Sur cette même route, perdue en plein cœur de la forêt, marchait un homme à l'allure singulière.Je trouve le début de la phrase (jusqu'à la deuxième virgule, en fait) assez lourdingue, je crois.
Vêtu de robustes habits de voyageur en coton huilé, d'une couleur marron claire qui se fondait avec les tons de la forêt, il portait un lourd sac à dos en cuir tanné."Qui se fondait avec", ça sonne bizarre comme expression, je trouve. "Qui se fondait dans" passe peut être, mais si tu trouves mieux, fais toi plaisir XD. (Mais du coup, je trouve la partie entre parenthèse un peu longue, ça alourdit ta phrase).
Théodor était à l'apogée d'une longue carrière artistique, et il pouvait se vanter de s'être représenté dans les cours les plus renommées du royaume.
En l'instant, il s'empressait de rejoindre ErlegondeLa tournure du début de la phrase fait bizarre et vieillotte, mais pourquoi pas.
Sifflotant une mélodie de son cru, l'esprit vagabond, il fut interrompu par un craquement sec qui provenait de la piste par devant lui, mais dont l'origine lui était masquée car celle ci engageait un virage à droite, une cinquantaine de mètres plus loin.Cette phrase est assez interminable XD. Je pense que tu peux la couper en deux, voire en trois (mettre au moins un point après "lui", reformuler la phrase d'après).
Quelques instants plus tard, stupéfait, il vit débouler sur la piste une femme qui courrait comme une forcenée.courait
Les cheveux ébouriffés, ses vêtements terreux, manifestement déchirés en plusieurs endroits, elle faisait peine à voir.(Le manifestement est pas très utile et alourdit un peu la phrase).
Elle n'avait pas l'air armée ni dangereuse, mais Théodor se tendit instinctivement lorsqu'il aperçut son visage, sa main descendant naturellement sur la garde de sa rapière.La dernière partie de la phrase est un peu lourde, mais c'est à cause du participe présent. Je pense que tu peux couper la phrase juste avant : "...lorsqu'il aperçut son visage. Sa main descendit naturellement sur la garde..."
Alors qu'elle continuait de courir vers lui, au bord de l'épuisement, manquant tomber à chaque pasChoisis-en un des deux, mais pas les deux, tu répètes deux fois la même idée.
Lorsqu'elle n'était plus qu'à une vingtaine de mètres, il pu voir son visageJe croyais qu'il l'avait déjà vu :-¬? Sinon, c'est "Lorsqu'elle ne fut". Tu devrais mettre un point après "épuisé", d'ailleurs.
vit dans son regard la terreur menacer de céder le pas à la folie."menacer de céder le pas" me fait bizarre aussi. Tu peux essayer de reformuler de manière plus, heu, légère ?
Elle se plia en deux, cherchant son souffle."Cherchant à retrouver son souffle" passerait mieux au niveau du rythme de ta phrase.
Quoi que la jeune fille fuyait, cela semblait dangereux, et il ne comptait pas se faire prendre au dépourvu !La formulation du début de ta phrase "quoi que la jeune fille fuyait" me parait bizarre. Et le point d'exclamation fait un peu sorti de nulle part XD.
Il jeta un rapide coup d’œil au virage d'où elle était apparue, puis la pris doucement par l'épaule.Prit.
– Viens, ne restons pas là, allons à couvert des arbres.Plutôt "sous le couvert des arbres". Mais l'expression est pas très orale, du coup ça fait bizarre de la voir dans un dialogue.
Elle se laissa entraîner sur le bord du chemin, dans le sous bois.Sous-bois.
Elle s'y repris à deux fois avant de pouvoir produire un son.Reprit.
Une voix par ailleurs intéressante, par curiosité il l'aurait volontiers entendu chanter, mais il chassa cette pensée parasite : l'urgence primait.Encore une fois, la phrase me semble un peu longue.
– Que fuis tu ? Je ne peux pas t'aider si tu ne me le dis pas ! Il parlait à voie basse tout en scrutant le virage au bout de la piste.Fuis-tu / voix basse. (J'aurais fait un retour à la ligne pour le bout de narration, sinon on a l'impression que tu continues le dialogue).
– Ils sont juste derrière moi !
Elle semblait si paniquée qu'il n'était pas même sûr qu'elle ait compris sa question..."Même pas sûr" passe mieux.
L'instinct de Théodor l'avertit du danger, la démarche particulière des deux hommes évoquant celle de prédateurs.Je pense que tu peux reformuler cette phrase pour éviter le participe présent et la lourdeur qu'il occasionne.
La jeune fille les avait aperçu, elle aussi, et les fixait avec des yeux écarquillés de terreur.Aperçus.
Une ombre passa sur le visage de Théodor lorsqu'il comprit que la confrontation semblait désormais inévitable.Le "semblait" est de trop. "Etait" passera beaucoup mieux. Ou bien alors, il faut couper la phrase : "Une ombre passa sur le visage de Théodor. La confrontation semblait désormais inévitable."
– Viens, dit-il simplement, en l'entraînant de nouveau sur la piste.Un retour à la ligne après cette phrase. En gros, dès que tu quittes le dialogue pour revenir à la narration, tu reviens à la ligne. Ou alors, tu utilises les guillemets pour marquer de manière précise la fin d'un dialogue.
Elle rechigna à le suivre, et il du presque la traîner derrière lui.Dû.
Mais s'il devait affronter ces deux hommes, il fallait que ce soit en terrain dégagé, car avec sa longue rapière la densité des sous bois ne ferait que le gêner dans ses mouvements.Sous-bois.
Il posa calmement son sac, prenant soin à ne pas abîmer sa harpe,Prenant soin de.
Pris au dépourvu, le combat imminent, il ne disposait que de quelques instants pour se mettre en condition.Là, du coup, tu te répètes un peu : on a compris que le combat est imminent. Et il n'est plus tellement pris au dépourvu, ils ne lui ont pas sauté dessus par derrière, il a le temps de les voir, ils lui laissent même un petit moment pour se mettre en condition. L'action a pas encore commencé, du coup il peut pas vraiment être pris au dépourvu.
Comme toujours, à mesure que le calme l'emplissait, le temps semblait se suspendre et il retrouva la sensation familière que son esprit flottait hors de son corps, comme s'il observait la scène en spectateur intangible.La phrase est trop longue. "La sensation que son esprit flottait" : la sensation que, ça passe pas très bien. Essaye de reformuler mieux ? Genre "Il retrouva l'impression familière de flotter hors de son corps..." ?
Celles ci s'étaient presque immobilisées, comme interloquées par sa présence.Celles-ci.
Mais le répit serait de courte durée, il le savait, car elles aussi devaient évaluer la situation, en miroir à ses propres pensées."En miroir de ses pensées", plutôt.
Elle était d'un noir d'encre, et l'on n'y apercevait nul visage, ni même un masque, mais juste des ténèbres.Tiens, des Nazgûls. Je trouve le "mais" maladroit. Et ça gagnerait à mettre des points à la place des virgules. "Elle était d'un noir d'encre. On n'y apercevait nul visage, pas même un masque. Juste des ténèbres."
mérité ; mais ilun espace en trop avant le point-virgule
Sifflotant une mélodie de son cru, l'esprit vagabond, il fut interrompu par un craquement sec qui provenait de la piste par devant lui, mais dont l'origine lui était masquée car celle ci engageait un virage à droite, une cinquantaine de mètres plus loin.Houla, c’est beaucoup trop long comme phrase !
. Quelques instants plus tard, stupéfait, il vit débouler sur la piste une femme qui courrait comme une forcenée.le stupéfait ne me convainc pas du tout. C’esgt u peu comme « l’esprit vagabond » un peu plus haut. Je saurais pas très bien expliquer pourquoi, je pense que c’est parce que t’as introduit ton personnage en présentant seulement son état civil (plus le but de son voyage) et là il y a un mot de en temps qui doit nous faire percevoir ses sentiments mais ça fait très artificiel.
Quoi que la jeune fille fuyait, cela semblait dangereuxquoi qu’elle fuie. Et tu as déjà montré un peu plus haut que « cela semblait dangereux ». Fais un peu confiance au lecteur, il a oas toujours besoin d'explication supplémentaire. ;)
Peu importe ce qui te poursuit[…]En général quand on court devant un poursuivant c'est qu'on fuit, non ? :mrgreen:
– Tu fuis quelque chose ?
Elle s'y reprisreprit
Une voix par ailleurs intéressante, par curiosité il l'aurait volontiers entendu chanterJe virerais bien le par curiosité
qu'il n'était pas même sûrje vois pas bien l’utilité d’inverser l’ordre du « même pas sûr »
L'instinct de Théodor l'avertit du danger, la démarche particulière des deux hommes évoquant celle de prédateurs.Là aussi, je pense que la confiance au lecteur est de mise. Ils fuient devant un danger pas trop identifié, deux types louches arrivent. Il y a pas besoin d’avoir un instinct particulier pour se dire que c’est un danger potentiel.
La capuche relevée de leurs longs manteauxLes capuches ?
la première d'entre elleelles
les avait aperçu,aperçus (ou aperçues si c’est les silhouettes)
Une ombre passa sur le visage de Théodor lorsqu'il comprit que la confrontation semblait désormais inévitable.Le semblait gâche tout, c'est dommage !
il duil dû
Mais s'il devait affronter ces deux hommes, il fallait que ce soit en terrain dégagé,Quitte à jouer les valeureux chevaliers il pourrait laisser la fille à couvert pour qu’elle ai une chance de s’enfuir au cas où ça tourne mal, non ?
Sans pouvoir dire pourquoi, Théodor n'avait plus de doutes quand aux intentions des deux hommes : ils étaient là pour tuer. Maintenant qu'il leur faisait face, cela lui apparaissait comme une évidence.Je ne vois pas ce que la seconde phrase apporte.
Pris au dépourvu, le combat imminent, il ne disposait que de quelques instants pour se mettre en condition.Je pense pas que t'es besoin de le rappeler. :mrgreen:
. Pendant qu'il évaluait avec détachement la situation, plus rien n'existait que ces deux silhouettes noires et menaçantes.Attention, à trop vouloir faire durer le suspens tu risques de finir par impatienter ton lecteur.
La créature se détendit brutalement et fondit sur lui, mais se détourna au dernier instant. La surprise le ramena à la réalité, mais avant il n'ait eu le temps de réagir la créature était déjà sur son flanc droit.répétition de créature.
avant il n'ait eu le temps de réagiravant qu’il
. Par un hasard chanceuxHasard tout court, ça suffit, non ? :mrgreen :
lorsque, d'instinct, il compritle d’instinct alourdit la phrase et en plus tu en as déjà parlé plusieurs fois. Je suis pour sa suppression.
Par bonheur, son instinctPeut-être que si tu supprime celui du dessus celui-là passera mieux mais pour l’instant j’ai du mal.
la créature n'allait pas se contenter de l'observer pendant encore longtemps !j’aime pas le encore.
il vit sa jeune protégée, immobile, comme paralysée par la terreur. LaTu as déjà dit en parlant d'elle :
et vit dans son regard la terreur [...] les fixait avec des yeux écarquillés de terreur.peut-être qu'il y a autre chose dans son attitude physique qui exprime la peur ?
cinq bon mètres les séparaientbons
. Théodor vit alors qu'elle tenait dans sa main une grosse pierre, qu'elle abattit violemment sur la capuche de la créature.Chouette, ça, ça me plaît ! Je trouvais ça un peu lassant la princesse-potiche.
Le retour à la réalité fut si brutal, que seul l'instinct du combattant le fit réagir.Tu parles déjà beaucoup de retour à la réalité et d’instinct. Ce serait plus intéressant si tu réussissais à varier plus les termes employés.
Je vis depuis toute petite dans notre ferme familiale, qui fait aussi office de gîte pour les voyageurs de passage, et d'aussi loin que je m'en souvienne il n'y avait jamais rien eu de plus grave qu'une ou deux bagarres d'ivrognes.ça me semble pas du tout naturel dans les circonstances où ils sont.
Il prit quelques secondes afin de bien assimiler l'invraisemblable récit de la jeune femme.Peut-être serait-il plus délicat de laisser le lecteur libre d’en juger ?
Bon, quoi qu'il en soit, il serait sage de ne pas rester ici.D’ailleurs ça paraît bizarre qu’ils se soient pas remis e marche avant que la fille ne commence à raconter son histoire.
va voyager quelques tempsquelque
qu'une petite demidemi-heure
Il prit soin d’arnacherharnacher
Bien peu nombreux sont ceux qui aurait réussiauraient
même si je ne ai aucune idée de quoi faire par la suite...je n’ai. Et le de quoi faire par la suite ne colle pas avec le reste du texte. De ce que nous pourrons faire par la suite/ensuite ?
Une chose est sûre, c'est que cela fait un peu trop de coïncidences à mon goût... […]Et surtout, il y avait bien trop de coïncidences pour être le seul fruit du hasard.La deuxième phrase est-elle nécessaire ?
. Et les hiboux en général étaient souvent considérés comme des messagers...Tu n’as jamais parlé de hiboux dans le texte du coup ça fait un peu ‘attention, encart explicatif sur le fonctionnement de mon univers’, je trouve.
Il se sentait étonnamment concerné par cette jeune femme. Une part de lui se sentaitJ’adore pas la répétition.
Pour les commentaires, je suis ouvert à toute suggestion, mais je me questionne tout particulièrement sur certains points. Je précise cela après le texte pour ne pas influencer la lecture...
* Premier point : je me demande si les personnages sont bien "vivants", c.a.d. s'ils sont suffisamment profonds, s'ils ont de la personnalité, etc...
* Deuxième point : c'est au niveau du style. J'ai revue ma première version du texte intégralement, car je trouvais le style trop "scolaire", pas assez littéraire. Je me demande si c'est encore le cas...
* Enfin, je me pose la question plus banale du suspense, de l'intérêt global...
En fait, j'ai l'impression que tu essayes de caler des expressions vieillottes "parce que ça fait fantasy", mais là, je les trouve pas toujours bien intégrées à ton style d'écriture et ça me coupe un peu dans ma lecture, c'est dommage.-> en réalité c'était au départ une faute frappe... Il y avait un "par" qui était resté là au milieu, et j'avais trouvé ça joli. :-[
Si j'ai un conseil à te donner, c'est d'essayer de faire des phrases claires, simples, courtes s'il le faut.Ce qui est intéressant c'est que cela rejoint le commentaire de Cyamme. J'ai entièrement retravaillé le texte notamment parce qu'il était trop naïf, simpliste ... et que les phrases étaient trop courtes !! Du coup, j'ai du forcer un peu la dose, et je suis tombé dans l'extrême inverse. Va falloir que je reprenne tout ça...
J'ai eu du mal à rentrer dans le texte, mais je sens que l'intrigue derrière a un potentiel - même si le fait que ce soit une n-ième "demoiselle en détresse" m'agace un peu XD.-> Là faut avouer que je ne suis pas très satisfait du personnage de Lenna. J'ai eu beaucoup de mal à lui donner sa place dans le récit, parce que j'ai changé d'idée à son sujet à plusieurs reprises. Je la trouve trop passive, effectivement, et c'est un point à améliorer.
le site Elbakin.net est vachement bien pour trouver des trucs à lire et avoir un avis intéressant.Ah, je ne connaissais pas. J'irais voir ça.
Voilà voilà, en espérant que je te décourage pas non plus :/-> Mais non, au contraire ! J'essaie de m'améliorer, et comme c'est mon premier texte, je ne m'attendais pas à ce qu'on me dise que c'était génial ou parfait. L'important, c'est de corriger ce qui peut l'être et de faire mieux la prochaine fois. ;)
Tes illustrations sont...wahou! :coeur: Vraiment superbes, surtout la deuxième (pour l’autre je vois ce que tu veux dire avec le côté « bâclé » mais elle reste très belle. Ceci dit je suis curieuse de voir ce que tu peux en faire en y passant un peu plus de temps. )-> Merci, je fais du dessin et de la peinture depuis maintenant près de deux ans, alors que je n'écris que depuis un mois ! J'ai mis quelques dessins aussi dans la rubrique "créations artistiques des membres" du forum. Malheureusement, je n'ai pas souvent le temps ou la motivation de peaufiner mes illus. :-[
En général quand on court devant un poursuivant c'est qu'on fuit, non ? :mrgreen:-> ça c'est pas faux :mrgreen:
ils avancent de façon sournoise, à l'affut, genre chat tapis dans les herbes ou alors ils sont plutôt conquérants ?-> effectivement, il faut que je détaille ça. Je vais y réfléchir.
Quitte à jouer les valeureux chevaliers il pourrait laisser la fille à couvert pour qu’elle ai une chance de s’enfuir au cas où ça tourne mal, non ?-> Oui et non... Déjà, les affreuses bêbêtes savent la retrouver, puisqu'ils n'ont aucune hésitation pour les localiser la première fois. Et puis il ne part pas du principe qu'il va mourir, je veux dire que ça ne lui vient pas à l'idée. Il pense avoir affaire à deux hommes, mais n'a pas conscience du danger réel.
Peut-être que tu pourrais essayer de faire plus "simple", avec des phrases courtes et plus naturelles.-> Même réponse qu'à Rain... Je suis tombé d'un extrême à l'autre.
Si jamais tu as le temps, va faire un tour ici (http://leblogdetontonbeorn.hautetfort.com/archive/2009/01/28/ce-que-je-deteste-dans-vos-textes.html) Il y a plein de conseils très utiles et bien mieux exrimés que ce que je saurais faire. :)-> J'irais voir ça. ;)
1) J'ai l'impression de connaître Théodor depuis longtemps maintenant ;) Non, plus sérieusement, je le trouve bien "vivant" comme tu dis. Par contre, Lenna, je la "ressens" moins.-> J'ai eu beaucoup plus de mal avec le personnage de Lenna, en effet. Je la trouve un peu potiche, et je n'ai pas vraiment réussi à lui donner toute sa place dans l'histoire. Je m'en rends vraiment compte maintenant. C'est sans doute un des gros points faibles du texte.
3) Même si ça donne un petit air de déjà vu, j'aime bien ton histoire.C'est sur que ce n'est pas totalement nouveau... Je ne voulais pas faire un scénario trop complexe pour un premier texte, c'est donc sans nul doute améliorable.
Tes illustrations sont vraiment belles, surtout la chouette. Par contre, c'est vrai qu'il faudrait les redimensionner pour des questions d'ordre pratique.-> Merci ^^ Pour le redimensionnement, c'est fait. Ça devrait aller maintenant...