Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

13 août 2022 à 23:04:36
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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux » Défis Tic-Tac » Triptyque de poussière [Tic-Tac 19 mai 2022-Le labyrinthe de la poussière]

Auteur Sujet: Triptyque de poussière [Tic-Tac 19 mai 2022-Le labyrinthe de la poussière]  (Lu 336 fois)

Hors ligne Rémi

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23:10, je démarre pas en avance...
J'ai tenté un truc chelou, pas forcément facile à lire, j'espère que ça le fait quand même ^^



Triptyque de poussière


Une poussière d’étoile traverse l’espace, auréolée de rayons cosmiques. La Lune lui chuchote des mélopées attirantes, mais la Terre l’attire au sein de ses spirales de nuages immaculés tournant au-dessus des océans profonds.

La bêche s’enfonce profondément, remue l’humus, fouille cette terre jadis pleine de vie. Les graines oblongues trouvent leur chemin, demain elles jetteront au ciel des corolles orange. Le jardinier s’essuie le front, avale une lampée d’eau tiède et scrute le ciel. L’orage approche, les oiseaux s’égayent dans les buissons d’aubépine, les cactus tendent leurs tiges vers l’ondée salvatrice.

Les pieds s’enfoncent dans les scories, les particules pénètrent dans les chaussures hautes et Myrnes regarde derrière lui. Une fumée ocre s’élève du volcan. De lourdes odeurs soufrées dévalent les pentes, agressent les narines, font fuir même les lézards. Qu’est-il donc venu faire dans ce pays ? À quoi bon accepter ces défis qui ne lui donneront jamais une place légitime dans la cité ?

Le bouillon originel ensemencé par les étoiles frémit. Les premières créatures osent s’aventurer sur les roches nues. Échapper aux prédateurs ou pondre ses œufs à l’abri de leur gourmandise, voilà les motivations premières.

Demain germeront les premières pousses. Dans un mois fleuriront les premières plantes. Et peut-être, peut-être, pendant l’été, il pourra offrir à ceux qu’il aime les fruits de son labeur : d’autres saveurs, des minéraux, des vitamines pour se battre contre les ravages de la maladie. Myrnes y croit. De toute façon, s’ils ne se battent pas, ils n’ont aucune chance. Alors, il continue de semer, de creuser des sillons, d’arracher les herbes sauvages non comestibles, de repousser comme il peut les dernières créatures vivantes qui voudraient dévorer ses futures récoltes. Devra-t-il féconder lui-même ses plantes à fleurs ?

Un grondement résonne dans sa poitrine, sous ses pieds, dans ses oreilles. La terre tremble. Devant lui, un palais à demi enseveli dans le basalte noir. Il y eut jadis une civilisation florissante ici. En témoigne le trésor qu’il a déniché au plus près de la bouche incandescente du volcan, dans les salles cachées du temple de marbre bleu. Le petit sac de tissu gonfle sa poche et rebondit à chaque pas. Les scories amassées au fond de ses chaussures lui déchirent la plante des pieds, mais il ne doit pas ralentir. Myrnes bondit, s’élève au-dessus des flancs du volcan, retombe et s’enfonce dans les scories, jaillit à nouveau vers le ciel et décrit des paraboles qui l’éloignent de la fureur du monstre de pierre et de lave.

Les premiers mammifères, minuscules, colonisent la planète où s’épanouissent maintenant de grandes fougères, des arbres à spores, des herbes gigantesques où se cachent proies et prédateurs. La nuit, des pluies d’étoiles dessinent de grands traits lumineux qui zèbrent le ciel de cicatrices froides. Bientôt arrivera la première extinction.

La pluie n’est pas tombée. Le soleil fend les pierres, calcine les végétaux, soulève des nuages de poussière au-dessus de la désolation. Myrnes a caché ses derniers espoirs sous des tipis de branchages desséchés. Ces pauvres abris retiennent le peu d’humidité qu’il reste, l’eau puisée profond et déposée sur ses plantes en souffrance. Demain, il dansera à nouveau sous la Lune, pour l’implorer de faire entendre raison aux astres : il faut que l’orage vienne.

Une secousse plus forte propulse Myrnes plus haut que lors de ses précédents bonds. Et le sol sous ses pieds se met à se fissurer. La poussière de basalte s’engouffre dans les béances et le jeune homme est bien heureux de retomber sur le sol entre deux crevasses. Il ne saute plus maintenant : il dévale la pente de plus en plus vite tandis que le volcan se met à hurler derrière lui. Un cri rauque, profond. Si la bête n’explose pas dans la minute qui vient, peut-être atteindra-t-il la rivière jaune. Et, au-delà, le territoire vaste des promesses. Dans sa poche, le petit sac rebondit.

Une météorite de plus de deux kilomètres de long frôle la Lune. Un instant après, elle s’allume dans l’atmosphère avant de s’enfoncer profondément dans l’océan, jusqu’à l’écorce terrestre qu’elle perfore comme le bec du merle s’enfonce dans la carapace de l’escargot. La vague immense traverse le globe, engloutit les animaux terrestres. Le panache de vapeur et de poussière de pierre grimpe jusqu’à la stratosphère. Ce sera la nuit pendant plusieurs années.

Myrnes remonte la corde avec ses dernières forces. Au bout, le seau ne contient rien qu’un peu de terre à peine humide. Il va falloir descendre à nouveau au fond du puits avec sa bêche. Il regarde le ciel infiniment bleu, le croissant de lune rieur et il prie. Que la corde soit assez solide. Que les parois de n’effondrent pas sur lui. Que, au plus profond, il puisse creuser encore un peu et trouver de l’eau. Rien qu’un peu. Quelques litres pour donner une chance à sa famille. Et à ses plantes. Si elles meurent, ils ne dureront pas plus longtemps. La poussière pénètre dans ses narines à mesure qu’il descend. Le goût âcre sur la langue se fait promesse de souffrance. Mais Myrnes n’abandonne pas, il descend. Jusqu’au fond.

Voilà, il a franchi la rivière jaune sur son radeau de fortune. L’eau acide ne l’a presque pas touché mais ses mains brûlent. Sur le sentier de terre corrodée, il court sans se retourner. Un grondement ignoble lui déchire les tympans : la bête va cracher. Alors, il accélère, il fonce vers la colline. Derrière, il sera en sécurité. Peut-être. Il gravit la pente douce, sa famille l’attend derrière. Son clan. Une explosion assourdissante retentit et quelques secondes plus tard, le souffle le projette sur le sol. Myrnes roule sur lui-même, se relève et ose un coup d’œil en arrière. Le cône du volcan est éventré. Une langue de lave de sang et d’anthracite serpente vers la rivière. L’homme se relève et reprend l’ascension de la colline.

La poussière est retombée sur le sol. Les plantes poussent à nouveau, les survivants évoluent, se diversifient et les plantes à fleurs apparaissent en même temps que les abeilles. Très vite, c’est l’explosion de l’arbre du vivant, les ramifications innombrables créent de nouvelles créatures et la beauté envahit le monde. L’humain est presque là.

Le puits a tenu et l’eau était encore là, cachée au plus profond. Myrnes a sauvé sa famille et son jardin. Demain, la pluie. Les fruits et les racines. Les bulbes et les tubercules. Les feuilles parfumées et la chair de la terre pour emplir les ventres, imaginer un avenir.

Le volcan s’est tu. Myrnes a sorti de sa poche le petit sac de tissu et son trésor : des graines de la vie d’avant. Demain, il tentera de les faire germer.

L’arbre de la vie déploie de nouvelles branches. L’une d’elle portera un fruit toxique. À côté de la Lune passe une poussière d’étoile.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Luna Psylle

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Salut !

Pour la forme :

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La Lune lui chuchote des mélopées attirantes, mais la Terre l’attire
L'écho entre attirantes et attire ne fonctionne pas sur moi. Si la Terre l'attire, c'est que les mélopées ne sont pas si attirantes que prévues.

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demain elles jetteront au ciel des corolles orange.
oranges ?

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Le bouillon originel ensemencé par les étoiles frémit. Les premières créatures osent s’aventurer sur les roches nues. Échapper aux prédateurs ou pondre ses œufs à l’abri de leur gourmandise, voilà les motivations premières.

Demain germeront les premières pousses. Dans un mois fleuriront les premières plantes. Et peut-être, peut-être, pendant l’été, il pourra offrir à ceux qu’il aime les fruits de son labeur : d’autres saveurs, des minéraux, des vitamines pour se battre contre les ravages de la maladie.
Au début, j'ai pensé : répétition première. Puis je me suis dit : effet de style. Mais au final, les fruits de son labeur casse cet effet. les premiers fruits ?

J'ai un peu perdu le fil de la lecture assidue, donc j'ai pas repéré d'autres fautes.

Sur le fond :

Alors, la scène est claire, l'action avance tranquille (enfin, un peu moins tranquille avec un volcan en arrière-plan), mais j'ai plus de mal avec les sous-textes possibles : est-ce qu'il a vraiment une famille ou considère-t-il ses graines comme sa famille ? Este-ce une forme de folie due à la solitude dans un monde en perdition ? monde post-apocalyptique ?
Je reviendrai peut-être, je pique un peu du nez et certaines choses peuvent m'échapper.

En te souhaitant une bonne journée !
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then

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Bonjour Rémi,

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Que les parois de n’effondrent pas sur lui.
Je sais pas si c'est un "de" en trop ou un mot qui manque ici.

J'ai trouvé la construction intéressante.
J'ai été un peu surpris que la deuxième et troisième "histoire" prennent le même protagoniste. Je m'attendais à 3 histoire différentes, à des époques différentes... Un peu comme si le Myrnes des graines était le père du Myrnes qui les plante.

L'écriture est toujours maîtrisée, mais j'ai une sensation peut-être un peu plus confuse que dans les derniers textes que tu as présentés en Tic-Tac.

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Un grondement résonne dans sa poitrine, sous ses pieds, dans ses oreilles. La terre tremble. Devant lui, un palais à demi enseveli dans le basalte noir. Il y eut jadis une civilisation florissante ici. En témoigne le trésor qu’il a déniché au plus près de la bouche incandescente du volcan, dans les salles cachées du temple de marbre bleu. Le petit sac de tissu gonfle sa poche et rebondit à chaque pas. Les scories amassées au fond de ses chaussures lui déchirent la plante des pieds, mais il ne doit pas ralentir. Myrnes bondit, s’élève au-dessus des flancs du volcan, retombe et s’enfonce dans les scories, jaillit à nouveau vers le ciel et décrit des paraboles qui l’éloignent de la fureur du monstre de pierre et de lave.
Ce paragraphe notamment. Le palais est devant lui, mais il semble s'en éloigner, sur la fin, je l'aurais plus vu derrière lui du coup... Et les bonds donnent une impression "lunaire" que je ne trouve pas dans les autres moments de son aventure. Je ne sais pas si je suis ultra clair :/

A bientôt ~
“A faint clap of thunder;
Clouded skies;
Perhaps rain comes – if so, will you stay here with me?”

“A faint clap of thunder;
Even if rain comes not;
I’ll stay here, together with you…”

Hors ligne Claudius

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J'ai lu, relu et ça se mélange dans mon crâne. Je crois qu'il me faudra relire encore.

J'ai bien vu les tableaux différents, mais j'avoue que je me suis un peu perdue en passant de l'un à l'autre.

Sinon, une belle leçon de survivance, ne jamais baisser les bras, garder espoir en tout et se donner la force d'avancer. C'est ce que je retiens de ton texte.

Mais une belle idée, et un chouette tic-tac  :oxo:
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne Aponiwa

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Hello Rémi,

Je reviens sur ton texte que je n'ai pas eu le temps de commenter hier.
Déjà, tes tic-tac m’impressionnent toujours. En une heure, tu produis un truc super long et super bien écrit!  _/-o_

Par contre, là, j'avoue que je ne suis pas rentrée dans le texte. J'ai pas commenté hier soir parce que je n'avais pas compris. Et je suis désolée, mais après plusieurs lectures, des choses m'échappent encore. J'ai le cerveau fatigué en ce moment, ça n'aide pas du tout.
Déjà, j'ai pas vu le tryptique...  :-[
Le fait que Myrnes soit tout le temps présent m'a perdu dans l'espace temporel. Je vois bien les scission du texte, genre la météorite qui arrive et la longue nuit qui va suivre, mais j'ai du mal à enchainer tout cela.
Ensuite, j'ai eu un souci à le localiser géographiquement, ton héros : "La Lune lui chuchote des mélopées attirantes, mais la Terre l’attire au sein de ses spirales de nuages immaculés tournant au-dessus des océans profonds." J'ai l'impression qu'il n'est pas sur Terre, mais le volcan va me contredire.
Ou alors, c'est le petit prince sur son astéroide B612 qui ramone des volcans....  :???:
Du coup, un peu flou tout ça pour moi.
Il reste de belles phrases, de belles métaphores mais le fond est resté mystérieux pour moi.

Belle soirée!

Hors ligne Dot Quote

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yoyoyo,

pareil que certains si je lis bien, j'ai eu du mal avec une profondeur un peu trop insondable que j'ai du mal à commenter, entre une ambiance extraterrestre sf, une poignée d'apcalypse, une pincée de survival, un décors mystérieux

un truc qui si je dis que j'ai adoré je crois je suis un peu trop dans le léchage de botte, alors juste un peu moins intense, j'ai été positivement marqué par la construction lexicale de l'introduction de ton personnage en la première occurrence de son patronyme : bien joué, c'est très prenant il n'arrive ni comme un nouveau aux alcooliques anonymes, ni comme un anonyme aux alcooliques nouveaux huhu je veux dire, c'ni procéduralement relou, ni trop étiré de détours autour du pot, pile poil la bonne mesure pour moi qui ai très bien vécu cette première rencontre

j'ai imaginé le contenu virtuel de ton cerveau presque malgré moi, à travers de ce déroulé de langue, qui donne un aperçu cool d'un impalpable assez solide

merci de cet apport
+++
"crois pas qu'un diplôme va rattraper ta vie d'môme
t'as qu'à chercher mon coeur si tu trouves ça facile
this is your last warning a courtesy call
mes pelures sont plus belles que vos fruits"

Hors ligne Rémi

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Désolé, j'ai tardé à vous répondre. Merci à tous d'être passé !

D'abord, je réitère :
23:10, je démarre pas en avance...
J'ai tenté un truc chelou, pas forcément facile à lire, j'espère que ça le fait quand même ^^

@Luna Psylle
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L'écho entre attirantes et attire ne fonctionne pas sur moi.
pas fait exprès, une des maladresses à corriger si je reprends le texte

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oranges ?
orange ne s'accorde pas, comme les autres couleurs qui viennent de noms (abricot, ardoise, argent, azur, brique, bronze...)

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Au début, j'ai pensé : répétition première. Puis je me suis dit : effet de style. Mais au final, les fruits de son labeur casse cet effet. les premiers fruits ?
oui, ça aussi c'est un peu foireux !

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Alors, la scène est claire, l'action avance tranquille
ça me surprend que ce soit clair  :mrgreen:

Merci d'être passée !

@BeeHa
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Je sais pas si c'est un "de" en trop ou un mot qui manque ici.
oui, mot en trop

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J'ai trouvé la construction intéressante.
J'ai été un peu surpris que la deuxième et troisième "histoire" prennent le même protagoniste. Je m'attendais à 3 histoire différentes, à des époques différentes... Un peu comme si le Myrnes des graines était le père du Myrnes qui les plante.
oui, tu as raison, j'aurais dû prendre des prénoms différents, mais en même temps je voulais généraliser ; faire de "Myrnes" le prototype de l'humain

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j'ai une sensation peut-être un peu plus confuse que dans les derniers textes que tu as présentés en Tic-Tac.
logique, trois histoires imbriquées sans trop de guide de typo pour le lecteur, c'est pas sympa de ma part

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Ce paragraphe notamment. Le palais est devant lui, mais il semble s'en éloigner, sur la fin, je l'aurais plus vu derrière lui du coup...
en fait, il y a un palais et un temple (mais c'est effectivement pas clair)

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Et les bonds donnent une impression "lunaire" que je ne trouve pas dans les autres moments de son aventure. Je ne sais pas si je suis ultra clair
Je suis content de ça, parce que la Lune est présente dans les trois histoires

Merci pour ton retour !

@Claudius
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J'ai bien vu les tableaux différents, mais j'avoue que je me suis un peu perdue en passant de l'un à l'autre.
j'aide pas beaucoup non plus...

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Sinon, une belle leçon de survivance, ne jamais baisser les bras, garder espoir en tout et se donner la force d'avancer. C'est ce que je retiens de ton texte.
c'est vrai que c'est le point commun des trois volets : comment s'en sortir ?

Merci de ton passage !

@Apo
Merci pour le compliment  :-[

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après plusieurs lectures, des choses m'échappent encore
je peux le comprendre, il est assez abstrait ce triptyque, même si les scènes sont concrètes

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Le fait que Myrnes soit tout le temps présent m'a perdu dans l'espace temporel.
comme je le dis au-dessus, c'est volontaire qu'il soit toujours présent (Myrnes représente l'Humain), mais ça aide pas à saisir qu'on a trois volets différents...

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La Lune lui chuchote des mélopées attirantes, mais la Terre l’attire au sein de ses spirales de nuages immaculés tournant au-dessus des océans profonds." J'ai l'impression qu'il n'est pas sur Terre, mais le volcan va me contredire.
un des tableaux est la création, avec une poussière cosmique
un autre, Myrnes dans un monde desséché
un autre dans un monde de volcan

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Ou alors, c'est le petit prince sur son astéroide B612 qui ramone des volcans.... 
:mrgreen:

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Il reste de belles phrases, de belles métaphores mais le fond est resté mystérieux pour moi.
c'est presque pas grave que ça reste mystérieux, je voulais que ça crée du sentiment, des idées, pas forcément un histoire globalement cohérente

Merci d'avoir tenu jusqu'au bout !

@Dot
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j'ai eu du mal avec une profondeur un peu trop insondable
bah, déjà y a de la profondeur, c'est cool

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j'ai été positivement marqué par la construction lexicale de l'introduction de ton personnage en la première occurrence de son patronyme
merci !

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j'ai imaginé le contenu virtuel de ton cerveau presque malgré moi, à travers de ce déroulé de langue, qui donne un aperçu cool d'un impalpable assez solide
voilà, c'est là où je voulais en venir, c'est chouette !
(le malgré moi me plaît particulièrement)

Merci pour ton commentaire



Vivement le prochain tic-tac !
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Salut !

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orange ne s'accorde pas, comme les autres couleurs qui viennent de noms (abricot, ardoise, argent, azur, brique, bronze...)
Je garde l'enseignement pour quand j'en aurais besoin :mrgreen: merci ^^

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ça me surprend que ce soit clair  :mrgreen:
Quand j'ai lu les commentaires suivants, j'ai eu la même surprise, mais vraiment quand j'ai lu, je me suis un peu laissée porter par le truc, ça me semblait compréhensible. Je sais pas. Peut-être relire l'esprit clair (donc pas ce soir).

Une bonne soirée !

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