Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: E.P le 05 Janvier 2014 à 13:27:46
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Le coureur.
Tous les jours cet homme courait. A petites enjambées il se vidait d'une pression quotidienne. Celle d'être un homme, un père de famille et un mari aimant. Son cœur s'emballait. Il s’essoufflait de plus en plus, avalant les kilomètres comme des comprimés. Puis il pensait : "Mais que dois-je faire pour lui pardonner ?" Sa femme avait pris ses distances avec lui. Le jeune couple qui avait vécu si longtemps, ensemble entamait une procédure de divorce. Et lui dans tout ça, ne comprenait pas ce qu'il avait manqué.
Ils s'étaient connus très jeune. Lui avait 17 ans et sa future épouse 15 ans. Leur amour était fusionnel, brûlant tous les doutes de la vie. Ils se sentaient vivre, discutaient beaucoup. C'était un homme qui la faisait rire, très mature et intelligent. Elle, était plus extravertie et sans nul doute mal dans sa peau. Derrière ces yeux vert émeraude se cachaient une fragile personnalisée. Elle n'avait pas confiance en elle, mais a celle de son homme. Mêlant leur passé, ils réussirent à avancer. Ils eurent une petite fille très rapidement, il avait 21 ans et elle 19. Ils étaient heureux, avaient un foyer. Lui était ébéniste et elle secrétaire. De cette période il ne restait rien aujourd'hui.
Leur profession n'avait pas changé mais leurs vies avaient basculées. Ce qui faisait leur amour n'était plus, ce qui faisait leurs craintes avait émergé. Cette routine les avaient dévorées. L'homme travaillait dur et courait de plus en plus. Allant jusqu'à parcourir plus de cent kilomètres par semaine. Pendant ce temps, cette femme à la vie douloureuse respirait le désespoir et la culpabilité. Son mari qui lui avait donné tant d'assurance et de tranquillité n'était plus là pour assumer ces responsabilités.
Ses yeux vert émeraude pleuraient, et l'homme à la vision troublée avançait à un rythme effréné, à la quête de nouveaux cheveux dorés, d'un rire qui l’atrophierait et d'un regard qui le sublimerait.
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Bonjour !
Le cycle de la vie, ce qui arrive à tant de couple de nos jours... La dure réalité de la vie amoureuse lorsque la routine s'installe et que l'un comme l'autre sont incapables de surmonter ça. Pas de but précis à ton texte mais il se lit facilement grâce au fait qu'il soit court. J'ai bien aimé.
Et lui dans tout ça ne comprenait pas ce qu'il avait manqué.
Un petit couac, je trouve cette phrase trop lourde, peut-être un ajout de virgule serait le bienvenu non ?
Voilà, je n'aurais pas grand chose d'autre à dire! Au plaisir :)
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Bonjour.
Le sens général de ton texte, j'aime beaucoup. On comprend vite et c'est quelque chose que les gens sont amenés à vivre, on peut donc rapidement s'identifier à ton histoire, soit parce qu'on a vécu le même genre d'expérience ou car on connait quelqu'un qui l'a vécu.
Mais je n'arrive pas à accrocher plus que ça. Je pense que ça demande d'être étoffé davantage, peut être en parlant plus en profondeur des sentiments qui les unissaient et accentuer encore plus le fossé qui s'est creusé entre eux au fil du temps.
Mais je le répète, c'est un très bon thème que tu as choisi !
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Salut salut,
Je me permets de faire quelque commentaires sur la forme mais je m'abstiendrais de remarque sur le fond, les "tranches de vie", ça ne me fait pas trop rêver. Dans l'ensemble ton écriture est aisée et fluide, il y a quelques jolies images, mais tu aurais peut être gagné à te relire plus soigneusement :
Puis il pensa
Le passé simple accroche, il est maladroit parce que jusque là tu décris une habitude, sans repère temporel. Il faut que tu introduise une rupture, une date qui situe l'action. Sinon, tu gardes l'imparfait :)
Le jeune couple qui avait vécu si longtemps ensemble entamait
J'aurais mis des des virgules après "couple" et "ensemble" pour rythmer un peu la phrase.
Et lui dans tout ça ne comprenait pas
Idem après "lui" et "ça".
Ils se sont connus très jeune.
Ils "s'étaient connus" sinon tu ne respecte pas la concordance des temps. Et un "s" à "jeune" et à "ces yeux vert " ;)
se cache
"Se cachaient", pluriel et passé, toujours pour la concordance des temps. Idem pour le verbe suivant.
ils réussirent à avancer. Ils eurent
Ici, je pense que le plus que parfait accrocherait moins : "ils avaient eu" "ils avaient réussi".
Ce que faisait leur amour n'était plus, ce que faisait leurs craintes avait émergé
Je ne comprends pas trop le sens de cette phrase... Ce ne serait pas plutôt ce "qui" ?
Ses yeux vert émeraude pleuraient
Et deux petits accords pour finir :P
Voilà, voilà, j'espère que ça te sera utile. Mais ton écriture est jolie, je repasserais ^^
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Merci pour les commentaires, j'ai corriger. Par contre pour ta dernière remarque, je n'ai pas compris.
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Je parlais des accords du pluriel excuse-moi :-[ En clair, il manque des "s"
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Salut,
Je pense que ton texte a beaucoup de potentiel, son titre et les premières phrases donnent envie de le lire. Tu parles d'un sujet intéressant, auquel effectivement on peut s'identifier, mais je reste un peu sur ma faim. Je pense qu'en avoir une "version longue" me satisferait. Pour moi, il aurait fallu plus développer, plus entrer dans cette distance qui s'est installée dans le couple, donner plus d'informations. Sans pour autant changer le style que tu as choisi, qui selon moi donne de l'originalité à ton texte pour parler d'un sujet vu et revu. En résumé, j'ai aimé la façon dont tu l'as écrit, mais je l'ai trouvé un peu trop court.
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Merci c'est gentil, pour la taille, je ne suis pas capable d'écrire de long textes. Du moins je n'ai jamais essayé. Je suis vraiment pas quelqu'un qui écris en quantité et c'est sûrement la seul chose que je vais écrire de la semaine. Si quelqu'un veut essayer de reprendre le texte et de l'améliorer a sa façon, ça ne me dérange pas du tout, bien au contraire...
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Elle n'avait pas confiance en elle, mais a celle de son homme.
avait ?
avaient basculées.
basculé
d'un rire qui l’atrophierait
Pas très convaincant.
Euh, pour "vert émeraude" y a pas de faute ça s'accorde pas...
J'ai eu du mal à rentrer dans le texte. Y a quelques maladresses qui rendent la lecture assez hachée et les temps changent parfois sans crier gare.
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Ahaha oui, c'est ce que je me suis dit après coup :-[
Pardon pardon ! ><
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Elle n'avait pas confiance en elle, mais a celle de son homme.
avait ?
avaient basculées.
basculé
d'un rire qui l’atrophierait
Pas très convaincant.
Euh, pour "vert émeraude" y a pas de faute ça s'accorde pas...
J'ai eu du mal à rentrer dans le texte. Y a quelques maladresses qui rendent la lecture assez hachée et les temps changent parfois sans crier gare.
Je suis désolé de ne pas t'avoir convaincu. Et pour les changements de temps, si tu disais où était les fautes ça serais mieux. Car j'ai beau me relire, je ne vois pas de problème.
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avalant les kilomètres comme des comprimés.
-> j'aime beaucoup cette image ! :coeur:
une fragile personnalisée
-> personnalité
mais a celle de son homme.
-> incorrect, ça ne se dit pas.
Mêlant leur passé
-> leurs passés, je pense ?
Leur profession n'avait pas changé
-> leurs professions n'avaient pas changé ?
Ce qui faisait leur amour n'était plus, ce qui faisait leurs craintes avait émergé. Cette routine les avaient dévorées.
-> répétition de "faisait". "dévoré". Si tu relis ces phrases à voix haute, tu verras que le rythme est monotone. Je te conseille de rompre cette monotonie en tournant la phrase autrement.
assumer ces responsabilités
-> ses ? C'est un possessif ?
Ses yeux vert émeraude pleuraient, et l'homme à la vision troublée avançait à un rythme effréné, à la quête de nouveaux cheveux dorés, d'un rire qui l’atrophierait et d'un regard qui le sublimerait.
-> Je ne trouve pas cette dernière phrase très claire.
Voilà, sinon ton texte est intéressant, tu arrives bien à décrire les personnages, avec force et simplicité. Et tu as un style d'écriture agréable. Je pense cependant que tu devrais retravailler la chute.
Voilà pour ma part, et bonne continuation ! ;)
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Cette page est en train de se transformer en cours de grammaire mais c'est pas grave, ça fait du bien à tout le monde :
mais a celle de son homme.
On dit avoir confiance "en" quelqu'un, donc ce serait "en" mais je pense qu'il faudrait reformuler.
Mêlant leur passé
-> leurs passés, je pense ?
Leur profession n'avait pas changé
-> leurs professions n'avaient pas changé ?
Erwan, pour le(s) passé(s) je ne sais pas, mais les professions, c'est sûr qu'il n'en ont qu'une chacun donc c'est bien "leur profession".
Les yeux "vert émeraude", j'ai dit la même chose mais apparemment les couleurs composées comme ça ne s'accordent pas...