J'entame une petite série de textes sans ambitions aucunes, relatant une biographie imaginaire, celui-là est le premier, il est pas explicite (j'vous laisse deviner les prochains lol). J'ai 3 voire 4 autres textes à suivre que j'écrirai si celui-là vous émoustille (sachant que c'est intéressant de voir l'évolution du personnage et du style avec l'âge et l'expérience :D )
Bonne lecture (ou pas :mrgreen: ) !
J'habitais près d'un petit village, et à la maison, y'avait mon papa et ma maman. J'avais quand même un copain qui s'appelait Bertrand, mais moi, j'l'appelais Bebert, et lui y m'appelait Vivi. Mes parents, eux, y m'appelait ma puce parce que je suis toute petite. Bebert, il est un peu plus grand que moi, mais bon, c'est pas grave, maman est aussi plus petite que papa, et plus maigre aussi. J'aime bien mettre ma tête sur son gros bidon quand on regarde la télé le dimanche, ça ronronne comme un chaton, comme celui de Lucy, ma cousine qui habite dans le village d'à côté mais qu'est pas à côté quand même, hein.
On joue souvent près de nos maisons avec Bebert. Faut dire que mon papa, il passe son samedi à la chasse avec les copains, et le dimanche il dort jusqu'à midi, il se lève juste pour bouffer, comme dit ma maman. Elle rouspète souvent ma maman, surtout le dimanche, moi je trouve ça dommage, le dimanche, c'est comme les vacances parce que personne travail, sauf ceux qui vont à la messe.
Berbert, il va toujours à la messe, parce que ses parents y z'y vont tout le temps aussi, et que Bebert, il faut qu'il fasse ce que dit son vieux, c'est son papa. Moi mon papa, il vient juste me faire des bizous quand je dors, mais en fait, je dors pas, je fais semblant pour l'attendre, et je dors après. Des fois, on se loupe, mais je sais qu'il vient toujours parce que c'est mon papa à moi.
Pendant les vacances de Pâques, Bebert et moi on a joué à chercher les œufs et les cloches en chocolat tout partout autour de nos maisons. Nos papas, enfin, mon papa et son vieux, avaient passé toute la nuit à cacher des bonbons dans des petits nids en paille, c'était super. On avait décidé de jouer au coq et à la poule, on courait tout partout en faisant cot cot et cocorico. On s'est retrouvé derrière le gros tas de bois, et là le Bebert y'm fait :
— Tu crois que les poules et les coqs, c'est comme les garçons et les filles ?
Ça y est, ça recommence. Je sais pas ce qu'il a Bebert, mais depuis Noël, il arrête pas de me demander ce genre de question. Le dernière fois, c'était les vaches et les taureaux, y'a eu le canard et la canne, et aussi l'abeille et le bourdon, le guêpe et le frelon… Je lui dit :
— J'en sais rien, j'ai pas encore pondu d'œuf ! haha !
— Tu crois vraiment que les filles naissent dans les roses et les garçons dans des choux ?
— Je sais pas. P'têt que maman à pondu un œuf et que je suis sortie en faisant cot cot ! hahaha !
— T'es méchante ! Je suis sûr que tu ne connais pas la différence entre les filles et les garçons !
— M'en fout !
— Ben moi je sais ! Même que c'est Lolo qui m'l'a dit, il l'a fait avec Amandine.
Amandine, c'est la fille de l'épicier, une fille blonde et mauvaise, encore plus méchante que Bebert en ce moment. Moi ça m'embête que Bebert y sait des trucs que je sais pas. Mon papa, y me dit toujours que je suis la plus intelligente, et que Bebet, y finira ouvrier à la scierie, comme son vieux. Ma maman aussi elle dit que je suis intelligente, elle a dit que plus tard j'aurais une situation avec que des gens bien. Je sais pas ce que c'est une situation, mais ça ferait drôlement plaisir à maman si je pouvais lui en donner une pour son anniversaire, enfin, je crois.
— Tu veux savoir ou pas !
Bebert, il lâche rien, c'est un vrai pot de colle des fois. Mais moi aussi je veux savoir ce que la folle sait, parce que je suis intelligente, na !
— Vas-y, c'est quoi ?
— C'est entre les jambes ! Les garçons, y z'ont un robinet et les filles un coquillage. Avec ça, on peut pas se tromper !
— Tu dis n'importe quoi, j'ai pas de coquillage, moi ! Et tu as un robinet ? Comme dans la salle de bain ?
— Mais non, c'est pas vraiment ce que ça dit, c'est parce que ça ressemble ! On se les montre ?
C'est vraiment bizarre cette histoire de robinet.
— Montre-moi en premier alors !
Il déboutonne son pantalon plein de boue et le descend jusqu'aux genoux, et son slip blanc qui à une grosse tâche jaune. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à ça. Deux bouts de peau pendouillaient entre ses jambes. Je lui demande alors :
— Et ça sert à quoi ?
— À faire pipi.
— C'est idiot, j'en ai pas et je fais pipi aussi !
— Oui, mais les garçons, c'est pour faire pipi debout !
— Et ça sert à quoi ?
— Bah, chai pas. Tu montres ton coquillage ?
Je relève ma jupe verte et baisse ma petite culotte toute blanche.
— Mais y'a rien !
— Bah non, juste une fente pour faire pipi.
— Mouarf, c'est nul tout ça !
La voix de mon papa :
— Berbert, Viviane, ne vous éloignez par trop. Vous êtes là !
— Oui, on est là papa, on cherche un nid !
— Vous continuerez après manger, à table !
— On arrive.
On s'est rhabillé et on a accouru avec nos friandises. On a bien mangé avec toute la famille, on a même fait un monopoly et j'ai encore perdu. Le soir, moi et ma maman, on prend le bain.
— Maman, pourquoi les garçons ils ont un robinet pour faire pipi debout ?
— Ça ma puce, je te le dirais quand tu seras grande, mais s'il te plaît, n'essaye pas de faire comme eux.
— Pourquoi ?
— Je l'ai fait quand j'étais petite fille, j'ai mouillé mes jambes, mes chaussettes et mes chaussures. Ma maman était très en colère et m'a punie.
— Tu me puniras si j'essaye ?
— Oui, je t'obligerai à faire ta lessive. Aller debout que je t'essuie. Et ne parle pas de ça à ton papa, il ferait des bêtises.
— Quoi comme bêtise ?
— Ma puce, promet à maman de ne pas parler de robinet de garçon à ton papa, d'accord.
— D'accord.
Ma maman, elle est toujours gentille pour que papa il ne soit pas embêter par mes bêtises, je tiendrais ma promesse.
Vivement que je sois grande, pour en savoir plus sur le robinet de Berbert, chui sûr que ça l'énervera, et ce sera bien fait pour lui et cette folle d'Amandine, na !
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EDIT (Kanimp) : falzar -> pantalon.