Le Monde de L'Écriture
Sous le soleil des topics => Discussions => Le petit salon => Discussion démarrée par: Godot le 02 Janvier 2014 à 19:18:38
-
Bonsoir ( et bonne année pour ceux qui y croient ) :mrgreen:
Je me pose régulièrement cette question quand j'aborde un livre : lorsqu'un roman ne vous plait pas, vous forcez vous coûte que coûte à le continuer (et pourquoi ?) ou abandonnez vous couramment ? (pareillement, pour quelles raisons ?)
Personnellement, il m'arrive assez de ne pas avoir le courage de continuer, quand je n'apprécie pas, j'arrête assez vite. Mais je m'en veut régulièrement, car je peux passer à côté de quelque chose, forcément (j'ai déjà douté de la qualité de certains romans qui, au final, m'ont beaucoup marqué), mais aussi vis à vis de l'auteur.
Certains me soutiennent qu'il leur est impossible de ne pas finir, même quand la lecture est insupportable.
Et vous, qu'en pensez vous ? Arrêtez vous souvent des romans en cours de route ? Le trouvez vous normal ?
-
Franchement, quand un livre est mal écrit ou ne présente aucun intérêt, ça se sent dès le début (j'entends, les 20 premières pages). Dès lors, je vois pas l'intérêt de le continuer, à part perdre son temps...
Moi, je n'ai aucun scrupule à le faire. :huhu:
-
Si c'est pour les cours, je le finis, sinon, j'abandonne. :mrgreen:
Je pars du principe que la lecture (hors cadre scolaire), c'est avant tout un plaisir. A partir de là, si ça me gonfle (parce que je trouve ça mal écrit ou tout simplement parce que je n'accroche pas du tout du tout), j'ai pas vraiment de scrupules à abandonner. Mais ça m'est quand même rarement arrivé d'abandonner parce que généralement j'ai choisi ce bouquin parce que :
- il manque à ma culture perso
- on me l'a conseillé connaissant mes goûts
- d'après le résumé ou ce qu'on m'en a dit, il n'est pas mauvais (ça n'empêche pas de ne pas aimer bien sûr)
-
J'abandonne aussi plutôt souvent, en fait. Enfin, si ça me plaît pas, je force un peu sur quelques pages/chapitres, et si vraiment ça passe pas, j'abandonne.
Mais en fait, les lectures que je laisse tomber en cours de route, c'est rarement parce que j'aime pas, c'est juste que soit ça tombe à un moment où je fais quinze trucs à la fois, soit ça arrive pas à capter suffisamment mon attention pour que j'y revienne régulièrement. Ca m'empêche pas, souvent, quand je le (re)prends, d'apprécier la lecture.
-
Je fais partie de ces éternels optimistes qui se disent qu'un début peut être un mauvais départ et qu'on est jamais à l'abri de la page-surprise. De la perle qui va rehausser le niveau. Et, par-dessus tout, je ne supporte pas l'idée de me faire un avis faussé sur une oeuvre. Et même si certains livres ont été chiants à lire, j'y ai toujours tiré un enseignement. Parce que si je lis, c'est avant tout pour le plaisir ; mais aussi pour nourrir ma propre écriture.
-
Moi je déteste abandonner un livre en cours de route ; j'ai l'impression que c'est un truc inachevé, pas rangé à sa place, un truc qui titille ma conscience. C'est totalement irrationnel, je sais. ::)
Cela dit : Franchement, quand un livre est mal écrit ou ne présente aucun intérêt, ça se sent dès le début (j'entends, les 20 premières pages). Dès lors, je vois pas l'intérêt de le continuer, à part perdre son temps...
Voilà, quand c'est juste sur une vingtaine de pages, je ne considère pas que je me suis vraiment engagée à lire le livre, donc je l'arrête sans scrupule. Ça m'arrive assez rarement, pour les mêmes raisons qu'a énoncées Ernya. (Récemment ça m'est arrivé avec L'Epée de feu, la soi-disant grande saga de fantasy espagnole ; mon Dieu que c'était nul, j'avais l'impression de lire une mauvaise fanfic de conan)
En revanche, il y a des livres qui sont pas mauvais en soi, ou qui du moins ont un début pas calamiteux, et qui plus tard, vers le milieu, manquent le coche : ça démarre pas, ou ça se dégrade, ou ça piétine, ou encore ça prend une tournure que j'aime pas du tout. Mais dans ce cas, je me force à le finir, parce que j'ai l'impression de manquer à un engagement, de laisser tomber quelque chose que j'ai entamé, et d'avoir perdu mon temps à lire la première moitié du bouquin. Et ça, ça m'arrive bien plus souvent (voyons, de mémoire, le tome deux de Grimpow (un truc d'aventures historiques dont le tome 1 était bien, le deux m'a d'autant plus frustrée), ou les nouvelles de Kipling (pareil, j'avais beaucoup aimé Kim de cet auteur, alors je voulais lire les nouvelles jusqu'au bout pour connaitre), ou le Cid (mais là je me suis forcée pour l'avoir lu :D ), ou encore, le summum, Multiple Splendeur de Han Suyin, que j'ai en cours depuis... je sais pas, mars 2013 ? J'en ai lu plus de la moitié, et j'arrive pas à me décider à l'abandonner, mais je me suis rarement aussi profondément ennuyée à la lecture d'un bouquin :D
Dans ces cas-là, je m'autorise à lire en diagonale, cela dit.