Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: ernya le 30 Mai 2008 à 23:26:39
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Titre provisoire ( je ne suis pas douée pour les titres).
Second texte comme prévu pour l'AT de mai sur une musique de Kingdom of Heaven avec Crusaders
Je crains que ce texte soit quelque peu étrange. En fait, il était au départ en prose et l'histoire était quelque peu différente mais le texte ne me plaisait pas et je l'ai donc modifié et mis en vers. Donc peut-être que ce n'était pas une bonne idée...
N'hésitez pas à relever les vers qui vous semblent très mauvais ^^
Troisième version fin page 2
L'astre solaire n'était pas encore levé
Seul pointait le faible éclat rosé.
Au lointain, sombres âmes,
Brillaient les oriflammes.
Cachée dans l'obscurité
Des hauts murs de la cité
Maudissant sa terre natale
Elle attendait l'instant fatal.
Toute joie et raison avaient disparu
La rage et la souffrance étaient réapparues
Pour laisser son coeur à la démence
Et à l'intolérable souffrance.
C'est éperdue qu'elle parcourut
Les dédales et les rues
Avant d'atteindre la Haute Tour
Symbole du Dernier Jour.
Lorsque les vastes portes s'ouvrirent
Elle crut défaillir
À la vue du condamné
À la triste destinée.
Leurs yeux se rencontrèrent
Moment fugace et délétère.
Il lui hurla " infamie".
N'avaient-ils pas été amis ?
Blessée et humiliée
Elle détourna ses joues empourprées
Tandis que le misérable
S'éloignait de la tour imprenable.
De ses pas maudits
Pourtant, elle le suivit
Jusqu'à l'ultime frontière
De leur détestable terre.
Il accepta pour la dernière fois
De se retourner vers celle, qui, autrefois
N'aurait, ne serait-ce qu'oser
En sa présence une seule larme verser.
Muette et tremblante
Les joues ruisselantes
Elle l'implorait de ses yeux
Ne pouvant se résoudre à l'adieu.
Il resta impassible
Face à cette âme sensible
Se forçant à refréner sa colère
Sourde et amère.
Mais ses yeux noirs
Accentuaient le désespoir
Et renforçaient la pâleur
De celle qui n'était plus que douleur.
Dieux! Quelle ironie !
De transformer l'adieu en avanie
Et de faire de ceux qui s'étaient épris
À jamais l'un de l'autre des incompris.
Voilà :-°
en fait j'aime pas du tout la dernière strophe
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Je vais être franche : c'est peut-être pas mal, mais je n'ai pas aimé plus que ça :-[ Je trouve ta prose trop ... plate, sans aspérité, "scolaire". Il me laisse de marbre et ne m'a rien fait ressentir :-[ Ca vient peut-être de moi, hein ! mais je trouve que tu devrais davantage te lâcher, jouer avec les mots. Là j'ai l'impression qu'ils sont rangés bien comme il faut, mais qu'ils ne demandent qu'à s'échapper, qu'à te laisser les faire parler, mais ... c'est comme si tu t'étais obligée à faire quelque chose "dans les normes". Et j'ai tendance à ne pas trop apprécier les textes comme ça :-[
En fait, je relis le texte pour essayer de savoir pourquoi je n'ai pas aimé, et c'est peut-être à cause de strophes que je trouve ... pas très belles, pas musicales. Je précise que, lorsque j'apprécie un poème, je me fie avant tout à mon instinct - je ne suis pas du genre à compter les syllabes dans les textes des gens. Donc mon avis vaut ce qu'il vaut (pas grand chose). Cependant, parmi ce que j'apprécie moins :
Toute joie et raison avaient disparu
La rage et la souffrance étaient réapparues
Pour laisser son coeur à la démence
Et à l'intolérable souffrance.
Ici, j'aime pas les sonorités. Le "son" des mots s'enchaine mal, je trouve. Surtout le dernier vers.
Il accepta pour la dernière fois
De se retourner vers celle, qui, autrefois
N'aurait, ne serait-ce qu'oser
En sa présence une seule larme verser.
Je trouve pas mal du tout ce passage par contre.
Il resta impassible
Face à cette âme sensible
Se forçant à refréner sa colère
Sourde et amère.
Là j'aime pas le dernier vers. J'aurais préféré "Amère et sourde". Je sais, ça casse la rime >< Et c'est pas non plus génial ... mais là, je trouve ça ... sans saveur. Le saut (comment on appelle ça déjà ? quand un vers continue au vers suivant ? :-[) après colère est bien, je trouve, mais je m'attendais à des adjectifs plus forts, plus "chocs"
Mais ses yeux noirs
Accentuaient le désespoir
Et renforçaient la pâleur
De celle qui n'était plus que douleur.
Ici, c'est un problème de rythme. Je ne compte pas les syllabes, pourtant j'ai l'impression d'un grand déséquilibre - non voulu. Le dernier vers fait tâche.
Dieux! Quelle ironie !
De transformer l'adieu en avanie
Et de faire de ceux qui s'étaient épris
À jamais l'un de l'autre des incompris.
Là, j'aime bien les rimes, mais le dernier vers me pose toujours problème, je le trouve trop long ... ou pas assez "beau" : c'est le dernier vers du poème, il faudrait qu'il laisse une bonne impression ^^
Voila. Surtout, ne te vexe pas, hein :-[ Mais je n'aime pas mentir en commentant un texte, et ce poème m'a laissé je l'avoue assez indifférente ... parce que le thème, bien que beau et tout et tout, est assez banal et il aurait fallu pour que ça m'accroche que l'écriture soit quasi parfaite et, surtout, "ose". Là, j'avais vraiment l'impression de lire un texte "comme les autres", pas très original. Pourtant, tu écris bien ! Mais ... pour les poèmes, j'ai tendance à être très difficile :-[
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merci Kailana pour ce commentaire! Surtout que tu n'as pas aimé et que pourtant tu as pris le temps de relever ce qui ne te plaisait pas!
Là j'ai l'impression qu'ils sont rangés bien comme il faut, mais qu'ils ne demandent qu'à s'échapper, qu'à te laisser les faire parler, mais ... c'est comme si tu t'étais obligée à faire quelque chose "dans les normes". Et j'ai tendance à ne pas trop apprécier les textes comme ça :-[
ah! raté! :-[
j'essaye de jouer avec les mots ( n'essaye-t-on pas toujours de le faire dès que l'on écrit ?) mais je n'y arrive pas. Tu as parfaitement raison, je peine à me " lâcher" dans l'écriture...
Mais c'est en forgeant qu'on devient forgeron, alors...
Ici, j'aime pas les sonorités. Le "son" des mots s'enchaine mal, je trouve. Surtout le dernier vers.
pour cette strophe, ce sont les rimes (le son de srimes) que tu n'aimes pas ou l'alliance de tous les sons du vers ?
Il accepta pour la dernière fois
De se retourner vers celle, qui, autrefois
N'aurait, ne serait-ce qu'oser
En sa présence une seule larme verser.
Je trouve pas mal du tout ce passage par contre.
Une strophe que tu aimes!
Pourtant j'avais peur que ça fasse super alambiquée, surtout le dernier vers
Il resta impassible
Face à cette âme sensible
Se forçant à refréner sa colère
Sourde et amère.
Là j'aime pas le dernier vers. J'aurais préféré "Amère et sourde". Je sais, ça casse la rime >< Et c'est pas non plus génial ... mais là, je trouve ça ... sans saveur. Le saut (comment on appelle ça déjà ? quand un vers continue au vers suivant ? :-[) après colère est bien, je trouve, mais je m'attendais à des adjectifs plus forts, plus "chocs"
c'est un enjambement :P
euh.. en fait je ne voulais pas mettre d'adjectifs forts (peut-être est-ce une erreur ?) parce que c'est tout de même intériorisé
remarquez, sourde et refréner sont peut-être antinomiques, en fait...
Mais ses yeux noirs
Accentuaient le désespoir
Et renforçaient la pâleur
De celle qui n'était plus que douleur.
Ici, c'est un problème de rythme. Je ne compte pas les syllabes, pourtant j'ai l'impression d'un grand déséquilibre - non voulu. Le dernier vers fait tâche.
je n'ai pas absolument pas compté (pour aucun vers) le nombre de syllabes! :-[
mais c'est vrai que le dernier vers est beaucoup plus long que les autres
Dieux! Quelle ironie !
De transformer l'adieu en avanie
Et de faire de ceux qui s'étaient épris
À jamais l'un de l'autre des incompris.
Là, j'aime bien les rimes, mais le dernier vers me pose toujours problème, je le trouve trop long ... ou pas assez "beau" : c'est le dernier vers du poème, il faudrait qu'il laisse une bonne impression ^^
tout à fait d'accord, je t'avoue que j'arrivais pas à trouver un dernier vers
c'est sûrement l'idée qui n'est pas bonne
Si je résume, tu me reproches le fait de ne pas prendre de risques dans l'écriture? de rester à quelque chose d'assez conventionnel ?
Est-ce que tu pourrais me conseiller pour éviter cela ? Parce que j'avoue que je comprends ce que tu me reproches mais je ne vois pas trop comment faire ...
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Mouais... ç'a été longtemps mon morceau préféré de KoH, je le connais par coeur et j'ai déjà plein de scénarios probables et improbables qui se sont collés dessus...
Et là, j'ai pas trouvé que ça colle particulièrement :-[
Pour les vers, on sent tout de suite que c'est de la prose remixée en vers ! Et j'trouve que l'alternance des mètres rend le tout un peu bancal...
Je suis persuadé qu'il aurait rendu quelque chose de mieux en prose. Il y a des récits qui marchent plus avec la poésie, mais ce n'est pas le cas. Du coup, j'comprends le reproche de Kailiana "trop scolaire"... pour le coup, ça fait du BVB à mort, c'est dommage.
à la triste destiné
-> destinée
Mais sinon, j'ai relevé quelques belles images, au 3ème vers par exemple. Encore une fois, elles auraient sûrement été mieux valorisées dans le cadre de la prose...
Et en fait, c'est un texte où il faut développer la psychologie des personnages, ce que la poésie est capable de faire, avec toute la brièveté et la condensation que cela implique. Mais là, j'ai eu l'impression d'assister à un... trajet, dans la cité, etc. Peut-être qu'en raccourcissant les passages où elle chemine et en développant ses sentiments, ça pourrait déjà un peu plus le faire.
valà ;)
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Moi aussi, quelques petites critiques...
Bon, comme Kailiana, je trouve que ton poème à l'air un peu "engoncé"... (oui, le mot n'est pas très adapté, mais bon...)
Par contre, je trouve que le rythme très court, avec des rimes plates, qui peut sembler "fade" au début, eh bien ça m'a rappelé de temps à autres Reflets D'acide... Les allusions perverses en moins !
par exemple : Au lointain, sombres âmes,
Brillaient les oriflammes.
2 vers que j'adore ;D
Autrement :
L'astre solaire n'était pas encore levé
J'aime vraiment pas "astre solaire" je pense qu'"astre diurne" marcherais bien mieux.
Toute joie et raison avaient disparu
La rage et la souffrance étaient réapparues
Et à l'intolérable souffrance.
là, y a un truc que j'aime pas trop, mais je ne saurais pas l'expliquer... Disparu et réapparu, ça me semble trop proche, c'est la même racine... Je vois bien ce que tu veux dire par là, mais y a quand même un truc qui me chiffonne...
et aussi : souffrance ----> souffrance !
À la vue du condamné
À la triste destiné.
là, c'est moi qui ne comprends pas. condamné ? Et puis la répétition de "A la" juste sur cette strophe, ça déséquilibre un peu le tout...
et sinon, comme Kailiana, "sourde et amère" m'a légèrement surprise.
Enfin, pour finir sur une note positive, il faut toujours positiver, je trouve que ton poème à une belle allure de récit, éventuellement épique, il raconte une histoire... Et ça, ça me plait :D
ce n'est pas encore du Homère, (bientôt, ernya) mais ce n'est pas non plus un truc incompréhensible et "spirituel" (au sens péjoratif).
Bravo
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Lo' : désolée d'avoir saccager la musique :-[
en fait je comprends très bien que ce n'était pas du tout une bonne idée de mettre ça en vers, mais croyez-moi en prose, c'était encore plus infect!
jvais voir si je peux tenter de réécrire même si je pense que ça sera super dur ><
Salamandre :
Reflets d'Acide c'est beaucoup mieux que cette chiure!
contente qu'il y ait un vers que toi et Lo' aimiez (il me suffit de changer tous les autres ><)
ok pour l'astre, Salamandre, surtout que maintenant qaund je lis le vers, jvois marqué "scolaire" à la place ><
pour le reste jvais changer, et essayer d'expliciter "le condamné" parce que c'est sûr que c'est pas facile à comprendre
Homère ? pas vraiment, surtout que ses traductions sont en prose, donc je ne sais pas ce que ça donne en vers
en vers ça serait Hugo, mais là, je suis très très très très loin derrière lui, c'est un maître!
merci à tous les deux d'avoir commenté !
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La musique n'est pas saccagée et ce n'est pas une chiure, mais je préfère largement d'autres poèmes de toi.
Le texte est bon, mais franchement sans + ;)
mais j'ai hâte de lire la nouvelle version si tu en fais une.
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Ici, j'aime pas les sonorités. Le "son" des mots s'enchaine mal, je trouve. Surtout le dernier vers.
pour cette strophe, ce sont les rimes (le son de srimes) que tu n'aimes pas ou l'alliance de tous les sons du vers ?
Le rythme. Le dernier vers ne va pas avec les précédents. Et l'avant dernier, moyen aussi ...
euh.. en fait je ne voulais pas mettre d'adjectifs forts (peut-être est-ce une erreur ?) parce que c'est tout de même intériorisé
Je me suis mal exprimée par "fort". Lorsque je dis un "adjectif fort", je veux dire : qui touche le lecteur, lui parle, lui fasse ressentir quelque chose.
Si je résume, tu me reproches le fait de ne pas prendre de risques dans l'écriture? de rester à quelque chose d'assez conventionnel ?
Est-ce que tu pourrais me conseiller pour éviter cela ? Parce que j'avoue que je comprends ce que tu me reproches mais je ne vois pas trop comment faire ...
Oui, c'est assez ça dans ce poème. Un conseil ? Euuuuuuuuuuh >< Ben ... personnellement, je crois que j'ai commencé à me "lâcher" lorsque j'ai écris durant des migraines. Et je ne peux pas espérer que tu en ais xD Il y a la lecture de Damasio aussi, qui m'a fait voir l'écriture et les mots (la ponctuation surtout) d'une autre manière. Après ... c'est vraiment personnel. Car chacun se crée son propre style.
Si j'aurais un seul conseil, ce serait : ne pense pas aux règles. Ou plutôt : garde les à l'esprit, tout en sachant que tu as le droit de les surpasser. Pour tenter de faire légèrement original, il faut savoir ce qui ne l'est pas ... mais sans se laisser entraver.
Mais bon. Je suis pas une maitre en la matière xD C'est vraiment à toi de sentir, de faire ce que tu as envie de faire. D'autant plus que, si ce poème me parait un peu fade, conventionnel, ce n'est pas le cas de tous tes textes. C'est un peu comme si tu n'avais pas encore apprivoisé tes propres mots. Et ça, ben ... il n'y a que les Grands Auteurs qui y parviennent véritablement, donc bon XD
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Il y a la lecture de Damasio aussi, qui m'a fait voir l'écriture et les mots (la ponctuation surtout) d'une autre manière.
Naaaaaaaan xD on l'a perdue :mrgreen:
**
sinon, je suis d'accord, lire Damasio ça aide... en fait, chacun a ses propres lectures qui provoquent des déclics ; mais Damasio est susceptible de marcher pour tout l'monde...
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Deuxième version
en fait j'ai beaucoup changé! Pour ne pas dire tout changé :-°
mais c'est difficile de faire autrement avec des vers
j'espère que c'est mieux
j'ai essayé de développer les sentiments comme Lo' me le conseillait, alors peut-être que ça fait moins récit maintenant
je sais pas...
ça fait peut-être toujours BVB
L'astre diurne n'était pas encore levé
Seul pointait l'éclat rosé.
Au lointain, sombres âmes,
Brillaient les oriflammes.
Le dernier jour du condamné
Avait scellé sa propre destinée.
À jamais loin d'elle, en exil
Il vivrait en paix son asile.
Trépassés seront leurs souvenirs
Brisé leur avenir.
La loi implacable
Doit désigner un coupable.
Par la fatalité impuissante
C'est de larmes ruisselante
Qu'elle se présente à ses yeux
Ne pouvant se résoudre à l'adieu.
Il accepta pour la dernière fois
De se retourner vers celle, qui, autrefois
N'aurait, ne serait-ce qu'oser
En sa présence une seule larme verser.
Ses yeux brillaient de désespoir
Alors que les siens étaient froids et noirs.
Celle dont il attendait consolation
Ne lui offrait que désolation.
Il en fut outré
Et elle désespérée
Comment sans même un murmure
Lui causait-il une telle blessure ?
Pourquoi ressentir autant de pitié
Là où il n'y avait qu'amitié ?
Qu'elle garde toute cette eau
Pour le jour de son tombeau.
Maudites soient ces secondes passagères
Qui brûlaient le fond de leur chair
En faisant naître enter deux amis
Le doux mot d'infamie!
Qu'elle soit courageuse et fière
Et n'arbore pas des yeux de misère.
C'était ainsi qu'il l'avait voulu
Il n'en fut que plus déçu.
Que son regard me donne l'espoir
De pouvoir un jour le revoir.
Voici ce qu'elle avait désiré
Son dédain elle s'était attirée.
Entre ceux qui s'étaient épris
Naquit le triste mépris
Face aux sentiments délétères
Que peuvent les pensées éphémères ?
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Ouip, je préfère, surtout la fin ; il y a toujours quelques mots qui heurtent, comme "outré" ; mais globalement c'est mieux. J'suis toujours gêné par la variation des mètres, mais je crois être le seul à l'être donc pas grave.
Surtout le deuxième vers, en fait... on dirait que la contrainte t'embêtait et que tu as fait comme si c'était de la prose. Mais bon^^ sinon c'est mieux !
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ouf!
je craignais que la fin fasse morale à la La Fontaine ><
pour "outré" je sais c'est un vers de merde, j'avais rien trouvé de mieux
j'ai pas chercher à faire des mètres donc ça dépasse peut-être douze :-°
contente que ce soit mieux
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S'il n'y a pas de jeu avec le mètre, alors peut-être qu'il faudrait carrément passer en vers libres et supprimer les rimes... là, le poème a le vers entre deux chaises...
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T'es doué pour ça, pas moi
j'avais essayé pour ce poème-là de le faire, mais direct les rimes ont voulu rappliquer
dis-moi là où c'est entre deux chaises ^^
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Bah, un peu partout en fait... à commencer par la première strophe : 12, puis 7, puis deux fois 6... dans la 2ème, il y en a un de 10 au milieu des alexandrins, etc.
mais attends de voir si ça gêne d'autres gens pour modifier ;)
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Le dernier jour du condamné
Avait scellé sa propre destinée.
À jamais loin d'elle, en exil
Il vivrait en paix son asile.
-> pas bien rythmé ça … ça fait très bancal
Trépassés seront leurs souvenirs
Brisé leur avenir.
La loi implacable
Doit désigner un coupable.
-> « doit désigner coupable » ferait pas mieux ?
Il en fut outré
Et elle désespérée
Comment sans même un murmure
Lui causait-il une telle blessure ?
-> « elle désespérée » sans le « et » ?
En faisant naître enter deux amis
-> entre
Face aux sentiments délétères
Que peuvent les pensées éphémères ?
-> ça c’est très bien !
C'est bien mieux. Même si ... j'aime toujours pas plus que ça :-° En fait, je crois que c'est un problème de nombre de syllabes principalement. Le poème est, comme dit si bien Loredan, "entre deux chaises".
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je prends note! ;)
Bon, un travail sur les mètres s'impose apparemment ^^
Fait!
Alors normalement j'ai fait des effets de rythme en jouant sur les vers. Ils fonctionnent par groupe de deux, mais ça change pratiquement pour chaque strophe.
*****
L'astre diurne ne s'était point éveillé
Et elle toute la nuit elle avait veillé
Au lointain, sombres âmes,
Brillaient les oriflammes.
Le dernier jour du condamné
Scellait sa propre destinée.
Loin d'elle, à jamais, en exil,
Il vivrait en paix son asile.
Désormais trépassés seront leurs souvenirs
Brisé leur avenir.
La dure loi implacable
Doit désigner un coupable.
Par la fatalité impuissante
C'est de larmes ruisselante
Qu'elle se montre à ses yeux
Ne pouvant se résoudre à l'adieu.
Il accepta alors pour la dernière fois
De se retourner vers celle, qui, autrefois
N'aurait, ne serait-ce qu'oser
En sa présence une seule larme verser.
Ses yeux brillaient de désespoir
Mais les siens étaient froids et noirs.
Celle dont il attendait consolation
Ne lui offrait que désolation.
Il en fut outré
Elle désespérée
Comment sans même un murmure
Causait-il cette blessure ?
Maudites soient donc ces secondes passagères
Qui brûlaient le fond de leur chair
Faisant naître entre deux amis
Le doux mot d'infamie.
Qu'elle soit courageuse et fière
Et n'arbore pas des yeux de misère
C'était ce qu'il avait voulu
C'est pourquoi il n'en fut que plus déçu.
Que son regard me donne l'espoir
De pouvoir un jour la revoir.
Voici ce qu'elle avait désiré
Son dédain elle s'était attirée.
Entre ceux qui s'étaient épris
Naquit le sublime mépris.
Face à ces sentiments délétères
Que peuvent les pensées éphémères ?
J'espère et pour vous et pour moi, que j'approche de la dernière version, du moins pour le moment ::)
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L'astre diurne ne s'était point éveillé
Et elle toute la nuit elle avait veillé
Au lointain, sombres âmes,
Brillaient les oriflammes.
J'inverserais l'ordre de tes vers pour le rythme. Comme ça, ci-dessous, non ?
Au lointain, sombres âmes,
Brillaient les oriflammes.
L'astre diurne ne s'était point éveillé
Et elle toute la nuit elle avait veillé.
Mais il y a trop de "elle" je trouve. Puis je trouve qu'entre les strophes ça va pas, mais juste au niveau du rythme. Quand je lis à voix haute, je suis souvent ralenti. Il y a des problèmes de rythme.
Comment sans même un murmure
Causait-il cette blessure ?
Je trouve que c'est pas agréable à lire.
Entre ceux qui s'étaient épris
Naquit le sublime mépris.
Face à ces sentiments délétères
Que peuvent les pensées éphémères ?
Là aussi, par exemple, le rythme est bizarre. Puis j'ai un peu de mal avec cette fin.
Je cherche et je cherche ce qu'il faudrait arranger mais je vois pas trop.
Je pense qu'il y a dans un premier temps un problème avec le rythme puis dans un second temps avec la forme.
Essaye d'écrire comme Prévert, je sais pas, ou de faire quelque chose moins long et qui soit plus beau pour la forme car la métrique est là, présente, mais je la trouve un peu bancale. Et c'est ce qui casse un peu tout pour le rythme.
Bon, pas facile de s'exprimer sur ton texte. Sinon, il désigne une réalité ? une personne ?
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j'aime pas Prévert :-¬?
En fait, je suis d'accord pour le problème de rythme, c'est sûr
et puis il y a des strophes qui me sortent par les yeux
j'essayerai d'arranger ce qui ne me plaît pas du tout, mais je sais pas quand ni si je le ferai, je le considère comme un revers de toute manière
pour les "elle, j'ai relu et je ne suis pas trop d'accord
pour l'inversion, j'hésite, c'est vrai que ça passe bien aussi
Sinon, j'avoue que je ne sais plus trop le contexte dans lequel j'ai pondu ça
je crois que je m'inspirais d'une musique et d'un film, enfin je sais plus
je ferai peut-être une version en prose finalment, pff, je sais pas, il m'énerve ce texte
en tout cas, merci d'avoir commenté cette chiure ^^
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Je ne vois pas où tu veux en venir. Le découpage des "vers" m'est incompréhensible: le rythme fait défaut et les images me semblent convenues.
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c'est juste un poème qui parle de problème entre deux amis, un défaut de compréhension qui annonce leur rupture
je ne comprend pas pourquoi tu mets vers entre guillemets, je ne vois pas en quoi ce ne seraient point des vers ???
pour le découpage des vers, j'ai mis des heptasyllabes, il me semble et quelques vers sont plus courts pour marquer un effet comme avec "Brisés", le vers est plus court pour mettre en valeur ce verbe
pour les images, il faudrait d'abord que tu me dises où il y en a :P
le thème n'est peut-être pas d'une grande originalité, bien que je ne pense pas que l'amitié soit le thème le plus récurrent en poésie, sinon, je trouve que le reproche principal que je ferai à ce texte c'est qu'il veut être grandiloquent