Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Antoine Jihel le 20 Novembre 2013 à 14:17:04
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Salut... Je n'écris plus en ce moment, alors je ne suis pas très présent sur le site depuis cet été. J'avais tout de même envie de vous présenter cette petite fantaisie :
Les souris dansent
Antoine marchait sur les quais de Seine d’un pas saccadé. Il mettait toute sa hargne dans ses pieds et ses talons comme pour enfoncer les pavés dans le sol, les percer, les broyer. Ça lui donnait une démarche un peu ridicule. Mais lui s’en foutait et personne ne faisait suffisamment attention à lui pour le remarquer.
Fin septembre, les parisiens profitaient d’un redoux pour flâner le long du fleuve, se retrouver entre amis avec de l’alcool et s’enivrer en bonne compagnie.
Ce soir, Antoine, en sortant de chez lui, n’adressa pas même un regard à Doris, sa concierge, qu’il aimait pourtant tellement pour son allure de forteresse moyenâgeuse. Rassurante, capable de soutenir un siège.
En fait, c’était surtout une grosse carcasse pleine d’arthrite, mais laissons Antoine a ses impressions architecturales.
Il ne regardait que ses pieds, les poings fermés dans son veston, il pressait le pas sachant fort bien qu’il ne se rendait nulle part. Ce qui, en soit, était un peu idiot, mais passons.
Chaque éclat de rire émanant des petits groupes étaient pour lui comme une moquerie blessante, un pied de nez à sa solitude. Pourquoi s’infligeait-il un tel spectacle ?
Pourquoi se fondre au milieu de tant d’espièglerie, de bonheur partagé, qui
contrastaient sa mauvaise humeur, la rendant plus noire encore ?
J’ai tendance à penser qu’il aurait mieux fait de rester chez lui, peinard sous la couette à regarder un bon film, mais il avait l’impression que sont corps n'était qu’asticots grouillant, le pressant à arpenter les rues, à garder ses membres en mouvements.
- Mon être se grignote, se dévore, il crie famine, hurle comme un tox… Putain, il lui manque quoi ?
A mon humble avis, c’est un bon coup de pied au cul qui lui manque, histoire de lui remettre les idées en place, lui redonner une bonne dose de bon sens.
Passant près d’une épicerie, il n’avait pas hésité longtemps avant de dédaigner
l’alcool.
- Cette salope aguicheuse aux allures de pétasse… Je finirai pas la soirée avec elle, hors de question !
C’est donc l’esprit clair qu’il regarderas en face cette déprime qu’il ne parvenait pas à identifier, donc pas à railler, à tourner en dérision…
- Allez ! Sors de ton trou, montre toi, que je te torde le cou !
Était-ce cette fille insipide et pas si jolie, qu’il avait vu deux ou trois fois et qui ne le rappelait pas ?
- Elle est conne comme ses pieds et son discours affligeant sur la complexité d’un « monde mondialisé » (ça s’invente pas) a failli m’achever. Alors quoi ?
Est-ce qu’une petite égratignure de l’égo pouvait à ce point vider ses occupations favorites de leur intérêt ? Incapable de regarder un film, de dessiner, de jouer à des jeux idiots ni même d’écouter de la musique. Ses nerfs se nouaient, s’emmêlaient, grinçaient chaque fois qu’il tentait de se calmer.
Etait-ce l’argent, qu’il désirait ardemment, comme un cul souriant, ondulant au-dessus de son existence, toujours fuyant, jamais serrable ?
- Mais depuis le temps que c’est un problème, pourquoi m’en soucier aujourd’hui précisément ?
Loin de toucher du doigt son problème, il posait les pieds au bout de l’île de la cité.
- J’aimerais pouvoir m’asseoir, seul devant le fleuve, me laisser captiver, hypnotiser, plonger mes yeux dans les reflets des lumières de la ville miroitant sur les flots… oui, me laisser bercer tendrement…
Mais il y avait là des joueurs de tam-tam, des guitares, des pétards qui tournaient dans une ambiance tout ce qu’il a de plus cool.
- Mais quelle horreur ! Allez vous faire foutre avec votre fichue bonne humeur !
Il aurait pu simplement aller s’asseoir, sympathiser, passer une bonne soirée… Mais non ! Il préférait, obstiné, porter un œil méprisant sur ce groupe. Il ne prit même pas conscience qu’il croisait un beau regard.
Au bord de l’eau, ne sachant où aller, il alluma une clope.
En face, le Louvre rougeoyait sous ses éclairages.
- J’aimerais toucher ses murs, les palper, m’imprégner de leur histoire, me charger de leur puissance !
Il jeta sa clope dans l’eau et fit trois pas…
- Merde ! J’ai pas entendu le pshiiit !
Il revint près de l'eau, alluma une nouvelle cigarette et la jeta directement, bien attentif au bruit de la braise prise par l’eau… Mais le moment précis tomba pile en même temps qu’une main sur un tam-tam ! Bang ! Pas de pshiiit ! Il réprima l’envie d’aller écraser la gueule du joueur de percussions pour se contenter de rallumer, calmement, une énième cigarette… Dont il put enfin savourer le grésillement au contact de l’eau. Et il eut soudain envie d’un feu qui crépite, de sa chaleur, de ses flammes lancinantes.
- Y a des messages dans les cigarettes ?
- Hein ?
- Comme les bouteilles à la mer ?
Elle était pas franchement jolie. Un nez sans doute trop long rendant sa bouche toute petite. Peut être les yeux… oui, les yeux, d'accord. A la rigueur, on aurait pu dire qu’elle avait un beau regard.
Il allait lui répondre qu’il aimait juste le bruit, mais se senti soudain complètement ridicule… Ce qui prouve qu’il lui restait encore un peu de lucidité. Il lui fallait trouver un truc à dire, détourner la conversation, là dans l’instant ! Ne pas réfléchir !
- Il vient d’où ton accent ?
- De Belgique.
- Qu’est-ce que tu fais en France ?
De plus en plus réaliste, il se méprisait de débiter pareilles banalités, alors qu’elle avait plutôt assuré avec le coup des bouteilles à la mer. Il se traitait de crétin ! A croire que cette fille, pourtant loin d’être un canon, pouvait lui plaire !… Mais comme on dit, hein, les goûts et les couleurs… blablabla…
- J’étudie.
- Ah oui ?
- La philo.
- Merde alors ! Tu dois être sacrément intelligente !
- Pas sacrément, juste un peu.
- Tu es juste un peu intelligente ?
- Oui, voila. Je suis pas très intelligente, mais un peu. T’es intelligent comment, toi ?
- Je sais pas trop. Suffisamment…
- Pfff, c’est toi qu’es suffisant ! Allumer des cigarettes pour les jeter bêtement dans l’eau… C’est tout sauf intelligent !
- Ah…
Il fallait répliquer, lancer une contre offensive, et fissa !
- Tu sais… Je trouve que t’as un nez beaucoup trop long.
Qu’est-ce que je vous disais… On est d’accord !
- Et alors ?
- Et alors je me suis pas déplacé pour venir te le dire ! Toi tu sors des tam-tams pour me dire que je suis débile… A quoi ça rime ?
- Je suis juste très curieuse !
Antoine dut lutter contre une envie aussi soudaine qu’incongrue, de se jeter dans les bras de cette inconnue. Etrangement, il voulait qu’elle lui caresse les cheveux, le berce contre ses seins en lui chuchotant des mots doux. Il lui arrivait de ressentir la même chose quand il croisait Doris balayant la cour. Il observait cette grande carcasse malmener ce pauvre balai et s’imaginait se coucher à ses côtés, lovant son visage au creux de son aisselle.
Mais cette inconnue n’avait rien de la solide Doris, bien au contraire. Ce n’était qu’une toute petite chose, et pourtant, ses grands yeux noirs semblaient se connecter aux siens et leur transmettre de l’énergie.
- Merde ! La regarder, c’est comme poser des cosses sur une batterie de bagnole ! Ça recharge !
Qu’importe ce qu’elle lui disait. Elle était là, le regardant de ses grands yeux. Elle était là et c’était bien la seule.
- Viens, allons marcher ! dit-il.
- Pourquoi ?
- Parce que si tu es si curieuse, tu veux toujours savoir pour les clopes dans l’eau !
Sa bouche se contracta, elle prit un air très appliqué comme si elle essayait de résoudre un calcul très complexe, ce qui était loin de la rendre plus jolie. Antoine, lui, trouvait ça charmant, allez savoir pourquoi.
- C’est d’accord. Attends-moi là je vais chercher mes affaires.
Il la regarda rejoindre ses amis et apprécia sa démarche, franche, les pieds ne partant pas sur les côtés.
Elle discutait maintenant avec une autre fille qui se tourna vers lui, l’observa, puis fit une mine pas franchement approbatrice.
Il se regarda. Ses fringues, ses pompes… Ça pouvait aller.
- Peut-être ma sale gueule…
Elle revint et dit « allons-y ! »
- Très bien… On va où ?
- Je sais pas moi ! On marche, et on verra bien, non ? C’est toi le parisien sensé me faire découvrir les petits coins sympas de Paris ! Assume ! Là on dirait un gosse qui va bientôt me demander à quelle heure on arrive.
Antoine, décontenancé, ressentait très clairement cette envie puérile de lui faire mal, de lui tirer les cheveux, la pincer ou la mordre. Poussé dans ses retranchements, il ne lui venait que des réponses de bac à sable.
Il en était encore à maudire son manque de répartie, son cerveau à la vivacité bovine quand elle lui demanda ce qu’il faisait dans la vie quand il n‘étudiait pas la flottaison des mégots. Antoine se dit qu’elle voulait vraiment l’achever.
- Je me demande bien comment les belges ont fait pour se faire passer pour un peuple sympa. Je me rend compte que leur réputation est largement usurpée !
- Peut-être parce qu’on a pas essayé de mettre toute l’Europe à genoux ?!
- Simple manque d’ambition ! Et de capacité ! C’est facile de se vanter de ne pas avoir fait une chose dont vous étiez, de toute façon, bien incapables ! Ton esprit belliqueux prouve assez bien toute la rancœur d’un peuple impuissant, tout juste bon à courber l’échine siècle après siècle !
- Tu me trouves belliqueuse ? Dit-elle en s’arrêtant, bouche pincée, sourcils retroussés, sur-jouant l’affront.
- Belliqueuse, moqueuse, hargneuse et terriblement charmante !
Elle rougit un peu, mais malgré un frémissement aux commissures des lèvres, parvint à conserver sa posture de femme outragée.
Antoine, avec un minimum d’assurance, aurait pu saisir l’occasion pour l’embrasser, un geste aurait suffit, glisser ses doigts dans les siens, je sais pas, n’importe quoi, mais il restait figé, le souffle encore coupé par son audace. C’est pas possible d’être aussi empoté ! Au lieu de profiter de l’occasion, il se contentait de lui adresser un sourire maladroit, il remit les mains dans les poches, avant de se remettre à marcher. Tout était à refaire.
- Y a des bancs sur le pont, on y va, dit-il ?
- O.K.
- Tu savais que, paradoxalement, le pont neuf et le plus vieux pont de Paris ?
Non mais quel manque d’inspiration ! Affligeant ! Cet Antoine est pathétique de gaucherie ! Croit-il pouvoir séduire sa belle (façon de parler, hein) en lui sortant sa science ? Non, franchement, j’étais déjà moyennement emballé à l’idée de raconter une histoire d’amour, mais là, avec de tels personnages, c’est carrément décourageant ! Enfin… continuons, on verra bien ce que ça va donner.
Ils quittèrent les quais de Seine, et prirent le pond neuf en direction de Saint Germain… Ce qui est bien pratique ! Mais si ! Saint Germain… les quais de seine, tout ça, le bon vieux cliché carte postale de Paris. Tout le monde doit avoir, au minimum, une vague idée du décor ! J’ai pas besoin de me casser la tête à faire une description détaillée.
Mettons qu’ils se soient rencontrés à Sannoy-la-bretèche, par exemple. Là il aurait fallut décrire les bords de l’Oise, vous parler du vieux lavoir à l’abandon où les jeunes du coin viennent poser leurs mobs et fumer des joins. Il aurait fallut vous parler du pond St Francis qui enjambe l’Oise, de ses vieilles pierres rongées par les ans, de la mousse qui se blottit dans chaque porosité, qui diffuse cette odeur si particulière d’humidité végétale. Antoine, à tous les coups, il aurait fait glisser sa paume à un centimètre de la mousse, juste pour sentir les petites boules, vous savez, celles au bout de minis tiges, pour qu’elles viennent le chatouiller délicieusement. Et j’aurais du vous parler de tous ces petits frissons qui lui auraient soulevé les poils, qui lui seraient remontés jusque dans les oreilles… Non mais vous avez remarqué comme ce type, cet Antoine là, a un rapport très singulier aux sensations ? Cette histoire de pshiit dans l’eau… La petite Belge a raison, c’est un peu débile tout de même. Puis vouloir toucher les murs du Louvre, comme ça, subitement… Tout à fait entre nous, ça n’engage que moi, mais qu’il serait de la jaquette que ça m’étonnerait pas !
Ah, vraiment, je sais pas pourquoi je me fais violence pour raconter cette histoire. Ça pue l’histoire d’amour à deux sous, le « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ! » Pouah ! Cette mièvrerie sentimentale me dégoûte déjà.
Voila pourquoi je m’autorise à faire un petit détour par Sannoy-la-Bretèche, histoire de me dégourdir l’esprit, juste une petite pause détente, et ce, même si je m’expose aux virulentes lettres d’insultes des Bretèco-Sannoissiens qui s’insurgeront de ma mention d’un pond St Francis qui n’existe même pas ! Mais je leur répondrai, sans me démonter, à ces casses pieds, qu’ils n’existent pas plus que leur pont pourri ! Et oui ! Tout aussi sortis de mon imagination que leur ville fantomatique ! Haha ! Bande de nases, on fait moins les malins, hein ? Voila ce qu’il en coûte de s’attaquer frontalement à votre créateur ! Alors vous serez gentils de retourner fumer des joins dans votre lavoir décrépit et me laisser à mon histoire mielleuse, car y a Antoine et la Belge qui sont en train de patienter sur le pond neuf à se regarder dans le blanc des yeux sans rien pouvoir se dire…
Hmm… Merde… C’est embarrassant… On dirait que les petits salopiots ont trouvés à s’occuper ! Ben voila, vous avez loupé leur premier baiser… désolé.
De toute façon, vous vous doutiez bien que ça aller arriver, c’était gros comme une maison. Puis vous aurez qu’à vous plaindre aux Bretèco-Sannoissiens, tout ça, c’est de leur faute !... A tant vouloir qu’on parle de leur ville d’abrutis ! Haha ! C’est pas demain qu’elle sera inscrite au patrimoine mondial de l’humanité leur foutue ville, à part un pont et un lavoir y a rien à voir, je leur ai rien inventé d’autre !… Mon Dieu, qu’il est bon d’être le narrateur tout puissant !
- Bon, ça va ? C’est fini ta crise de mégalomanie ? On peut reprendre là où on en était ?
Antoine, mon coco, je fais ce que je veux, c’est moi le boss ici !
- Non mais je rêve ! T’as vu, Nellie, comme il se la raconte ? Même pas il mettrait des tirets quand il parle !
- Laisse tomber, embrasse-moi encore… ça va lui passer.
Et oui ! Pas de tirets… C’est moi qui décide mon vieux !
- Mais
- Je
- Peux
- Aussi
- En
- Mettre
- Plein
- Partout !!
Je peux même décider d’une subite crise d’angoisse qui te pousserait à te jeter direct dans la Seine sous les yeux ahuris de… Nellie ? Mais au fait, ça sort d’où ce prénom ? Hé ho !! Que vous vous embrassiez derrière mon dos, soit… Pour ce que j’en ai à foutre, au fond… Mais jusqu’à nouvel ordre, c’est moi qui choisi les prénoms ici ! Entendu ?
- Houlala ! Impressionnant dit donc ! Mon prénom, Antoine, ça a dû être un cauchemar d’en trouver un si original !
- Et moi, je suis sensée m’appeler comment ?
A vrai dire, je ne m’étais pas encore décidé, mais j’avais pensé à Cindy…
- Cindy ? Non mais ça va pas ? Dis tout de suite que mes parents sont des ploucs !
Mais ce n’est pas impossible ma jolie ! N’oublie pas qu’ils sont belges !
- Non mais quel connard !
Hola ! Mais fait très attention ma petite ! J’ai pas encore parlé de tes cheveux ! Je pourrais les décrire d’un vert bien dégueu, genre vieille serpillière oubliée derrière la porte du garage ! Ou bien, imagine qu’Antoine, en te déshabillant, tombe sur le tatouage d’un aigle sortant du drapeau américain marqué d’un « I love USA » ? Tu vois, j’ai tout pouvoir de te faire passer pour un Himalaya de vulgarité, alors me cherche pas trop.
- NON MAIS TU VAS FERMER TA GUEULE ?! Tu veux que je te dise ? Comme narrateur, tu vaux pas un clou, zéro, que dalle ! Depuis le début, on voit bien, vas pas croire, que tu la prends par-dessus la jambe, notre histoire ! Toujours à critiquer ! Dénigrement systématique ! Quoi qu’on fasse !
Alors maintenant, basta ! Nellie et moi, nous prenons les choses en mains, que ça te plaise ou non !
J’aimerais bien voir ça !
- Mais c’est tout vu !
Et j’aimerais d’ailleurs revenir sur deux trois points qui m’ont un peu chiffonné.
Premièrement, Nellie, sache que je trouve ton nez magnifique !
- Merci !
- Mais je le pense sincèrement !
Deuxièmement, cette histoire avec Doris, comme quoi je voudrais aller coller mon nez dans son aisselle, ce n’est ni plus ni moins que pure calomnie ! J’aime beaucoup Doris, soit, mais plutôt comme ma grand-mère. Je n’ai aucune envie de faire des trucs farfelus dans le genre ! Que ce soit bien clair !... Si elle venait à lire ça, j’ose même pas imaginer sa réaction ! Elle en ferait une syncope !
Troisièmement… Non Monsieur ! Je ne suis pas de la jaquette ! Je n’aurais rien contre, mais il se trouve que ce n’est pas le cas. Voilà. D’ailleurs, associer la sensibilité masculine à l’homosexualité, c’est de l’homophobie caractérisée ! Surtout quand on ne peut pas se cacher derrière les mots d’un personnage puisque c’est le narrateur lui même qui parle ! Ça peut te coûter très cher !
Pff, tout de suite, les grands mots.
- Et maintenant, Nellie… Oui Monsieur ! C’est bien Nellie ! Et pas autrement !... Je disais donc, Nellie, si tu le veux bien, on va reprendre notre dialogue où il en était et on va essayer de se passer de l’autre abruti.
Vous pouvez pas vous passer de moi mes cocos… Mais allez-y ! Je sens que je vais bien me marrer !
De toute façon, vous avez bien remarqué à quel point cette histoire me passe au dessus de là tête !
- Vas-y Nellie, reprend… N’oublie pas qu’on vient de s’embrasser…
- Oui, ok. Attends… Je me remets en situation… On vient de s’embrasser... D’ailleurs tu embrasses très bien !
- Merci !
-Bon, alors qu’est-ce que je pourrais dire…
Pfff… Ça rame ! Ça rame sec ! Vous êtes sûrs que vous voulez pas un petit coup de main ?
- C’est bon ! Merci ! On a déjà donné !
Vas-y, Nellie, concentre toi !
- Hmm… Ok ! Alors je te regarde dans les yeux. Je suis un peu haletante car il y avait quelque chose de carrément électrique dans ce baiser !
- Grave ! Pour moi aussi !
- Oui… J’avais remarqué que ça te faisait de l’effet !
- Tu me gênes.
- Ne le sois pas… au contraire !
AlD’ailleurs je passe ma main sur ta nuque, juste en-dessous de ton oreille et caresse ta joue avec mon pouce.
Je sens que nos visages se rapprochent, irrésistiblement attirés l’un par l’autre.
- Haha ! Tu te mets à parler comme l’autre cloche de narrateur !
- Ben ouais… faut bien qu’on fasse le boulot !
On se regarde dans les yeux. Je sens tes mains dans mon dos. Quand tu les poses sur moi, ça fait des vagues dans tout mon corps ! Comme une pierre jetée dans un lac, je sens les ondes jusque dans mes pieds, mes mains, la racine de mes cheveux !
Je t’embrasse !
- On s’embrasse ! Tu as les lèvres fraîches et ta salive est douce. J’aime que ta bouche ne soit pas pincée, qu’elle s’abandonne à mon contact. Ta langue est mutine ! Comme un petit animal sauvage, elle sort la tête de son terrier pour vite y rentrer, apeurée.
- Mais tu sais l’apprivoiser. Vois comme elle accepte la rencontre maintenant. Vois comment l’animal sauvage t‘accepte. Vois comme nous jouons, nous roulons l’un autour de l’autre.
- J’ose laisser glisser ma main droite vers tes fesses…
- Je te laisse faire.
- De l’autre, je te presse contre moi pour sentir tes seins s’écraser contre mon torse.
- Je les sens se raffermir.
- Oui, je peux maintenant sentir tes tétons, deux sucres palpitants. Ils m’appellent… Je n’ose pas, on est dans la rue…
- Ose ! Et glisse ta cuisse entre mes jambes.
Hmm… Je peux me permettre ?
- Tu vois pas qu’on est occupés ?
Je vois surtout que vous êtes deux petits obsédés qui ne pensent qu‘à se tripoter ! Avec vos trucs cochons, les cale-moi ta cuisse que je m’y frotte et autre tétons à palpitations, ça devient carrément vulgaire !
C’est pas parce que je préfère faire un solitaire et vous laisser faire que je garde pas un œil sur vous, hein !
- Ouais, mais si on peut pas s’embrasser tranquillement, on fait quoi ?
- Y a pas un plan ? Un canevas ? Tu devais quand même avoir une vague idée, hein ?
Ben… Toi, la belge, je…
- Nellie !
Ok, ok… Nellie, je te le dis franchement, je m’intéressais pas des masses à ton personnage. Pour tout dire, au début, t’étais carrément cloche, juste une espèce d’apparition éthérée, un genre d’ange tombé du ciel venant sauver le pauvre Antoine. Limite niaise !
- Sympa…
Si vous voulez, je vous donne quelques notes que j’avais prises, mais vous allez vous marrer !
- Vas-y.
Une seconde… Hmm… en fait j’ai tout mis au panier. Mais en gros, vous deviez rentrer chez Antoine, et puis tout se passe bien, et blablabla, et vous êtes très contents.
- C’est tout ?
En fait, euh… Oui. Je voulais raconter une histoire d’amour lumineuse, évidente, quelque chose de très simple. Quand l’idée m’est venue, j’étais sur mon petit nuage, voyez-vous, je croyais avoir fait une belle rencontre… Faut surtout pas écrire dans ces moments là, on court à la catastrophe !
- Ça sent le chagrin d’amour ça !
- Clair !
Mais de quoi je me mêle ? C’est votre histoire, là, pas la mienne, hein ? J’écris pas mon journal ! Puis, je vais vous dire, c’est juste une connasse qui peut aller se faire mettre, et voila, fin de la parenthèse.
- Ça se confirme…
- Ouais ! Cœur blessé. Bon… On était sensé aller chez moi… Qu’est ce que t’en dis ?
- Je dis oui. T’habites où ?
- Port royal.
- C’est pas tout près.
- Tu veux prendre un taxi ?
- Pourquoi pas. Quoi que… J’y pense ! Y’aurait pas moyen de prendre une ellipse ? Ce sera plus rapide !
- Carrément ! Tu sais que t’es pas conne !
- Je suis sensé être un peu niaise, mais je fais des efforts.
- Tu t’en sors pas trop mal ! Bon, alors, une ellipse… on doit pouvoir se débrouiller tout seul, non ?
- Tu sais comment ça marche ?
- Non, mais ça doit pas être bien sorcier. Peut-être qu’en disant tout simplement…
On ne touche pas ! On laisse faire les pros ! Déjà j’ai fais des concessions, mais l’ellipse, c’est chasse gardée ! Vu ?
- Ok, ok.
Alors… Hmm…
Main dans la main, Antoine et Nellie remontèrent vers Odéon, longèrent le Luxembourg, repiquèrent sur le Boulevard Saint Michèle et arrivèrent enfin à Port Royal.
Et voila, vous êtes arrivés !
- En effet, on y est, drôlement efficace ! Mais par contre, le style est vraiment dégueulasse ! Remontèrent, longèrent, repiquèrent, arrivèrent… C’est carrément indigeste !
Ah ! Mais ça, moi, je m’en contrefous, je fais le strict minimum. Votre niaise histoire d’amour m’ennuie, vous avez pas idée ! Si ça ne tenait qu’à moi, tout ceci serait déjà à la corbeille, et, à moins que je ne me soûle à mort, je vais écrire l’histoire d’une salope qui fait miroiter à un pauvre gars qu’elle va larguer son mec avant de lui faire, finalement, un gros doigt !
Après, puisque vous tenez tellement à continuer tout seuls, allez-y, faites-vous plaisir, mais venez plus m’emmerder avec votre escroquerie aux sentiments.
De toute façon, je dois sortir, cette conne veut absolument qu’on se revoit au moins une dernière fois, alors débrouillez-vous !
Ras le bol !
- Hey ! Attends une minute !
- Laisse tomber, Nellie, je crois qu’il est plus là.
- Oui, on dirait bien. On se sent plus libre d’un coup !
- C’est vrai. Plus libre et plus plein aussi… Comment dire… Je me sentais creux. Pas toi ?
- Si, c’est vrai. N’empêche, c’est un connard, mais il me fait de la peine.
- Il joue les gros bras pour masquer sa sensibilité, c’est très masculin.
- Dis donc ! T’habites les beaux quartiers toi !
- Ouais… Mais attends de voir la gueule de ma piaule !
- C’est cette porte verte ?
- Non, celle d’après.
- Pff, vraiment prétentieux cet immeuble.
- Attends… regarde le hall.
- Immense !
- On peut y mettre dix fois ma chambre… Soyons discrets, je voudrais pas réveiller ma concierge.
- Oooh, Monsieur a une concierge ! Y a la télé, elle dort pas.
- Y toujours la télé. Même la nuit. On sait jamais si elle dort ou pas.
- Ça va si je marche doucement comme ça ?
- Oui ! C’est parfait ! Maintenant, y a la moquette, c’est bon. T’as vu l’ascenseur ?
- Il est tout vieux !
- 1920 !
- C’est beau ce bois…
- Oui, c’est chaud.
- Rapproche-toi doucement de moi.
- Oui. Je prends ta main. On est tranquille, l’autre n’est plus là…
- On est libre de s’embrasser !
- Et tant d’autres choses…
- Serre-moi fort contre toi !
- Fort comme ça ?
- Plus encore !
- Je sens ton souffle dans mon cou.
- Et ma langue qui glisse vers ton oreille ?
- Oui, ça résonne tout le long de mon épine dorsale ! C’est bon !
- Je te regarde.
- Je te regarde.
- Je te regarde.
- No visages s’effleurent, nos joues se caressent, nos bouches se cherchent sans se donner.
- Je sens ton cœur palpiter contre mon sein.
- Je passe la main sous ton pull, dans ton dos, premier contact avec ta peau, celle qui m’était cachée.
- Je prends ta fesse dans ma main, t’attire, encore un peu plus contre moi… J’ai envie de toi, là, dans l’ascenseur !
- 1920…
- Alors ouvre vite ta porte !
- Et voila mon palace… Je t’avais prévenu, c’est pas bien grand.
- On s’en fout !
- C’est vrai. Mais on devrait pas décrire un minimum ?
- Enlève plutôt ta veste !
- Embrasse-moi encore.
- Oui… Tout doucement, du bout des lèvres pour commencer. Puis du bout de la langue.
- Je te goute. Tu es bon.
- Nos lèvres se caressent.
- Tu sais, je me sens un peu pudique tout d’un coup.
- Tu veux qu’on continue en silence ?
- Je crois que je préfèrerais oui.
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- Le soleil danse dans tes cheveux. Tu es ravissante !
- Je sens ton odeur avant d’ouvrir les yeux, tes bras m’enveloppent. Hmm ! J’ai adoré cette nuit !
- Oh moi aussi ! Attends !
- Quoi ?
- Quelqu’un frappe à la porte !
- Qui ça peut être ? Je pensais que nous étions les seuls personnages !
- Je ne sais pas… Peut-être le narrateur ?
- Oh, lui, il ne prendrait pas la peine de frapper à la porte.
- Attends, je vais voir.
- Sois prudent, on ne sait pas jamais.
- Ne t’inquiètes pas, c’est une mièvre histoire d’amour, on ne craint rien.
- C’est vrai.
- Attends moi là…
-
-
- Alors ?
- Doris ne dormait pas ! Regarde, elle nous a apporté des croissants !
- Y a pas à dire, ça a du bon les mièvres histoires d’amour !
- Oui…
- Pourquoi tu souris comme un idiot ?
- Parce que tu es là ma belle.
- Je suis là. Ce serait peut-être le bon moment pour que ça se termine.
- Entre nous ?
- Mais non, crétin, pour nous, tout commence, on est entrés dans l’imaginaire.
- Ah ! Tu veux parler du fameux mot fin ?
- Exact.
- Mais on est bloqués, ça ne fonctionne pas dans un dialogue !
- Alors on est condamnés à attendre que le narrateur revienne ?
Mais je suis là.
- Depuis longtemps ? Alors comment ça s’est passé ? Raconte !
Je vous l’ai déjà dit, c’est pas mon journal intime ici ! Vous avez fini ?
- Non pour nous tout commence.
Mais oui… A la bonne heure ! J’espère que vous avez quand même conscience d’être un fantasme navrant ?
- Juste un fantasme.
Oh ! Alors vous êtes juste à moitié ahuris. Enfin… vous avez le mérite de m’avoir distrait. Maintenant, veuillez m’excuser, mais faut que je clean mon appart !
- Tu attends de la visite ?
- Ma main au feu !
Non, mais c’est pas bientôt fini votre commérage ?!
- Tu vois, Antoine, il prend la mouche ! On a touché dans le mille !
Ok ! Je vais m’occuper de vous faire fermer vos gueules !... Une bonne fois pour toutes !
FIN
- Ça va, pas la peine de crier, on avait compris.
Putain, mais vous respectez vraiment rien, hein ?! La fin c’est sacré bordel !
…
-
Ce qui, en soit, était un peu idiot, mais passons.
-> Cette phrase est assez saccadée à cause des nombreuses vigrules. Cela rompt le rythme très fluide et agréable qu'il y avait jusque là. De plus, je me demande s'il n'y a pas une faute à "en soi"... Je trouve qu'en supprimant ce "en soi", cela rend le rythme de ta phrase moins abrupte. Qu'en penses tu ?
Pourquoi se fondre au milieu de tant d’espièglerie, de bonheur partagé, qui
contrastaient sa mauvaise humeur, la rendant plus noire encore ?
-> pourquoi le saut de ligne ? Et ne serait-ce pas "contrastait avec sa mauvaise humeur" ?
J’ai tendance à penser qu’il aurait mieux
-> Cette intrusion du narrateur, qui nous donne son avis, est intéressante.
Globalement, jusque là je trouve le style fluide et bien rythmé. Certaines phrases, plus courtes, donnent du dynamisme au texte, par exemple :
Rassurante, capable de soutenir un siège.
et
Pourquoi s’infligeait-il un tel spectacle ?
Passant près d’une épicerie, il n’avait pas hésité longtemps avant de dédaigner
l’alcool.
-> De nouveau un saut de ligne inexplicable...
plonger mes yeux dans les reflets des lumières de la ville miroitant sur les flots
-> "qui miroitaient" aurait l'avantage de clarifier quel est le sujet du verbe. Là, la phrase est moins évidente à comprendre.
J'aime bien aussi l'alternance de dialogues et de petites descriptions brèves et précises. Et aussi la petite fantaisie du héros concernant le bruit de la cigarette au contact de l'eau qui le rend plus "vivant".
- Tu sais… Je trouve que t’as un nez beaucoup trop long.
-> Pas mal, dans le genre...
les pieds ne partant pas sur les côtés
-> comme Charlot ?
À part ça, le jeu de la séduction est assez bien rendu, je trouve.
- Tu savais que, paradoxalement, le pont neuf et le plus vieux pont de Paris ?
-> j'aime bien cette phrase. Difficile de faire plus bateau... J'aurais bien aimé savoir ce qu'elle aurait bien pu répondre à cela. Simple curiosité...
du pond
-> pont
Sympa l'idée de la description du lieu où n'a pas lieu l'action. En plus la description est bien faite et rajoute un peu de fantaisie au héros (avec la mousse).
pond St Francis
-> C'est moi qui ne comprend rien, ou c'est bien "pont" que tu veux dire ?
Hmm… Merde… C’est embarrassant… On dirait que les petits salopiots ont trouvés à s’occuper ! Ben voila, vous avez loupé leur premier baiser… désolé.
-> Justement, je commençais à être frustré de ne pas savoir la suite, à cause de cette appartée qui durait un peu... Le coup de théâtre est amusant ... et arrive à point nommé !
La façon dont le texte évolue est un peu déroutante, mais pourquoi pas...
...
Ah, on assiste à une révolution des personnages! Intéressant.
de là tête
-> la
AlD’ailleurs
-> ?
Vois comment l’animal sauvage t‘accepte
-> j'aime bien la personnification des langues :D
- Je suis sensé être un peu niaise, mais je fais des efforts.
-> Arf !
No visages
-> Nos
Les dialogues très court comme ça, avec un rythme rapide, pourquoi pas, c'est intéressant. Il y a des changements de rythme de temps en temps, une phrase un peu plus longue, cependant il en faudrait peut être un peu plus (de changement de rythme) pour éviter la monotonie. Certains passages "rapides" mériteraient d'être coupés encore en deux, je trouve. Par exemple :
- Il est tout vieux !
- 1920 !
- C’est beau ce bois…
- Oui, c’est chaud.
- Rapproche-toi doucement de moi.
- Oui. Je prends ta main. On est tranquille, l’autre n’est plus là…
- On est libre de s’embrasser !
- Et tant d’autres choses…
- Serre-moi fort contre toi !
- Fort comme ça ?
- Plus encore !
- Je sens ton souffle dans mon cou.
- Et ma langue qui glisse vers ton oreille ?
- Oui, ça résonne tout le long de mon épine dorsale ! C’est bon !
- Je te regarde.
- Je te regarde.
- Je te regarde.
du fameux mot fin
-> de la fin ?
- Non pour nous tout commence.
-> J'aime bien la réponse.
Putain, mais vous respectez vraiment rien, hein ?! La fin c’est sacré bordel !
-> et en effet, c'est une sacré fin :D
Dans l'ensemble il est bien ce texte. Il surprend volontiers (et du coup on ne s'ennuie pas), le style est très fluide. Les personnages ont de la répartie (parfois... parfois pas ;)). Une chose qui ne m'a pas vraiment dérangé mais qui est notable : il y a beaucoup de familiarité dans les dialogues entre les personnages et le narrateur, alors que ce n'est pas le cas dans le reste du texte, bien au contraire. Cela "jure" un peu. Cependant, ce peut-être perçu autant comme une qualité que comme un défaut... Personnellement, ça me va. Ah, et encore une chose, le titre ne me déplaît pas, mais je ne le trouve pas très explicite. Après, il ne cherche peut-être pas forcément à l'être non plus... ;)
Voilà, sinon la lecture était agréable ! Au plaisir de te relire. :)
-
Ce qui, en soit, était un peu idiot, mais passons.
-> Cette phrase est assez saccadée à cause des nombreuses vigrules. Cela rompt le rythme très fluide et agréable qu'il y avait jusque là. De plus, je me demande s'il n'y a pas une faute à "en soi"... Je trouve qu'en supprimant ce "en soi", cela rend le rythme de ta phrase moins abrupte. Qu'en penses tu ?
J'ai l'impression que ça va bien avec l'agacement croissant du narrateur.
Pourquoi se fondre au milieu de tant d’espièglerie, de bonheur partagé, qui
contrastaient sa mauvaise humeur, la rendant plus noire encore ?
-> pourquoi le saut de ligne ? Et ne serait-ce pas "contrastait avec sa mauvaise humeur" ?
Je sais pas d'où viennent les sauts de ligne impromptus, sans doute à cause du c/c.
La phrase est bancale, faut que je change ça.
plonger mes yeux dans les reflets des lumières de la ville miroitant sur les flots
-> "qui miroitaient" aurait l'avantage de clarifier quel est le sujet du verbe. Là, la phrase est moins évidente à comprendre.
"plonger mes yeux dans les reflets ondulants des lumières de la ville sur les flots"
Comme ça, c'est plus compréhensible ?
- Tu savais que, paradoxalement, le pont neuf et le plus vieux pont de Paris ?
-> j'aime bien cette phrase. Difficile de faire plus bateau... J'aurais bien aimé savoir ce qu'elle aurait bien pu répondre à cela. Simple curiosité...
Les filles, en général, s'en foutent complètement... j'ai essayé plusieurs fois. :mrgreen:
pond St Francis
-> C'est moi qui ne comprend rien, ou c'est bien "pont" que tu veux dire ?
C'est à cause de Hergé... depuis ses Dupond et Dupont, impossible de me souvenir comment on écrit pont correctement. Remarque, je confond aussi le 17 et le 14... euh, enfin, non, le contraire. :D
Je suis peut être un peu dyslexique.
AlD’ailleurs
-> ?
Sans doute trop de changements de formats.
- Je suis sensé être un peu niaise, mais je fais des efforts.
-> Arf !
Arf ?
Les dialogues très court comme ça, avec un rythme rapide, pourquoi pas, c'est intéressant. Il y a des changements de rythme de temps en temps, une phrase un peu plus longue, cependant il en faudrait peut être un peu plus (de changement de rythme) pour éviter la monotonie. Certains passages "rapides" mériteraient d'être coupés encore en deux, je trouve. Par exemple :
J'ai pas bien compris. Comment les couper ? Raccourcir encore les phrases ou au contraire, insérer une phrase plus longue casser le rythme ?... Ou autre ?
Dans l'ensemble il est bien ce texte. Il surprend volontiers (et du coup on ne s'ennuie pas), le style est très fluide. Les personnages ont de la répartie (parfois... parfois pas ;)). Une chose qui ne m'a pas vraiment dérangé mais qui est notable : il y a beaucoup de familiarité dans les dialogues entre les personnages et le narrateur, alors que ce n'est pas le cas dans le reste du texte, bien au contraire. Cela "jure" un peu. Cependant, ce peut-être perçu autant comme une qualité que comme un défaut... Personnellement, ça me va. Ah, et encore une chose, le titre ne me déplaît pas, mais je ne le trouve pas très explicite. Après, il ne cherche peut-être pas forcément à l'être non plus... ;)
Voilà, sinon la lecture était agréable ! Au plaisir de te relire. :)
En fait, ça m'est venu du proverbe "quand le chat n'est pas là, les souris dansent" (un truc du genre). Je pensais à ça vu que les personnages ne font que se tripoter dés que le narrateur a le dos tourné. Après, je trouve surtout que ça sonne bien.
Pour la familiarité, c'est parce que les dialogues entre le narrateur et les personnages sont "hors histoire" donc ils se lâchent. D'ailleurs, quand les personnages essaient de reprendre le contrôle du récit, ils font des efforts pour tourner des phrases qu'ils imaginent littéraires.
C'est un texte sans prétention, un petit délire que j'espère divertissant, donc je suis très content de ton retour.
Merci d'avoir pris le temps de me faire une critique si détaillée, c'est super !
-
"plonger mes yeux dans les reflets ondulants des lumières de la ville sur les flots"
Comme ça, c'est plus compréhensible ?
Je trouve, dans le sens où on est sûr de ce à quoi ce rapporte le qualificatif "ondulants".
Arf ?
Ça voulait dire que j'ai trouvé la réplique amusante. Bon, c'est vrai que ce n'était pas évident...
J'ai pas bien compris. Comment les couper ? Raccourcir encore les phrases ou au contraire, insérer une phrase plus longue casser le rythme ?... Ou autre ?
Je pensais bien à insérer une phrase plus longue pour casser le rythme. Bon après je finasse, là. C'est pas primordial non plus, ça se lit bien quand même.
-
Et voilà, encore un texte que je vais devoir ajouter à la ma liste des kifs :coeur: !
Olive avait déjà tenté le coup (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,7588.0.html) avec brio, mais là, tu l'enterres définitivement !! :D
ça commence bien décalé, et on sent l'histoire "forcée" (2 laiderons qui se rencontrent pour une histoire d'amour estampillée Noël Walt Disney lol). Les premiers dialogues infichus d'avorter l'inéxorable attirance me font penser à un texte second degré, sorte de parodie des histoires à l'eau de rose avec le pauvre moche aigris asocial qui trouve quand même l'amour (d'ailleurs, le coup de la fée "moche" qui vient donner du bonheur était dans le synopsis de l'auteur, excellent !).
Et ça part en sucette totale à partir de "Non mais quel manque d’inspiration ! Affligeant ! ..." Et moi, explosé de rire devant l'PC :viviane: La suite n'est que du bonheur, on en redemande, grave ! La fin est splendide.
Vraiment merci pour ce super texte et cet excellent moment (j'en ai besoin, le taf me bouffe ma vie en ce moment ><) j'me suis régalé et je reviendrai le relire encore :coeur:
Quelques boulettes à corriger :
Pourquoi se fondre au milieu de tant d’espièglerie, de bonheur partagé, qui
contrastaient sa mauvaise humeur, la rendant plus noire encore ?
(...)
Passant près d’une épicerie, il n’avait pas hésité longtemps avant de dédaigner
l’alcool.
C'est voulu les retours chariots au milieu de ces 2 phrases ?
C’est donc l’esprit clair qu’il regarderas en face cette déprime qu’il ne parvenait pas à identifier, donc pas à railler, à tourner en dérision…
(...)
Était-ce cette fille insipide et pas si jolie, qu’il avait vu deux ou trois fois et qui ne le rappelait pas ?
phrases maladroite (qu x2)
regarderas -> pas de "s"
- Merde ! La regarder, c’est comme poser des cosses sur une batterie de bagnole ! Ça recharge !
C'est une phrase de description, donc pas de tiret. MAIS, après lecture terminée, il s'agit peut-être d'une phrase vraiment dite par le perso (à l'attention de l'auteur ? à lui-même ?) ; dans ce dernier cas, la fille devrait réagir (sinon, préciser qu'il marmonne ou pense).
- Tu me trouves belliqueuse ? Dit-elle
Pas de majuscule à l'incise
pond neuf
la faute est faite à 2 reprises.
Et j’aurais du
dû
cette histoire me passe au dessus de là tête !
Un joli doublé : au-dessus de la tête
AlD’ailleurs
gné :o ?
-
Merci pour ce retour Vivianne, je suis ravi de voir que tu as capté tout ce que je voulais faire passer !
Faut que je corrige les erreurs :-[
-
Salut
Je lis pour le recueil, alors je me permets de faire remonter
le pont neuf et le plus vieux
est
Non, franchement, j’étais déjà moyennement emballé à l’idée de raconter une histoire d’amour, mais là, avec de tels personnages, c’est carrément décourageant ! Enfin… continuons, on verra bien ce que ça va donner.
:D
bon j'ai pas relevé ce qui m'a fais rire, parce que y a pas mal de truc faut le reconnaitre. J'ai sourit tout du long
Après l'idée n'est pas d'une folle originalité, mais plutôt bien traité. Je trouve que ça s'essouffle au niveau du dialogue de fin, c'est un peu dommage
Merci pour ce texte
-
Salut !
Un aussi long texte, avec des commentaires, sans changer ne serait-ce qu'une seule virgule... :\? je me demande si mon commentaire aura un intérêt...
Mais allons-y !
En fait, c’était surtout une grosse carcasse pleine d’arthrite, mais laissons Antoine a ses impressions architecturales.
à
Chaque éclat de rire émanant des petits groupes étaient pour lui comme une moquerie blessante,
était
l’impression que sont corps n'était qu’asticots grouillant,
son/ grouillants
C’est donc l’esprit clair qu’il regarderas en face cette déprime
regardera
- Allez ! Sors de ton trou, montre toi, que je te torde le cou !
montre-toi
Était-ce cette fille insipide et pas si jolie, qu’il avait vu deux ou trois fois et qui ne le rappelait pas ?
vue
Il allait lui répondre qu’il aimait juste le bruit, mais se senti soudain complètement ridicule…
senti
Antoine dut lutter contre une envie aussi soudaine qu’incongrue, de se jeter dans les bras de cette inconnue.
virgule incorrecte
- Tu savais que, paradoxalement, le pont neuf et le plus vieux pont de Paris ?
est
Et j’aurais du vous parler de tous ces petits frissons
dû
cet Antoine là
Antoine-là
De toute façon, vous vous doutiez bien que ça aller arriver
euh, sérieux, relis-toi....
On était sensé aller chez moi… Qu’est ce que t’en dis ?
censé
Je suis moins enthousiaste que mes prédécesseurs. Perso, je trouve que ça s'essouffle très souvent à partir du moment où on a déjà lu ou écrit un texte où le personnage se rebelle contre le narrateur. J'ai trouvé les dialogues assez brouillons aussi, ça aurait pu être un style mais comme t'as pas corrigé les fautes ou la mise en page, ben, ça fait moins "style" que texte pas relu et pas forcément très maîtrisé.
Bref, c'est dommage parce que ça pourrait vraiment avoir de la gueule si tu prenais le temps d'éditer ton texte pour tes futurs lecteurs. :huhu:
-
Yo !
Découvert dans le cadre de la lecture du recueil, et du coup, tu as même le droit à un commentaire en détail ! Bon, ça fait longtemps que tu es pas passé apparemment, j'espère que ça sera pas du temps perdu.
mais laissons Antoine a ses impressions architecturales.
Il ne regardait que ses pieds, les poings fermés dans son veston, il pressait le pas sachant fort bien qu’il ne se rendait nulle part. Ce qui, en soit, était un peu idiot, mais passons.
le mais laissons / mais passons fait un peu répétition.
Chaque éclat de rire émanant des petits groupes étaient pour lui
était. Le sujet est « chaque éclat de rire » ;)
Pourquoi se fondre au milieu de tant d’espièglerie, de bonheur partagé, qui
contrastaient sa mauvaise humeur, la rendant plus noire encore ?
Bug de retour à la ligne !
J’ai tendance à penser qu’il aurait mieux fait de rester chez lui, peinard sous la couette à regarder un bon film,
j'aime bien cette narration hyper présente:D
Passant près d’une épicerie, il n’avait pas hésité longtemps avant de dédaigner
l’alcool.
bug de retour à la ligne encore
’il regarderas en face cette déprime qu’il ne parvenait pas à identifier
Deux choses : il regarderA
Etait-ce l’argent, qu’il désirait ardemment, comme un cul souriant, ondulant au-dessus de son existence, toujours fuyant, jamais serrable ?
un peu trop vulgaire à mon goût, mais c'est surtout la répétition du son « an » qui me gêne dans la phrase.
- J’aimerais pouvoir m’asseoir, seul devant le fleuve, me laisser captiver, hypnotiser, plonger mes yeux dans les reflets des lumières de la ville miroitant sur les flots… oui, me laisser bercer tendrement…
Mouairf, quelqu'un qui dit ça comme ça j'y crois pas vraiment.
- Merde ! J’ai pas entendu le pshiiit !
Il revint près de l'eau, alluma une nouvelle cigarette et la jeta directement, bien attentif au bruit de la braise prise par l’eau… Mais le moment précis tomba pile en même temps qu’une main sur un tam-tam ! Bang ! Pas de pshiiit !
:D
Il se traitait de crétin ! A croire que cette fille, pourtant loin d’être un canon, pouvait lui plaire !… Mais comme on dit, hein, les goûts et les couleurs… blablabla…
Ah ben oui alors ça dis donc... Une moche, qui l'eut cru ? :relou :
de se jeter dans les bras de cette inconnue.
se jeter dans les bras, carrément ? ^^ Même si l'envie est soudaine et incongrue, pour moi « se jeter dans les bras » c'est un geste trop fort, qui suppose déjà une bonne connaissance de l'autre. Certes, tu peux jouer sur ça justement en montrant que leur relation est forte dès la première rencontre. Mais en fait, même physiquement, pour moi ça colle pas : quand je lis « se jeter dans les bras », j'imagine des gens assez éloignés dont l'un court vers l'autre pour l'enlacer, bref, du soudain, du presque violent, et ça colle pas avec la situation que j'ai dans la tête et sous les yeux.
« se serrer contre elle », peut-être ?
Etrangement, il voulait qu’elle lui caresse les cheveux, le berce contre ses seins en lui chuchotant des mots doux. Il lui arrivait de ressentir la même chose quand il croisait Doris balayant la cour.
Nan mais c'est une maman qu'il veut, pas une copine:huhu :
lovant son visage au creux de son aisselle.
là où ça pue:mrgreen :
Mais cette inconnue
du coup, répétition avec le « inconnue » de la première ligne du paragraphe.
- Merde ! La regarder, c’est comme poser des cosses sur une batterie de bagnole ! Ça recharge !
Ah d'accord, tu met pas de différence typographique entre les pensées et les paroles. Ca embrouille un peu, tu pourrais peut-être changer ça ? Par exemple l'une en italique ou guillemets et l'autre en tirets de dialogue normal ?
Croit-il pouvoir séduire sa belle (façon de parler, hein)
Non mais ça va, on l'a compris qu'elle est pas jolie, le dire deux trois fois ça suffit xD
Il aurait fallut vous parler du pond St Francis
le ponT
Mettons qu’ils se soient rencontrés à Sannoy-la-bretèche, par exemple. Là il aurait fallut décrire les bords de l’Oise, vous parler du vieux lavoir à l’abandon où les jeunes du coin viennent poser leurs mobs et fumer des joins. Il aurait fallut vous parler du pond St Francis qui enjambe l’Oise, de ses vieilles pierres rongées par les ans, de la mousse qui se blottit dans chaque porosité, qui diffuse cette odeur si particulière d’humidité végétale. Antoine, à tous les coups, il aurait fait glisser sa paume à un centimètre de la mousse, juste pour sentir les petites boules, vous savez, celles au bout de minis tiges, pour qu’elles viennent le chatouiller délicieusement. Et j’aurais du vous parler de tous ces petits frissons qui lui auraient soulevé les poils, qui lui seraient remontés jusque dans les oreilles… Non mais vous avez remarqué comme ce type, cet Antoine là, a un rapport très singulier aux sensations ? Cette histoire de pshiit dans l’eau…
j'aime beaucoup cette partie
d’un pond St Francis qui n’existe même pas
un PONT .
Oh ben je suis déçue, je croyais que c'était un vrai pont moi.
car y a Antoine et la Belge qui sont en train de patienter sur le pond neuf à se regarder dans le blanc des yeux sans rien pouvoir se dire…
^^
un pooooooooonnnnnnnnnnnnttttttttttttt bon sang.:vaurien :
- Bon, ça va ? C’est fini ta crise de mégalomanie ? On peut reprendre là où on en était ?
Antoine, mon coco, je fais ce que je veux, c’est moi le boss ici !
- Non mais je rêve ! T’as vu, Nellie, comme il se la raconte ? Même pas il mettrait des tirets quand il parle !
- Laisse tomber, embrasse-moi encore… ça va lui passer.
Et oui ! Pas de tirets… C’est moi qui décide mon vieux !
- Mais
- Je
- Peux
- Aussi
- En
- Mettre
- Plein
- Partout !!
Mais c'est quoit ce délire ??:D
Toujours à critiquer ! Dénigrement systématique ! Quoi qu’on fasse !
Alors maintenant, basta ! Nellie et moi, nous prenons les choses en mains, que ça te plaise ou non !
bug de retour à la ligne again
- Mais c’est tout vu !
Et j’aimerais d’ailleurs revenir sur deux trois points qui m’ont un peu chiffonné.
Premièrement, Nellie, sache que je trouve ton nez magnifique !
- Merci !
- Mais je le pense sincèrement !
Deuxièmement, cette histoire avec Doris, comme quoi je voudrais aller coller mon nez dans son aisselle, ce n’est ni plus ni moins que pure calomnie ! J’aime beaucoup Doris, soit, mais plutôt comme ma grand-mère. Je n’ai aucune envie de faire des trucs farfelus dans le genre ! Que ce soit bien clair !... Si elle venait à lire ça, j’ose même pas imaginer sa réaction ! Elle en ferait une syncope !
Troisièmement… Non Monsieur ! Je ne suis pas de la jaquette ! Je n’aurais rien contre, mais il se trouve que ce n’est pas le cas. Voilà. D’ailleurs, associer la sensibilité masculine à l’homosexualité, c’est de l’homophobie caractérisée ! Surtout quand on ne peut pas se cacher derrière les mots d’un personnage puisque c’est le narrateur lui même qui parle ! Ça peut te coûter très cher !
encore des retours à la ligne un peu incongrus.
C'est normal que Antoine n'ait plus de tirets quand il parle ?
AlD’ailleurs
Bug
Je comprend plus grand chose à tes sauts de ligne et ta gestion des tirets
Alors… Hmm…
Main dans la main, Antoine et Nellie remontèrent vers Odéon, longèrent le Luxembourg, repiquèrent sur le Boulevard Saint Michèle et arrivèrent enfin à Port Royal.
Et voila, vous êtes arrivés !
Super ^^
J'aime beaucoup le dialogue-récit d'Antoine et Nellie
Sois prudent, on ne sait pas jamais.
le « pas » est en trop
FIN
- Ça va, pas la peine de crier, on avait compris.
Putain, mais vous respectez vraiment rien, hein ?! La fin c’est sacré bordel !
…
:D:D:D
Hé bien j'ai plutôt bien aimé ! Le début était un peu maladroit, mais la suite est vraiment mieux. De petits hics tout de même :
- les retours à la ligne : il y a des bugs, mais même en dehors de ça, j'ai l'impression que tu retournes à la ligne trop souvent dans les parties narrées et ça casse l'unité du texte.
- Au début, je pensais que les paroles rapportées de Antoine étaient dites à voix haute à cause des tirets que tu utilisais et du coup c'était vraiment pas naturel du tout. Il faudrait peut-être envisager de changer ça.
Sinon, pas grand chose de plus, le style est sympa et l'ensemble très drôle, j'ai ri à plusieurs reprises ! Et la fin est particulièrement chouette ^^
Merci pour ce texte, à plus !