Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Ollin le 29 Septembre 2013 à 23:30:39
-
J'ai lu l'abécédaire d'Eveil, et j'ai voulu essayer. Les rimes sont plus simples, un banal A-A, B-B pour commencer.
J'espère que ça plaira, je me suis bien amusé (pas toujours :mrgreen:).
-------------------------------------------
Au blanc le noir susurre :
Brille, tu es impur,
Couleur apesanteur
Dérobée des lueurs,
Embrasse les vertiges
Fracassés de vestiges,
Gronde qu'on te colore,
Hurle de tout ton corps,
Îlot de lumière
Juxtaposé en l'air ;
Kleptomanie du temps,
Le noir murmure au blanc :
Montre-moi ce regard,
Nourris-le du brouillard,
Offre-toi le voyage
Pour le voile à mirage,
Qu'on ouvre à l'existence
Rien qu'un peu d'apparence,
Sur la surface en vie
T'offrir à l'endémie,
Un jour où les palettes
Vont pocher les squelettes :
Walkyries des espaces,
Xénophiles en échasses
Y tracent en désordre un
Zénith à cent chemins.
-
salut !
J'ai repéré quelques vers à la métrique suspecte, c'est fort possible que je me plante mais "kleptomanie" je le vois en 5, "xenophiles" en 4, "tracent en" 3, et walkyries pareil du coup, enfin j'ai toujours eu un doute sur la fin en ie au milieu de vers...
Mais c'est assez joli, je trouve, ya qqch de particulier à comprendre ou bien ? J'ai vu comme une toile un peu abstraite, seule sur son mur, et les visiteurs du musée s'arrêtent pour l'observer... :\?
Et la vague des abécédaires s'abat sur le mde, maintenant tu passes au double ! :mrgreen:
-
Yo !
'Fectivement pour le sens, j'ai essayé de garder un fil, même si j'ai pas pu tout éclaircir à cause de la contrainte. L'interprétation en toile est marrante d'ailleurs, j'y avais pas pensé.
En gros, c'est un monologue du noir qui parle au blanc, qui l'invite à se "mouiller" dans le monde, dans la vie, dans la couleur, pour se déterminer, s'abîmer. C'est assez abstrait j'imagine mais j'ai essayé de prendre le blanc comme à la fois une hésitation à vivre, un retrait, mais aussi une invitation à la couleur, au changement.
Après, est-ce que c'est clair dans le poème, avec ou sans l'explication, j'en sais foutrement rien. :mrgreen:
Mais content que ça te plaise. Et j'aime bien ton interprétation sous forme de toile. :D
Edit : oh, j'ai zappé ta critique sur les sons.
Alors, pour ma défense :mrgreen: :
Klep-to-ma-nie du temps => 6
Pour xenophiles, je le lis xe-no-phil-zan é-chasses.
Walkyries = val-ki-ri des es-paces
Et sinon "tracent en", je le lis trass-ten :mrgreen:.
Mais je vois ce que tu veux dire, on devrait lire xé-no-phi-leu-zan-é-chasses ou trass-euh-ten.
M'enfin j'aime pas trop cette règle. 8|
-
Pari réussi.
(centS chemins ?)
-
Merci pehache.
Et j'étais pas sûr pour le centS, au moins, tu confirmes. :mrgreen:
-
Tiens, j'avais pas vu celui-là :o (heureusement que c'est ton annif :D)
Walkyries des espaces,
Xénophiles en échasses
Y tracent en désordre un
Zénith à cent chemins.
chui fan ! :D
Il est cohérent avec un thème sympa, de belles trouvailles aussi. Bien ouej ! :)