux presque en courant.

« Est-ce qu'elle va bien ? Qui êtes-vous ? Que lui avez-vous fait ? Demanda-t-il. Il était un peu paniqué. Zina se fâcha:)

- Mais ! C'est vous qui l'avez abandonnée sur le toit quand la grande aiguille était sur le quatre et la petite sur le dix ! Nous, on a juste voulu aider ! »

Les yeux verts du monsieur-tout-en-vert s'arrêtèrent sur l'arrosoir, puis sur le pelage un peu humide de l'otarie. Il éclata de rire sous sa grosse moustache blonde.

« C'est très gentil à toi, fillette ! Je suis passé ce matin par ici pour faire une petite pause dans le voyage, et j'ai complètement oublié de la remonter quand je suis reparti.

- Je pense que c'est très mal d'oublier les gens sur un toit à midi, reprocha Zina.

- Et tu as totalement raison. D'ailleurs, je me suis déjà fait passer un savon mémorable. Tu me laisserais m'excuser ? (Elle hocha la tête) Il me faut un petit peu de place. »

Zina et Silène s'écartèrent alors qu'il s'agenouillait près de l'otarie. Il refit les même gestes que Zina un peu plus tôt et passa sa grande main sur tout le joli corps blanc, depuis les oreilles jusqu'au bout des nageoires, tout doucement.

« Je suis désolé de t'avoir oubliée ici. Mais tout va bien, on va rentrer maintenant, si tu es d'accord. »

L'otarie hocha faiblement sa petite tête ronde et le monsieur-tout-en-vert regarda Zina, par dessous sa casquette. « Tu vois ? Nous allons repartir. Veux-tu que je te dépose chez toi ?

- Oh ça oui ! Cria Zina en se précipitant dans la montgolfière. La voix de Silène la rappela :

- Zina, ne serais-tu pas en train d'oublier quelqu'un ? Encore ? » Elle retourna récupérer son arrosoir à toute vitesse, tandis que celui-ci s’indignait haut et fort. Le monsieur-tout-en-vert déposa l'otarie sur le sol de la nacelle. Il y avait tout plein d'autres animaux que Zina n'avait pas vu dedans, des caméléons, quelques oiseaux qui se reposaient sur le rebord en bois avant de reprendre le voyage, et puis aussi un petit lion, des singes, des poissons dans des bocaux bien attachés, et dans un coin, une sorte d'ours au regard timide et à la fourrure noire et blanche. Zina se souvenait du nom : on appelait ça un panda. Elle jeta un œil au toit de la mairie :

« Tu ne viens pas, Silène ?

- Oh, non... Je préfère sentir quelque chose de plus stable sous mes coussinets. Au revoir, Zina, au plaisir de te revoir.

- Au revoir Silène ! A bientôt ! »

Il s'approcha du bord du toit et d'un bond souple, il rejoint les branches d'un marronnier. Zina lui adressa un dernier signe de la main alors qu'il disparaissait. Elle alla se planter à coté du panda pendant que le monsieur-tout-en-vert remettait le moteur en route.

« Où habites-tu, petite fille ?

- Je m'appelle Zina, j'habite au dessus de la boulangerie. C'est juste de l'autre coté de la place.

- D'accord, Zina, moi c'est Noé. Je te déposerai juste à ta fenêtre, si cela te convient.

- C'est très bien, merci ! »

Ils se mirent en route, dans le bourdonnement du moteur. La montgolfière s'éleva lentement. Zina s'était perchée sur une caisse en bois et regardait sous leurs pieds la place qui s'étalait, avec tous les passants qui ne leur jetaient pas un regard. Les oiseaux de Noé voletaient autour du ballon, attirant son regard avec leurs plumes colorées. Trop vite, la montgolfière s'arrêta devant la fenêtre de sa chambre, qu'elle avait heureusement laissée ouverte. Elle caressa une dernière fois l'otarie, qui semblait déjà aller beaucoup mieux et jouait avec un ballon à coté du lion, puis Noé la souleva et la posa à l'intérieur de l'immeuble, sur sa moquette. Elle agita la main et la montgolfière s'éloigna. Zina ferma sa fenêtre. Elle ne pouvait plus quitter son sourire. Elle courut dans la cuisine et se jeta dans les jambes de Papa en riant.

« Eh bien, tu es déjà rentrée ? »

Le douzième coup de midi sonna.



Titre: Re : Zina 2.0
Posté par: Aahraz le 02 Juin 2014 à 21:05:52
Alors :
ce que je kiffe grave, stylistiquement ou dans l'idée (ou les deux)
ce qui ne me plait pas
répétitions
fôteuh
Commentaires

Here we go ! :

***

Elle fit un pas, son pied ripa sur quelque chose de rond, et elle se retrouva sur les fesses avec un petit cri. Une voix un peu coassante retentit dans son dos :

« Faites donc attention ! »

Zina tourna la tête sur le coté et se trouva nez-à-bec avec une petite tortue qui semblait très indignée. « Je suis désolée, j'ai glissé sur...

- Berlioz ! Vous avez glissé sur le pauvre Berlioz, petite sotte ! »

Zina détestait qu'on la traite de sotte. Elle fronça ses petits sourcils et commença à se redresser. Ses yeux tombèrent sur une autre tortue, à ses pieds, qui tourner la tête en grimaçant : elle essayait de voir l'état de sa carapace. « Je ne suis pas une sotte, et si votre amie ne s'était pas glissée sous mon pied je ne serais pas tombée.

- Ah, vous les grandes personnes ! Il faut toujours que tout tourne autour de vous ! »

Zina jeta un regard ahuri à Silène :elle ne se trouvait plutôt petite, pour une personne..(fail de syntaxe, je crois)
« Pardonnez mon amie Lully, il lui arrive d'être un peu virulente, s'excusa la seconde tortue avec une voix coulante, comme une caresse de coton.(je trouve le mot "coulante" un peu trop éloigné de l'idée de caresse de coton, un peu lourd, on saisit le sens mais ça ne prend pas trop sur moi)

- Nous ne saurions nous offusquer pour si peu, répondit Silène, et Zina est mortifiée d'avoir posé le pied sur votre carapace. N'est-ce pas, Zina ? (Zina s'excusa auprès de l'autre tortue) Quelle aventure vous amenait donc dans ce couloir ? »

Berlioz et Lully s'étaient rapprochées l'une de l'autre à pas lent. Lully donnait des coups de bec ici et là sur la carapace de Berlioz, elle faisait sortir des jolis sons à chaque choc, ça ressemblait à une flûte d'eau.(excellent, ça, ça fait très vision d'enfant et ça rentre bien dans la globalité du texte : seule la tournure, "ça ressemblait à une" me fait un peu tiquer, même si c'est pour retranscrire l'image d'un enfant) Berlioz répondit à Silène :

« Nous sommes des tortues mélomanes et musiciennes. Jusqu'à aujourd'hui, nous vivions chez un jeune homme qui habite cet immeuble et qui a des prétentions de tromboniste, mais l'entendre jouer est une horreur. Nous avons donc décidé de nous enfuir.

- Ce n'est pas très gentil de laisser votre ami, voulu(voulut?) commencer  Zina. Lully la coupa, avec sa voix criarde (criarde passe bien mieux que coulante. Douce suffirait peut-être plus haut?), si différente de celle de Berlioz :

- Ce n'est pas notre ami ! Il nous donnait de la mauvaise salade et nous restions enfermées dans une cage où nous nous tenions à peine debout, sans rien pour exercer notre talent. Maintenant, silence, je dois voir si vous n'avez pas brisé l’acoustique de la carapace en marchant dessus.   
- Lully a l'oreille absolue, chuchota Berlioz. » ( ça fait très Alice au pays du merveille, très fumé et merveilleux à la fois, j'aime !)
   
Quelques secondes passèrent, puis le sixième coup de midi sonna. Les deux tortues avaient fini et se tournaient vers eux. « Souhaitez vous une démonstration de notre musique ? Demandèrent-elles.

- Désolée, mais nous sommes très pressés. Nous devons aller arroser l'otarie sur le toit de la mairie.

- Allons allons, vous avez bien un peu de temps. »   (prévisible mais cool ^^)

Elles ignorèrent leurs protestations et se mirent en place : Lully, dressée sur ses pattes arrières, s'appuyait sur le dos de Berlioz. Zina et Silène se turent peu à peu alors qu'une douce musique s'élevait. Berlioz chantait de sa voix douce pour accompagner les notes d'eau que Lully tirait de sa carapace. C'était comme un charme, jusqu'à ce que Lully décide elle aussi d'accompagner la musique : sa voix de crécelle brisa la mélodie, elle faisait un vacarme terrible ! Zina se boucha les oreilles en grimaçant, Silène se hérissa :

« Arrêtez ! Cessez donc cette torture ! »

Zina avait un peu peur : avec un bazar pareil, le Gros Rat des Rats pouvait très bien les entendre et les retrouver. Elle se fâcha tout bas contre les tortues qui s'indignaient d'être coupées dans leur élan :

« Allons, taisez-vous donc ! Le Gros Roi des Rats va nous repérer si vous continuez de crier !  (Berlioz et Lully poussèrent un petit cri effrayé.)

- Le Gros Roi des Rats(un peu redondant ce 3x gros roi des rats) est à votre poursuite ?

- Et vous osez l'emmener en notre maison ?

- Le Rat est sans aucun doute retourné en son antre a présent, mais il serait stupide de tenter le diable, tempéra Silène. » Son poil dégonflait un peu, mais Zina voyait à ses oreilles plaquées qu'il était toujours paniqué.

Un pas à quatre pattes se fit entendre dans la rue : tous se raidirent. « La peste soit de vous ! » jetèrent les tortues. Elles disparurent dans un trou de souris et Zina ne les vit plus. Elle se plaqua contre un mur du couloir, son cœur battait la chamade. Elle entendait des griffes racler contre le sol alors que les pas se rapprochaient. Elle ferma les yeux très fort, un... deux... trois... Le pas passa. (tout à l'heure, pas au plurier. Ici, singulier : le bruit de pas passa? (mais c'est bizarre ce pas passa. Les pas s'éloignèrent, passèrent, partirent, s'effacèrent?) Elle ouvrit un œil puis deux, à temps pour voir le derrière d'un chien disparaître du champ de vision.

«  Eh bien... Il empestait à en mourir, mais quel soulagement ! dit Silène, mi-dégoûté mi-rassuré. Préparons nous à partir, maintenant que nos deux crécelles nous ont abandonnés. » Zina acquiesça et chercha son arrosoir. (je kiffe le coup de l'arrosoir qui s'oublie, mettant du coup en avant le manque de concentration d'un enfant, sans trop l'appuyer, juste ce qu'il faut, j'approuve \o/)

**
De l'autre coté de la porte-fenêtre, il y avait une chambre d'enfant. Zina n'eut pas le courage de se lever pour jeter un œil au travers : son petit cœur battait à toute vitesse, elle sentait ses jambes qui tremblaient. De là où elle était, elle pouvait voir un bout du lit et de la commode en bois (c'est un peu maladroit ce "elle pouvait voir un bout de et de la, j'trouve : un bout de lit et de commode, ou un bout de lit et la commode?). Un petit âne gris en peluche était assis dessus, avec un air tristounet. Il leva les yeux vers elle et ils s'arrondirent un peu. Il donna un petit coup de coude à l'autre peluche assise à coté de lui : c'était une bestiole bizarre avec un air d'insecte, vert menthe, elle eut l'air toute contente de voir une petite fille dans la vitre. Les deux agitèrent un bras pour faire coucou à Zina. Elle leva légèrement sa main et grimaça un sourire. Silène se posa d'un bond souple à coté d'elle.

« Je suis fatiguée, Silène. J'ai très mal aux bras, gémit-elle. Il lui donna un léger coup de tête.

- Tu as été très courageuse. Ne t'inquiète pas, il ne reste plus qu'un minuscule mètre, ça sera une formalité. Tu te reposeras quand nous aurons vraiment fini. » Le septième coup de midi retentit.

Les deux peluches avaient disparu de la commode. Elles avançaient à petit pas sur la moquette, vers le balcon, et appuyèrent leurs pattes de devant sur la vitre. Leur souffle dessinait de petits ronds de buée. L'âne sourit à Zina pour l’encourager, elle les voyait articuler des paroles gentilles.

« Nous devons faire vite, Zina. »

**

Zina gémit de déception. Silène s'était trompé. Ils regardèrent à gauche-droite-gauche (elle est bien cette petite zina) et traversèrent la route. Rien, pas d'escalier. A peine un peu de lierre qui montait le long du mur. Ils s'assirent sur le trottoir, contre le mur, pour reprendre leur souffle. Les rares passants les ignoraient, ils se dirigeaient vers la place qui grouillait toujours de monde.

« Eh bien, c'était malin tiens ! Ricana l'arrosoir. Ils l'ignorèrent. (je sais pas si tu devrais pas fermer les guillemets, là, vu que le "ils l'ignorèrent" est narratif et n'entre pas en incise dans le dialogue. à toi d'voir^^)

- Je suis désolé de m'être fourvoyé, Zina. » dit Silène. Elle haussa ses petites épaules. Elle se sentait épuisée... Comment atteindre l'otarie maintenant ? Il y avait peut être un accès à l'intérieur de la mairie, mais à part Papa, aucune grande personne ne voudrait la laisser monter sur le toit. (haha²) Elle leva la tête vers le ciel tout bleu : on ne voyait pas le soleil d'ici, il devait être juste au dessus de la mairie. Juste au dessus de l'otarie. Elle devait avoir tellement chaud...(pourquoi ne pas laisser un peu de place à ton lecteur ? Une otarie sur un toit, le soleil juste au dessus, on imagine aisément le drame ressenti. Après ça dépend de ta cible de lecteurs, mais pour moi, c'est trop conduit comme procédé) Zina regarda son arrosoir et soupira encore. Elle n'aurait plus qu'à arroser les plantes. Plantes ! (Alors l'illumination est pas trop mal amenée mais à mon avis, un article, un espace, ou quelque chose ne serait pas malvenu : on se demande tout d'abord pourquoi ce mot vient ici d'un coup avant de comprendre, avec la suite, qu'elle calcule) Elle se releva d'un coup, Silène sursauta. Le lierre rampait depuis le ras du sol jusqu'au sommet du toit. Les branches avaient l'air un peu fines, mais elle était légère, elles sauraient sûrement la supporter... Zina réfléchit un peu : même Papa froncerait les sourcils à cette idée. (j'aime ce père, on dirait le mien ^^) Mais l'otarie avait soif là-haut, et chaud, et elle devait être toute sèche (encore une fois, triple idée pour dire la même chose, j'ai l'impression d'être gavé d'informations similaires : savoir qu'elle est toute sèche implique qu'elle a soif et chaud, et tu le répètes plus bas) et Zina s'était promis de l'aider.

« Quelle idée saugrenue est en train de traverser ta tête ? Demanda Silène.

- On pourrait escalader le lierre, non ?
- Ah non, certainement pas ! » Ils sursautèrent, parce que ce n'était pas Silène qui avait parlé, mais des milliers de petites voix qui chuchotaient et sifflotaient ensemble. Zina et Silène regardèrent autour d'eux. « Devant vous, idiots ! »

Le lierre leur parlait. Il avait une voix qui lui ressemblait : multiple et douce, frissonnante, comme une brise qui glisserait entre ses mille feuilles vertes. « Vous ne grimperez pas sur moi, vous risqueriez de briser toutes mes branches, dit-il.

- Mais nous ferons attention, s'il vous plaît monsieur de lierre (je sais pas si c'est fait exprès ou si c'est une faute de frappe mais je kiffe ce lierre de haut-rang (et non pas d'Alexandrie) ! Nous ne casserons rien, nous devons vraiment monter sur le toit...   

- Et je ne vois pas ce qui là-haut peut être assez intéressant pour risquer ma beauté et ma santé, continuèrent les petites voix. D'ailleurs, ce ne sont pas des hauteurs convenables pour les petits humains.

- Si je puis me permettre, une affaire de la plus haute importance nous attend au dessus de ce bâtiment. Je vous en prie, soyez aimable... dit Silène. (là, bien qu'on commence à s'habituer au chat, je tique un peu (peut-être à tord) : le chat semblait assez distant voire même embêté de devoir aider zina incapable de faire comme lui, et là, il pense tout à coup que c'est primordial. L'axer sur le besoin de voir Zina arriver à son but, plutôt que de parler "d'affaire de la plus importance" (ce qui est rare pour un chat, sinon chasser et dormir), me semble plus approprié)

- Quel genre d'affaire ?

- Nous devons monter sur le toit de la mairie pour sauver l'otarie qui est coincée là-haut ! Reprit Zina à toute vitesse. Elle a soif, et elle doit être toute sèche (c'est vraiment redondant avec plus haut), elle a besoin de nous, il faut nous aider... Allez jeter un œil si vous ne me croyez pas !  (:D)»

Il y eut un petit silence, puis la voix du lierre  chuchota de nouveau.

« Très bien. Je vous laisserai passer, à condition que vous versiez un peu de l'eau de votre chantepleure sur mon pied.

- Ah ça non, pas question ! Râla l'arrosoir.

- Oh merci, merci beaucoup ! » cria Zina. Elle chercha le pied du lierre et le trouva quelques pas plus loin : il sortait d'un parterre de fleurs tout sec. Elle inclina son arrosoir malgré ses protestations et un petit filet d'eau coula. Le lierre fut parcouru d'un long frisson, comme si un vent invisible s'était levé. « Pas trop, se dit Zina, il faut en garder pour l'otarie. » Elle releva l'arrosoir et retourna vers Silène.

« Merci, dit le lierre. On ne m'arrose pas aussi souvent que je le voudrais, vous savez.

- De rien ! Nous pouvons grimper maintenant ?

- Attendez juste un petit moment, petite fille. »

Il attendirent. Un petit bourdonnement se fit entendre, de plus en plus fort, jusqu'à devenir un vrai grondement qui faisait trembler le sol. Zina vit du coin de l’œil le pied du lierre qui gonflait, gonflait, le gonflement se répandit à d'autres branches qui furent bientôt si épaisses qu'elle n'aurait pas pu en faire le tour avec ses bras. Le bruit était assourdissant, et Zina et Silène avaient du s'asseoir pour que les tremblements du sol ne les fassent pas tomber. Puis tout s'arrêta et ils se retrouvèrent face à un énorme mur de lierre, aux branches épaisses et gigantesque. Même les feuilles étaient gigantesques.

« Voilà, dit le lierre (sa voix était toujours la même, mais elle ne lui allait plus si bien que ça)(j'ai trop visualisé le truc). Ça sera moins dangereux pour vous, et plus facile à supporter pour moi. Mais je vous préviens : si vous brisez la moindre brindilles(s en trop), je vous laisserai tomber.

- C'est promis, nous ferons très attention. »

Le dixième coup sonna et Zina posa prudemment le pied sur une branche. Elle réalisa que le lierre avait gagné en profondeur : devant elle, c'était toute une forêt verte qui s'étendait et s'élevait : elle pourrait grimper comme à des escalier, sans même avoir à se tenir. Elle avança, devenant invisible pour la rue, et commença à monter. Elle se sentait comme une lilliputienne qui se baladerait dans un arbre géant. A coté d'elle, Silène bondissait de branche en branche, comme un fauve blanc des forêts tropicales. Ils marchèrent quelques temps, sans vraiment se presser. Ils profitaient de la tranquillité de cette épreuve-là : leur aventure n'avait pas été de tout repos, et ils approchaient de sa fin. Les petits gloussements du lierre les accompagnaient : ils le chatouillaient en avançant,ce qui faisait trembloter ses feuilles.

A mi-chemin environ, le regard de Zina fut attiré par un éclat de couleur bigarré, qui détonnait au milieu de tout ce vert. Elle s'approcha à petits pas, ses yeux s'agrandissaient d'émerveillement au fur et à mesure.

« Regarde, Silène ! Un papillon géant !

- Oui, je l'ai remarqué. Le sortilège de notre ami-lierre l'a sans doute affecté. »

Le papillon était à peu près aussi gros que Zina, sinon plus. Ses immenses ailes étaient colorées d'orange, de rouge, de blanc et de bleu. Il s'était posé sur une branche et butinait une fleur géante. Ses ailes battaient de temps en temps, et chaque battement envoyait un nuage de poussière dorée autour de lui. « La poussière magique des papillons, pensa Zina. Celle qui leur permet de voler. » Elle continua d'approcher. Le papillon la vit du coin de l’œil mais resta calme : il n'avait pas de raison de craindre un humain plus petit que lui. Sa trompe dépliée était plongée dans le ventre de la fleur, et ses antennes frémissaient. Zina posa son arrosoir à ses pieds et approcha sa petite main pour caresser la fourrure qui recouvrait son corps. C'était tout doux. Elle s'empêcha de toucher aux ailes, de peur que le papillon ne puisse plus voler si elle lui prenait trop de poussière magique : Papa lui avait dit ça un jour. « Si tu touches les ailes des papillons, tu prendras leur poudre, et ils ne pourront plus voler ». Elle continua donc de caresser le corps et la tête poilue, en regrettant que les papillons habituels soient trop petits. Un doux ronronnement s'éleva du ventre du papillon, lui arrachant un sourire ravi. Il ronronnait comme Silène, qui l'attendait quelques pas plus loin.

Il fallait y aller. Zina caressa la jolie tête une dernière fois, jeta un dernier coup d’œil admiratif aux ailes colorées, récupéra son arrosoir et repartit. Elle et Silène terminèrent leur ascension en silence, paisiblement. Ils se pointaient(passé simple, plutôt, non? Ils pointèrent... qu'ils croisaient? ça sépare mieux l'action directe de l'indirecte je pense) du doigt ou de la patte les autres insectes géants qu'ils croisaient : aucun ne leur prêta attention. « Et tant mieux, pensa Zina en frissonnant alors qu'ils croisaient un énorme scarabée. » Ils virent même de loin un loir géant qui ronflait doucement entre les branches.

Ils arrivèrent finalement sur le toit et remercièrent le lierre, qui reprit sa taille normale.

***

Ils restèrent quelques temps ainsi, rassemblés sur le toit autour de l'otarie. Zina caressait lentement son pelage et Silène s'était roulé en boule contre son ventre. Finalement, c'est l'arrosoir qui posa la question que Zina craignait un peu: « Et maintenant, on fait quoi ? » La petite fille grimaça. C'était vrai, ça, qu'est-ce qu'ils allaient pouvoir faire maintenant ? Elle avait arrosé l'otarie, mais il était toujours midi, il faisait toujours très chaud, elle n'avait plus d'eau... Et puis il faudrait bientôt rentrer. Comme pour l'approuver, le onzième coup de midi sonna. Le soufflé de Papa serait bientôt prêt.

« On va quand même pas faire l'aller-retour entre la fontaine et ce satané toit toute l'après-midi ! Continua de râler l'arrosoir.

- Tais-toi et laisse-moi réfléchir, riposta Zina avec hargne.

- Calmez vous, tous les deux, interrompit Silène. Il s'était redressé entre temps. Assurez-moi plutôt que ce que je vois là-bas n'est pas qu'une cruelle illusion. »

Zina plissa les yeux dans la direction indiquée.

« Désolée, Silène, mais je ne...

- Patiente un peu. Mes yeux sont de loin meilleurs que les tiens, tu le sais. »

Elle soupira et attendit. Puis elle vit quelque chose dans le ciel : un petit point d'abord, puis un minuscule rond, qui grossit, grossit, elle put voir une nacelle, un ballon rayé de toutes les couleurs, (deux points, non?) c'était la montgolfière qui arrivait à toute vitesse! Elle pouvait même entendre le bourdonnement du moteur, à présent.

« C'est le monsieur-tout-en-vert, Silène ! C'est le monsieur-tout-en-vert qui revient chercher l'otarie ! » cria-t-elle de joie en sautillant sur place.

Le monsieur-tout-en-vert arrima sa montgolfière au toit de la mairie. Il coupa l'énorme moteur de bateau qui était accroché au dos de la nacelle et le vacarme s'arrêta. Zina le vit sauter par-dessus la rambarde et s'approcher d'eux presque en courant.

« Est-ce qu'elle va bien ? Qui êtes-vous ? Que lui avez-vous fait ? (Il était un peu paniqué. Zina se fâcha:(ce n'est pas le procédé que tu as utilisé tout à l'heure, où je te faisais la remarque sur les guillemets et l'incise)
- Mais ! C'est vous qui l'avez abandonnée sur le toit quand la grande aiguille était sur le quatre et la petite sur le dix ! Nous, on a juste voulu aider ! »

Les yeux verts du monsieur-tout-en-vert s'arrêtèrent sur l'arrosoir, puis sur le pelage un peu humide de l'otarie. Il éclata de rire sous sa grosse moustache blonde.

« C'est très gentil à toi, fillette ! Je suis passé ce matin par ici pour faire une petite pause dans le voyage, et j'ai complètement oublié de la remonter quand je suis reparti.

- Je pense que c'est très mal d'oublier les gens sur un toit à midi, reprocha Zina.

- Et tu as totalement raison. D'ailleurs, je me suis déjà fait passer un savon mémorable. Tu me laisserais m'excuser ? (Elle hocha la tête) Il me faut un petit peu de place. »

Zina et Silène s'écartèrent alors qu'il s'agenouillait près de l'otarie. Il refit les même gestes que Zina un peu plus tôt et passa sa grande main sur tout le joli corps blanc, depuis les oreilles jusqu'au bout des nageoires, tout doucement.

« Je suis désolé de t'avoir oubliée ici. Mais tout va bien, on va rentrer maintenant, si tu es d'accord. »

L'otarie hocha faiblement sa petite tête ronde et le monsieur-tout-en-vert regarda Zina, par dessous sa casquette. « Tu vois ? Nous allons repartir. Veux-tu que je te dépose chez toi ?

- Oh ça oui ! Cria Zina en se précipitant dans la montgolfière. La voix de Silène la rappela :

- Zina, ne serais-tu pas en train d'oublier quelqu'un ? Encore ? » Elle retourna récupérer son arrosoir à toute vitesse, tandis que celui-ci s’indignait haut et fort. Le monsieur-tout-en-vert déposa l'otarie sur le sol de la nacelle. Il y avait tout plein d'autres animaux que Zina n'avait pas vu dedans, des caméléons, quelques oiseaux qui se reposaient sur le rebord en bois avant de reprendre le voyage, et puis aussi un petit lion, des singes, des poissons dans des bocaux bien attachés, et dans un coin, une sorte d'ours au regard timide et à la fourrure noire et blanche. Zina se souvenait du nom : on appelait ça un panda. Elle jeta un œil au toit de la mairie :

« Tu ne viens pas, Silène ?

- Oh, non... Je préfère sentir quelque chose de plus stable sous mes coussinets. Au revoir, Zina, au plaisir de te revoir.

- Au revoir Silène ! A bientôt ! »

Il s'approcha du bord du toit et d'un bond souple, il rejoint les branches d'un marronnier(tu maitrises bien tes pistes, on retrouve chaque élément que tu cites au début). Zina lui adressa un dernier signe de la main alors qu'il disparaissait. Elle alla se planter à coté du panda pendant que le monsieur-tout-en-vert remettait le moteur en route.

« Où habites-tu, petite fille ?

- Je m'appelle Zina, j'habite au dessus de la boulangerie. C'est juste de l'autre coté de la place.

- D'accord, Zina, moi c'est Noé. Je te déposerai juste à ta fenêtre, si cela te convient.

- C'est très bien, merci ! »

Ils se mirent en route, dans le bourdonnement du moteur(c'est pas très rapproché, mais j'ai bien noté : pour toi, les moteurs bourdonnent beaucoup^^). La montgolfière s'éleva lentement. Zina s'était perchée sur une caisse en bois et regardait sous leurs pieds la place qui s'étalait, avec tous les passants qui ne leur jetaient pas un regard. Les oiseaux de Noé voletaient autour du ballon, attirant son regard avec leurs plumes colorées. Trop vite, la montgolfière s'arrêta devant la fenêtre de sa chambre, qu'elle avait heureusement laissée ouverte. Elle caressa une dernière fois l'otarie, qui semblait déjà aller beaucoup mieux et jouait avec un ballon à coté du lion, puis Noé la souleva et la posa à l'intérieur de l'immeuble, sur sa mouette. Elle agita la main et la montgolfière s'éloigna. Zina ferma sa fenêtre. Elle ne pouvait plus quitter son sourire. Elle courut dans la cuisine et se jeta dans les jambes de Papa en riant.

« Eh bien, tu es déjà rentrée ? » plaisanta-t-il.

Le douzième coup de midi sonna.

***

Analyse globale : C'est un superbe hommage à l'enfance et à l'imagination. J'avais la v1 mais devant le gros nombres de retours, je n'ai pas trouvé mieux à dire. Celui ci comporte pas mal d'éléments nouveaux qui sont bien funkys, et tu joues parfaitement avec les codes du double sens de lecture : je vois tout à fait un enfant lire ça, tout comme un adulte. C'est excellent. Maintenant, certains points sont à retravailler : j'aime beaucoup le passage du vieux monsieur, le lierre, mais bien moins les tortues parce qu'elles semblent se résoudre très vite et on en perçoit peu l'intérêt dans le fil général : confronter l'enfant à la pauvreté, confronter l'enfant au merveilleux, oui, mais les tortues, si j'aime beaucoup le côté mélomane et l'antagonisme des personnalités, je trouve l'élément de résolution trop cash, mais c'est peut-être subjectif.

Surtout, je dis peut-être une bêtise, mais je pense que tu fais trop allusion, tout au long du texte, aux coups de midi, et je ne l'avais pas noté dans le premier texte : ainsi, la surprise de l'imagination et le mystère s'envole et, à mes yeux, perd beaucoup de charme. C'est un peu un effet de surprise annulé, et je trouve que c'est la seule chose qui était meilleure dans la v1 que dans la 2. 

Reprendre et retoucher également certaines phrases, tournures, répétitions (j'ai du en laisser passer et en pointer de mauvaises), quelques jours après, une fois que cette nouvelle version aura bien mûrie dans le temps.
En tout cas, lâche rien !

Bravo et merci pour ce texte, en tout cas, c'était du bonheur.
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Doctor Grimm le 04 Juin 2014 à 10:59:57
Coucou !

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elle ne se trouvait plutôt petite, pour une personne..(fail de syntaxe, je crois)
aneffet, j'ai corrigé ça.

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une voix coulante, comme une caresse de coton.(je trouve le mot "coulante" un peu trop éloigné de l'idée de caresse de coton, un peu lourd, on saisit le sens mais ça ne prend pas trop sur moi)
Oui, je vois ce que tu veux dire. J'ai cherché le mot pendant un petit moment. Du coup j'ai changé par suave, mais c'est peut-être le "caresse de coton" qu'il faudra changer au final, pour rester dans mon idée.

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Le pas passa. (tout à l'heure, pas au plurier. Ici, singulier : le bruit de pas passa? (mais c'est bizarre ce pas passa. Les pas s'éloignèrent, passèrent, partirent, s'effacèrent?)
c'était au singulier tout à l'heure aussi en fait ^^ "un pas à quatre pattes". Mais c'est bon, j'ai corrigé.

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(Il était un peu paniqué. Zina se fâcha:(ce n'est pas le procédé que tu as utilisé tout à l'heure, où je te faisais la remarque sur les guillemets et l'incise)
en effet, je vais essayer d'homogénéiser un peu ça.


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Analyse globale : C'est un superbe hommage à l'enfance et à l'imagination. J'avais la v1 mais devant le gros nombres de retours, je n'ai pas trouvé mieux à dire. Celui ci comporte pas mal d'éléments nouveaux qui sont bien funkys, et tu joues parfaitement avec les codes du double sens de lecture : je vois tout à fait un enfant lire ça, tout comme un adulte. C'est excellent.
Ah, cool, merci ! C'est un peu cet effet de double lecture que je voulais, que ça puisse plaire à tous les âges :)

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Maintenant, certains points sont à retravailler : j'aime beaucoup le passage du vieux monsieur, le lierre, mais bien moins les tortues parce qu'elles semblent se résoudre très vite et on en perçoit peu l'intérêt dans le fil général : confronter l'enfant à la pauvreté, confronter l'enfant au merveilleux, oui, mais les tortues, si j'aime beaucoup le côté mélomane et l'antagonisme des personnalités, je trouve l'élément de résolution trop cash, mais c'est peut-être subjectif.
Oui, je vois. A la base j'ai un peu casé ce passage parce que je voulais des tortues et de la musique et parce que je voulais rajouter des tiroirs, mais il n'a pas vraiment de but en lui-même. J'attendrai d'autres avis avant de le retravailler un peu :)

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Surtout, je dis peut-être une bêtise, mais je pense que tu fais trop allusion, tout au long du texte, aux coups de midi, et je ne l'avais pas noté dans le premier texte : ainsi, la surprise de l'imagination et le mystère s'envole et, à mes yeux, perd beaucoup de charme. C'est un peu un effet de surprise annulé, et je trouve que c'est la seule chose qui était meilleure dans la v1 que dans la 2. 
Ah justement, je les ai rajoutés parce que leur absence a eu l'air de gêner un peu dans la première version... Du coup je sais pas trop quoi faire. J'attendrai d'autres retours, et peut-être que j'en enlèverai quelques uns.

Merci pour ce super commentaire !  ;D

Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Aahraz le 04 Juin 2014 à 11:46:09
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c'était au singulier tout à l'heure aussi en fait ^^ "un pas à quatre pattes". Mais c'est bon, j'ai corrigé.

Un pas à quatre pattes se fit entendre dans la rue : tous se raidirent. « La peste soit de vous ! » jetèrent les tortues. Elles disparurent dans un trou de souris et Zina ne les vit plus. Elle se plaqua contre un mur du couloir, son cœur battait la chamade. Elle entendait des griffes racler contre le sol alors que les pas se rapprochaient. Elle ferma les yeux très fort, un... deux... trois... Le pas s'éloigna.

C'est de cette alternance que je veux parler : singulier/pluriel/singulier, ça me fait bizarre à la lecture ^^
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Doctor Grimm le 04 Juin 2014 à 12:51:20
Ah en effet, j'avais pas vu celui du milieu ! Merci du coup  :)
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Rouflaquette le 04 Juin 2014 à 14:13:14
Wouah vraiment chouette ce voyage onirique, j'ai trouvé tous les personnages très attachants et j'ai voyagé dans ton monde plein de bonne humeur avec grand plaisir. J'ai noté deux fotes d'étourderie qui je crois n'ont pas été cité précédemment :

Citer
et un de ses chaussures
parragraphe du vieux monsieur

Citer
 Ils s'engouffrèrent dans la rue en par laquelle étaient venus Zina et Silène
parragraphe de la diversion des écureuils

Très jolie oeuvre bonne continuation à toi
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Doctor Grimm le 04 Juin 2014 à 18:07:11
Merci pour ta lecture Rouflaquette, je vais aller corriger ça  :) Contente que ça t'ai plu !
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Loïc le 27 Juin 2014 à 19:04:09
Voilàààààààààààààààà !

Citer
la seule tâche blanche

C’est toi la tache :vaurien:

Citer
. Les grandes personnes marchaient, jamais à la même allure

L’absence de négation est voulue ?

Citer
ses cheveux crêpus

Crépus

Citer
En la voyant sa peau brune

Bug

Citer
Le premier coup de midi sonna, il fallait se dépêcher.

L’introduction des coups de midi est vraiment lourde en fait. Si tu les gardes, faut être plus subtile0.

Citer

Une grande fontaine se dressait au milieu de la place. Des carpes énormes se prélassaient dans l'eau, leurs écailles colorées reflétant les rayons du soleil de midi. Zina se pencha sur le rebord de pierre avec des yeux brillants. Des algues vertes ondulaient doucement au rythme d'un courant inconnu. Il n'y avait pas de fond, pourtant on voyait quelques pièces briller, jetées avec un souhait par les passants.

Ce n’est pas ton meilleur paragraphe

Les deuxièmes et troisièmes coups sont bien meilleurs que le premier.

Citer
se rappela de l'arrosoir

Se souvint de l’arrosoir ou se rappela l’arrosoir. Idem pour mission juste derrière.
Tu pourrais peut-être varier la façon dont tu marques les coups ?

Citer
Bizarrement, il faisait un peu triste tout d'un coup. Le soleil brillait toujours, mais c'était comme un peu de pluie dans les yeux.

 :coeur:

Citer
Puis il s'assit sur ses deux pattes arrières, et son dos forma cet arc doux, qui donne aux chats leur air guindé.

Je ne trouve pas ça hyper dérangeant mais on perd l’aspect enfantin de la narration.

Citer
et il adorait se prélasser sur le muret de l'opéra, au soleil de midi.

J’enlèverai la virgule...

Citer
qui tourner la tête en grimaçant :

:vaurien:

Citer
Silène, avec son œil borgne, sonda la rue d'un coté et de l'autre.  La voie était libre. « Allons-y » dit-il, en mettant une patte au dehors. Il fit quelques pas, mais Zina le rappela d'une petite voix, qui sonnait comme une clochette triste.

« Silène ? (Il se retourna et la regarda avec son œil vert)

- Que se passe-t-il ? »

Zina sentait sa voix trembler. Son visage se tordait un peu et elle sentait de l'eau dans ses yeux.

«  Je... J-j'ai...

- Allons, parle donc !

- Je crois que j'ai perdu l'arrosoir près de la statue... »

Ce passage est très bien rendu. Le précédent un peu moins.

Citer
De là il pouvait atteindre le haut d'un petit porche à coté duquel ils étaient passés, et c'est ce qu'il fit.

Elle n’est pas très claire cette phrase

Citer
- Très.

Très bien, non ?

Citer
puis Noé la souleva et la posa à l'intérieur de l'immeuble, sur sa mouette.

Sa quoi ?

Citer
plaisanta-t-il.

Pas sûr que ce soit nécessaire.

Alors je suis d’accord avec les commentaires qui disent que les douze coups de midi ne sont pas nécessaires et contribuent plutôt à alourdir le texte. Je pense qu’ils peuvent être gardés mais alors il faut vraiment les rendre beaucoup plus subtils, presque impossibles à remarquer pour que ça fonctionne vraiment.
Le texte est toujours aussi sympa et mignon sinon, ; merci pour cette lecture.
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Doctor Grimm le 30 Juin 2014 à 23:07:36
Yeay, merci !

Alors déjà, je suis pas une TÂCHE  :P

Citer
     . Les grandes personnes marchaient, jamais à la même allure


L’absence de négation est voulue ?
Ouip, je préférais le formuler comme ça.

Citer
     ses cheveux crêpus


Crépus
Et pourquoi qu'elle aurait pas des cheveux-crêpe, hein ? :mrgreen:

Citer
    Une grande fontaine se dressait au milieu de la place. Des carpes énormes se prélassaient dans l'eau, leurs écailles colorées reflétant les rayons du soleil de midi. Zina se pencha sur le rebord de pierre avec des yeux brillants. Des algues vertes ondulaient doucement au rythme d'un courant inconnu. Il n'y avait pas de fond, pourtant on voyait quelques pièces briller, jetées avec un souhait par les passants.


Ce n’est pas ton meilleur paragraphe
Moh, je l'aime bien moi... Pourquoi tu le trouves pas bien ?

Citer
     Puis il s'assit sur ses deux pattes arrières, et son dos forma cet arc doux, qui donne aux chats leur air guindé.


Je ne trouve pas ça hyper dérangeant mais on perd l’aspect enfantin de la narration.
C'est pas faux, mais j'aime bien cette phrase alors je vais la laisser comme ça. :)

Citer
     qui tourner la tête en grimaçant :


:vaurien:
oups

Citer
     De là il pouvait atteindre le haut d'un petit porche à coté duquel ils étaient passés, et c'est ce qu'il fit.


Elle n’est pas très claire cette phrase
Hm. Vais voir ce que je peux faire.

Citer
     - Très.


Très bien, non ?
Yup, merci

Citer
     puis Noé la souleva et la posa à l'intérieur de l'immeuble, sur sa mouette.


Sa quoi ?
:D :D :D sa moquette

Citer
     plaisanta-t-il.


Pas sûr que ce soit nécessaire.
Voui, je l'ai enlevé.

Bon, pour les coups de midi, je laisse tomber  :huhu: J'ai essayé de les caser sans grande envie ni conviction, mais je pense que je préfère moi aussi quand ils n'y sont pas, et j'ai pas envie de me casser la tête pour ça ^^ Alors je vais laisser le premier et le douzième comme dans la première version.

Merci beaucoup pour ta (re)lecture !  :)
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Aahraz le 30 Juin 2014 à 23:29:52
Citer
Bon, pour les coups de midi, je laisse tomber  :huhu: J'ai essayé de les caser sans grande envie ni conviction, mais je pense que je préfère moi aussi quand ils n'y sont pas, et j'ai pas envie de me casser la tête pour ça ^^ Alors je vais laisser le premier et le douzième comme dans la première version.
J'approuve en dansant le funk. C'était un meilleur effet de surprise !
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Milora le 04 Juillet 2014 à 19:16:57
Coucou, me revoici pour la version 2 !  ^^

Je commente le tout, pas que les trucs en italique (ben oui, voilà, c'est comme ça, na :P )

Au fil de la lecture :

Citer
En voyant sa peau brune se foncer encore plus, le porte-manteau – muet, le pauvre – commença à tendre ses bras de bois vers elle.
J'avoue que je comprends pas trop pourquoi sa peau se fonce (la phrase m'a semblé avoir pour seule raison d'être l'indication sur la couleur de peau de Zina, ce qui est utile à ce stade du récit, mais pourquoi est-ce qu'elle se fonce encore plus...?)

Citer
Et dis bonjour à cette otarie de ma part. » Et de disparaître à nouveau dans la cuisine.
J'aime bien les deux phrases, sauf que ça fait deux phrases côte à côte qui commencent par "Et", tournure qui se remarque, du coup ça fait redondant et ça tue l'effet, je trouve  :/

Citer
un sourire blanc dans ce qui aurait pu être son visage
Je visualise pas trop...

Citer
Les pas des passants
ça fait un petit peu répétition (pas beaucoup, mais un peu, à l'oreille)

Citer
des converses rouges aux pieds
En fait, je suis pas sûre que ce soit le vocabulaire d'une petite fille de 5 ans, "converses"...

Citer
- J'essaie de passer pour aller arroser l'otarie », dit Zina.

Son regard s'arrêta sur l'arrosoir, puis sur le doigt tendu de la petite fille
Dit comme ça, à la première lecture on a l'impression que le "son regard" renvoie à Zina, puisque c'était elle le dernier sujet en date...

Citer
Zina lui offrit un sourire – il manquait deux dents sur le devant, dit « Merci ! » et se faufila
Tu as oublié de refermer l'incise

Citer
- J'aimerais voir Julie s'il-te-plaît
virgule après Julie

Citer
Ce disant, elle tendit son petit arrosoir bariolé – malgré ses protestations – dont la grenouille se saisit.
Je trouve ça peu lourd/tarabiscoté

Citer
Avec un « Touâ-t-à-fait » coassé
J'ai pas bien compris ce qu'elle voulait dire  :/

Citer
dit « oui oui » avec la tête une dernière fois, « oui oui, merci Julie ! » et s'éloigna.
du coup, elle dit deux fois "oui", c'est un peu redondant ^^

Citer
Il avait des grosses lunettes, toutes moches-carrées, qui lui faisaient des yeux de chouette. Il avait un chapeau abîmé,
"il avait" x2

Citer
Son habit était marron taupe.
ça m'étonne que ce soit ce que se dit une fillette de 5 ans

Citer
Qu'est-ce que tu fais sur ce banc ? Reprit Zina.
reprit (minuscule)

Citer
« Tu l'attends depuis longtemps ? (Il haussa les épaules, un peu penaud)

- Un ou deux ans, je crois... »
J'aime toujours autant cette réplique ^^ (mais pourquoi des parenthèses ?)

Citer
toutes chaudes
toute chaudes, si je ne m'abuse

Citer
mais c'était comme un peu de pluie dans les yeux.

« Arrête donc de pleurnicher, sois courageuse un peu !
un peu x2

Citer
La statue passa devant eux à toute allure, et le bruit de sa course diminua peu à peu.

Ils soufflèrent un bon coup, soulagés. Ils s'étaient un peu éloignés de la mairie, mais Silène connaissait un chemin pour y retourner sans passer par la placette. Ils allaient partir. Zina renfila ses bottes jaunes. Elle fit un pas, son pied ripa sur quelque chose de rond, et elle se retrouva sur les fesses avec un petit cri. Une voix un peu coassante retentit dans son dos :
ça fait quatre "peu" en peu de lignes ^^

Citer
- Berlioz ! Vous avez glissé sur le pauvre Berlioz, petite sotte ! »

Zina détestait qu'on la traite de sotte. Elle fronça ses petits sourcils et commença à se redresser.
petite/petits

Citer
Souhaitez vous une démonstration de notre musique ? Demandèrent-elles.
majuscule en trop

Citer
Le Rat va nous repérer si vous continuez de crier !  (Berlioz et Lully poussèrent un petit cri effrayé.)
crier/cri

Citer
sauta sur le rebord. De là, il atteignit le rebord d'un petit porche à coté duquel ils étaient passés un peuplus tôt.
rebord x2 + peu plus (espace manquante)

Citer
Et puis elle fut là, assise près de Silène, presque comme dans un miracle.
:coeur:

Citer
son petit cœur battait à toute vitesse, elle sentait ses jambes qui tremblaient. De là où elle était, elle pouvait voir un bout de lit et de commode. Un petit âne gris en peluche était assis dessus, avec un air tristounet. Il leva les yeux vers elle et ils s'arrondirent un peu. Il donna un petit coup de coude à l'autre peluche assise à coté de lui
petit x3

Citer
c'est au dessus de nos capacités.
au-dessus

Citer
j'habite au dessus de la boulangerie.
idem

Citer
Il commençait à faire demi tour, mais la Zina refusa de bouger.
la Zina ? :D

Citer
dut même sauter au dessus d'une ruelle étroite... Le soleil de midi lui brûlait le dos. Ils arrivèrent bientôt au-dessus
au-dessus ...mais x2 !

Citer
« Eh bien, c'était malin tiens ! Ricana l'arrosoir.
minuscule, et virgule avant tiens

Citer
Il y avait peut être un accès à l'intérieur de la mairie
peut-être

Citer
il devait être juste au dessus de la mairie. Juste au dessus de l'otarie.
au-dessus !!! tiret. x2 :P

Citer
Les branches avaient l'air un peu fines, mais elle était légère, elles sauraient sûrement la supporter... Zina réfléchit un peu
un peu x2

Citer
Quelle idée saugrenue est en train de traverser ta tête ? Demanda Silène.
minuscule

Citer
- Ah ça non, pas question ! Râla l'arrosoir.
minuscule

Citer
- Attendez juste un petit moment, petite fille. »

Il attendirent. Un petit bourdonnement se fit entendre
petit, petite, petit

Citer
Zina et Silène avaient du s'asseoir pour que les tremblements du sol


Citer
Zina posa prudemment le pied sur une branche. Elle réalisa que le lierre avait gagné en profondeur : devant elle, c'était toute une forêt verte qui s'étendait et s'élevait
Ah c'est peut-être moi, mais j'arrive plus trop à visualiser : pour moi le lierre décorait la façade, du coup je comprends pas comment il peut avoir gagné en  profondeur :/

Citer
Sa trompe dépliée était plongée dans le ventre de la fleur
Je trouve ça un peu beurk, comme phrase  :D

Citer
- Calmez vous, tous les deux, interrompit Silène.
calmez-vous

Citer
Zina se fâcha:)
smiley involontaire ?  ;D

Citer
- Je pense que c'est très mal d'oublier les gens sur un toit à midi, reprocha Zina.
Je suis bien d'accord  :huhu: (j'adore cette réplique)

Citer
Oh ça oui ! Cria Zina
minuscule

Citer
il rejoint les branches d'un marronnier.
rejoignit

Citer
- D'accord, Zina, moi c'est Noé.
Lol  :D

Citer
avec tous les passants qui ne leur jetaient pas un regard. Les oiseaux de Noé voletaient autour du ballon, attirant son regard avec leurs plumes colorées.
regard x2

Citer
Elle ne pouvait plus quitter son sourire. Elle courut dans la cuisine et se jeta dans les jambes de Papa en riant.

« Eh bien, tu es déjà rentrée ? »

Le douzième coup de midi sonna.
Jolie fin ! :)


Toujours agréable à lire ! :) J'aime bien l'ambiance, la fraîcheur, le côté décalé. Je trouve que cette v2 est mieux que la v1 ! Dans les défauts, je dirais :
- dans le début, les tournures sont parfois un peu compliquées, je sais pas si ça passe bien en jeunesse - c'est moins le cas dans les passages en italique, qui sont plus simples. Peut-être éventuellement simplifier un peu ?
- En fait, plus que les tournures, c'est plutôt dans le détail des actions. Dans le premier tiers environ, je trouve que quelque fois, tu passes beaucoup de temps à décrire des petits détails, par exemple :
Citer
Elle avala sa salive en faisant un petit bruit étranglé, sa bouche était tordue de peur et tremblait un peu.
Je sais pas si ça passe en jeunesse, j'ai peur que ça ennuie un jeune lecteur. Mais après, je m'y connais pas trop...
- Sinon, j'ai trouvé que deux petits trucs faisaient un peu pièce rapportée : les peluches qui bougent, croisées lors de l'escalade du toit, et la caresse du papillon. Les peluches, c'est un peu gratuit, on se dit que ça va avoir une incidence après, et en fait... Non. Du coup, j'ai pas trop vu l'utilité de la scène. Et le papillon, ça fait carrément un faux effet d'attente : on se dit "ah ben oui ! Elle va utiliser la poussière magique du papillon pour sauver l'otarie !". Sauf qu'en fait, non, il ne sert à rien, et tu pourrais le retirer de l'histoire que ça changerai pas la fin. Du coup, je le trouve un peu inutile.

Voilà, sinon, je trouve ça toujours prenant et choupi, et plus équilibré que la version 1 ! :)
Je souhaite plein de réussite à ce texte !
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Doctor Grimm le 08 Juillet 2014 à 22:52:54
Ouaiiiis, cool !

Citer
J'avoue que je comprends pas trop pourquoi sa peau se fonce (la phrase m'a semblé avoir pour seule raison d'être l'indication sur la couleur de peau de Zina, ce qui est utile à ce stade du récit, mais pourquoi est-ce qu'elle se fonce encore plus...?)
Euh, c'est moi qui doit être con. Elle rougit en fait, à cause du manque d'air, j'étais partie du postulat que sa peau paraîtrait plus foncée si elle rougissait. Mais je vais changer ça ^^

Citer
J'aime bien les deux phrases, sauf que ça fait deux phrases côte à côte qui commencent par "Et", tournure qui se remarque, du coup ça fait redondant et ça tue l'effet, je trouve :s
Moui, tu as raison. Je pense que je vais garder le « et » du Papa, vu que la tournure « et de disparaître fait un peu tâche pour une petite fille.

Pour l'ombre :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Comme ça ?:mrgreen :

Citer
Les pas des passants
ça fait un petit peu répétition (pas beaucoup, mais un peu, à l'oreille)
Voui mais je l'aime bien.

Citer
En fait, je suis pas sûre que ce soit le vocabulaire d'une petite fille de 5 ans, "converses"...
Certes. Et puis de toute façon les enfants comprendront ptetre pas la ref à DW alors bon.

Citer
Dit comme ça, à la première lecture on a l'impression que le "son regard" renvoie à Zina, puisque c'était elle le dernier sujet en date...
Oui, cette phrase-là m'embête un peu depuis le début, je sais pas comment la tourner sans faire de répétition.

Citer
Tu as oublié de refermer l'incise
Elle se ferme pas avec la virgule ? '-'

Citer
- J'aimerais voir Julie s'il-te-plaît
virgule après Julie
Ça serait peut être un peu plus correct mais ça casserait toute l'intonnation que je veux donner à la phrase donc non.

Citer
Ce disant, elle tendit son petit arrosoir bariolé – malgré ses protestations – dont la grenouille se saisit.
Je trouve ça peu lourd/tarabiscoté
Oui, je vais peut être enlever le « ce-disant ».

Citer
Avec un « Touâ-t-à-fait » coassé
J'ai pas bien compris ce qu'elle voulait dire
Euh, "tout-à-fait" ?  :-¬?

Citer
dit « oui oui » avec la tête une dernière fois, « oui oui, merci Julie ! » et s'éloigna.
du coup, elle dit deux fois "oui", c'est un peu redondant ^^
Oui mais j'aime bien alors je vais garder ^^

Citer
Il avait des grosses lunettes, toutes moches-carrées, qui lui faisaient des yeux de chouette. Il avait un chapeau abîmé,
"il avait" x2
avoui merci

Citer
Son habit était marron taupe.
ça m'étonne que ce soit ce que se dit une fillette de 5 ans
et si je dis qu'il est « marron comme une taupe ça passe mieux ? :\?

Citer
J'aime toujours autant cette réplique ^^ (mais pourquoi des parenthèses ?)
Contente qu'elle te plaise ^^
Euh je sais pas, parce que j'avais la flemme de fermer-les-guillemets-aller-à-la-ligne-écrire-aller-à-la-ligne-rouvrir-les-guillemets sans doute :D ça fait moche ?

Citer
toutes chaudes
toute chaudes, si je ne m'abuse
Exact.

Citer
un peu x2
J'vais enlever le deuxième.

Citer
ça fait quatre "peu" en peu de lignes ^^
Et un cinquième avec le tiens !:P
Je vais arranger ça.

Pour toutes les corrections qui suivent : merci ^^

Citer
la Zina ?:D
XD un « la petite fille » qui a mal vécu la correction je pense.

Je crois que j'au du mal avec les au-dessus XD

Citer
Ah c'est peut-être moi, mais j'arrive plus trop à visualiser : pour moi le lierre décorait la façade, du coup je comprends pas comment il peut avoir gagné en  profondeur :s
Euh...
Euuuuuuuh...
FMIMM* :mrgreen:

Citer
Je trouve ça un peu beurk, comme phrase:D
J'ai rigolé en l'écrivant puis je me suis dit que ça passerait :mrgreen: Mais je l'arrangerait peut être un peu.

Citer
smiley involontaire ? 
Youps.

Citer
- dans le début, les tournures sont parfois un peu compliquées, je sais pas si ça passe bien en jeunesse - c'est moins le cas dans les passages en italique, qui sont plus simples. Peut-être éventuellement simplifier un peu ?
Oui, je vais essayer d'élaguer encore un peu certaines tournures, mais je veux pas tomber dans l'infantilisation non plus. Je sais pas trop la moyenne d'âge que je vise en fait, peut-être du 6-9 ans, du coup je pense que si une maison accepte mon texte y aura moyen d'arranger ça après :)

Citer
- Sinon, j'ai trouvé que deux petits trucs faisaient un peu pièce rapportée : les peluches qui bougent, croisées lors de l'escalade du toit, et la caresse du papillon. Les peluches, c'est un peu gratuit, on se dit que ça va avoir une incidence après, et en fait... Non. Du coup, j'ai pas trop vu l'utilité de la scène. Et le papillon, ça fait carrément un faux effet d'attente : on se dit "ah ben oui ! Elle va utiliser la poussière magique du papillon pour sauver l'otarie !". Sauf qu'en fait, non, il ne sert à rien, et tu pourrais le retirer de l'histoire que ça changerai pas la fin. Du coup, je le trouve un peu inutile.
Oui, je vois ce que tu veux dire. En fait je voulais ajouter des tiroirs pour équilibrer un peu le texte après l'apparition de Silène, malgré le risque de faire « pièce rapportée » justement. Du coup je crois que je vais les garder quand même, parce que j'aime bien (quitte à modifier encore un peu la fin et que Zina utilise le papillon pour monter sur le toit).

Voilà, merci beaucoup pour ton commentaire en tout cas, il m'aide beaucoup !:D
Bisous bisous.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Maxie le 09 Juillet 2014 à 12:36:02
Bonjour :)
J'ai bien aimé l'histoire, les effets de surprise & la chute aussi.
Je trouve mon commentaire un peu court alors excuse-moi :-[
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Zina (version 2 !)
Posté par: Doctor Grimm le 09 Juillet 2014 à 13:34:45
Salut Maxie ! Merci pour ton commentaire, je suis contente que ça t'ai plu  ^^