- Mon Seigneur !! Mon Seigneur !...tu peux les changer en :
- Qu’y a-t-il ??
- … Mon Seigneur !… Je…
- Parle ! Que se passe-t-il ??
- Mon Seigneur ! Mon Seigneur...sans que ton texte y perde, je pense.
- Qu'y a-t-il ?
- Mon Seigneur, je...
- Parle ! Que se passe-t-il ?
Qu'entends-tu par description ? Il n'y en a déjà aucune.Information si tu préfère.
Je pense que tu te fourvoies.Je suis d'accord avec toi. Maintenant j'ai compris ce qui m'a fait imaginer le théatre : c'est justement cette absence de narration. Dans une pièce de théâtre, il n'y a que des dialogues, avec parfois des didascalies. Au lieu de m'embrouiller, cette absence de narration m'a placé un décor qui lui convenait. C'est par la narration que l'on peut rendre une scène floue.
Ce n'est pas l'absence de narration qui va rendre la scène floue, c'est-elle.
Sans le lecteur n'aura que le dialogue à lire. S'il n'a rien d'autre qui le détourne du dialogue, il aura pied.
Je perçois, le flou comme le fait que le lecteur à diverses indications, mais elles l'empêchent de se localiser.
Vraiment ? Mais comment reproduire l'intonnation des voix sans cette ponctuation s'il n'y a pas de narration ?
Ned Leztneik : Au risque de passer pour un ignare, qu'est-ce qu'une incise adjectivale ?
Pourtant, si la narration était à la première personne on aurait : "Aïe, criais-je de douleur, mais t'es taré !". Je pense que je dois être en train de confondre deux choses différentes, mais j'ai toujours rattaché ça à la narration.
Pour mon premier sujet, j'aimerais ouvrir une discussion sur les scènes floues.:D Pas mal ça comme nom "scène floue"!
Alors, serait-ce une des limites de l'écriture ?Absolument pas, c'est au contraire un de ses immenses avantages, elle se balade dans la tête du lecteur, elle y plante les petites graines qu'elle souhaite...
PS : Après relecture, je pense que j'aurai du appeler le sujet "Ecrire une scène sans narration"Ouai mais nan parce que je ne suis pas d'accord du tout ;)
Il y a une idée qui me traverse souvent l'esprit à ce sujet sur le fait qu'en littérature l'auteur ne donne à voir que ce qu'il veut au lecteur et que c'est un pouvoir extraordinaire. Je veux dire par rapport au cinéma où tout doit être présent "baigné" dans un univers existant qui vient finalement constamment perturber l'attention du spectateur de la trame de l'histoire.
Mais comme tout pouvoir, il a sa contrepartie qui veut qu'en effet l'auteur ne "s'écoute pas parler", en décrivant sur cinq pages un environnement qui n'aura aucun impact sur le déroulement de l'histoire. Quant à l'ambiance ou au "plantage de décor" à proprement parler je crois que s'il en faut, il faut aussi s'en méfier comme de la peste. C'est très vite plein de lieux communs et ça casse le rythme... sans compter que l'évocation de l'ambiance en question requiert très souvent du lecteur des références liées au contexte géographique, générationnel ou social.
Tous les extrêmes sont possibles en littérature, on pourrait par exemple raconter la fantastique aventure d'un type qui descend une rivière en barque, aperçoit quelqu'un qui l'épi depuis le rivage, part à pied à sa poursuite, se perd, se fait sauver par l'inconnu, etc... sans donner le moindre détail géographique ou temporel, une histoire qui puisse avoir eu lieu depuis l'antiquité jusqu'à aujourd'hui quasiment n'importe où sur terre. Donc voilà quoi les description pour moi c'est souvent superflu.