Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Mr. Tournesol le 19 Novembre 2013 à 13:12:31
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Bien le bonjour, gents damoiseaux. o/
Voici le début d'une longue oeuvre que j'écris depuis un (sacré) bout de temps. L'histoire n'a pas beaucoup bougé ces derniers mois. J'espère retrouver la motivation avec quelques remarques, ou même le simple fait d'avoir deux trois lecteurs.
Enjoy
Avant-propos et éclaircissements sur les mœurs du Royaume et la légende du roi Bellâtre
Rapport au grand recteur
2 mai 1546
Edmund Siphris, Ex-Philosophe titulaire de l’université d’Andalouse.
Porté disparu.
« Monsieur le grand Recteur,
Voici comme convenu mon rapport d’étude.
Au cas où vous désireriez un entretien. Je devrai être de retour au pays en fin de mois ; la prochaine voiture ne partant à l’heure où je vous écris, qu’en fin de semaine prochaine. Il ne semble pas y avoir de transport possible avant cette date.
Professionnellement,
Monsieur le philosophe Edmund Siphris.»
À savoir sur le royaume de Solis.
Il y a, tout d’abord, cette fâcheuse tendance qu’ont les docteurs de Solis à soigner leur bourse avec les maux du patient.
Le discours qui suit, monsieur, j’aurais aimé pouvoir vous l’épargner. Mais il me semble que vous devez vous-même apprécier l’état de ce système.
Il fut prononcé en guise d’ouverture de la cérémonie de bienvenue de l’académie royale.
« Messieurs.
Tout d’abord, bienvenue. Bienvenue à l’académie Royale de médecine. Je ne doute point que pour en arriver là, vous ayez travaillé dur, jour et nuit ; ou que votre famille soit très fortunée, ou votre mère assez bien conservée.
Passer les épreuves écrites aux questions alambiquées et les entretiens d’aptitude stressants, injustes et impitoyables ; ou corrompre les jurys, les responsables d’administration et le doyen, moi-même… tout ceci demande un grand courage !
Alors que vous en soyez l’origine ou non, un certain respect s’impose. C’est pourquoi je vous le dis, bienvenue messieurs. Bienvenue. Puissent ces sacrifices ne pas être vains.
Il est de coutume de raconter une anecdote lors du discours de bienvenue...
Pourquoi pas.
Lors de mes études, j’ai eu affaire à un jeune homme assez particulier. Boulde Zuif. Un peu gras, un peu con ou un peu trop gentil, de petite taille, pas bien beau et un peu idéaliste. Le pauvre n’avait pas grand-chose pour lui. Il se baladait toujours avec un livre. Et jamais le même ! C’était un homme de lecture. Boulde travaillait. Il s’était mis en tête de révolutionner la profession. Il nous parlait sans cesse des principes pharmaceutiques et de je ne sais quels flux d’énergies que l’on devrait absolument maintenir en équilibre… La maxime de traitement, les troubles de l’esprit, cela l’intéressait peu.
Aux examens, Boulde est passé de justesse grâce aux mineures telles que l’anatomie générale ou la cohérence des systèmes actifs organiques...
Et savez-vous ce qu’est devenu ce brave camarade ?
Déçus d’être traités autrement qu’avec la tradition, ses clients l’ont refoulé. Alors Boulde est devenu alchimiste. Alchimiste ! Ha. Messieurs, tenez-vous loin de l’alchimie. C’est mon conseil en tant que membre honoraire de la grande chambre des guérisseurs. Cette discipline est l’œuvre des charlatans et des médiocres qui ne convainquent pas ! Si l’on se soignait avec des breuvages, ça se saurait ! Nous autres diplômés de l’académie, pratiquons des tarifs exorbitants !
Et si l’on paie si cher un médecin pour chaque consultation, n’est-ce pas bien parce qu’il y a, quelque part, de l’efficacité dans son traitement.
Croyez en la profession messieurs, et bienvenue !
Rien ne vaut la saignée.»
Et le public reprit en cœur : « Rien ne vaut la saignée ! »
Ceci, monsieur le grand recteur, est très représentatif de ce l’on peut entendre au sein de cette université. Et je suis aussi grave que sobre, à l’heure où je rédige cette lettre. Le cas est sérieux.
Le sophisme est l’une des nombreuses aberrations que compte l’enseignement de l’école médicale Royale. Quand je me suis attardé sur ce point lors d’un entretien avec le responsable pédagogique – Albertus Caliciforme, chirurgien encensé par tous, attitré à la plus haute noblesse –, savez-vous quelle fut sa plus immédiate réponse ? Je cite :
« Mais enfin mon pauvre vieux, il faut bien de quoi se défendre si l’on refuse d’admettre ses torts ! Et comment faire prospérer la profession si ce n’est en décriant la concurrence ? Mettez-vous un peu au gout du jour. Plus personne ne vend de potions ici, ce n’est plus à la mode ! »
Autant vous dire que cet entretien fut de courte, très courte durée…
Le sophisme ! Une matière à fort coefficient, qui plus est. On a vu plus d’un homme sortir avec ses galons de pratiquant sans même savoir traiter le mal de tête... « Le sophisme guérit tout, même l’idiotie ! » Première loi de l’ordre médicinal. Vos pieds gonflent et prennent un ton orangé ? Vous êtes fou, l’ami : la folie vous fait penser que vos jambes gonflent, alors elles gonflent !
Mais comment échapper à cette folie ? C’est là qu’entre en jeu le second de nos deux fléaux : l’horripilante crédulité de la plupart des hauts partisans. Je ne commenterai pas la mentalité du bas-peuple. Car qui d’autre que la noblesse peut se targuer qu’un docteur fasse son diagnostic ? Après tout, la médecine de ce pays n’est pas une thérapie populaire, et avoir les moyens d’être client, c’est faire preuve de noblesse. On dira des bourgeoillons qu’ils imitent, qu’ils copient médiocrement, mais que ces alchimistes qu’ils consultent ne valent pas un clou).
Le meilleur traitement prescrit, et celui que tout « bon médecin » vous proposera, reste officiellement la foi juste : puisque c’est un tour de l’esprit que ce mal étrange, il vous suffit de ne plus y croire ! Et si vous trépassez malgré toute votre bonne volonté, c’est que vous étiez faible et non que cette méthode tant éprouvée – quelques fois même avec succès – est d’une idiotie fulgurante.
Plus d’une fois un père aura répondu à son docteur :
« Oui docteur, bien docteur. Je cravacherai par vingt fois mon fils jusqu’à ce qu’il soit persuadé et avec raison que sa désarticulation soudaine n’est due qu’à son absence de compréhension et, dans ce cadre, je lui ferai réciter le nom des deux-cents vingt-quatre os que son corps ne semble pas maintenir en cohérence. »
A ceci monsieur, ajoutez un sens inné du dramatique et de la conspiration, et peut-être comprendrez-vous alors pourquoi ce pays n’est pas très sain. Pourquoi cette branche de l’espèce humaine me semble trop corrompue et imbécile pour être sauvée. Et pourquoi il faut absolument prendre les mesures qui s’imposent.
Cette mascarade humaine doit cesser au plus vite.
Je peine à garder une logique dans cet incompréhensible fouillis. Le comportement de ces Hommes défie toute notion de bon sens ! Mais croyez-moi je vous en prie, je suis sérieux. Ceci n’est pas une blague de mauvais gout. J’espère dès mon retour m’entretenir avec vous plus longuement de ce sujet.
Bien respectueusement, votre ministre.
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Bien le bonsoir !
je viens de découvrir ton texte.
Pour rapidement parler de la forme, je n'ai aperçu qu'une faute au début "devrais" au lieu de "devrai", enfin il me semble que le conditionnel est plus adapté.
Pour le fond, ça a l'air d'être un sacré truc ton histoire ! J'ai trouvé que c'était très bien écrit, il y a un vrai style qui se dégage, un ton qui colle très bien à l'époque choisie. J'ai aussi trouvé ça assez ahurissant, tu nous plonges dans un milieu qu'on ne maîtrise pas du tout, un cercle fermé qui nous livre d'un coup ses secrets sans qu'on soit tout à fait initié au vocabulaire, aux enjeux de ce qui s'y passe. Toutefois ça ne pose pas vraiment clairement les piliers du monde pour le coup, j'en suis ressortie assez paumée.
Je n'ai aucune idée du lien entre le titre et le texte, aucune idée de là où tu comptes aller, de qui seront les personnages qui porteront cette histoire, mais je suis très intriguée. Une suite ???
Milla
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Salut Milla,
Merci d'être passée, merci pour la coquille, et pour les compliments. Ça me fait bin plaisir.
Quant à ton pommage, c'est tout à fait normal. Il ne s'agit que d'un fragment du prologue en gros.
Une suite ???
Il y a bien une (longue) suite, sur mon ordinateur. Je ne sais quand je la posterai ici. Un jour !
Si je devais la montrer, ce serait dans "Textes longs" il me semble, quelque chose de propre et dans les règles, pas un morceau prélevé au scalpel. ^^
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Bonsoir à toi !
J'ai bien aimé ton texte. Moi qui suit passé par médecine (que la P1 où j'ai été reaclé, bref...), ça me rappelle tout à fait ce qu'on nous apprenait dans nos conf' d'histoire de la médecine, cette académie nécrosée par les dogmes anciens, ne voyant pas plus loin que leur bourse remplie de pièces d'or... Vraiment je m'y suis cru. Le fond est donc vraiment très crédible, très bon point.
Sur la forme, c'est pas mal non plus. Petite réserve sur 'Autant vous dire que cet entretien fut de courte, très courte durée…": un ministre dirait-il vraiment cela dans la correspondance qu'il adresse à son supérieur ? A part ça RAS, tout roule bien.
On a effectivement du mal à voir où tu vas, et je ne parle même pas du rapport au titre, mais la suite devrait à priori nous éclairer ;)
Bonne écriture à toi !
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Wow ! Et bien, c'est bien loin de "Tyran de cellulose" ! :P
J'adore le style, et surtout, j'adore le fond !
Si ceci n'est qu'une partie du prologue, je me demande de sur quoi parle le reste de l'histoire. De ce qu'a réellement entendu, vu, vécu le ministre dans cet hôpital ? En gros, cette lettre ne serait qu'un "amuse-bouche" pour la suite ? Bref, j'avoue avoir vraiment envie d'en lire un peu plus, histoire de réellement savoir de quoi il en retourne. Et surtout, j'adore ce sujet. Vive la saignée, et à bas les alchimistes !
Hum... Sinon, Boulde Zuif, est-ce voulu que ça fasse, par sonorité, un peu écho à Boule de Suif de Maupassant ? Et Albertus Caliciforme, pourquoi ai-je aussitôt mis en parallèle à ce nom celui d'Albert Camus ? (https://monde-ecriture.com/forum/Smileys/ipb/gnu.gif)
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Bonjour, Mr. Tournesol !
C'est le titre de ton sujet qui m'a attiré l’œil, mais finalement, comme ce n'était que le début... Peu importe, j'ai bien aimé la lecture de ce petit rapport. ^^
Tu mets assez bien en place l'univers, en revanche, les enjeux de l'histoire, les personnages, ne sont pas encore clairement posés. Ce qui n'est pas forcément nécessaire ; tout dépend de la longueur de ton texte après.
Il n'y a pas beaucoup de coquilles ; j'en ai relevées quelques-unes au fil du texte, en espérant t'être utile.
Je devrai être de retour > devrais
la prochaine voiture ne partant à l’heure où je vous écris, > virgule avant "à l'heure"
Attention à l'utilisation des point-virgules ;) parfois, une virgule conviendrait mieux
Alors que vous en soyez l’origine ou non, > virgule après "alors". De plus, "etre l'origine du courage" me semble être une expression incorrecte
Déçus d’être traités autrement qu’avec la tradition > "être traité avec tradition" ; n'est-ce pas "être traité selon la tradition" ?
Nous autres diplômés de l’académie, pratiquons des tarifs exorbitants ! > cette annonce me semble bizarre ; un tarif "exorbitant" n'est pas juste, or il essaie de le justifier après. Peut-être que "très élevés" conviendrait mieux.
n’est-ce pas bien parce qu’il y a, quelque part, de l’efficacité dans son traitement. > point d'interrogation à la fin ?
Mettez-vous un peu au gout du jour. > goût
ne valent pas un clou). > où s'ouvrait la première parenthèse ?
Plus d’une fois un père aura répondu à son docteur : > virgule après 'fois'
Bonne suite !
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Hello !
Intéressant !
Ca change de lire une satire, et celle-ci résonne effectivement avec l'époque.
Mes passages préférés sont en fait les exemples précis :
"Première loi de l’ordre médicinal. Vos pieds gonflent et prennent un ton orangé ? Vous êtes fou, l’ami : la folie vous fait penser que vos jambes gonflent, alors elles gonflent !"
« Oui docteur, bien docteur. Je cravacherai par vingt fois mon fils jusqu’à ce qu’il soit persuadé et avec raison que sa désarticulation soudaine n’est due qu’à son absence de compréhension et, dans ce cadre, je lui ferai réciter le nom des deux-cents vingt-quatre os que son corps ne semble pas maintenir en cohérence. »
Ca se lit bien et intrigue pour la suite - même si le texte pourrait presque se tenir de façon autonome (d'ailleurs j'imagine que c'est ce pour quoi tu l'as posté là !).
Comme Ganël, pas convaincu par "Autant vous dire que cet entretien fut de courte, très courte durée…", ni par :
« Mais enfin mon pauvre vieux"
: l'expression "pauvre vieux" me semble assez téléphonée ici, et du coup ne donne pas vraiment à imaginer à quoi ressemble ce médecin.
De manière générale, il me semble qu'il y a un contraste entre l'intitulé "Rapport au grand recteur" et la forme du texte qui suit, qui est écrit de façon assez souple et libre. Avec un titre pareil, "rapport", je m'attends à quelque chose de beaucoup plus formel, avec une structure argumentative très nette, quitte à voir apparaître un plan, des définitions
Et : l'emploi du mot sophisme mot me fait bizarre, parce qu'il sonne péjorativement pour nous dans l'usage commun, mais est apparemment employé par les médecins eux-mêmes (il y a des cours de sophismes) : comment le définissent-ils ? Est-ce qu'ils l'emploient de façon tout à fait cynique, ayant conscience d'être de puissants arnaqueurs - auquel cas peut-être que cela pourrait être explicité ? La pratique sophistique des médecins est-elle secrète (cachée de leurs patients), ou bien connue de tous ? Le mot a-t-il un sens positif pour le monde des médecins (est-il significatif de savoir, de puissance, de connaissance… ?) ou est-il péjoratif aussi ? (ou peut-être même est-il un retour aux sources de la doctrine sophiste, je sais pas !) Le mot "sophisme" veut-il dire la même chose pour eux, pour Edmund Siphris, et pour nous ?
Difficile d'en dire plus comme ça, je suppose que le personnage, son rapport à ce monde et aux "Hommes" se dévoile peu à peu ! tu envisages une histoire "longue comment" ? Il t'en reste beaucoup à écrire ? Tu connais déjà la fin ?
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Bon matin à tous !
Alors,
Ganaël, Je suis passé par la PACES en fait, avant d'échouer (comme un bateau, pas comme un raté) en droit. ça a peut-être contribué au réalisme de la chose. ::)
Pour "l'entretien de courte très courte durée", je ne sais pas. J'ai déjà pas mal réécrit ce morceau depuis que je l'ai posté. Effectivement, ça peut faire étrange pour une lettre adressée à un supérieur. Mais il faut avoir à l'esprit que l'univers entier est assez étrange, cohérent en un sens seulement. Enfin c'est mon opinion d'auteur. Les lecteurs ingrats font rarement hommage à notre travail :D
Je vais revoir ça !
MayWind, tu préfères ? Tu m'en vois ravis ! Oui les clins d’œil sont voulus, oui ce n'est qu'un amuse bouche. ;)
Spes, je note les coquilles, gracias. Par rapport au tarif exorbitant, et à ce qu'il tente de le justifier ensuite, c'est dans la lignée des médecins de Solis. Ils sont conscients de pomper tant les bourses des nobles qu'il n'en sera bientôt plus que des pruneaux d'agen ! Et c'est bien selon ce principe qu'on enseigne aux étudiants. Mais il y a autre chose, un autre élément, derrière ces idées...
Fay Walker, je vois ce que tu veux dire pour "pauvre vieux". L'expression m'est venue assez spontanément : le médecin ne considère pas (du tout ou très peu) ce représentant administratif.
Pour te répondre, le sophisme est connu des médecins et ignoré des autres. Pas qu'il soit caché, mais plutôt qu'ils ne s'en aperçoivent pas, et sont convaincus de l'efficacité de la Maxime de traitement par ex. Je pense que le mot se définira clairement avec l'usage qui en sera fait au fil de la lecture. Sinon, je reverrai mon fil !
Pour finir, je donne un peu plus de précisions sur l'ouvrage (on est toujours fier de parler de ses gosses). Je l'ai commencé il y a presque 5 ans, et bien que je sois absolument long à écrire, comme je retourne et je reretourne chaque phrase des centaine de fois, j'en suis à un peu plus d'une centaine de pages. Dans mon immense ambition des débuts, je pensais à plusieurs tomes. Maintenant, je pense que si l'histoire se termine en un tome tant mieux. Sinon, il faudra trouver un deuxième titre !
Merci.
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Pour finir, je donne un peu plus de précisions sur l'ouvrage (on est toujours fier de parler de ses gosses). Je l'ai commencé il y a presque 5 ans, et bien que je sois absolument long à écrire, comme je retourne et je reretourne chaque phrase des centaine de fois, j'en suis à un peu plus d'une centaine de pages. Dans mon immense ambition des débuts, je pensais à plusieurs tomes. Maintenant, je pense que si l'histoire se termine en un tome tant mieux. Sinon, il faudra trouver un deuxième titre !
Bon courage alors ! Apparemment, ça en vaut le coup ! ;)