Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

04 décembre 2022 à 23:50:55
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Véronèse

Auteur Sujet: Véronèse  (Lu 480 fois)

Hors ligne Mic Ester

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Véronèse
« le: 20 septembre 2022 à 11:47:17 »
Véronèse.
Ne pas marcher trop vite, ni regarder sa montre, encore moins son portable, je vais prendre à gauche vers Le Titien, ou à droite, c’est comment déjà, Véronèse ?
Pas trop de monde aujourd’hui. Hum .., super bien gaulée celle-là ! surement une Italienne.
Chérif s’ennuyait. Les journées étaient longues à mourir. Personne ne le voyait. Les tableaux gigantesques l’écrasaient de leur beauté et les galeries du Louvre lui semblaient toujours interminables. Et puis, de quoi j’ai l’air, pensait-il, avec cet uniforme de postier
Chérif Belloua avait trouvé ce job par hasard. Travailler au plus grand musée du monde, pour certains c’est le rêve de toute une vie. Lui, au guichet du chômage, une fille sympa lui avait dit qu’il pouvait faire un remplacement de six mois dans un musée, à Paris, rue de Rivoli.
Un boulot d’agent de surveillance en fait, Chérif qui rêvait d’un taf dans la sécurité dans un supermarché ou ailleurs trouva le job à son gout, posa quelques questions sur l’uniforme et la station de métro et dit OK en souriant.
- Le poste est à pourvoir rapidement, pour commencer lundi matin. Je peux vous obtenir un rendez-vous sur site pour finaliser demain.
- alors, c’est OK pour vous lui dit la recruteuse.
- oui, oui, pas de problèmes, répondit Chérif en pensant qu’il dirait toujours oui à une nana aussi canon.
Le lendemain, il impressionna par sa joie de vivre, son envie de bien faire, le DRH était séduit, il ne posa pas une question sur le salaire, les trente-cinq heures, les temps de pause, etc. …, il voulait travailler, c’est tout, seule la connexion avec le RER l’inquiétait un peu, mais bon, il trouverait.
L’urgence à pourvoir ce poste et l’obligation de diversité dans le recrutement avait fait le reste et le lundi suivant Chérif s’était retrouvé au pied de la pyramide pour sa première journée au Louvre.
- Regarder une œuvre est un exercice culturel, ces tableaux peints il y a plusieurs siècles sont le reflet d’une époque et l’artiste veut souvent montrer un événement important de la société du moment. Il faut comprendre que ces créateurs, peintres ou sculpteurs travaillaient pour l’éternité. Que ce soit une scène de bataille gigantesque de Delacroix ou une miniature…
Chérif écoutait, peut-être pour la vingtième fois, mais l’accent italien de Graziella ajouté à un français parfait était un régal et il ne s’en lassait pas.
Graziella Conti était étudiante en histoire de l’art et accompagnait des groupes pour communiquer sa passion. D’autres jours, elle s’essayait à la copie de tableau ou encore flânait dans les galeries toute à son bonheur d’être là. Le Louvre était sa maison. Chérif lui fit un petit signe discret, sa pause approchait, et l’idée de prendre un café avec elle le tenait depuis un moment.
Graziella lâcha son groupe devant « les noces de Cana » et le rejoignit à la cafète.
-Alors, tu t’ennuies aujourd’hui ?
-Non ça va, mentit Chérif,
Depuis maintenant quatre mois qu’il travaille au Louvre, il n’a noué le contact qu’avec cette jeune Italienne, ils ont vingt ans et c’est leur premier vrai job à tous les deux. Toute la journée ils se cherchent au hasard des galeries.
Ce matin-là, elle parle de Florence, de la galerie des Offices, elle voudrait lui faire découvrir. Son père l’emmenait tous les ans. Il y a aussi la National Gallery, le Met, Graziella a tout vu, Chérif l’écoute, ce n’est pas facile de s’y retrouver, hier c’était l’école flamande !, tout un monde les sépare.
- Si tu t’ennuies, va voir « La Belle Ferronnière », elle te plaira, c’est une Italienne ! lui lance une Graziella allumeuse.
- Je les aime plus jeunes, les Italiennes, lâche Chérif, allumé aussi.
Ils éclatent de rire, c’est comme ça tous les jours.
- Cet après-midi, je vais à Orsay accompagner un groupe d’Italiens, on se voit demain.
Chérif est déçu, la journée allait être longue, à part indiquer les toilettes, la sortie... la tour Eiffel ..., il ne fait rien d’autre. Le public est déroutant aussi, pas son monde à lui, des rats de musée tout à leur passion, des touristes étrangers qui ont faits Montmartre hier et feront Versailles demain. Ou encore des classes d’ados  qui trainent leur ennui, portables à la main, Chérif les aimes bien ceux-là, ils sont bruyants parfois, mais ils sont impressionnés par l’uniforme et au moins ils ne demandent pas « la Joconde ». Dans tout ce petit monde, pas l’ombre d’un délinquant en puissance, c’est sûr, ils ont tous leur billet. Ses copains de la cité, veilleurs de nuit dans des casses autos ou vigiles dans des boites de nuit interviennent tous les jours, mais lui, rien.
Pour tromper son ennui, parfois Chérif observe les visiteurs, ça passe le temps.
Des bizarres, depuis bientôt cinq mois il en a vu, des qui selfient comme des malades, qui prennent le plafond en photo, qui ferment les yeux devant la toile, qui prient tête baissée.
Mais celui-là, c’est autre chose, c’est un possédé, d’abord, il est tout petit et puis il se tape la poitrine en marmonnant. La salle est vide, le bizarre sent arriver Chérif, il voit l’uniforme, ses yeux vont du tableau à Chérif qui s’arrête, c’est sûr, il va lui demander quelque chose, et puis non il repart dans ses prières mystérieuses.
Belle toile, Véronèse, portrait de femme avec enfant, pas mal, mais bon pas de quoi entrer en transe, ça doit être un peintre italien, demain, je vais raconter çà à Graziella.
Avant de changer de salle, il jeta un dernier regard, pas possible, le tordu décrochait la toile.
- Monsieur, vous posez ce tableau. Chérif n’hésita pas, enfin il allait être utile.
Surpris, l’homme sans paniquer plaça le cadre devant lui, et sortit quelque chose de sa sacoche, Chérif ne voyait que la toile, le type ne l’impressionnai pas.
Derrière lui, des collègues qui l’avaient entendu crier arrivaient à la rescousse
- Planque-toi Chérif, il sort un flingue.
Un flingue, pas possible, il passerait pas au portillon, se dit -il.
- Vous posez ce tableau tout de suite, monsieur et vous levez les bras, Chérif, sûr de lui, s’approchait de l’individu, tout en cherchant comment le maitriser en épargnant la toile.
La première balle, dans la cuisse, Chérif ne la sentit pas vraiment, c’est la deuxième, dans le ventre qui lui fit le plus de mal, la troisième lui écorcha un bout de bras, les autres finirent dans le plafond.
Il n’y eut pas vraiment de lutte, l’attaquant lâcha tout, pistolet et tableau, des gardiens arrivés en renfort le maitrisèrent facilement, quant à Chérif, il fit quelques pas incertains pour s’écrouler au pied du Titien.
Heureusement, avant même les détonations, un agent avait déclenché le dispositif d’alerte. La salle des peintures italiennes avait été fermée rapidement, et toute l’aile Dénon était en cours d’évacuation. Chérif restait conscient, mais avait perdu beaucoup de sang, dans un bureau annexe, on l’avait maintenant installé dans un fauteuil à demi allongé, tout le monde lui parlait, avec un pauvre sourire, il racontait la scène avec une voix de plus en plus faible.
Au PC sécurité du Louvre, il fallut à peine dix minutes pour mettre en route toute une organisation de crise, des voitures de police arrivaient du commissariat du grand palais, un fourgon médicalisé était en route aussi.
La direction préféra ne pas évacuer le musée : trop anxiogène, on ferma simplement la salle italienne et les visites continuèrent presque normalement. Pour Chérif, la prise en charge fut rapide et discrète et deux petites heures après l’agression, il descendait au bloc, à Cochin.
Le forcené semblait bien insignifiant maintenant qu’on l’avait désarmé. Les mains liées derrière le dos avec des cordes de fortune, il paraissait complètement dépassé par son geste. Probablement un illuminé, une chose certaine, ce n’était pas un délinquant voleur d’œuvre d’art.
Dans les couloirs du bloc, Leïla, la sœur cadette de Chérif fait les cent pas en fixant les gens qu’elle croise, tous détournent les yeux, ça ne présage rien de bon se dit-elle. Ses parents et le DRH du Louvre sont isolés dans un petit salon, régulièrement on vient leur parler, mais sans donner des nouvelles de l’opération. Il est presque 21 heures, ça fait cinq heures maintenant que Chérif est sur la table, et l’attente devient insupportable.
Le regard suppliant de Leïla finit par payer, une jeune infirmière comprit sa détresse.
- ça se termine, lâcha-t-elle tout en marchant
- on peut le voir, s’accrocha Leïla, les larmes aux yeux
- non, les médecins vont venir vous parler
Vers onze heures, trois chirurgiens débarquèrent dans le petit salon. Leila nota tout de suite leurs sourires fatigués, c’était bon signe. Ils prirent le temps de s’asseoir puis détaillèrent calmement leur intervention.
- La première balle dans la jambe avait frôlé l’artère fémorale, les dommages dans la cuisse étaient musculaires et demanderaient une longue rééducation. L’estomac recousu devrait être ménagé longtemps. Un autre chirurgien prit la parole avec des termes encore plus savants.
Heureusement le DRH posa la bonne question.
- En résumé, vous nous confirmez bien qu’il n’y a rien d’irréversible et qu’il va s’en sortir ?
- Oui à quatre-vingt-quinze pour cent, il s’en sortira, nous ferons un nouveau point au sortir du coma.
Tout le monde se regarda avec soulagement, c’était quand même une bonne nouvelle.
Derrière le vitrage de protection, Graziella fait des grimaces, puis elle imite le langage des sourds, tout en riant comme une folle. Chérif, dans son lit se marre aussi, mais les cicatrices lui font mal.
Dans sa chambre stérile, depuis deux jours, on lui permet quelques minutes de visite. Ce matin-là, ses deux frères viennent pour la première fois, Graziella s’est incrustée.
Maintenant elle est déchainée, elle fait semblant de sortir un pistolet avec un air méchant et part décrocher un poster au mur. Chérif n’en peut plus, ses frères aussi sont hilares, une infirmière qui jette un œil en passant rit aussi.
Chérif revit, il donnerait n’importe quoi pour être près d’elle à la cafète du musée.
Le mois qui suivit fut pénible, les chirurgiens décidèrent de réopérer pour consolider l’estomac, puis ce fut la rééducation, la convalo à la campagne. Toute la journée, il ne voyait que des médecins, des psys, des flics aussi, Chérif en avait marre. Il voulait retrouver sa banlieue, son boulot, et Graziella bien sûr.
Un jour enfin, le président directeur du Louvre vint lui annoncer la bonne nouvelle, déjà il sortait de là, et au nom de l’état, on lui décernait une médaille pour son action au service de la culture.
- on est venus nous chercher en voiture officielle, tu sais !
Sa mère est tout intimidée. Dans un pareil décor, Chérif a du mal à les reconnaitre, tout le monde s’est rhabillé pour la circonstance, ses frères sont rasés de frais, ses sœurs sont vêtues à la parisienne, presque sexy, son père a mis un costume pour l’événement. Il y a de la joie, de la fierté aussi, pour une fois que la République pense à eux.
Vidée de ses touristes, la grande galerie est différente, on a dressé une estrade, un buffet, la médaille du mérite est posée sur un coussin, des petits groupes s’affairent, on attend la ministre.
- Chérif Belloua, au nom de la France…
Chérif n’avait jamais vu de ministre et il fut un peu déçu. Elle allait sans doute parler des lignes de crédit, des portillons de sécurité, et puis non !
- Pourquoi sommes-nous ici ? Avec Géricault, avec Rubens. Et avec tout ce que l’humanité a compté de génies, d’artistes visionnaires, de prophètes de la culture. Pourquoi le monde entier vient au Louvre et aussi pourquoi risque-t-on sa vie pour une œuvre …
Chérif était sous le charme, la voix de cette femme, ses mots puissants et puis cette énergie de défendre l’art, tout cela était nouveau pour lui, avec aussi l’embarras d’être à l’origine de tout ça.
- Au-delà des siècles qui nous séparent, ils sont là pour nous rappeler notre devoir de mémoire pour leurs œuvres, bien sûr, mais aussi pour les générations à venir, ce trésor est provisoirement entre nos mains, nous devons le transmettre, intact ….
Cette petite femme sur son estrade, sans artifice, entre deux maitres italiens avait quelque chose de rare. Le silence était impressionnant, sa fougue interpellait Chérif.
- Cet art qui relie les peuples au-delà de leurs religions, qui unit les générations depuis la nuit des temps, cet art qui illumine nos vies ….
- les néanderthaliens qui dessinaient dans leurs grottes. Léonard qui franchissait les Alpes avec son âne et la Joconde dans ses bagages. Van Gogh qui en devenait fou, nous leur devons çà et bien plus encore….

Avec sa seule passion, sans notes, elle livrait un plaidoyer brillant pour la défense de l’art. Un discours hors du temps, immatériel, à l’image du lieu, magnifique.
Chérif qui craignait par-dessous tout qu’elle ne parle de lui, de son acte de bravoure, de sa médaille n’en demandait pas tant.
La fin fut grandiose, et sous les applaudissements, madame la ministre fonça droit sur Chérif.
- vous allez rester avec nous bien sûr ?
- J’aimerai bien, mais…
- Si vous aimez, c’est le principal, le reste suivra !
Chérif aurait bien parlé plus longtemps avec elle, il avait plein de questions sur son discours. Mais trop tard, elle était déjà partie !
Graziella qui trainait dans le coin se précipita pleine d’espoir
- Alors, tu vas rester ?
- Bien sûr que je vais rester, toute ma vie, mais pas comme gardien, après tout, j’ai mon bac, je vais faire une fac d’histoire, après j’aimerai bien enseigner, mais avant, je veux comprendre pourquoi je suis là, tu vas m’aider ?
Graziella est sur un nuage, sans s’en rendre compte Chérif lui a pris les mains, elle le laisse faire, il a des étoiles dans les yeux, elle aussi…
Véronèse est en bonnes mains.

« Modifié: 23 septembre 2022 à 11:17:52 par Mic Ester »

Hors ligne Delnatja

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Re : Véronèse
« Réponse #1 le: 20 septembre 2022 à 13:10:41 »
Bonjour Mic Ester, merci pour ton texte.
Je le trouve excellent, il se lit facilement, et le rythme est bon.
Je n'ai rien trouvé qui ne va pas, mais attend d'autres commentaires.
Belle journée.
Michèle

Hors ligne jonathan

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Re : Véronèse
« Réponse #2 le: 20 septembre 2022 à 13:34:18 »
Salut Mic. Joli texte. Pour qui connait le Louvre, on s'y croit sans problème. Les sentiments de Chérif sont ressentis par le lecteur. C'est vivant, un vrai début, un vrai déroulement qui captive et une fin genre conte de fée. J'ai beaucoup aimé. Merci pour ton partage.
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur... [Pierre Augustin Caron de Beaumarchais]
Le silence est l'expression la plus parfaite du mépris... [G.B. Shaw]

Hors ligne Champdefaye

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Re : Véronèse
« Réponse #3 le: 20 septembre 2022 à 15:50:08 »
Bravo, Mic Ester. Tu nous racontes une histoire, une belle histoire « comme on aimerait en lire plus souvent », comme on dit à la télévision.
Une histoire naïve, avec une fin heureuse  et aujourd’hui, ici et maintenant, c’est une audace rare qui pourrait bien t’exposer à l’ironie.
L’histoire est bien menée et les personnages Chérif et Graziella sont jeunes, sympathiques, différents l'un de l'autre, et sans arrière pensée, sans aigreur, encore une originalité.
Tout ça fait du bien.
J’ai quelques observations de détail, mais pour n’ennuyer personne, je les cache en spoiler.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Hors ligne Cendres

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Re : Véronèse
« Réponse #4 le: 20 septembre 2022 à 20:49:08 »
Merci pour ton texte.

Je pensais a une récit plus classique dans un musée, mais en fait non c'est différents.
Je ne m'attendais pas a ce qui allait se passer.

Personnellement, cela n'est que un ressentiment personnelle, qui ne représente que mes gouts et non un défaut de ton texte, le ton me donne l'impression d 'une histoire lointaine. Comme si que le narrateur raconte l'histoire, mais de loin.
Que l'histoire c'est déjà passé.

C'est on ressentit. Cela ne fait pas un défaut de ton texte, c'est juste mon impression en le lisant. Ton histoire et ton écriture sont sympa ;)

Hors ligne Choumi

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Re : Véronèse
« Réponse #5 le: 21 septembre 2022 à 09:00:42 »
Bonjour
Le titre m'a incité à lire la suite
Beau texte, agréable à suivre, une histoire qui ne se termine pas à la fin du récit mais qui commence pleine d'espoir.
Ça fait du bien le matin, âpres les nouvelles du jour lues sur le journal du coin.
Amicalement
Michel

Hors ligne Mic Ester

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Re : Véronèse
« Réponse #6 le: 21 septembre 2022 à 09:12:44 »
Merci Delnatja de t’être arrêtée sur ce texte.
Salut Jonathan, c’est vrai que je voulais faire quelque chose sur le Louvre qui est un endroit magique avec une belle histoire un peu conte de fées comme tu dis. Après, j’ai saupoudré avec un peu d’intégration et de défense du patrimoine. J’avais aussi envie d’écrire un discours de ministre !! un vrai exercice de style, j’adorerais faire ça en vrai, bon , je m’emballe.
Bonjour Champdefaye, mais je sens un peu d’ironie, une belle histoire qui finit bien, gentille, avec des jeunes gens attachants, ce n’est pas dans l’air du temps, c’est vrai, mais en fin de Covid, on en a besoin.
Merci pour ta discrétion sur les fautes d’orthographe que j’assume par ailleurs, Pour l’oubli de la majuscule à République, tu as raison, c’est impardonnable, quand un pays voisin glorifie l’ancien régime, la République doit être forte et majestueuse, jamais en minuscule. :) :) :)
Par contre pour les changements de temps, il y a peut-être un loupé chez moi, Cendres, dans son commentaire me dit avoir du mal à situer l’histoire dans le temps, ça vient surement de là.
Merci Cendres pour ta lecture, une histoire lointaine, déjà passée, non, ce n’est pas recherché, peut-être à cause des changements de temps mal maitrisés. Au fait, c’est bien le style qui te donne cette impression, pas l’histoire ?

Hors ligne Champdefaye

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Re : Véronèse
« Réponse #7 le: 21 septembre 2022 à 09:43:26 »
Bonjour  Mic Ester
Je ne pensais pas avoir mis d’ironie dans mon commentaire, en tout cas ce n’est pas ce que je voulais faire, car en général, si j’essaie de pratiquer l’humour, j’évite l’ironie autant que je peux. Ce que je voulais exprimer, c’est plutôt une sorte d’admiration e de remerciement pour avoir écrit ce texte qui, par son ambiance, ses personnages et son dénouement va à l’encontre du pessimisme général qui règne sur les romans qui sortent aujourd’hui autant que sur une bonne partie des textes publiés ici. Comme tu le dis, on en a besoin. Et je l’avais dit : ça fait du bien.

Hors ligne Mic Ester

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Re : Véronèse
« Réponse #8 le: 21 septembre 2022 à 10:15:19 »
Champdefaye, Tant mieux si il n’y avait pas d’ironie et pas grave du tout si il y en avait ! Mais tu as raison, l’histoire est naïve, difficile de croire qu’un jeune de banlieue issu de l’immigration va changer à ce point et entrer dans un monde bien fermé complétement étranger à sa culture et à ses valeurs.
Mais bon, l’amour fait beaucoup de choses et Graziella est vraiment un canon !!
Sur la noirceur générale, tu as cent fois raison, hélas.
Hello Choumi, je n’avais pas vu ton post, occupé que j’étais à répondre aux précédents. Oui, le titre est accrocheur, Véronèse, il y a des mots comme ça qui font rêver et qui sonnent bien. Pour la suite, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants me paraît évident, on veut y croire !
Bonne journée à tous

Hors ligne Choumi

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Re : Véronèse
« Réponse #9 le: 21 septembre 2022 à 10:51:56 »
Salut
Tout à fait
Ils peuvent même s’engueuler un peu de temps en temps
Non?
Bonne journée
Amicalement
Michel

Hors ligne jonathan

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Re : Véronèse
« Réponse #10 le: 21 septembre 2022 à 11:51:34 »
Salut Mic.
Citer
J’avais aussi envie d’écrire un discours de ministre !! un vrai exercice de style, j’adorerais faire ça en vrai,
J'ai "pondu" plusieurs fois des éléments de langage pour un préfet, alors je te rassure, c'est au ras des pâquerettes pour persuader le vulgum pecus que les uniques préoccupations du politique sont contenues dans le discours. Idem pour un ministre. Reste toi-même dans tes écrits, exprime ta sensibilité et comme l'a si bien écrit Champdefaye :       
Citer
pessimisme général qui règne sur les romans qui sortent aujourd’hui autant que sur une bonne partie des textes publiés ici.
Tes textes apportent de la fraîcheur, bien loin des textes vénéneux  publiés par certains qui se veulent moralisateurs et qui dégoulinent de lieux communs, basés sur la psychologie de garçon-coiffeur et la philosophie de comptoir. Continue, je t'approuve et te soutiens.  ;)
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Hors ligne Cendres

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Re : Re : Véronèse
« Réponse #11 le: 21 septembre 2022 à 18:40:33 »
Merci Cendres pour ta lecture, une histoire lointaine, déjà passée, non, ce n’est pas recherché, peut-être à cause des changements de temps mal maitrisés. Au fait, c’est bien le style qui te donne cette impression, pas l’histoire ?
Oui le style, mais c'est un avis personnel, donc c'est subjectif. Je ne sais pas si les autres lecteurs ont aussi ressenti cela.

 


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