Un long souffle glacé s'échappe de mes fines lèvres, créant un léger nuage de vapeur dans le froid mordant de l'hiver. Mes pas claquaient selon le va-et-viens des mes bottes de cuir, frappant d'une marche calme et assurée le dur trottoir verglacé et jonché des saletés parisiennes.Faut se décider, tu peux pas nous mettre du présent dans la première phrase, un coup d'imparfait et repasser au présent. Choisis sinon ton lecteur est tout perdu.
Le froid caresse mon visage, s'inscimissant autour de mon corps sans pour autant me frigorifier, contribuant à ma plénitude.s’immisçant ? (ça existe pas s'inscimissant)
Le ciel hivernal, débarrassé de toute impureté, semblait comme placide de ce bleu sombre tirant sur le noir, annonciateur de la nuit.imparfait inopiné !
Les dernières lueurs du soleil ont disparues depuis longtemps, laissant place à la blafarde lumière blanchâtre de la Lune.blafarde/blanchâtre, y en a au moins un de trop
Mon regard parcourent ces cieux purs, admirant l'éclat sombre et velouté que lui donnait l'éclat du satellite.parcourt
Soupirant d'un air empathique, j'appréciais ce spectacle qui ne me lassait jamais.empathie de quoi ? D'où elle sort l'empathie ? :-\
Le vent s'intensifie graduellement, stoppant l'étrange ballet de mes doigts, et reportant ma concentration sur ce qui se trouve devant moi.il va falloir se modéré sur les participes aussi
Les flots, plutôt agités ce soir, défilent face à moi, glissant furieusement sur le lit du fleuve parisien.le parisien n'est pas nécessaire, je pense
Je reste quelque instant ici, le vent faisant virevolter mes longs cheveux blonds, mes doigts tapotant et voltigeants sur le rebord de pierre.quelques instants
Les yeux clos, je repensait aux événements récents qui avaient déchiré ma vie. La bouche serrée, les paupières closes...imparfait inopinééé
Je me détourne de la rambarde et emprunte une volée de marche sombres qui se profilent discrètement derrière moi.je... je suis toute perdue dans la spatialisation là :-\ pourquoi derrière ?
Arrivée sur les quais, je me remet à marcher silencieusement, cette fois isolée, presque seule.remets
A côté de moi se détache mes mini-bidonvilles qui se forment progressivement dans le remblais sous la chaussé, sous les grands ponts parisiens.se détachent
et-être quelques pauvres gens avec trois cartons et couvertures mangées au mites, mais rien de semblable à cette communauté qui envahit désormais les quais.peut-être
Plutôt silencieuse à cette heure de la nuit, il résonne encore quelque bruits suspects et appels hélant ma personne, mais je les ignore courageusement et m'écarte prudemment des constructions précaires pour m'approcher du long bras de mer qui serpentait au mes côtés.qui est silencieuse ?
Arrivée à la rive la plus proche, je me stoppe enfin, et m'accorde un long soupir.mais, elle est déjà sur la rive :-\ peut-être dire qu'elle remonte sur le trottoir, ou autre expression plus jolie
Un soupir qui, plus qu'un simple souffle, exhale toutes mes pensées, mes émotions qui résonnaient et s'entrechoquaient bruyamment et douloureusement dans ma tête depuis un certain temps.ces émotions ? (je sais pas, le mes sonne bizarrement avec la proposition après)
Douloureusement... Oui, c'était vraiment ça qui prônait, la douleur, non-pas une insignifiante douleur physique mais une déchirure interne, une déchirure invisible, masquée, dissimulée sous des masques d'émotions aussi factices que trompeuses. Ces mots résonnent une nouvelle fois dans ma tête.passé/présent, toujours
Je secoue la tête, m'affale par terre, me retient de hurler pour annihiler cet écho déchirant qui sonne et vrille à mes oreilles.retiens
Je tente de me reprendre, de faire cesser le tremblement de mes lèvres, de calmer cette tornade d'émotions et de sentiment qui me tourmente et me malmène.sentiments
Moi aussi j'avais pris ma décision.pourquoi l'imparfait ?
Et ne pouvait plus revenir dessus.
Je me détend une nouvelle fois, respire profondément...détends
Non...!mollo sur la ponctuation, là, tu décrédibilises toute le dramatique de ta scène. Un point d'exclamation suffit, pas la peine de mettre des petits points à toutes les phrases. Le lecteur n'est pas bête, il sait mettre le ton comme un grand ^^
Non !!
Je n'imaginais pas qu'il serai aussi difficile...
Aussi difficile...
Je me mord la lèvre, frappe mon corps , meurtrit ce corps qui a tant souffert.mords
La tempête de colère, de tristesse, de frustration, est devenue typhon infernal et fais valser mon âme meurtrie. J'abdique, j'abandonne, je cède à tous les caprices de mon esprit. Je perd toute dignité et m'effondre lamentablement, les larmes ruisselant et perlant sur mes joues, ruisseau devenu fleuve se mêlant aux eaux tourmentées qui coulent au-dessous de moi. Je hurle, je hurle au désespoir. je laisse libre cours à ce qui me tord les tripes, qui a détruit le peu qui restait de moi. Mes cris se perdent dans les limbes de l'air pur et froid, cris intarissables dirigés contre le néant, cris exhalant peur, douleur, tristesse... Je rampe tant bien que mal, me traînant lamentablement vers les eaux sales que je surplombe.je pense qu'il y aurait des trucs à redire, mais j'aime vraiment beaucoup ^^
Peinant, vacillant, je me relève tristement et observe durant de longues minutes les flots sombres et agités charriant déchets et autres amitiés des parisiens, faisant perdre toute pureté et sa majestueuseté au puissant fleuve.euh, majesté, tout simplement :D
Mais...ça fait... quand même... beaucoup de points...
Je ne pensait pas qu'il serait aussi difficile...
Aussi difficile de mourir...
Mes yeux s’écarquillent, ma mâchoire tombe.euh, j'ai l'image du loup de Tex Avery, je crois pas que ce soit le but :mrgreen:
Le choc m'a atteint à une puissance drastique.ça me paraissait bizarre, drastique, dans ce contexte, du coup je suis allée chercher sur le site du CNRTL (http://www.cnrtl.fr/definition/academie9/drastique) et voilà la définition du dico de l'académie, 9ème édition :
1. Se dit d'un remède très énergique et, plus particulièrement, d'un laxatif brutal. Un purgatif drastique.donc non, il est pas drastique, le choc
2. Très rigoureux, très contraignant. Un règlement drastique. Prendre des mesures drastiques contre la spéculation.
Un couple, un amour, une histoire, tous cela peut-être reconstruit aisément. Mais cette foutue vie, elle, ne s'ôtait pas à la légère !!tout cela
Et alors que, souillée, meurtrie, je me relevait, mes cris s'élevaient librement dans le ciel sombre et pur, s'envolant vers un futur aussi noir qu'incertain, mais vers un destin, vers une vie !!imparfait inopiné
Un long souffle glacé s'échappe de mes fines lèvres, créant un léger nuage de vapeur dans le froid mordant de l'hiver.Ca fait beaucoup d'adjectifs ! C'est important d'avoir une première phrase qui ait du rythme. Laisse souffler le lecteur. Je te suggère d'enlever ceux qui sont en pourpre dans la citation.
Mes pas claquaient selon le va-et-viens des mes bottes de cuirva-et-vient
frappant d'une marche calme et assurée le dur trottoir verglacé et jonché des saletés parisiennes.Pareil, faut élaguer ici. Trop d’adjectifs.
Le froid caresse mon visage, s'inscimissantIl a l'air de faire vraiment très froid (il est "mordant" tu dis au début). Comment le froid peut-il être mordant un temps et caressant celui d'après ? Attention à respecter le point de vue que tu as adopté.
Le ciel hivernal, débarrassé de toute impureté, semblait comme placide de ce bleu sombre tirant sur le noir, annonciateur de la nuit."placide de ce bleu" ça ne veut rien dire. Tu peux mettre une virgule après placide, ce sera déjà mieux je pense.
Les dernières lueurs du soleil ont disparues depuis longtemps
laissant place à la blafarde lumière blanchâtre de la Lune.blafarde ou blanchâtre, il faut choisir.
Mon regard parcourent ces cieux pursattention le reste de ton récit est au passé
admirant l'éclat sombre et velouté que lui donnait l'éclat du satellite
Soupirant d'un air empathiqueeuh ça veut dire quoi ?
Malgré l'heure tardive, à côté de moi coule une intense circulation, fluide et lumineusebof l'inversion. "une intense circulation s'écoule le long des quais de Seine" ?
le regard dirigé vers la voûte célestehm heureusement qu'il y a la lune sinon elle n'est pas très intéressante la voûte céleste au-dessus de Paris
mes doigts s'agitant tous seuls dans l'air fraishm il fait froid ou frais ? ^^
Une bourrasque, plus puissante que les autres, me fait plisser les yeux, cabrant mon corps contre le souffle qui me fait face.ah oui quand même !
Ma main trouve alors le muret qui se profilait à côté de moi, et mon corps pivote brusquement, offrant sa face à la rive de la Seine.On dirait que son corps ne lui appartient pas. Tu peux pas dire ça de façon plus incarnée ? "Je tâtonne jusqu'à trouver le muret qui courait à côté de moi et une fois que je l'ai sous la main, je me tourne brusquement vers la Seine." ?
Les flots, plutôt agités ce soir, défilent face à moien plus là ça fait deux fois face
Je reste quelque instant ici, le vent faisant virevolter mes longs cheveux blondsil ne doit pas voir grand chose
Les yeux clos, je repensait aux événements récents qui avaient déchiré ma vie. La bouche serrée, les paupières closes...repensais
Arrivée sur les quais, je me remet à marcher silencieusementremets
A côté de moi se détache mes mini-bidonvilles qui se forment progressivement dans le remblais sous la chaussé, sous les grands ponts parisiens.détachent
ne se trouvaient ici aucune de ces constructions de bric et de broctu peux utiliser le pronom "on", je pense que ça ferait moins guindé "on ne trouvait ici"...
Plutôt silencieuse à cette heure de la nuit, il résonne encore quelque bruits suspectsencore une inversion qui cette fois-ci est perturbante : c'est la communauté qui est silencieuse et ensuite "il résonne". Tu peux dire "quelques bruits suspects résonnent encore".
mais je les ignore courageusement et m'écarte prudemmentdeux adverbes en si peu de temps, c'est un peu abusé. En plus je ne vois pas vraiment ce qu'il y a de courageux à ignorer des appels
pour m'approcher du long bras de mer qui serpentait au mes côtés.oui enfin ça serpente du point de vue d'un hélicoptère, pas d'un point de vue humain. Je ne comprends pas bien où elle est, je croyais qu'elle était sur les quais et qu'elle marchait déjà en bord de Seine...
Arrivée à la rive la plus proche, je me stoppe enfinje m'arrête enfin
et m'accorde un long soupiroui, ce personnage a vraiment des manières de théâtre
Un soupir qui, plus qu'un simple souffle, exhale toutes mes pensées, mes émotions qui résonnaient et s'entrechoquaient bruyamment et douloureusement dans ma tête depuis un certain temps.elle en a de la chance, si ça peut partir dans un souffle...
une déchirure invisible, masquée, dissimulée sous des masques d'émotions aussi factices que trompeuses.deux fois masque
Je secoue la tête, m'affale par terre, me retient de hurler pour annihiler cet écho déchirant qui sonne et vrille à mes oreilles.ah oui, quand même
Je tente de me reprendre, de faire cesser le tremblement de mes lèvres, de calmer cette tornade d'émotions et de sentiment qui me tourmente et me malmène.
Je me redresse rapidement, la mine sévère, resserrant dignement mon manteau autour de mes épaules relevées.enlève l'adverbe et "relevées", ça n'apporte rien.
Je me détend une nouvelle fois, respire profondément... Je me sens vaciller, hésiter... Je ne contrôle plus grand chose mais...tu es au passé ou au présent ?
Je ne pensait pas qu'il serait aussi difficile...je me demandais quand est-ce que ça arriverait la mention du suicide
Aussi difficile de mourir...
Mes yeux s’écarquillent, ma mâchoire tombe.Tu ne dis pas ça quand tu parles de toi. "Je sens mes yeux s’écarquiller et ma mâchoire tomber" encore que ça sonne assez faux...
Alors que je ne pensais qu'a ce qui allais disparaître, alors que je ne pensais qu'a ce qui allait ce passer, je n'avais jamais pensé à ce que je quittait. La vie...allait ; qu'à ; quittais
Un couple, un amour, une histoire, tous cela peut-être reconstruit aisément. Mais cette foutue vie, elle, ne s'ôtait pas à la légère !! Si je suis ici, ce soir, sur la Seine ou autre part, à Paris ou à Bagdad, c'est parce que je suis en vie. Et alors que je me redresse lentement, je me remet à hurler, mais cette fois de joie, cette fois de bonheur, cette fois de cette indéfectible sensation d'être en vie. Et alors que, souillée, meurtrie, je me relevait, mes cris s'élevaient librement dans le ciel sombre et pur, s'envolant vers un futur aussi noir qu'incertain, mais vers un destin, vers une vie !! Et je remerciais le courage et lâcheté, je remerciais l'attention et la brutalité, je remerciais la sagesse et la cruauté, je remerciais le monde.je ne comprends pas vraiment ton personnage. Ces allers-retours entre "la mort quel confort" et "mais la vie c'est chouette aussi" ça aurait dû la faire balancer depuis le début. Je ne comprends pas pourquoi elle n'y réfléchis pas davantage en se baladant le long de la Seine. Et puis l'association romantique "le temps est épouvantable, à l'image de mon cœur" c'est vu et revu. Non mais cette révélation, je la saisis vraiment pas : elle n'était même pas debout sur la rambarde à se dire "j'y vais j'y vais pas", pourquoi là tout à coup elle a cette révélation aussi dramatique (dans le sens théâtral) que pas crédible ?
laissant place à la blafarde lumière blanchâtre de la Lune.