Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Krapoutchniek le 20 Mai 2008 à 22:22:13
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Et voici ma contribution à l'AT de mai(maintenant, je sais ce que c'est =p ), sur base de la musique Kingdom of Heaven - Better man (http://www.deezer.com/?search=kingdom+of+heaven&GO=J%27%C3%A9coute#music/album/73913). Ce texte est court mais j'ai essayai de l'adapter pile poil à la musique(pour un rythme de lecture normal).
Je n'ai pas prévu de suite, ni d'explication sur ce qu'il se passe avant. Cette histoire peut donc n'avoir ni queue ni tête :mrgreen:
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Le soleil inondait la plaine. Ca et là, un arbre mourant donnait de l'ombre aux animaux sauvages. Du haut de son cheval, un homme élégamment vêtu contemplait le pays au loin. Agrippant la branche d'un acacia, il appela, d'une voix douce mais légèrement tremblante:
- Approche, fils.
Des bruits de sabot se firent entendre, puis après quelques instants, le calme revint. Seul le bruissement des plantes pouvait se faire entendre.
- Contemple notre pays. Comme il est beau. L'homme poussa un léger soupir et reprit: tu as toujours vécu ici. Mais cela n'est pas mon cas… Il y a longtemps que je voulais te dévoiler la vérité. Je n'ai jamais eu le cœur à le faire. Mais en ce jour, je sens que la vie va m'abandonner. Je ne peux donc garder ce secret plus longtemps.
Le vieillard fixait toujours son attention sur la plaine qui s'étendait face à lui, jusqu'aux lointaines montagnes.
- Nous t'avons toujours fait croire que les Moyars étaient un peuple sanguinaire et barbare. Cela fait des années qu'ils nous attaquent sans relâche. En réalité, c'est nous qui déclenchâmes les hostilités, jadis.
Il se tourna lentement vers la ville, située derrière eux. De hauts remparts étaient érigés tout autour et une garnison conséquente aurait pu y être assigné. Mais plus aucun soldat ne se trouvait dans l'antique cité.
- Vois notre ville. Nous ne l'avons pas construite, pourtant nous y vivons comme si nous y demeurions depuis des siècles.
- Pourquoi me raconter ça, maintenant? Et que s'est-il passé exactement?
- Tu connais déjà le "pourquoi". Il y a quarante ans, de cela, et pourtant, c'est comme si c'était hier. Nous, peuple ebren, arrivâmes par le fleuve Arben, un jour, sans crier gare, avec femmes, enfants et tout le matériel de guerre dont nous disposions. Puis, sans réfléchir, nous avons chargé sur la ville. L'effet de surprise était total. Nos catapultes rustiques pilonnèrent la cité, arrachant des murs entiers, tandis que nos guerriers tuaient les habitants, sans aucune émotion. Nos archers abattaient systématiquement les ennemis. Moi, Atalente, à la tête de la cavalerie, je chargeai dans le flanc des rares résistants. Une bataille féroce s'engagea. Les râles des blessés se mêlaient à l'entrechoquement des lames. Des chevaux culbutaient dans la poussière.
"Le combat semblait devoir durer éternellement. L'Arben avait pris une teinte pourpre et un nuage de cendre planait au dessus de la ville. Nous avions allumé des incendies afin de faire paniquer nos ennemis. Mais cela se retourna contre nous. La plupart de nos soldats périrent étouffés par la fumée.
"Finalement, après des heures de lutte acharnée, nous étions maîtres de la ville. Je pénétrai dans cette dernière, avec les quelques cavaliers qui me restaient. Tout n'était que mort et désolation. Les rares rescapés du combat avaient l'air hagard et erraient tels des zombies. Je n'avais même plus le courage de chasser les charognards qui s'attaquaient aux cadavres de mes compagnons. Tout me dégoûtait.
- Mais pourquoi avoir ordonné cet assaut?
- Nous étions un peuple relativement miséreux et nomade. Nous avons attaqué la première ville que nous avons croisée. Crois bien que je le regrette à présent. Et puis, à cette époque, j'étais jeune. Je pensais que cette action me permettrait de me faire bien voir par les autres. D'ailleurs, je suis devenu roi à la suite de cela. Mais ça ne fait pas de moi un homme meilleur. Au contraire…
Un léger cliquetis fit sursauter les deux hommes.
- Le vent se lève, il est temps d'y aller.
Le roi leva la main vers le ciel puis l'abaissa aussitôt. D'un seul mouvement, des milliers d'hommes se mirent en marche. Lentement, ils se dirigèrent vers la plaine en contrebas, précédés du roi et de son fils. Des cris leur firent lever la tête. L'armée moyare, cinq fois plus importante, les attendait, plus déterminée que jamais à reprendre la ville qui leur avait été volée jadis. Des éléphants de guerre avaient même été emmenés, prêts à piétiner la cité s'il le fallait.
Et le roi Atalente en tête, les derniers représentants du peuple ebren marchèrent vers leur destinée, sachant pertinemment qu'aucun d'entre eux n'en ressortirait…
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écoute ça colle très bien avec la musique
c'est vrai que c'est un peu court, mais d'un autre côté c'est pas comme si'l n'y avait pas de fin ou pas de début
donc ce n'est pas sans queue ni tête
maintenant si jamais tu voulais développer plus (en dehors de l'AT), ça ne serait pas une mauvaise idée
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Hé hé, et ça colle avec le titre du morceau, bien sûr :P
Tu as vu le film ? ça m'a beaucoup fait penser à une des dernières scènes à Ibelin...
un arbre mourrant
mourant
Tout en agrippant la branche d'un acacia, il appela
j'trouve ça assez lourd : enlève le "tout en" et ce sera déjà allégé... non ?
- Contemple notre pays. Comme il est beau. L'homme poussa un léger soupir et reprit: tu as toujours vécu ici. Mais cela n'est pas mon cas…
- Père, je, interrompit son interlocuteur.
"Père, je...," et c'est un peu lourd, "interlocuteur", même pour préserver l'anonymat temporaire...
Bon, sinon, il y a certains passages un peu trop rapides... dans l'enchaînement des questions, par exemple : on dirait que c'est les questions du lecteur qui sortent par la bouche du fils ;)
Des chevaux culbutaient dans la poussière.
c'est quoi, ton idée ? je crois pas que le verbe colle.
- Nous étions un peuple relativement miséreux et nomade. Nous avons attaqué la première ville que nous avons croisée. Crois bien que je le regrette à présent. Et puis, à cette époque, j'étais jeune. Je pensais que cette action me permettrait de me faire bien voir par les autres. D'ailleurs, je suis devenu roi suite à ça.
non, "suite à" n'est pas correct ; c'est "à la suite de" ;)
Voilà, sinon c'est vrai que ça colle vraiment bien avec la musique ^^ maintenant, l'Appel à Textes n'est qu'un tremplin : j'espère que tu vas développer ce monde, maintenant :) le développer dans ce qu'il a de complexe politiquement, et pourquoi pas nuancer un peu ? par exemple, tu pourrais dire que les Ebrens ont été motivés par une prophétie. Ca mêlerait la religion à la politique, ce serait intéressant et ça rendrait les rapports de force entre Ebrens et Moyars plus ardus à trancher...
Mais peut-être que t'as pas envie xD
Bref, voilà ce que j'en ai pensé :)
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Ce n'est pas vraiment une question d'envie. Je n'avais aucune arrière-pensée en écrivant ça et aucune suite n'était prévue, mais après tout, pourquoi pas? Dans ce cas, je réadapterai ce passage alors :)
- Père, je, interrompit son interlocuteur.
"Père, je...," et c'est un peu lourd, "interlocuteur", même pour préserver l'anonymat temporaire...
Effectivement, mais je n'ai rien trouvé de mieux sur le moment :(
Des chevaux culbutaient dans la poussière.
c'est quoi, ton idée ? je crois pas que le verbe colle.
C'est pourtant une expression qui revient souvent dans les scènes de combat. En gros, j'insiste sur le fait que des chevaux tombent (morts) et soulèvent un nuage de poussière en tombant.
Pour le reste, je modifierai :)
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D'accord alors, si "culbuter" marche ;)
Pour la première citation... tu peux laisser planer le doute en supprimant carrément l'incise : "Père, je..." et passer directement à la réplique suivante.
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Minceuh, j'avais vu autre chose qui pouvait être corrigée, mais je retrouve plus... ><
En tous cas je plussoie les autres, ça serait bien de faire apparaître leurs suggestions, mais sinon c'est plutôt un bon texte, bien évocateur, décor bien planté, musique qui colle parfaitement...
Cultive tout ça si tu le peux!
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Voilà, j'ai corrigé les erreurs. Je pense que je ferai une suite finalement ^^
Et sinon, oui, j'ai vu le film et il m'a un peu inspiré pour cette scène(notamment le passage où 20-30 cavaliers affrontent une armée entière) ;)
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Remontage, 2 ans après !
Bon, j'ai pas écouté avec la musique, mais lu comme ça, je le trouve pas sans queue ni tête. Le texte ne casse pas trois pattes à un canard parce que, comme tu dis, l'univers aurait pu être développé, mais il y a une vraie chute, donc il forme un ensemble, c'est bien.
Du coup, je l'ai trouvé sympa à lire, fluide, évocateur... C'est sûr que ça fait un peu court, détaché de toute autre explication, mais ça va quand même. Bref, sympa...
Dans le détail :
Ca et là
Çà
- Contemple notre pays. Comme il est beau. L'homme poussa un léger soupir et reprit: tu as toujours vécu ici.
L'homme poussa... devrait être soit à la ligne, soit entre parenthèses voire entre tirets, si je ne m'abuse.
c'est nous qui déclenchâmes les hostilités
la tournure me fait bizarre, même si elle est peut-être correcte...
une garnison conséquente aurait pu y être assigné
assignée
Il y a quarante ans, de cela
virgule en trop
Nous avions allumé des incendies afin de faire paniquer nos ennemis. Mais cela se retourna contre nous. La plupart de nos soldats périrent étouffés par la fumée.
C'est ballot :mrgreen: (*je sors :-[ *)
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Pas de jaloux, je remonte aussi les textes récemment remontés. :D
(Surtout que je risquais pas de l'avoir lu, j'étais même pas inscrite à ce moment-là.)
J'ai bien aimé, ça me manque pas de pas savoir d'où ils viennent, si ils vont vraiment mourir, de quelle couleur sont leurs chaussettes. Le texte va à l'essentiel, la transition entre la révélation et le combat est peut-être un peu trop brutale à mon goût. Peut-être dommage de pas savoir ce que le fils pense de tout ça, encore que. ::)
Ca colle vraiment bien à la musique, par contre, ça fait trop longtemps que j'ai vu le film pour me souvenir de la scène mentionnée plus haut, du coup ça me faisait penser à 300. ><
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J'ai bien apprécié ce texte-là, mais sans grand plus.
Une fois n'est pas coutume, je n'ai pas écouté la musique que tu conseillais en même temps. Pourtant, le texte m'a tout de même semblé consistant - bien qu'un peu trop bref.
En fait, ce qui m'a gênée, comme le disait plus haut Kathya, c'est vraiment le manque de détails sur ces peuples... On voit à peine la différence entre les deux, et tout cela me gêne.
Ensuite, c'est relativement bien écrit, mais cela reste tout de même trop court.
J'ai donc assez bien aimé, mais c'est tout. :huhu:
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Un seul déterrage qui entraine une réaction en chaine... XD
Ben, perso, j'ai pas trop aimé. D'abord un détail :
Le vieillard fixait toujours
le problème c'est qu'avant tu le décrivais tjrs comme étant "l'homme", donc on s'est fait une première image de lui qui n'est pas celle d'un vieillard
Ensuite... je trouve pas ça super original, et ça n'amène pas des images grandioses/originales, je veux dire, c'était bien pour répondre à l'AT, mais c'est tout :-[