Nous on a été jeunes comme toi mon pote, et on a grandi. Et ouais mon vieux, on a grandi.
Tu comprendras qu'on en sait foutrement rien nous de pourquoi la gauche et la droite, de pourquoi il faut travailler, de pourquoi en chier est notre lot à tous. On en sait foutrement rien non plus de pourquoi le monsieur il fait la guerre contre d'autres monsieurs. On en sait foutrement rien de « pourquoi les étoiles », « pourquoi ceci », « pourquoi cela ».voilà pourquoi :D
Hey, à quoi bon ? Il fut un temps ou les rêves ne portaient pas ce nom, ou les boîtes de céréales aux couleurs criardes n'étaient guère plus qu'une source de distraction le matin devant un bol de lait.où
l fut un temps ou les supermarchés n'étaient guère plus qu'une source d'ennui et d'excitation mêlée.où (ça vaut pour tout le texte)
Que l'on verrait à ce moment là.moment-là
Mais on croit à cette vérité là, quelque part, qu'il y a quelque chose dont on se rend compte une fois grand.vérité-là
Que économiser trois sous, c'est source de bonheur.Qu'
Peut-être parce qu'on finit un jour par comprendre que Papa, en fait, travailler il aime pas tellement ça finalement, et Maman non plus d'ailleurs. Et pas grand monde finalement. Sinon pourquoi le feraient-ils pour la simple raison que « c'est comme ça ».jpige pas le sens de ta dernière phrase, le lien avec celle qui précède, niveau sens et syntaxe
Hey, à quoi bon ?Je trouve cette attaque un peu étrange, ou tout du moins ambiguë : de quel type de "hey" s'agit-il ? Le hey à l'Américaine pour dire bonjour ou plutôt le "eh" du soupir résigné ? J'en profite pour te dire que le titre du texte ne lui rend pas justice, en tout cas qu'il ne reflète pas vraiment le contenu que le lecteur va se prendre dans la face. A part peut-être la notion...de cri ? (Ah oué, en fait, c'est peut-être pas mal, "Hey" aussi...J'en ai marre de ne jamais être d'accord avec moi-même ><)
Il fut un temps où les rêves ne portaient pas ce nom, où les boîtes de céréales aux couleurs criardes n'étaient guère plus qu'une source de distraction le matin devant un bol de lait. Des petits labyrinthes, des illustrations de fèves de cacao. Il fut un temps où les supermarchés n'étaient guère plus qu'une source d'ennui et d'excitation mêlée. Ennui de la foule et du bruit, excitation devant les jouets de toutes les couleurs. Ennui de l'attente futile et des rayons fades remplis d'éponges, de conserves ou de machines à laver. Excitation devant les gigantesques allées et les panneaux criards monstrueux descendant du plafond. Les escaliers mécaniques, les annonces vocales mécaniques, les caddies mécaniques.Très efficace, ce style tout en accumulations, anaphores et phrases courtes ! Par contre certaines répétitions me gênent un peu, surtout quand elles ne répètent pas un début de phrase. L'expression "guère plus" par exemple. Et le fait d'avoir utilisé deux fois la même opposition "émotionnelle" : Ennui/excitation. ça me fait un peu penser à un caméraman qui ferait un panoramique dans un sens puis déciderait de revenir en arrière pour le recommencer. Enfin, je pinaille mais le but est juste de signaler ce qui m'a un peu gêné à la lecture.
Il fut un temps où traverser tout cela semblait bien moins réel que de regarder le ciel ou de découvrir une sauterelle. Bien moins réel que de s'imaginer astronaute ou de marcher sur le chemin de l'école. Où réussir son coloriage semblait autrement plus important que d'insérer une carte en plastique dans une machine pour repartir sans vider le caddie.Tu parles des systèmes de Scan dans les magasins dans cette dernière phrase ? J'ai juste un petit doute, le début de la phrase me faisant penser surtout au fait d'insérer une carte de crédit dans un lecteur de carte (ce qui n'exclut pas de vider son caddie...)
Où on croyait les gens qui nous disaient que l'on comprendrait quand l'on serait grand. Que l'on verrait à ce moment là. Que l'on verrait ? La Vérité ? Le sens de la vie ? Publicité mensongère. On ne croit finalement jamais à la bonté factice des promotions grotesques que l'on découvre enfant. Malgré notre peu de recul sur les choses, l'anguille sous roche nous nargue déjà. Mais on croit à cette vérité là, quelque part, qu'il y a quelque chose dont on se rend compte une fois grand. Quelque chose qui ferait qu'on finirait par comprendre ce qu'on peut trouver amusant et intéressant dans le fait de remplir compulsivement un bête caddie de bêtes objets. Quelque chose qui rendrait la tenue des comptes plus stimulantes qu'une nuit étoilée.J'ai un peu de mal à suivre le propos dans ce passage, puisque tu passes il me semble de l'ancienne perspective sur les choses à la nouvelle perspective (celle de l'adulte), mais je n'en suis pas certain car le "on" semble osciller constamment entre le "on" enfant et le "on" adulte...Comme le rapport de l'adulte à l'égard de la consommation est décrit de façon ambivalente (et c'est tant mieux!), le contraste enfance/âge adulte n'est effectivement pas complètement tranchée dans ton texte, mais du coup ça peut donner des paragraphes un peu alambiqués comme celui-là :D
Alors arrête de demander pourquoi amigovirgule après pourquoi
Ils quémandent tu vois,virgule après quémandent