Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Thérébentine le 05 Décembre 2013 à 12:32:12

Titre: Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Décembre 2013 à 12:32:12
Jean-Yves



A la fin de l'automne, dans une grande ville pleine de voitures et de bruits, Balthazar dormait sous un abribus. Il dormait dehors pour rester avec son chien : Jean-Yves. C'était l'être qu'il chérissait le plus, son petit chien. Les gens l'aimaient bien Jean-Yves, et chacun lui amenait un petit cadeau : un manteau tricoté main, une poignée de croquettes, un os à moelle, un petit jouet.
Ce petit duo était heureux comme ça, libre, dans la rue. Parfois Balthazar jouait du violon et Jean -Yves faisait le loup. Ça faisait marrer tout le monde, les pièces tombaient dans la petite boite en fer et la vie était douce. Un bon steak pour Jean-Yves, une petite bouteille de rouge pour Balthazar avec un sandwich au salami, ils étaient comme des coqs en pâte.

Et puis, un jour, Balthazar se réveilla et Jean-Yves n'était plus là. Disparu ! Balthazar crut d'abord qu'il était parti faire un petit tour, bien que ce ne soit pas dans ses habitudes, et il attendit sagement le retour de Jean-Yves. Après quelques heures d'attente sous son abribus, il s'installa à son emplacement habituel, devant la boulangerie. Il questionna les gens, personne n'avait vu de petit caniche noir avec un manteau à carreaux. Balthazar n'y comprenait rien. Pourquoi Jean-Yves se serait-il sauvé? Pourquoi l'aurait-on kidnappé? Il alla à la SPA voir si quelqu'un l'avait ramené. Personne.
Balthazar attendit encore une semaine, refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit  malgré les températures extrêmes : Jean -Yves allait revenir, c'est sûr !
Le froid se faisait de plus en plus mordant, la chaleur de Jean-Yves lui manquait terriblement et il lui semblait ne jamais avoir enduré un hiver si rude depuis dix  ans. Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne eut choisi de mettre bas sous son abribus, sur son matelas, dans sa couette et ce, une veille de Noël. Balthazar avait amené tout ce petit monde chez le véto qui lui demanda s'il voulait en garder un. Les autres seraient adoptés. C'est ainsi que Jean-Yves entra dans la vie de Balthazar.

Jean-Yves toujours porté disparu, Balthazar tomba gravement malade et il fut hospitalisé. Quand il se réveilla, Jean-Yves était auprès de lui, dans la chambre d'hôpital. Il l'appelait : " Jean-Yves ! Jean-Yves ! Viens mon garçon ! " mais Jean-Yves ne bougeait pas. Immobile, allongé en rond dans le fauteuil près de la fenêtre. Balthazar essaya de se lever mais son corps était trop faible. "Allons, viens mon garçon! Viens voir papa! Tu m'as fait une de ces peurs! J'ai cru que je ne te reverrais plus jamais!" disait-il. Mais Jean-Yves ne bougeait pas. Il devait être bien fatigué lui aussi.

Ainsi, Balthazar et Jean Yves passèrent la semaine bien au chaud, les infirmières servaient même à Balthazar un petit verre de rouge à chaque repas. Il n'aimait pas trop qu'on le lave tous les jours mais ça lui avait permis de découvrir son visage dans le miroir, propre et rasé,  ce visage qu'il devinait juste de temps en temps dans le reflet d'une vitrine lorsqu'il était dans la rue. Vingt ans s'étaient écoulés et il ressemblait maintenant à cet homme qui le remplissait de colère.  Vingt  ans de rue, vingt ans qu'il avait quitté le domicile parental sous les insultes de son père " Jamais il n'y aura de taffiole sous mon toit! Tu vas nous ramener le SIDA avec tes conneries !  " .  Effectivement, il s'était chopé le SIDA, mais ce n'était pas de la manière dont son père se l'imaginait.  Il avait maintenant trente-huit ans, ce n'était plus un jeune homme, pas tout à fait un vieux. Il se redécouvrait. Le froid avait marqué son visage, son regard était délavé, comme celui des gens qui ont trop vécu. Comment ces vingt longues années avaient elles pu s'écouler ?

Au début, quelques copains l'hébergeaient, et peu à peu, ils se sont mis en ménage, ont trouvé du travail. Et plus le temps passait, plus les amis se sont fait rares, en tout cas ceux qui avaient une vie normale. Il avait bien essayé de travailler dans une usine de cigarettes, on lui avait demandé de nettoyer une cuve pleine de goudron, le truc que personne ne voulait faire, il s'était senti si sale en sortant qu'il avait cessé de fumer et de travailler dans la même journée. Et puis ses collègues avaient tout de suite vu sa différence et se moquaient de lui pour affirmer leur virilité. Enfin, le monde du travail ce n'était pas pour lui. Ce monde - tout court-  n'était pas pour lui d'ailleurs, se plaisait- il à répéter. C'est comme ça qu'il avait choisi la rue.

Balthazar dormit des heures et des heures dans sa chambre d'hôpital, il lui semblait avoir des années de sommeil à récupérer. Dormir dans les rues était risqué, et il fallait souvent garder l'œil ouvert jusque tard le soir à cause des petits voyous qui lui piquaient son argent ou juste voulaient s'amuser un peu. Et puis, ces nuits blanches passées à guetter le retour de Jean-Yves...  Il allait pouvoir se reposer enfin.

Un samedi après midi, Balthazar reçut la visite d'un couple de vieux à l'hôpital. Ils entrèrent dans la chambre et ne dirent rien. Ils semblaient sous le choc, Balthazar ne les reconnaissait pas, lui non plus d'ailleurs ne se reconnaissait pas. La dame dit à Balthazar : "Sylvain, c'est bien toi?" Balthazar ne répondit pas. La dame lui dit qu'elle allait l'accueillir " à la maison", dans sa chambre qui était restée intacte depuis cette fâcheuse dispute. Balthazar ne répondit pas. Les ambulanciers emmenèrent Balthazar et l'installèrent dans sa chambre. Une chambre d'ado, tapissée de posters de Mylène  Farmer et de photos d'un jeune homme souriant entouré d'amis. L'ambulancier posa Jean-Yves dans le coin de la pièce. Jean-Yves ne bougeait toujours pas. La vieille dame lui demanda s'il se souvenait d'elle. Balthazar fit " non" de la tête. Se souvenait-il de la chambre ? Même réponse. Elle lui déposa du linge propre et lui demanda si elle pouvait jeter ses vieux vêtements en désignant Jean-Yves du regard. Balthazar répondit que Jean-Yves dormait dessus pour l'instant et qu'il préférait les garder. La dame se tut et tourna les talons, camouflant ainsi les larmes qui perlaient sur sa joue. Balthazar se leva et prit Jean-Yves dans ses bras, il n'avait rien mangé depuis un moment et ne pesait plus très lourd, mais c'était bien son Jean-Yves. Il était un peu faible, voilà tout.
La vie continua ainsi, les étrangers vécurent ensemble quelques mois jusqu'à ce que le syndrome de Korsakoff ne rongea totalement le cerveau de Sylvain. Sylvain fut mis en terre avec un joli costume gris. La marche funèbre de Chopin résonna dans l'Eglise, ce fut un enterrement très émouvant. Toute la famille était là, les amis d'enfance de Sylvain, les voisins.  Sur sa tombe des petites plaques gravées "A notre fils bien aimé", "A notre ami", des gerbes de fleurs par dizaines. C'était vraiment très beau à voir.


Jean-Yves, quand à lui, coula des jours paisibles chez une vieille dame qui le recueillit alors qu'il faisait le loup sous un abribus. Le pauvre avait poursuivi un chat pendant une nuit et s'était retrouvé piégé dans un garage pendant une semaine. Lorsque le propriétaire était rentré de vacances, Jean-Yves avait couru rejoindre Balthazar, mais il avait disparu. De temps en temps il se sauve et attend sous un abribus, toujours le même. Mais Balthazar n'est plus là, son matelas a disparu.  Il fait le loup  pendant quelques minutes et rentre chez la vieille dame quand les humains se mettent à lui filer des coups de pieds pour qu'il arrête de gueuler.

http://www.youtube.com/watch?v=L8aF3MmSDDQ







EDIT1 : majuscule corrigée suite au commentaire de Baptiste.
EDIT2: Parenthèses enlevées sur les conseils d'Erwan
EDIT 3: Corrections Tomoyo  :P itou
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: luigi le 05 Décembre 2013 à 14:22:46
Très bon texte, quant à moi je vais allé voir ailleurs si j'y suis parce que pour trouver de l'inspiration ici c'est pas facile et pour tout dire c'est démotivant de vous lire tous ici ou presque car vous êtes beaucoup trop nombreux mais il se dégage de tout ceci des impressions fantastiques et des écritures tout simplement grandioses, que ça soit au niveau des émotions ou des tournures mais après tout il paraît que les écrivains écrivent constamment la même histoire ou encore que celles-ci bégaient mais ne se répète pas. Par rapport à ce que tu écris je pense bien que la lecture est facile et fluide, contrairement aux pointures qui lisent seulement par diagonales et en appellent aux émissaires pour préjugés de la gravité de leurs actes. C'est pourquoi la réflexion, non celle d'un miroir aux attraits quelque peu soudain ou alors celle de 2 miroirs de face mais de biais tout en imaginant 2 miroirs supplémentaires plus une forme plus spiralique qu'aporique, permet de concevoir quelques hypothèses que je préfère ne pas encore dévoiler de peur de t'influencer de trop. Mais le temps n'est qu'une fraction et l'espace fragmentaire, une ambiance jeune et dynamique dans le style et en même temps, puisque je t'ai déjà lu, comptemporain également, voir classique. Je me pose aussi et du coup, des questionnements plus que des questions accentuées par la ponctuation de tes phrases, derrière l'on peut cependant parfois deviner l'Homme ou plutôt la femme en ce qui te concerne, et c'est à peu près là que reste à évaluer ta marge de progression, pour moi. Mais l'avis reste bien entendu personnel et à défaut d'être masqué, largement reconnaissable.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Décembre 2013 à 14:37:15
Et bien merci Luigi pour ton passage et ton commentaire plus qu'encourageant. Tu es le premier, en plus, c'est pas facile.
Je n'ai plus compris ce que tu voulais dire à partir de la phrase qui commence pas "C'est pourquoi la reflexion".
Si tu veux m'en dire plus par mp, je ne comprends rien. Qui se cache derrière le masque?  :ninja:
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Pirouli le 05 Décembre 2013 à 14:48:18
Coucou Théré. C'est une bien jolie histoire que celle de Balthazar et de Jean-Yves. Ton écriture est agréable et le texte se lit facilement.
Merci pour ce texte. ;)
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Décembre 2013 à 15:12:02
De rien Piroulette  :) c'est moi qui te remercie pour ton commentaire. C'était pas du tout mon idée de départ, mais c'est pas grave.  :P
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Pirouli le 05 Décembre 2013 à 15:15:51
L'essentiel c'est le résultat, et il est intéressant.  :)
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: luigi le 05 Décembre 2013 à 15:18:48
et bien thérébentine de ce que j'en ai retenu, un brillant esprit qui ne demande qu'à déployer ses ailes au grès des courants et de ses désirs  ::)
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Pirouli le 05 Décembre 2013 à 15:27:36
Attention "Barbatruc...Thérépillon!" :D
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Décembre 2013 à 15:32:28
:aah:

Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Baptiste le 05 Décembre 2013 à 16:44:58
Salut Théré
Citer
Disait il
majuscule en trop. disait-il
Citer
Effectivement, il s'était chopé le SIDA,
chopé dénote un peu je trouve avec le reste de ton texte qui n'est jamais vraiment argotique
Citer
La vie continua ainsi, les étrangers vécurent  ensemble quelques mois jusqu'à ce que le syndrome de Korsakoff ne rongea totalement le cerveau de Sylvain
Sylvain, c'est Balthazar ?

Pas mal avec la musique  :)
 mais tu devrais la mettre au début, je pense

Bon, je crois que j'ai pas accroché plus que ça. en soi, je trouve l'écriture fluide et le la façon de traiter de la vie de ce gars par le biais du chien intéressant. Mais le fait d'avoir ce point de vue externe et de le traité un peu comme un conte effectivement rends l'ensemble un peu anecdotique et pas assez prenant pour moi. Si on avait un peu plus les pensées du gars, je crois que j'aurais été plus intéressé.
Mais, ça reste quand même bien construit

Au plaisir
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: holden5 le 05 Décembre 2013 à 17:36:18

Hello!
Je ne crois pas avoir eu l'occasion de te lire avant, mais ce texte est une vraie petite bombe, au niveau du ton et du style surtout! La manière de raconter cette histoire simple est très habile, si bien qu'on peut avoir un petit "gloups" d'émotion dans la gorge dès la fin du premier paragraphe (perso, ça a commencé pour moi à "personne n'avait vu de petit caniche noir avec un manteau à carreaux"). Mention spéciale pour la fluidité/simplicité en tout cas.


Citer
Une chambre d'ado, tapissée de posters de Mylène  Farmer
lol pour le cliché

Merci pour ce beau texte.
H.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Décembre 2013 à 18:37:54
@ Baptiste : Merci pour ton passage et  pour les corrections, en fait pour la musique je voulais faire comme une musique de fin, mais ça marche bien aussi si on l'écoute pendant la lecture. Je précise que si j'ai cité Chopin ce n'est pas pour faire joli. Oui, Sylvain c'est Balthazar, enfin c'était... Pour chopé, je laisse comme ça, pour moi ce n'est pas vraiment de l'argot, plutôt du langage courant et on retrouve des mots un peu comme ça dans le texte (marrer, gueuler).
Je suis déçue qu'il ne te plaise pas mais bon. Peut être, si tu le relis 2/3 fois... ;D

@Holden : Ha! Je suis contente que mon texte t'ait plu et encore plus qu'il t'ait  ému, pour tout te dire c'est la première fois que je pleure en écrivant un texte et j'ai même pleuré en le recopiant. Je ne savais pas si les lecteurs allaient ressentir ça aussi. Pour les posters de Mylène, bon, faut remonter 20 ans en arrière hein, Mylène n'était pas encore l'icone gay qu'elle est actuellement, j'ai décrit la chambre d'un ami (pré-gay) que je connaissais quand j'étais au collège. Je te remercie pour ton commentaire, ça me touche beaucoup, vraiment.  ^^

Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Musyne le 05 Décembre 2013 à 20:19:34
Coucou Théré,

J'ai bien aimé moi aussi ! C'est une histoire touchante :) Merci pour ce texte !
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: holden5 le 05 Décembre 2013 à 20:39:47
Citer
c'est la première fois que je pleure en écrivant un texte et j'ai même pleuré en le recopiant
^^C'est plutôt bon signe ça en général!

Par curiosité, est-ce une histoire "inspirée de faits réels"?
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Décembre 2013 à 21:10:19
@Musyne : Merci Musyne pour ton passage et ton petit commentaire. Ça fait plaisir.  ;)

@holden :   C'est un mélange de choses inventées et de choses vécues par plusieurs personnes que j'ai connues. (Pas forcément  du point de vue du personnage principal d'ailleurs). La majorité reste inventée.





Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Erwan le 07 Décembre 2013 à 11:53:30
J'ai bien aimé ce petit texte. Je le trouve à la fois plein de simplicité et fort. J'ai trouvé la scène du délire, quand il "voit" son chien, franchement convaincante. Et la chute est assez belle aussi, avec la fidélité un peu incongrue de ce petit chien...

Sinon, je pense que tu pourrais supprimer la parenthèse un peu longue, au milieu du texte (juste les parenthèses, pas ce qu'il y a dedans!). Je pense que cela ne pourrait que renforcer le texte, d'autant plus que la manière dont Balthazar à recueillit son chien à toute sa place dans l'histoire principale, je trouve.

Le personnage de Balthazar est très convaincant, et tu transmets très bien les liens affectifs qu'il entretient avec son chien. En fait, il y a juste un petit truc qui m'a fait tiqué, c'est le SIDA. Qu'il soit gay et dans la rue,c'est fort possible. Mais dans la rue avec le SIDA depuis vingt ans... Sans soin, comment à t-il survécut jusque là ? À moins que je n'ai pas compris le texte comme il le fallait...

Voilà, pour conclure j'ai apprécié la lecture, j'ai trouvé le texte émouvant et le lien si particulier entre ce sdf et son chien particulièrement touchant.

Bonne continuation.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 07 Décembre 2013 à 14:19:49
Merci Erwan pour ton commentaire bien sympathique  et constructif.
Pour la parenthèse, je vais essayer sans et voir si ça me convient.
Pour le SIDA, quand je l'ai écrit, je ne pensais pas qu'il l'avait attrapé à 18 ans mais plutôt lors d'un échange de seringues, alors qu'il vivait déjà dans la rue depuis quelques années, sans être toxico, juste " pour essayer"... ( mais pour moi ce n'était pas le "comment" qui était important, juste l'ironie de la " prédiction" du père).
Après, j'allais dire, pour moi ce n'est même pas certain qu'il est gay, pour moi Balthazar/Sylvain est quelqun d'hypersensible, qui se cherche, qui n'arrive pas à trouver sa place. On peut imaginer que son père l'a surpris avec un autre garçon de son âge, ou juste qu'il a trouvé une revue gay sous son matelas. Enfin pour en revenir au SIDA, les SDF ont droit à la CMU et peuvent aller tous les jours dans un service spécifique pour prendre la trithérapie, faire des prises de sang pour contrôler leur virologie, bénéficier de soins. Enfin, c'est possible de vivre 20 ans avec le SIDA en prenant bien son traitement.
C'est vrai qu'il faut éviter de tomber malade parcequ'un petit rhume peut vite dégénérer, mais , sans être experte en SDF, je pense pas que les gens qui dorment dehors soient plus malades que ceux qui vivent dans des maisons. Je dirais même que, comme ils ne sont pas tellement en contact direct des gens, y'a des chances qu'ils tombent moins malades au final.
Enfin, pour moi ça se tient.  (Avec des soins)
Sinon, je suis contente que tu abordes la question du délire avec son chien, dans ma version initiale du texte j'avais beaucoup plus explicité ce délire et puis j'ai voulu en enlever un maximum pour l'effet de surprise et alleger le texte au maximum et je n'étais pas sûre que les lecteurs comprendraient que Jean-Yves n'était pas revenu au final . Donc, ça va, j'ai réussi à suggérer le truc. Ouf!
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Erwan le 08 Décembre 2013 à 11:45:45
Citer
Enfin pour en revenir au SIDA, les SDF ont droit à la CMU et peuvent aller tous les jours dans un service spécifique pour prendre la trithérapie
Ah, OK. Je ne savais pas...

Citer
Sinon, je suis contente que tu abordes la question du délire avec son chien, dans ma version initiale du texte j'avais beaucoup plus explicité ce délire et puis j'ai voulu en enlever un maximum pour l'effet de surprise et alleger le texte au maximum et je n'étais pas sûre que les lecteurs comprendraient que Jean-Yves n'était pas revenu au final .
Après, il est vrai que je travaille dans un milieu où je côtoie souvent des personnes délirantes. Donc le sujet est assez naturel pour moi... Mais je pense que c'est assez clair, car tu laisses pas mal d'indices tout de même. Dès que tu as précisé que Jean-Yves était immobile et ne répondais pas, j'ai compris.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 08 Décembre 2013 à 12:18:12
 :D Ben tu dois pas t'ennuyer dans ton boulot!
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Ceiht-El le 08 Décembre 2013 à 13:50:51
Texte très agréable à lire. Fluide et sans vocabulaire superflu.
Très prenant, et touchant.
Un grand bravo.
(le choper ne me choque pas du tout).
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 08 Décembre 2013 à 13:55:50
Merci Ceiht-El ! Heureuse que Jean-Yves t'ait plu. ^^
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Ceiht-El le 08 Décembre 2013 à 13:58:01
La fin m'a fait un peu penser à ça.
Hachikô (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hachik%C5%8D)

Je sais pas si tu connais.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 08 Décembre 2013 à 14:12:50
Ha non, je ne connaissais pas.  :)
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Tomoyo le 08 Décembre 2013 à 17:11:24
Saaalut,

Je ne pense pas avoir eu le plaisir de commenter de tes textes déjà Thérébentine, aussi, enchantée  ^^
Ne te formalise pas, j'écris beaucoup mais je dis pas grand chose  :huhu:

c'est parti :

Citer
pleine de voitures et de bruits,  Balthazar
espace en trop

Citer
abribus.Il
espace manquant

Citer
lui amenait un petit  cadeau
encore un espace en trop (bon, je les ai tous notés - du moins ceux que j'ai vus - c'est pas la partie des commentaires qui doit le plus te passionner, désolée  |-|)

Citer
Citer
son petit chien
Citer
un petit  cadeau
Citer
un petit jouet
Citer
Ce petit duo
Citer
la petite boite en fer
Citer
une petite bouteille
Bon, en 6lignes, il y a bien beaucoup de petits… :-¬?

Citer
et Jean-Yves n'était plus la.


Citer
Disparu!
Espace devant le !

Citer
parti faire un petit tour
j’y peux rien, quand je lis j’entends une voix, et du coup j’entends petit, petit, petit… j’ai l’impression d’appeler des poussins  :huhu:

Citer
n'avait vu de petit caniche noir
… promis c’est le dernier que je relève…  :-X

Citer
se serait il sauvé?
se serait-il sauvé ?

Citer
Pourquoi l'aurait on kidnappé?
l’aurait-on kidnappé ? (ce serait dognappé d’ailleurs  :\?….)

Citer
Il alla a la SPA
à

Citer
refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit
j’aurais dit « refusant au Samu social d’être emmené »… je sais pas, il y a quelque chose qui me turlupine dans cette phrase  :neutre:

Citer
y passer la nuit  malgré
espace en trop

Citer
c'est sur!
c’est sûr !

Citer
( date à laquelle
(date

Citer
Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne ait choisi de mettre bas
Il faut de l’indicatif après « après que », après qu’une chienne eut choisi de mettre bas

Citer
et ce une veille de Noël.
J’aurais mis une virgule après « ce », mais je suis pas sûre

Citer
" Jean-Yves! Jean-Yves! Viens mon garçon! "
Espace avant et après les !

Citer
"Allons viens mon garçon! Viens voir papa! Tu m'as fait une de ces peurs! J'ai cru que je ne te reverrais plus jamais!"
Idem
Virgule après « allons »

Citer
disait il
disait-il

Citer
la semaine  bien au chaud,
espace en trop

Citer
les infirmières servaient même à Balthazar un petit verre de rouge à chaque repas.
Ben ça alors….  :-\

Citer
Il n'aimait pas trop qu'on le lave tous les jours mais il redécouvrait devant le miroir son visage propre et rasé  qu'il devinait juste de temps en temps dans le reflet d'une vitrine lorsqu'il était dans la rue.
Espace en trop après rasé
La phrase est longue sans virgule  ::)

Citer
Vingt ans s'étaient écoulés et il ressemblait maintenant à cet homme qui le remplissait de colère.
Ah beh tu vois, c’est en lisant la suite que j’ai compris cette phrase dans le bon sens, la première fois j’ai cru que tu voulais dire qu’il se ressemblait à nouveau (à lui-même) et que donc c’était contre lui-même qu’il était en colère…

Citer
" Jamais il n'y aura de taffiole sous mon toît! Tu vas nous ramener le SIDA avec tes conneries!  " .
Toit
Espace autour des !

Citer
se l'imaginait.  Il avait maintenant
espace en trop

Citer
Il avait maintenant 38 ans
Trente-huit

Citer
avaient pu s'écouler?
Espace avant le ?
Je ne suis pas convaincue de l’impact du verbe « s’écouler » dans le contexte… s’échapper ?  (d’autant  plus que 4 lignes au dessus on a « Vingt ans s'étaient écoulés »)

Citer
et se moquaient  de lui
espace en trop

Citer
Enfin, le monde du travail ce n'était pas pour lui.
Allons, allons, sur une expérience ? tetete, on ne sait jamais de quel bonheur sera fait demain  :mrgreen:

Citer
Ce monde- tout court-
Ça me semble bizarre ces tirets… sont pas plus longs quand on fait un aparté comme ça ?

Citer
n'était pas pour lui d'ailleurs se plaisait il a répéter
virgule après d’ailleurs
se plaisait-il

Citer
Et puis ces nuits blanches à guetter le retour de Jean-Yves, il allait pouvoir se reposer enfin.
J’aurais mis des points de suspension au lieu de la virgule

Citer
Un samedi après midi
Après-midi

Citer
entouré d' amis.
d’amis

Citer
dans le coin de la pièce.Jean-Yves
espace manquant

Citer
fit " non" de la tête.S'il se souvenait
espace manquant

Citer
de la chambre?
Espace autour de ?

Citer
Jean-Yves du regard.Balthazar
Espace manquant

Citer
La dame  se tut
Espace en trop

Citer
qui perlaient  sur sa joue
espace en trop

Citer
son Jean-Yves.Il était un peu faible,
espace manquant

Citer
les étrangers vécurent  ensemble
espace en trop

Citer
résonna dans  l'Eglise,
espace en trop

Citer
des gerbes de fleurs par dizaine.
dizaines

Citer
Mais Balthazar n'est plus la



Alors alors. Bon déjà, désolée de noter les espaces manquants et en trop, mais une fois que je commence je trouve logique d’aller au bout… mais j’imagine que c’est plus un problème de mise en forme sur le forum qui a créé ces bugs qu’autre chose vu le nombre... voire c'est mon affichage qui les multiplie... :relou:

J’ai bien aimé le début, le ton était en effet celui d’une histoire type conte, courte mais agréable à lire  :).
Et puis il y a eu le passage de la dispute avec les parents. Bizarrement, vu la taille du texte, je ne serais pas rentrée dans les détails. Juste dit qu’un jour son père l’a fichu à la porte. En fait c’est juste en décalage (toujours d'après moi hein ^^), depuis le début on est en « caméra » haute à regarder de loin Balthazar et d’un coup on zoome, puis on redézoome. Ça m’a perturbée. Soit on zoome progressivement et on rentre dans le perso, soit on reste dehors.
Après, on s’est éloigné de ce qui semblait le thème de départ, la relation chien-maitre. C’est comme si tu avais abordé les problèmes relationnels de Balthi pour appuyer son attachement à JY, et puis finalement tu es restée sur Balthi. Comment dire…
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Pour moi le 6, 7 et 8 clochent.
Le 6 n’a rien à voir avec JY, ou alors il suffit de dire qu’un jour Balthi a été mis à la rue. Le fait que ce soit peut-être parce qu’il était gay, que ses amis l’ont délaissé etc., c’est une autre histoire, d’après moi. C’est la taille de ce 6 qui cloche, c’est trop long pour faire partie du conte, et pas assez long pour être le thème de l’histoire  :\?.
Et puis le 8 cloche pour moi, mais ça c’est perso, j’aimais croire que JY le veillait, en fantôme.
En 8 JY reposerait dans un fossé, serein et dans le silence, après avoir été fauché une nuit par une voiture alors qu’il cherchait à rejoindre l’abribus, un truc pour son maitre dans la gueule (truc qui peut être introduit avant, genre balthi a perdu son bonnet)  :huhu:.
Bref, j’attendais une image de ce genre  :-[ (hum, je dis pas que j'aime pas être surprise, c'est plus dans le sens "j'aurais été plus sensible si")
.... et non,  je ne suis pas fan de la multiplication des morts dans un conte contrairement à ce qui pourrait paraitre   |-|

Bref, c’est facile à lire et le ton "petite histoire" me plait, mais pour moi il manque un truc pour que je me sente touchée  :-[.
Ceci dit, si toi ça t’a émue aux larmes, je me dis que c'est peut-être moi qui suis passée à côté de quelque chose  ::)

Merci pour ce texte :D
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 08 Décembre 2013 à 22:04:37
Merci Tomoyo d'avoir pris le temps de faire toutes ces corrections et de détailler ce qui te dérangeait. Je ferais les corrections d'espaces fin de cette semaine en principe. Pour le reste, je ne pense pas modifier toute la structure du texte. Je l'aime beaucoup comme ça et je pense que s'il était plus linéaire et avec une fin avec un chien fantôme :o ça n'aurait ni le même sens ni la même force.
(Et oui, on peut servir du vin rouge à l'hôpital sur prescription médicale, c'est du vécu  :P ).
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: azerta le 11 Décembre 2013 à 17:05:12
Belle petite histoire qui sonne très juste.

Lue avec Chopin en fond, du coup je la trouve assez triste.


Je trouve qu'on perçoit un peu l'insouciance de Balthazar, mais pas beaucoup, il me manque un peu la légèreté et la gaité de la folie. A mon avis c'est aussi ça. Mais c'est une question de perception et de gout.

Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 11 Décembre 2013 à 18:42:24
Merci pour ton commentaire Azerta. En fait, je ne le vois pas trop comme quelqun de léger ou de fou...
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: azerta le 12 Décembre 2013 à 22:45:55
En fait ton texte me fait tellement penser à quelqu'un que j'ai projeté sur ton personnage un caractère qu'il n'a pas forcément.

On peut avoir de la "folie" sans être un fou clinique.
Pour moi la folie est un trait de caractère, plus ou moins présent et accentué chez chacun, jamais une insulte.

Après, avoir des halu, c'est quand même un certain détachement de la réalité. 

Je ne voulais en aucun cas manquer de respect à ton perso!  8)
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: World End Girlfriend le 12 Décembre 2013 à 22:55:17
Je l'avais lu il y'a quelques jours mais je n'avais rien trouvé de méchant à dire  ><
C'est un beau texte, "beau" est vraiment le seul terme qui me vient à l'esprit, l'histoire est belle et touchante, la fin parfaite dans le sens où l'on se dit que ça "doit" se finir comme ça, bref, rien a dire de plus que les autres.
Titre: Re : Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 12 Décembre 2013 à 23:09:12
Je l'avais lu il y'a quelques jours mais je n'avais rien trouvé de méchant à dire  ><

Mais pourquoi est il aussi méchant?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci pour le compliment. J'espère que tu n'es pas venu commenter mon texte parceque j'ai remonté le tien!   ::)
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: World End Girlfriend le 12 Décembre 2013 à 23:28:03
Bah si quand même, pourquoi s'en cacher  :P
Cela dit, j'en ai profité pour commenter autre chose (comme ça tout le monde est content).
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 12 Décembre 2013 à 23:39:09
 ;D Je disais bien aussi!
Pourquoi j'ai commenté ton texte à ton avis?
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Loïc le 31 Mars 2014 à 15:34:32
Citer
Les gens l'aimaient bien Jean-Yves

Je vois l'effet que tu veux rendre mais je trouve quand même que le l' est en trop. Ça fonctionne pas vraiment en l'état.

Citer
Pourquoi Jean-Yves se serait-il sauvé? Pourquoi l'aurait-on kidnappé?

Manque une espace avant les points d'interrogation

Citer
refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit  malgré les températures extrêmes : Jean -Yves allait revenir, c'est sûr !

La première partie de la phrase sonne vraiment bizarrement. Pour la fin, il faudrait plutôt mettre "c'était", non ?

Citer
Le froid se faisait de plus en plus mordant

se faisant ?

Citer
Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne eut choisi de mettre bas sous son abribus, sur son matelas, dans sa couette et ce, une veille de Noël.

Ça sonne vraiment bizarrement et pas très agréablement après le point précédent ; et je trouve la phrase un peu embrouillée. Faudrait peut-être voir si elle peut pas être construite autrement.

Citer
" Jamais il n'y aura de taffiole sous mon toit! Tu vas nous ramener le SIDA avec tes conneries !  "

Il me semble que les espaces après la première guillemet et avant la dernière sont en trop.

Citer
Au début, quelques copains l'hébergeaient, et peu à peu, ils se sont mis en ménage

Un petit problème de concordance des temps.

Citer
jusqu'à ce que le syndrome de Korsakoff ne rongea

Tu es sûre de ta conjugaison ?

Citer
Sylvain fut mis en terre avec un joli costume gris. La marche funèbre de Chopin résonna dans l'Eglise, ce fut un enterrement très émouvant. Toute la famille était là, les amis d'enfance de Sylvain, les voisins.  Sur sa tombe des petites plaques gravées "A notre fils bien aimé", "A notre ami", des gerbes de fleurs par dizaines. C'était vraiment très beau à voir.

J'hésite un peu sur la façon de lire ce passage. Si c'est ironique il faudrait forcer un peu le ton dessus.

Lecture globalement agréable mais que je n'ai pas trouvée transcendante. La construction d'un certain nombre de phrases mériterait d'être retravaillée et l'histoire est sympathique mais sans non plus beaucoup de suspense.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Kanimp le 31 Mars 2014 à 16:16:14
Magnifique texte, fluide qui captive du début jusqu'à la fin.
A un tel point que les trois incohérences que j'ai trouvé sont reléguée à c'est pas grave.

Balthazar quite le domicile suite à une dispute avec son père qui ne veut pas de gens avec le Sida chez lui.
Comme il a attrapé autrement et il y a vingt ans il n'y avait pas de remède, c'était une maladie mortelle rapide.
Où les premier traitements avaient déjà vu le jour et étaient impayable pour lui et ne pouvait pas prolonger son existence.
Le statu de SDF ne devrait faire qu'accélérer la rapidité du décès.

Une chienne qui met bat et toujours dangereuse car elle va défendre ses jeunes.
Balthazar ne peut pas la conduire avec ses chiots chez le vétérinaire, comme dit, la chienne l'attaquerait.
Il y a un temps de 8 semaines (je crois) avant que le chiot puisse être séparer de sa mère.
Ce délai ne semble pas être respecté dans le texte.
Note: que rien n'empêche Balthazar de s'occuper de la chienne avant de la conduire chez le vétérinaire. Ce qui est je crois la nature du personnage.

Il meurt avec à cause du "syndrome de Korsakoff". Cela peut ne pas être incohérent.
Mais ignorant ce que c'était, j'ai lu en diagonale la définition wiki et il en meurt dans la partie du texte où il est peu probable qu'il l'attrape.
Alors que tout le texte est proche d'un conte, ici il fait une référence directe à un bouquin de médecin.
Jr trouve qu'il serait plus confortable de décrire comment il est mort "en perdant son esprit entre deux personalités"
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 31 Mars 2014 à 18:29:55
Merci pour vos lectures et "conseils".

@Loïc : Navrée de ne pas t'avoir transcendé.  :P Pour moi, la conjuguaison ( partout) est correcte. Si je changeais le temps où que ce soit, le sens ne serait plus celui que je veux donner. Pour le passage de l'enterrement, il me convient bien comme ça.  Juste, pour Chopin, c'est quand même LA musique la plus courante aux enterrements. Sauf que : Chopin était homosexuel et l'église n'accepte pas les homosexuels ( comme le père). C'était un petit clin d'œil, je ne voulais pas insister dessus plus que ça.

@Kanimp: je suis heureuse que mon texte te plaise. ^^
Pour les incohérences :
- son père ne le vire pas parcequ'il a le SIDA, il le chope plus tard(  lors d'un échange d'aiguilles que je ne raconte pas).
-pour la chienne qui met bas, je ne suis pas experte, mais je ne m'imaginais pas qu'il allait chez le véto tout de suite. Après 8 semaines ça fait un peu long mais ça ne fait qu'une bouche à nourrir ( puisque les chiots boivent le lait de leur mère). Pour l'agressivité, je me dis que Balthazar sait y faire avec les chiens et si elle a choisi sa couche pour mettre bas, c'est qu'elle l'aime bien. Enfin voilà, j'espère que ça devient plus cohérent. Pfiou!
-Alors, la maladie de Korsakoff, si je dis pas de conneries, c'est une complication de l'alcoolisme chronique ET du SIDA. Ceci dit, pas très logique de mourir d'une démence alors que d'un acte occasionné par une démence ce serait déjà plus probable... Excellente question donc, il faut que j'y  réfléchisse.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Nahlia le 31 Mars 2014 à 19:24:05
J'en ai presque eu les larmes aux yeux, tiens. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop sensible ou parce que c'est bien écrit (je dirais surement un peu des deux), en tout cas c'était un texte touchant qui m'a rappelé l'histoire de Hachi, un chien qui attend tous les jours son maître à la gare même après que celui-ci trouve la mort (mais le contexte est bien différent, pas de SDF quoi). Bizarre, parfois les histoires avec des animaux m'émeuvent plus que celles avec des humains...
Je ne suis pas assez exigeante pour te reprocher les incohérences de ton texte (pour ne pas dire que j'aurais été bien incapable de les remarquer, haha).
Enfin voila, c'est un petit texte joliment écrit et que j'ai bien apprécié :)
Titre: Re : Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 31 Mars 2014 à 22:09:55
La fin m'a fait un peu penser à ça.
Hachikô (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hachik%C5%8D)

Je sais pas si tu connais.

Merci Nahlia pour ton commentaire. Je suis heureuse que ce texte t'ait ému, c'est que tu l'as compris. :)
Comme tu peux le voir, tu n'es pas la seule à avoir pensé à ce chien célèbre. ^^
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Kalhem le 01 Avril 2014 à 07:50:52
J'ai aussi beaucoup aimé ce texte ! J'arrête pas de penser à ce pauvre petit Jean-Yves qui doit croire que son maitre l'a abandonné.  :'(

Citer
Et puis, un jour, Balthazar se réveilla et Jean-Yves n'était plus là. [...]  Il questionna les gens, personne n'avait vu de petit caniche noir avec un manteau à carreaux.

Dès le début j'ai eu les larmes au yeux ! Comme Cassandre les histoires avec les animaux ça me touche beaucoup, mais si en plus c'est un chien !  :'(


Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 01 Avril 2014 à 08:45:52
Merci Cassandre et Kahlem pour vos retours positifs. :)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Verasoie le 01 Avril 2014 à 22:36:17
Méééé c'est triste comme histoire ='(

Voilà moi j'ai le cerveau en yaourt à force de lire et du coup tu me l'as fait fondre par les yeux u_u

(Hahaha allez chercher du sens ailleurs vous n'en aurez pas ici).

Bref j'ai surtout aimé que le personnage de Balthazar ne soit pas cliché. Ça m'étonne pas quand tu dis que tu t'inspires de gens avec qui t'as pu parler, même si son histoire est abordée très rapidement elle est crédible pour moi. Y'a pas d'apitoiement, y'a pas de dénonciation, c'est juste l'histoire de quelqu'un. Et ça j'ai beaucoup aimé.
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 01 Avril 2014 à 23:49:29
Merci Véra pour ton com´. ^^
Tu as le cerveau en yaourt parceque tu gibètes?
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Milora le 03 Mai 2014 à 12:26:29
Lu à l'occasion du Tournoi !

Je suis mitigée, je l'avoue. D'un côté, je trouve l'histoire certes classique mais émouvante, en particulier la toute fin avec le chien. Mais d'un autre côté, le style froid et distant m'a empêchée d'entrer dedans. Je suis d'accord que sur une thématique pareille, en faire trop dans le pathos aurait décrédibilisé le texte. Mais là j'aurais voulu sentir plus l'attachement de Balthazar pour Jean-Yves, en particulier au moment où le chien disparaît. C'est assez froid dans le texte, vite dit et puis on passe à autre chose. L'autre moment qui m'a semblé trop expédié, c'est le moment où Balthazar rentre chez lui. Alors, là, je trouve que la distance se justifie, et tu en dis pile ce qu'il faut pour qu'on comprenne sans le dire. Mais je trouve que ça va un peu vite, ça ne laisse pas le temps au texte d'imprégner le lecteur, du coup ça limite l'impact émotionnel du passage.

Bref, à mon avis, l'histoire est bien menée mais mériterait d'être un peu lissée par endroits, encore. :)
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Anlor le 05 Mai 2014 à 02:21:43
Bonjour bonjour, je commente !

Dans le détail :
C'était l'être qu'il chérissait le plus, son petit chien. Les gens l'aimaient bien Jean-Yves, et chacun lui amenait un petit cadeau : un manteau tricoté main, une poignée de croquettes, un os à moelle, un petit jouet.
ça fait beaucoup de petits d'un coup ça !

Ce petit duo était heureux comme ça, libre, dans la rue. Parfois Balthazar jouait du violon et Jean -Yves faisait le loup.
espace en trop (mais en fait je crois que Tomoyo les a déjà relevés ; ce serait cool, si t'as le temps, de corriger ça  ^^ )

Disparu !
j'aime pas trop cette exclamation au milieu de ta narration, je trouve que ça détonne un peu

Pourquoi Jean-Yves se serait-il sauvé? Pourquoi l'aurait-on kidnappé?
espace avant les points d'interrogation

Il alla à la SPA voir si quelqu'un l'avait ramené. Personne.
Balthazar attendit encore une semaine, refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit  malgré les températures extrêmes : Jean -Yves allait revenir, c'est sûr !
c'était sûr ? (ça fait bizarre que les temps ne soient pas concordants)

Le froid se faisait de plus en plus mordant, la chaleur de Jean-Yves lui manquait terriblement et il lui semblait ne jamais avoir enduré un hiver si rude depuis dix  ans. Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne eut choisi de mettre bas sous son abribus, sur son matelas, dans sa couette et ce, une veille de Noël.
euh, je suis pas sûre tu puisse mettre un point avant le date. Enfin, c'est pas très correct grammaticalement, et pas franchement pratique pour la compréhension
hum, bon, la veille de Noël, c'est vraiment nécessaire ? Parce qu'à force de bouquet final trop-mignon, on finit par rentrer dans le cliché  :-[

C'est ainsi que Jean-Yves entra dans la vie de Balthazar.
ben du coup ce paragraphe commence par "Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après que bla bla bla", c'est peut-être pas nécessaire de nous rappeler quelques lignes plus bas qu'on parle de comment Jean-Yves est arrivé là.


Quand il se réveilla, Jean-Yves était auprès de lui, dans la chambre d'hôpital. Il l'appelait : " Jean-Yves ! Jean-Yves ! Viens mon garçon ! "
(on démêle vite les pronoms, mais logiquement, avec le "il" et un imparfait dans ta deuxième phrase, on comprend plutôt que c'est Balthazar qui se réveille pendant que Jean-Yves appelle)

"Allons, viens mon garçon! Viens voir papa! Tu m'as fait une de ces peurs! J'ai cru que je ne te reverrais plus jamais!"
espace avant les points d'exclamation


Ils semblaient sous le choc, Balthazar ne les reconnaissait pas, lui non plus d'ailleurs ne se reconnaissait pas.
il est étrange, ce dernier bout de phrase ; quand on parle du miroir, je veux bien, mais là ça sonne un peu hors de propos (enfin, ça sonne "j'ai mis ça là pour le jeu sur les mots", c'est dommage)

Sylvain fut mis en terre avec un joli costume gris. La marche funèbre de Chopin résonna dans l'Eglise, ce fut un enterrement très émouvant.
c'est sûr que dit comme ça on a un peu de mal à s'en rendre compte  :o

  Toute la famille était là, les amis d'enfance de Sylvain, les voisins.  Sur sa tombe des petites plaques gravées "A notre fils bien aimé", "A notre ami", des gerbes de fleurs par dizaines. C'était vraiment très beau à voir.
pour moi ça fait surtout très faux, mais je suis pas sûre que cette phrase soit ironique. Elle l'est ?


Il fait le loup  pendant quelques minutes et rentre chez la vieille dame quand les humains se mettent à lui filer des coups de pieds pour qu'il arrête de gueuler.
"il fait le loup" x 2 dans ce paragraphe

Pas dans le détail :
Ben moi j'ai pas vraiment accroché  :-[
Enfin, je trouve le début très (trop ?) gentillet. Enfin, ça me parait totalement irréaliste qu'un mec à la rue coule des jours pépères entre les cadeaux des gens tous gentils et son sida qui reste mignon pendant 20 ans. J'veux dire, c'est lisse, c'est très lisse pour quelqu'un qui est parti sur un coup de tête de chez lui, qui s'est retrouvé peu à peu malade à la rue et qui devient fou.
Il y a des choses que je trouve très clichés : la gentillesse des passants pour le bon clodo, les chiots la veille de Noël par exemple et d'autres qui me mettent mal à l'aise parce que je ne vois pas bien comment on peut écrire ça sans ironie (tout le paragraphe de l'enterrement où ton narrateur répète que c'est bien beau, bien émouvant avec toute la famille alors que le gars il est à la rue depuis 20 ans mais tout le monde s'en fout, j'trouve ça plutôt grinçant).
Enfin bref, pour moi ça joue trop sur le "joliment triste" et au final, on n'entre jamais vraiment dans la folie de Balthazar ou le désespoir de Jean-Yves (je sais pas, je dis ça comme ça, ça aurait pu être une piste à explorer), et ça reste assez plat.

Merci pour la lecture en tout cas et au plaisir de te relire !
 ^^

Ah, et je voulais juste réagir à ça :
Citer
C'est vrai qu'il faut éviter de tomber malade parcequ'un petit rhume peut vite dégénérer, mais , sans être experte en SDF, je pense pas que les gens qui dorment dehors soient plus malades que ceux qui vivent dans des maisons. Je dirais même que, comme ils ne sont pas tellement en contact direct des gens, y'a des chances qu'ils tombent moins malades au final.
j'ai du mal à croire qu'en vivant à la rue, dans le froid, avec une hygiène approximative et des repas à base de bibine et de trucs pas chers (donc hors légumes, viandes etc.) tes défenses immunitaires s'en sortent très bien.  |-|
Titre: Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Mai 2014 à 05:26:29
 :mrgreen: Donc tu trouves mon texte lisse, cliché et assez plat?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Re : Jean-Yves
Posté par: Thérébentine le 05 Mai 2014 à 19:04:20
Merci Mil et Anlor pour vos lectures et corrections/commentaires/tout ça.

Comme je suis super vexée je fais un double post pour protester. ( vous verrez quand j'entrerai à l'académie française, le prix Goncourt entre les dents...)

Dans le détail :
C'était l'être qu'il chérissait le plus, son petit chien. Les gens l'aimaient bien Jean-Yves, et chacun lui amenait un petit cadeau : un manteau tricoté main, une poignée de croquettes, un os à moelle, un petit jouet.
ça fait beaucoup de petits d'un coup ça !

Je me demande si on a dit ça à Dutronc quand il a chanté sa chanson pour la première fois.

Ce petit duo était heureux comme ça, libre, dans la rue. Parfois Balthazar jouait du violon et Jean -Yves faisait le loup.
espace en trop (mais en fait je crois que Tomoyo les a déjà relevés ; ce serait cool, si t'as le temps, de corriger ça  ^^ )
Tout à fait.  :-¬?


Disparu !
j'aime pas trop cette exclamation au milieu de ta narration, je trouve que ça détonne un peu
Ben moi j'aime bien. Ça fait un petit peu comme une disparition magique. Comme l'apparition.


Pourquoi Jean-Yves se serait-il sauvé? Pourquoi l'aurait-on kidnappé?
espace avant les points d'interrogation
c'est juste pour embêter ma voiture garoute préférée


Il alla à la SPA voir si quelqu'un l'avait ramené. Personne.
Balthazar attendit encore une semaine, refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit  malgré les températures extrêmes : Jean -Yves allait revenir, c'est sûr !
c'était sûr ? (ça fait bizarre que les temps ne soient pas concordants)
est ce que : "il va revenir, c'est sur!" te conviendrait mieux?


Le froid se faisait de plus en plus mordant, la chaleur de Jean-Yves lui manquait terriblement et il lui semblait ne jamais avoir enduré un hiver si rude depuis dix  ans. Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne eut choisi de mettre bas sous son abribus, sur son matelas, dans sa couette et ce, une veille de Noël.
euh, je suis pas sûre tu puisse mettre un point avant le date. Enfin, c'est pas très correct grammaticalement, et pas franchement pratique pour la compréhension
hum, bon, la veille de Noël, c'est vraiment nécessaire ?
Parce qu'à force de bouquet final trop-mignon, on finit par rentrer dans le cliché  :-[
A la base, je voulais écrire un conte de Noël qui s'est transformé en ça.oui c'est indispensable. Ce qui est incroyable dans le truc c'est pas tant qu'une chienne vienne mettre bas sur un vieux matelas. C'est que ça arrive une veille de Noël, c'est un signe du destin.  Pour "date" faut que je corrige.


C'est ainsi que Jean-Yves entra dans la vie de Balthazar.
ben du coup ce paragraphe commence par "Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après que bla bla bla", c'est peut-être pas nécessaire de nous rappeler quelques lignes plus bas qu'on parle de comment Jean-Yves est arrivé là.
Si,si, c'est important.



Quand il se réveilla, Jean-Yves était auprès de lui, dans la chambre d'hôpital. Il l'appelait : " Jean-Yves ! Jean-Yves ! Viens mon garçon ! "
(on démêle vite les pronoms, mais logiquement, avec le "il" et un imparfait dans ta deuxième phrase, on comprend plutôt que c'est Balthazar qui se réveille pendant que Jean-Yves appelle)
mouais...


"Allons, viens mon garçon! Viens voir papa! Tu m'as fait une de ces peurs! J'ai cru que je ne te reverrais plus jamais!"
espace avant les points d'exclamation
spéciale casse dédi à 7l qui ne supporte pas ça non plus je crois


Ils semblaient sous le choc, Balthazar ne les reconnaissait pas, lui non plus d'ailleurs ne se reconnaissait pas.
il est étrange, ce dernier bout de phrase ; quand on parle du miroir, je veux bien, mais là ça sonne un peu hors de propos (enfin, ça sonne "j'ai mis ça là pour le jeu sur les mots", c'est dommage)
C'est super important aussi. Cette notion de se sentir étranger à soi même et de ne pas "reconnaître" ses propres parents. Il n'y a pas de jeu de mot.

Sylvain fut mis en terre avec un joli costume gris. La marche funèbre de Chopin résonna dans l'Eglise, ce fut un enterrement très émouvant.
c'est sûr que dit comme ça on a un peu de mal à s'en rendre compte  :o

  Toute la famille était là, les amis d'enfance de Sylvain, les voisins.  Sur sa tombe des petites plaques gravées "A notre fils bien aimé", "A notre ami", des gerbes de fleurs par dizaines. C'était vraiment très beau à voir.
pour moi ça fait surtout très faux, mais je suis pas sûre que cette phrase soit ironique. Elle l'est ?

Je réponds pour les deux petites remarques parceque c'est lié.C'est décalé/grinçant évidemment.  Ce sont des comportements dictés par les apparences. Je le raconte comme ça parceque je veux que ça sonne faux. 


Il fait le loup  pendant quelques minutes et rentre chez la vieille dame quand les humains se mettent à lui filer des coups de pieds pour qu'il arrête de gueuler.
"il fait le loup" x 2 dans ce paragraphe
je la trouve bien ma phrase, tu aurais fait comment pour faire passer ces deux idées?


Pas dans le détail :
Ben moi j'ai pas vraiment accroché  :-[
Enfin, je trouve le début très (trop ?) gentillet. Enfin, ça me parait totalement irréaliste qu'un mec à la rue coule des jours pépères entre les cadeaux des gens tous gentils et son sida qui reste mignon pendant 20 ans. J'veux dire, c'est lisse, c'est très lisse pour quelqu'un qui est parti sur un coup de tête de chez lui, qui s'est retrouvé peu à peu malade à la rue et qui devient fou.
Alors, je n'ai jamais dit qu'il coulait des jours pépères. Je n'ai jamais dit qu'il avait le SIDA depuis 20ans. Je n'ai jamais dit qu'il avait toujours été en bonne santé. Et je suggère que la maladie (je ne parle pas du Sida) se déclenche à partir du moment où il perd son compagnon à quatre pattes-cadeau de Noel trop mimi. D'ailleurs j'ai choisi un caniche pour le côté chien-chien à sa mémère. Enfin passons...

Il y a des choses que je trouve très clichés : la gentillesse des passants pour le bon clodo, les chiots la veille de Noël par exemple et d'autres qui me mettent mal à l'aise parce que je ne vois pas bien comment on peut écrire ça sans ironie (tout le paragraphe de l'enterrement où ton narrateur répète que c'est bien beau, bien émouvant avec toute la famille alors que le gars il est à la rue depuis 20 ans mais tout le monde s'en fout, j'trouve ça plutôt grinçant).

Enfin bref, pour moi ça joue trop sur le "joliment triste" et au final, on n'entre jamais vraiment dans la folie de Balthazar ou le désespoir de Jean-Yves (je sais pas, je dis ça comme ça, ça aurait pu être une piste à explorer), et ça reste assez plat.
C'est un texte très court. J'aime bien faire dans la subtilité( si si!),  je pense que j'ai réussi à suggérer beaucoup de choses.La folie de Balthazar n'est pas très importante. Il est dans une autre réalité. Il vit chez des gens qu'il ne connaît pas, il se raccroche à sa bouée de sauvetage : son petit chien. Ça le rassure.


Merci pour la lecture en tout cas et au plaisir de te relire !
 ^^

De rien! ;)

Ah, et je voulais juste réagir à ça :
Citer
C'est vrai qu'il faut éviter de tomber malade parcequ'un petit rhume peut vite dégénérer, mais , sans être experte en SDF, je pense pas que les gens qui dorment dehors soient plus malades que ceux qui vivent dans des maisons. Je dirais même que, comme ils ne sont pas tellement en contact direct des gens, y'a des chances qu'ils tombent moins malades au final.
j'ai du mal à croire qu'en vivant à la rue, dans le froid, avec une hygiène approximative et des repas à base de bibine et de trucs pas chers (donc hors légumes, viandes etc.) tes défenses immunitaires s'en sortent très bien.  |-|
[/quote]
Tu connais l'histoire de la chanson "oh du lieber Augustin?", tu as l'explication sur Wikipédia. Toujours est il, il y a des gens qui ne tombent pas souvent malades, quelles que soient les conditions. [\color]

Bon, je reste convaincue que c'est un bon texte. Je ne le trouve ni lisse, ni cliché, ni plat. Y'a plein de choses derrière.

Enfin, on ne peut pas plaire à tout le monde...