Bon, j'ai suivi les quelques conseils que j'ai eu pour essayer de rendre cette nouvelle plus intéressante. En espérant qu'elle vous plaise mieux maintenant, et je suis ouverte à toutes propositions de modifications.
Voilà, j'aurais surtout besoin de savoir ce qui va ou ne va pas! Lâchez vous ! :coeur:
Je t'étoufferai par mon amour.
Deux grosses valises traînaient au sol. Dans le petit appartement familial tout le monde s'agitait. Depuis des mois, Marylin et Stéphane s'éloignaient, se déchiraient. Ils étaient jeunes et pleins de vie. Pourtant, il y avait comme une ombre à ce tableau si parfait. Une ombre qui n'aurait du être qu'un halo de bonheur lumineux dans leur couple. Leur fils, Nicola. Tous deux l'aimaient, mais ça ne suffisait pas à Stéphane. Tout était aller trop vite pour lui, il n'avait que vingt-cinq ans, il voulait en profiter tant qu'il était encore temps. Croire en ses rêves, les réaliser. Il aimait vivre dans cet espace qu'il s'était créé. Il était le seul à pouvoir s'y rendre, l'esprit divaguant toujours un peu plus. C'était ça, sa vie de jeune adulte, et non pas celle qu'il s'était empressé de construire avec sa femme. Tout était allé très vite. Un coup de foudre, des espérances, des actes, de l'amour, un enfant, des regrets.
Poum. Poum. Poum.
Trois coups, seulement trois, qui marquaient le début de ce cauchemar ambiant. Il ne s'y attendait pas, les larmes lui montèrent et sa gorge se serra. C'était un trop plein d'émotions pour cette première fois. Elles s’entrechoquaient, ce n'était plus réel. Les bruits, les paroles fusaient de partout.
- Arrête ! Stop !
Les mots apeurés du petit Nico n'y faisaient rien. Sa mère posa ses yeux noirs sur lui, son regard était lourd et à la fois tellement impassible. Elle continuait de frapper la porte, accroupis au sol, comme si elle attendait qu'on lui ouvre.
- Tais-toi...
Nicola venait de voir son père partir. Il avait claquer la porte et laisser une femme désemparée derrière lui. Pour la première fois depuis huit ans il avait penser à lui, au vrai bonheur qu'il n'avait plus connus depuis longtemps. Depuis la naissance du petit Nico, ce n'était que des bribes de bonheur, une illusion de ce qu'il aimait réellement ressentir.
Le petit garçon ne savait pas quoi penser. Il était assis, là, par terre à jouer à ses jeux de construction que les enfants adorent. Il regardait sa mère, immobile. Marylin se retourna, le regarda, et se leva. Elle déambulait dans le couloir et s'approcha de son fils. Son regard s'était adoucit, mais il n'y avait toujours aucune émotion. La jeune femme s'agenouilla afin d'être à la hauteur de son fils. Elle le regarda, l'admira même. Comme toutes le mères, elle avait toujours trouvé son enfant d'une beauté inégalable à celle des autres enfants. Et c'était vrai. Nicola était beau, tant ses cheveux d'un noir ténébreux faisait ressortir ses yeux bleus et ce regard si attendrissant. Il ressemblait à un ange, un ange noir, comme son père.
- Tu ressembles tellement à ton père. J'ai l'impression de le voir en toi.
Le petit garçon regarda sa mère, il tenta de sourire et que son insouciante joie de vivre atteigne sa mère comme il avait réussi plus d'une fois ces derniers mois. Cette jeune femme, aux longs cheveux blonds se présentait toujours comme souriante et joviale, et ça quelque soit les circonstances. Seulement, là elle n'en pouvait plus, c'était trop. Elle n'avait qu'une envie, extérioriser sa colère et sa tristesse aussi fort qu'elle le pouvait. Elle posa une main sur la tête de son fils, celui ci la regarda et vint se blottir dans ses bras. Marylin ne put le repousser, mais elle commença à le serrer contre elle, encore et encore. Nicola se débattait, il manquait d'air et ne pouvait aucunement reprendre son souffle. Il sentait ses poumons se contracter, et lutter pour utiliser le peu d'air qui lui restait. Sa mère reprit ses esprits, le lâcha et se leva d'un bon. Elle semblait vide. Le petit Nico, lui, était décontenancé, la tristesse était entrain de le submerger. Son père lui avait pourtant apprit à être fort et ne pas pleurer, afin de montrer qui était l'homme. Avait-il déjà prévu son départ ? Peu importe, tout ce à quoi pensait Nicola était, à ce moment précis, la folie de sa mère. Il ne pu retenir plus longtemps son chagrin, sa douleur et sa détresse. Ses larmes commencèrent à tromper sa vue, elles ne s'arrêtaient plus, elles prenaient le contrôle sur tout son corps. Il ne pouvait pas étouffer ses sanglots, il s'en étoufferait lui-même.
Marylin changea d'attitude, elle revint à la réalité, mais elle se braqua devant les pleurs de son fils. Ce n'était pas à lui de pleurer, ce n'était pas lui que l'on venait de quitter. Il avait encore sa mère, lui. Et son père reviendrait un jour, pour lui. Et non pour elle. Son fils n'y pouvait rien, mais elle lui en voulait. Tellement.
- Pourquoi tu pleures ?! Tu te retrouves pas seul toi. Alors arrête bordel!
- Mais maman...
Le petit Nico était déconcerté, il ne comprenait rien de ce qui lui arrivait. Pourquoi sa mère se comportait-elle comme ça avec lui alors qu'il n'avait rien fait ?
- Arrête de pleurer putain. Sois un homme, pas comme ton père.
Elle le bouscula à l'aide de sa jambe, et il bascula sur le tapis du salon. Il voulu se relever en prenant appuis sur ses mains, mais sa mère fût plus rapide, elle se précipita sur lui, comme un rapace sur sa proie. Elle commença à le secouer en lui hurlant dessus. La petite tête du petit Nico ondulait comme un diablotin sur ressort, au point qu'elle vint s'écraser sur la table basse du salon se trouvant derrière lui.
Plus un bruit. Les cris de Marylin avaient cessé, les pleurs de Nicola n'étaient plus que des échos.