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18 Janvier 2026 à 09:32:20
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Line & Louis

Auteur Sujet: Line & Louis  (Lu 1731 fois)

Hors ligne Thom

  • Troubadour
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Line & Louis
« le: 04 Mars 2021 à 22:29:52 »
Pour cette neuvième publication, écrite sur fond de la ballade « Je ne veux pas travailler » de Pink Martini, je soumets à vos avis une histoire, dans laquelle la noirceur humaine le dispute à la pudeur de l’individu. Comme les récits se tissent de plusieurs intrigues, j’ai inséré dans ce canevas pas moins de trois sujets entremêlés pour donner l’image finale. J’espère rendre fidèlement par cette représentation ce qu’on vécut ces deux amants car, pour anticiper d’éventuelles questions à ce sujet : Line & Louis ont bel et bien existé. Aujourd’hui, il ne reste de cette histoire de plus de 100 ans qu’un étui de révolver modèle 1892, dans une petite maison en Bourgogne. J’attends les avis que vos yeux de Lynx auront aidé vos cœurs à forger…


A l’été 1919, alors que l’armée renvoie à la vie civile 4 millions de soldats démobilisés dans un désordre organisé dont elle seule a le secret, le Capitaine Louis Perrin, officier d’infanterie convalescent d’à peine 29 ans, reprend le chemin de sa Bourgogne natale, avec sa cantine, ses uniformes, son revolver d’ordonnance MAS modèle 1892 8 mm, offert par l’armée aux plus méritants et son sabre d’officier. Il rentre pour retrouver définitivement sa jeune épouse, Line.

Comme de nombreux blessés, l’armée l’avait gardé dans le but de gonfler artificiellement ses effectifs après l’armistice, à la fois pour presser la nouvelle République de Weimar qui succédait à l’Empire allemand de signer au plus vite les compensations prévues par le traité de Versailles, lesquelles serviront de terreau à la Seconde Guerre et pour attendre que les braises du conflit, enfin terminé en France, s’éteignent également sur les théâtres d’Orient.

Un second fléau s’abattit sur cette Europe convalescente à l’été 1919, mais dont on parlait peu pour ne pas peser encore sur un moral déjà bas : la troisième vague de la grippe espagnole. Masques, lavage des mains et quarantaine étaient recommandés aux plus fragiles, dont Louis. Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde, puis diminua, repu, pour s’être heurté à l’immunité collective. Il devenait dès lors clair que certains devaient mourir pour que d’autres survivent…

Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire : sa vision avait diminué de moitié, ses yeux se fermant désormais sur les dernières images de guerre qui l’avaient impressionné, la lumière vive lui étant insupportable. Sa main droite avait été profondément brûlée par le gaz : des cloques apparaissaient et se réunissaient, démangeaient jusqu’à la folie et vinrent ronger lentement ses muscles. Ses poumons ne lui permettaient aucun effort et son système immunitaire n’offrait quasiment plus aucun rempart aux maladies.

Depuis le train parti de l’Alsace impériale, son regard azuréen survolait les paysages qui, comme les hommes, avaient été défigurés par l’artillerie française et allemande, à tour de rôle. Le train était plein de soldats de tous âges qui tentaient de renouer avec la vie, après avoir échappé, nul ne sait comment ni pourquoi, à la mort. Pour ces hommes, la victoire n’était en rien ce qu’elle était dans les villes épargnées par la guerre : un couronnement de la démocratie, une vengeance de la défaite de 1870, une supériorité des états-majors français sur ceux du Kaiser.

Pour les civils, c’était surtout la fin des privations. Appelées par les autorités, les femmes avaient remplacé sur le champ du travail ceux qui allaient au champ de bataille. Elles avaient réanimé une France marchande, industrielle et agricole. Loin du front, les veuves et les orphelins avaient aussi mené leur guerre.

Après ces années dans la boue collante des tranchées, à voir tomber les amis, les pères, les fils, les cultivés aux cotés des paysans, ceux-là nombreux, jamais sortis de leurs terres nourricières pour tomber dans celles qu’ils ne cultivaient pas, la guerre était devenue un combat fratricide entre soldats français et allemands, finalement tous humains.

L’officier d’infanterie, malgré son jeune âge, était à la fois le père de ceux qui avaient peur, le frère des autres officiers et l’ami indifférent de ceux qui tombaient et encombraient les tranchées et les mémoires de leurs cadavres impudiques. Sa solitude lui conférait un rôle étrange aux yeux de sa compagnie, que rien ne venait contester : pas même la popote tant attendue, qui arrivait froide ou qui n’arrivait pas. Pas même le courrier, qui apportait déjà sa rasade de bonheur du simple fait qu’il y ait une lettre et, qu’en plus, elle soit ornée d’une écriture ronde et appliquée.

En 1916, la Cote 304 et le Mort Homme, deux positions élevées sur les rives de la Meuse à Verdun, avaient été désignées à l’artillerie comme objectifs avant l’assaut de l’infanterie. 110 000 tonnes d’obus français avaient préparé le terrain sur ces deux collines, dépourvues de tout intérêt stratégique. Le Cne Louis Perrin avait ordre d’aller faire fondre dans ce brasier les hommes de la 17e compagnie qu’il commandait depuis la mort du capitaine en titre. Il survivrait au froid et à l’humidité permanente, aux parasites et aux rats, à la mort de masse et son odeur nauséabonde, à la peur et… aux ordres insensés.

Il distillait ses ordres sur la base de ceux qu’il avait lui-même reçus des lignes arrière. Il devait en assumer l’incohérence devant ses hommes et les faire appliquer à la lettre, au risque d’être lui-même déféré devant un tribunal militaire, aussi expéditif qu’injuste. On devait aller tuer et se faire tuer ou bien se faire tuer par les nôtres pour ne pas y être allé. Cette rigidité toute militaire justifiait le mépris des combattants pour les états-majors et le ressentiment que la population d’après-guerre allait nourrir envers l’armée.

Les bombardements de marmites et de gros obus résonnaient encore en lui. À la fin du conflit, il ne plongeait plus à la moindre alerte et devinait, au son, leur trajectoire et point d’impact. Une fois chez lui, il se montrerait tout aussi stoïque devant les explosifs changements du monde : les femmes avaient coupé leurs longs cheveux, portaient des pantalons, les embusqués pavanaient et revendaient, comme des trophées de première ligne, les petits objets confectionnés à partir de douilles de balles ou d’obus faits par les poilus dans leurs interminables moments d’attente.

Le train ralentit à l’approche de la gare de Chalon-sur-Saône, la vapeur envahit les quais et enveloppa ses habitants venus accueillir les vainqueurs. Ils ne trouvèrent là que des survivants, des blessés et des invalides, bien différents des va-t'en guerre qui partirent en août 1914. Ceux qui rentraient apparemment indemnes avaient en eux des blessures invisibles tout aussi profondes.

Il descendit de sa voiture, avec ses gants et arborait, comme tous, une fine moustache. On accueillait les revenants comme leurs fantômes, leur présentant des enfants qu’ils ne reconnaissaient pas, les places vides à table et les changements auxquels on avait eu le temps, ici, de s’habituer. « Tiens, encore des femmes aux cheveux courts et en pantalon, même ici ». Les yeux clairs de Louis s’embuèrent, les choses trop vraies furent tues à jamais. Pouvait-on dire l’indicible alors que tous ici étaient innocents de ces atrocités ? Ce monde nouveau qu’ils avaient contribué à faire naître n’était déjà plus le leur.

Line attendait sur le quai. Elle avait fait son joli chignon, portait la petite robe bleue qu’il connaissait. Elle paraissait tout droit sortie du paradis dans les restes de vapeur qui se faufilaient entre les roues d’acier échaudées. La vapeur, qui se dissipait dans de rampantes volutes, lui rappela le gaz moutarde et son odeur d’ail et de caoutchouc mêlés qui s’engouffrait comme un serpent dans les caches souterraines pour atteindre les soldats terrifiés. Louis cherchait Line du regard, mais c’est elle qui le vit en premier. Elle lui trouva le visage blême et impassible. Elle s’immobilisa à vingt pas : juste le temps d’y croire. Ils s’enlacèrent et ne dirent rien. Tout passait par la force de l’étreinte ; ces paroles-là en dirent bien plus que des mots.
 
Ils arrivèrent dans sa chambre, louée à une bourgeoise pour qui Line confectionnait des chapeaux à la mode qui trotte dans un atelier à trois pas. Line y installa Louis, qui trouva un confort immédiat à sa pénombre, due à la proximité de l’immeuble d’en face et à sa modeste taille.
De temps à autres, Line s’occupait des gueules cassées qui rebutaient la société, laquelle voulait à toute force oublier la guerre, tant leur image renvoyait à l’absurdité humaine. Ils se cachaient, après avoir perdu leur visage et ne trouvaient d’amitié que parmi leurs semblables. Et auprès de Line.

Les mains de Line, comme celles des infirmières des lignes arrière, étaient rougies de l’usage intensif d’eau de Dakin, mais elles étaient toujours aussi fines. Ces mains qui soignaient n’avaient jamais cessé d’écrire des lettres qui arrivaient par paquets, au gré des déplacements de sa compagnie. Elle y dessinait, dans ses moindres détails, l’espoir d’une vie en couleurs : la maison, le jardin potager, un chat qui s’appellerait Bretelle et pourquoi pas un phonographe des frères Pathé !

Les nuits ne furent pas celles espérées. Louis dormait peu et lorsqu’il dormait, il gémissait, bondissait et finalement se levait pour échapper aux spectres de ses souvenirs. Si la journée, il ne parlait pas de la guerre, il la criait la nuit.  Il revit alors ce qu’il avait été forcé d’ignorer durant le conflit et revoyait ses hommes se débattre dans les effluves de gaz projetées par les obus.

Depuis l’attaque au gaz, il sifflait plus qu’il ne respirait et se sentait mille ans. Le médecin militaire qui passait le voir régulièrement ne s'intéressait qu'à ses poumons. Il n’apportait ni réconfort, ni traitement et se fiait, résigné, à son confrère le « Dr » Temps, le seul médecin jamais démenti. Line s’occupait de son capitaine blessé à l’âme, dont elle avait finement perçu la sauvage meurtrissure. Elle entreprit de le reconstruire, comme la population le fit pour le pays. Elle l’installait confortablement dans un fauteuil à bras, lui faisait de bons plats, des infusions de thym en chantant « quand Madelon vient nous servir à boire » et, dans un même élan d’amour, pansait quotidiennement sa main et son cœur.

Line courrait après le temps, pour effacer les traces de cet enfer révolu mais encore incandescent. Elle voulait fonder une famille, avoir une « maison bien à soi, oh pas grande, il ne faut pas rêver et vivre au-dessus de ses moyens, on aura bien le temps de voir venir, mais ce sera chez nous ! ».

En fin de journée, attendant son retour de l’atelier, le regard de Louis cherchait par la fenêtre la fine silhouette de Line. Il guettait son pas alerte dans l’escalier et humait son entrée dans la chambre, avec son cortège de parfums de la vie civile, dont il ne pouvait profiter. Consultant sa montre gousset, il relevait chaque jour : « La voilà qui arrive, à la minute près ». Louis sentait son cœur s’emballer : elle entrait et racontait sa journée à l’atelier, les remarques déplacées du chef d’atelier « qui, un jour, va s’en prendre une ! », les regards envieux de ses amies veuves, lorsqu’à l’heure de la sortie, elle courrait rejoindre Louis.

Les journées de Louis s’enchaînaient avec une impitoyable régularité : le réveil de Line à 6h00, qu’il attendait silencieusement du fond de son insomnie, Line qui préparait le café, Line qui s’habillait, Line qui se mirait. Pour qui ? Pour un homme qui n’était plus officier ? Pour un homme qui ne dormait plus ? Pour un homme qui criait la nuit ?  Pour un homme qui n’était, dès lors, plus un homme ? Peut-être se préparait-elle pour un autre, qui pouvait lui offrir tout ce dont elle rêvait ? Non, il le savait, Line ne pensait pas cela. Ne serait-il pas aussi fort qu’elle, malgré tout ce qu’il avait tout enduré ?

Une fois Line sortie, le baiser envoyé du bas de l’escalier, reçu à la fenêtre et aussitôt renvoyé, elle pouvait partir dans la rue, rassurée. Louis, en robe de chambre, referma la fenêtre et ce matin d’hiver se refit un café dans la bouilloire en aluminium. Il en renversa sur sa main brûlée. Cette douleur, bien moindre que toutes les autres, fut de trop et le mit en colère. Il avait donc besoin d’elle, même pour se faire un café ! En somme, il avait besoin d’elle pour tout, comme un enfant. Lorsque la douleur se dissipa, il fixa la façade d’en face par la fenêtre de leur chambre : les pièces étaient toutes vides, tous étaient affairés ailleurs, même les enfants… Il s’installa dans le fauteuil et assista, malgré lui, au cinéma permanent de ses nuits.

Les journées tracèrent en lui le sillon d’une pensée qui devint certitude : il n’était d’aucune utilité dans ce nouveau monde, comme les cadavres des soldats qui encombraient plus qu’ils ne désolaient les vivants. Ou plutôt, il avait l’utilité de ceux qui doivent préparer l’avenir, l’immunité à la tristesse. Cette conviction le rendit soudainement fort. Il se décida rapidement : demain, après son départ, il se donnerait ordre de tout nettoyer, de tout ranger et de mettre, pour toujours, toutes ses affaires dans sa cantine. Cela lui prit finalement la journée, mais tous ces souvenirs inutiles resteraient derrière elle. Y compris lui. Y compris Louis.

A la fin de la journée, lorsque son pas guilleret résonna dans l’escalier, elle fit plus vite que d’habitude : elle était contente d’avoir trouvé du savon pour la barbe Gibbs « parce que tu vas voir : se raser devient un plaisir ! » et « grande nouvelle, après les grèves à Paris, il paraît qu’une loi fait passer la journée de travail à 8 heures ! Tu te rends compte ? De quoi se faire de vraies petites soirées ! » Les joues roses gonflées de ces heureuses nouvelles, Line ouvrit rapidement la porte et découvrit la chambre rangée et propre comme un sou neuf. Seul détail étrange et contrariant : la bouilloire était dans la poubelle.

Assis dans son fauteuil, lui faisant face, Louis était en grand uniforme, bien peigné, rasé de près, moustache en guidon cirée, souliers lustrés. Les gants blancs de cérémonie étaient savamment disposés sur son képi et son sabre, astiqué, trônait à ses côtés. Son regard azuréen la fixait et son visage était un peu plus blême et impassible. Dans sa main pendante, son revolver d’ordonnance. Dans sa tempe, un trou net.
« Modifié: 22 Mars 2021 à 18:28:36 par Thom »

Hors ligne Rémi

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Re : Line & Louis
« Réponse #1 le: 21 Mars 2021 à 18:25:39 »
Salut Thom :)

Détails (j'ai pas mal chipoté, tu gardes ce que tu veux ; je n'ai pas relevé tout ce qui est chouette, y a de très beaux passages) :

Citer
une extraordinaire cacophonie dont elle seule a le secret
j'aurais plutôt vu un adjectif qui caractérise le foutoir plutôt que le bruit

Citer
Un autre fléau s’abattit sur cette Europe convalescente à l’été 1919
pas convaincu par "autre"

Citer
Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde, essentiellement des jeunes comme la guerre,
bien sûr, on comprend, mais "jeunes comme la guerre" passe moyen ; bien sûr "essentiellement des jeunes comme l'avait fait la guerre" est un peu lourd

Citer
Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire
étrange le passé simple ; on sait déjà que Louis est démobilisé et rentre chez lui

Citer
sa vision avait diminué de moitié, ses yeux se fermant désormais sur les dernières images de guerre qui l’avaient impressionné,
j'aime beaucoup

Citer
Sa main droite avait été profondément brûlée par les cloques du gaz, qui apparaissaient et se réunissaient, démangeaient jusqu’à la folie et vinrent ronger lentement les muscles de sa main.
* répétition de "main"
* "les cloques du gaz" me semble pas terrible : le gaz a des cloques ? ("les cloques provoqués par le gaz" ? faire deux phrases, avec le gaz comme sujet de la première ? utiliser "ypérite" pour éviter de répéter gaz ?)
* imparfaits suivis du passé simple => pas top (avaient rongé ?)

Citer
Ses poumons ne lui permettaient guère plus que de respirer
on comprend, mais ce serait plus clair de dire qu'ils lui interdisaient tout effort (ou un truc du genre)

Citer
Depuis le train parti de l’Alsace impériale, son regard azuréen survolait les paysages qui, comme les hommes, avaient été défigurés par l’artillerie française et allemande, à tour de rôle.
ça aussi, c'est très chouette (je cite pas tous les trucs que j'aime, hein, y a de très jolis passages)

Citer
une vengeance de la défaite de 1870
1871 ?

Citer
Après ces années dans la boue collante des tranchées, à voir tomber les amis, les pères, les fils, les cultivés aux cotés des paysans, ceux-là nombreux, jamais sortis de leurs terres nourricières pour tomber dans celles qu’ils ne cultivaient pas, la guerre était devenue un combat fratricide entre soldats français et allemands et contre leurs chefs.
après les tranchées, la guerre devient un combat fratricide ? je ne comprends pas

Citer
L’officier d’infanterie, malgré son jeune âge, était à la fois le père de ceux qui avaient peur, le frère de ceux qui commandaient et l’ami indifférent de ceux qui tombaient et encombraient les tranchées et les mémoires de leurs cadavres impudiques.
là non plus, je ne comprends pas bien (d'aord, je me suis demandé si tu parlais de Louis, ensuite, le "frère de ceux qui commandaient" me parle peu) ; par contre les cadavres impudiques qui encombrent, c'est très chouette

Citer
Le Cne Louis Perrin
c'est quoi un "Cne" ? (chef d'escadron serait plus clair)

Citer
à la peur et …
espace en trop

Citer
A la fin du conflit,
j'ai démarré un Giono chez Gallimard imprimé en 1984, pas d'accentuation sur les À (Cf commentaire précédent !)

Citer
Il se montrait tout aussi stoïque devant les explosifs changements du monde qu’il découvrait :
il faudrait une petite transition pour bien montrer qu'il est de retour

Citer
bien éloignés de la liesse
pas convaincu par "éloignés de la liesse"

Citer
Il descendit de sa voiture, avec ses gants et arborait,
là encore imparfait + passé simple dans la même phrase (avec le même sujet) me turlupine

Citer
Les yeux clairs s’embuèrent,
là encore, avec un passé simple, je me demande : les yeux clairs de qui ?

Citer
La vapeur, qui se dissipait dans de rampantes volutes, lui rappela le gaz moutarde et son odeur d’ail et de caoutchouc mêlés qui s’engouffrait comme un serpent dans les caches souterraines pour atteindre les soldats terrifiés. Louis la cherchait du regard,
le "la" renvoie grammaticalement à vapeur

Citer
Ils arrivèrent dans sa chambre, louée à une bourgeoise pour qui elle confectionnait
mettre "Line" à la place de "elle" ?

Citer
des chapeaux à la mode qui trotte dans un atelier à trois pas.
la mode trotte ?

Citer
due à la proximité de l’immeuble d’en face et à sa faible surface.
surface vitrée ?

Citer
De temps à autres, elle s’occupait des gueules cassées
ce "elle" renvoie à Line

Citer
ne traitait que ses poumons. Il n’apportait ni réconfort, ni traitement
répétition

Citer
Line qui préparait le café qui embaumait un peu trop la chambre,
embaumant ? (pour éviter le qui / qui)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

ce passage est plus "visuel" moins général, avec un passé simple qui a du sens ; j'aimerais vivre un peu plus d'événements "directs" plutôt qu'une narration "globale", dommage que ça s'arrête si vite

Citer
Il se décida rapidement : demain, après son départ, il se donna ordre de tout nettoyer
il se donnerait (?)



Au global, l'écriture est fluide, la narration bien construite. Comme je le disait au-dessus, j'aurais bien aimé que tu nous fasses vivre des choses de façon plus directe, plus proche de Louis. Comme le moment où il est maladroit avec la bouilloire. Je pense que ça permettrait au lecteur d'entrer plus en empathie avec le personnage, de le "voir" mieux.
C'est un beau texte, émouvant.

Merci pour la lecture,
à bientôt,

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Thom

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Re : Line & Louis
« Réponse #2 le: 22 Mars 2021 à 18:12:04 »
Salut Rémi,

Merci de cette correction fine et précise, ciselée ! Je réponds point par point et corrige le texte.

Citer
une extraordinaire cacophonie dont elle seule a le secret
j'aurais plutôt vu un adjectif qui caractérise le foutoir plutôt que le bruit
Oui, en effet, c'est tout à fait vrai.

Citer
Un autre fléau s’abattit sur cette Europe convalescente à l’été 1919
pas convaincu par "autre"
Je vois deux fléaux : la guerre et la grippe espagnole. Ça ne colle pas ?

Citer
Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde, essentiellement des jeunes comme la guerre,
bien sûr, on comprend, mais "jeunes comme la guerre" passe moyen ; bien sûr "essentiellement des jeunes comme l'avait fait la guerre" est un peu lourd
Oui, encore vrai et là, je ne sais si je trouverai quelque chose...

Citer
Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire
étrange le passé simple ; on sait déjà que Louis est démobilisé et rentre chez lui
emploi PS pour une action brève dans le temps, au sens de "il constata".


Citer
Sa main droite avait été profondément brûlée par les cloques du gaz, qui apparaissaient et se réunissaient, démangeaient jusqu’à la folie et vinrent ronger lentement les muscles de sa main.

* répétition de "main"
oui, absolument, je corrige.

* "les cloques du gaz" me semble pas terrible : le gaz a des cloques ? ("les cloques provoqués par le gaz" ? faire deux phrases, avec le gaz comme sujet de la première ? utiliser "ypérite" pour éviter de répéter gaz ?)

Ce gaz cause des cloques. Mais ma formulation est ambiguë.

* imparfaits suivis du passé simple => pas top (avaient rongé ?)

oui, je revois ça également.

Citer
Ses poumons ne lui permettaient guère plus que de respirer
on comprend, mais ce serait plus clair de dire qu'ils lui interdisaient tout effort (ou un truc du genre)

Oui !

Citer
une vengeance de la défaite de 1870
1871 ?

Certes, mais pour brève qu'elle fut, si elle se termina comme on sait en 1871, on s'y réfère souvent comme la guerre de 1870, non ?

Citer
Après ces années dans la boue collante des tranchées, à voir tomber les amis, les pères, les fils, les cultivés aux cotés des paysans, ceux-là nombreux, jamais sortis de leurs terres nourricières pour tomber dans celles qu’ils ne cultivaient pas, la guerre était devenue un combat fratricide entre soldats français et allemands et contre leurs chefs.

L'idée ici était de dresser un parallèle entre les hommes de terre qui tombaient le visage dans une terre qu'ils ne cultivaient pas. Bon, pas top...
après les tranchées, la guerre devient un combat fratricide ? je ne comprends pas

C'est en effet mal dit et empêtré dans la longueur de ma phrase : c'est la confraternité des belligérants, soldats français et allemands finalement unis dans le même sort et éprouvant les mêmes sentiments mêlés vis-à-vis de leurs supérieurs.

Citer
L’officier d’infanterie, malgré son jeune âge, était à la fois le père de ceux qui avaient peur, le frère de ceux qui commandaient et l’ami indifférent de ceux qui tombaient et encombraient les tranchées et les mémoires de leurs cadavres impudiques.

C'est la fraternité des officiers ou des cadres en général avec le rôle d'exemplarité qui était à  cette époque porté aux nues, un vrai motif de grande solitude encore de nos jours.

là non plus, je ne comprends pas bien (d'abord, je me suis demandé si tu parlais de Louis, ensuite, le "frère de ceux qui commandaient" me parle peu) ; par contre les cadavres impudiques qui encombrent, c'est très chouette

Citer
Le Cne Louis Perrin
c'est quoi un "Cne" ? (chef d'escadron serait plus clair)

Cne : capitaine. Un chef d'escadron est un commandant, soit le grade du dessus.

Citer
à la peur et …
espace en trop

Vu ! Je le flingue !

Citer
A la fin du conflit,

j'ai démarré un Giono chez Gallimard imprimé en 1984, pas d'accentuation sur les À (Cf commentaire précédent !)

Claudius a eu la grâce de nous éclairer à ce sujet, sous "L'homme qui n'aimait pas le démarchage téléphonique" :

Bonjour Thom

Pour accentuer la majuscule ou certaines lettres, il faut appuyer sur la touche Alt et sans la lâcher taper  3 ou 4 chiffres, puis lâcher le tout.

Les codes des lettres les plus utilisées sont :

À     183
É     144
È     212 
Ù     235
Ç     128

Pour complément d'information et autres lettres comme les Î ou Ô, voir le lien ci-dessous

Lettres accentuées

À savoir que pour ceux qui utilisent Chrome il y a une extension spéciale à télécharger (elle est accessible dans le lien ci-dessus)

 ;)

Citer
Il se montrait tout aussi stoïque devant les explosifs changements du monde qu’il découvrait :
il faudrait une petite transition pour bien montrer qu'il est de retour

Oui, ça manque.

Citer
bien éloignés de la liesse
pas convaincu par "éloignés de la liesse"

A bien le relire : moi non plus !

Citer
Il descendit de sa voiture, avec ses gants et arborait,

là encore imparfait + passé simple dans la même phrase (avec le même sujet) me turlupine

Le cumul est interdit ? Emploi pour une action brève : il descendit, mais il arborait : action continue. Pas possible ?
Citer
Les yeux clairs s’embuèrent,

là encore, avec un passé simple, je me demande : les yeux clairs de qui ?
De Louis, pas clair à l'inverse de ses yeux.

Citer
La vapeur, qui se dissipait dans de rampantes volutes, lui rappela le gaz moutarde et son odeur d’ail et de caoutchouc mêlés qui s’engouffrait comme un serpent dans les caches souterraines pour atteindre les soldats terrifiés. Louis la cherchait du regard,
le "la" renvoie grammaticalement à vapeur
C'est très juste.

Citer
Ils arrivèrent dans sa chambre, louée à une bourgeoise pour qui elle confectionnait
mettre "Line" à la place de "elle" ?

Oui, là on peut.

Citer
des chapeaux à la mode qui trotte dans un atelier à trois pas.
la mode trotte ?

Expression qui remonte au minimum au XVIe siècle, "à la mode qui trotte"; charmant non ?

Citer
due à la proximité de l’immeuble d’en face et à sa faible surface.
surface vitrée ?

Même pas : l'immeuble d'en face ! Mince, pas bien rendu.

Citer
De temps à autres, elle s’occupait des gueules cassées
ce "elle" renvoie à Line

Oui, pas évident ?

Citer
ne traitait que ses poumons. Il n’apportait ni réconfort, ni traitement
répétition

Ah oui, bien lourd celui-là

Citer
Line qui préparait le café qui embaumait un peu trop la chambre,
embaumant ? (pour éviter le qui / qui)

Bien vu ! j'en flingue un !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


ce passage est plus "visuel" moins général, avec un passé simple qui a du sens ; j'aimerais vivre un peu plus d'événements "directs" plutôt qu'une narration "globale", dommage que ça s'arrête si vite.

Certes, mais me suis trouvé contraint par le format que je voulais court.

Citer
Il se décida rapidement : demain, après son départ, il se donna ordre de tout nettoyer
il se donnerait (?)

Je me souviens avoir buté sur cette correspondance, je vais revoir la phrase.


Au global, l'écriture est fluide, la narration bien construite. Comme je le disait au-dessus, j'aurais bien aimé que tu nous fasses vivre des choses de façon plus directe, plus proche de Louis. Comme le moment où il est maladroit avec la bouilloire. Je pense que ça permettrait au lecteur d'entrer plus en empathie avec le personnage, de le "voir" mieux.
C'est un beau texte, émouvant.

Mille mercis Remi pour cette relecture attentive et bienveillante qui me rend vraiment de grands service et dessille mes yeux sur un bon nombre de maladresses : pour certaines, je m'en mords encore les doigts !

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Hors ligne txuku

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Re : Line & Louis
« Réponse #3 le: 22 Mars 2021 à 20:09:26 »
Bonsoir

Une histoire qui se tient bien - j ai guette en vain les incoherences........ :)

La flemme d ecrire  capitaine ( cne ) m a un peu gene . :-¬?


Tu as oublie ceux qui ont eu la chance de n etre pas demobilises et de pouvour visiter un peu la Russie ! :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Rémi

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Re : Line & Louis
« Réponse #4 le: 22 Mars 2021 à 20:21:32 »
Salut Thom,

Citer
pour certaines, je m'en mords encore les doigts !
garde tous tes doigts intacts, c'est pratique pour écrire ^^

Alors, je reviens sur certains points :

Citer
Je vois deux fléaux : la guerre et la grippe espagnole. Ça ne colle pas ?
sur le fond, oui, ça colle.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Sur la forme, le terme "second" me plait plus, car dans la phrase d'avant tu ne parles pas du fléau de la guerre en tant que telle, mais de la gestion Française de suite de la guerre. "autre" fait vraiment terme de liaison, je trouve ; "second" fait une liaison moins forte, c'est mieux, je trouve.

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Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde
tu ne parles plus des jeunes, du coup...
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Oui, encore vrai et là, je ne sais si je trouverai quelque chose...
Le faire en deux phrases ? "La guerre avait décimé les forces vives des nations, le virus foudroya 50 millions de personnes, essentiellement des jeunes à nouveau".
(souvent quand on coince sur ce genre de problème, opter pour la reformulation, pour le découpage en plusieurs phrases, ça peut marcher)

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Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire
emploi PS pour une action brève dans le temps, au sens de "il constata".
oui, mais on a déjà cette information que sa carrière militaire est finie, du coup, ça fait un retour dans le passé.
Exemple de bug (j'exagère pour mieux expliquer) :
"Les parasites avaient dévoré sa récolte de poireaux.
...
Rémi planta ses poireaux dans la terre humide"
(on attend "avait planté" ; du plus-que-parfait, le passé dans le passé)
=> ici, "avait vu..."

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Louis, gazé en août 1917 en Belgique, vit sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire : sa vision avait diminué de moitié, ses yeux se fermant désormais sur les dernières images de guerre qui l’avaient impressionné, la lumière vive lui étant insupportable. Sa main droite avait été profondément brûlée par le gaz : des cloques apparaissaient et se réunissaient, démangeaient jusqu’à la folie et vinrent ronger lentement ses muscles.
idem ici, je pense qu'il faut le plus-que-parfait :

"Louis, gazé en août 1917 en Belgique, avait vu sa santé déclinante achever sans appel sa carrière militaire : sa vision avait diminué de moitié, ses yeux se fermant désormais sur les dernières images de guerre qui l’avaient impressionné, la lumière vive lui étant insupportable. L'attaque chimique avait été sans pitié : sa main droite avait été profondément brûlée par le gaz : des cloques étaient apparues et s'étaient réunie, l'avaient démangé jusqu’à la folie et étaient venu ronger lentement ses muscles."
Mais il reste un problème : tu as une narration générale "Louis, gazé en août 1917" et un moment précis "sa main droite..." ; il faudrait une transition (je l'ai mise en italique ci-dessus) pour entrer dans ce moment précis.
(bien sûr, je ne veux pas réécrire ton texte, j'essaie juste d'illustrer ces problématiques de temps utilisées par l'exemple)

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Certes, mais pour brève qu'elle fut, si elle se termina comme on sait en 1871, on s'y réfère souvent comme la guerre de 1870, non ?
c'est vrai, j'aime bien chipoter, hein !  :D

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C'est en effet mal dit et empêtré dans la longueur de ma phrase : c'est la confraternité des belligérants, soldats français et allemands finalement unis dans le même sort et éprouvant les mêmes sentiments mêlés vis-à-vis de leurs supérieurs.
la nouvelle version me semble mieux

Pour "Cne", tu peux laisser, cela dit, ceux qui ne connaissent pas les abréviations des grades seront paumés (comme moi) ; pas très gênant, on comprend que c'est un grade

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Ils ne trouvèrent là que des survivants, des blessés et des invalides, bien différents des va-t'en guerre qui partirent en août 1914.
étaient partis (encore le pqp)

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Il descendit de sa voiture, avec ses gants et arborait,

là encore imparfait + passé simple dans la même phrase (avec le même sujet) me turlupine

Le cumul est interdit ? Emploi pour une action brève : il descendit, mais il arborait : action continue. Pas possible ?
sur ce coup-là, tu as raison

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Expression qui remonte au minimum au XVIe siècle, "à la mode qui trotte"; charmant non ?
effectivement ! je ne connaissais pas, merci !

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Line y installa Louis, qui trouva un confort immédiat à sa pénombre, due à la proximité de l’immeuble d’en face et à sa modeste taille.
le problème vient du triple "à"
J'avais compris que la pénombre venait de sa modeste taille...

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ce passage est plus "visuel" moins général, avec un passé simple qui a du sens ; j'aimerais vivre un peu plus d'événements "directs" plutôt qu'une narration "globale", dommage que ça s'arrête si vite.
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Certes, mais me suis trouvé contraint par le format que je voulais court.
C'est surtout une question de point de vue de narration. (par exemple, dans des deux premiers paragraphe, on est avec Louis, le troisième on entre dans la généralité, Louis est juste présent dans le "dont Louis")
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Un second fléau s’abattit sur cette Europe convalescente à l’été 1919, mais dont on parlait peu pour ne pas peser encore sur un moral déjà bas : la troisième vague de la grippe espagnole. Masques, lavage des mains et quarantaine étaient recommandés aux plus fragiles, dont Louis. Le virus foudroya 50 millions de personnes dans le monde, puis diminua, repu, pour s’être heurté à l’immunité collective. Il devenait dès lors clair que certains devaient mourir pour que d’autres survivent…
tu pourrais raconter la même chose sous l'angle de la peur de Louis (ce n'est qu'un exemple, hein, ne réécrit pas ton texte)

Je reviens sur l'utilisation des pronoms :
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Sur ces deux paragraphes, tu ne réutilises pas le nom de Line ; d'une part ça la rend moins présente, d'autre part, on perd en fluidité (tu fais appel à la mémoire du lecteur : qui est ce "elle" ; bien sûr on comprend très très vite, mais c'est pas immédiat, il y a une fraction de seconde de questionnement qui nous sort un peu du texte)



Voilà, j'ai encore ultra chipoté, suis rentré dans les détails des détails... j'espère que ces remarques te seront utiles aussi.

Au plaisir,
Rémi
« Modifié: 22 Mars 2021 à 20:23:30 par Rémi »
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Thom

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  • Messages: 287
Re : Line & Louis
« Réponse #5 le: 24 Mars 2021 à 21:08:43 »
Pétard, tu vois de ces choses !
Je vais m'entrainer à ces techniques indiennes pour gagner en finesse de vision...
Merci encore Rémi, je vais revoir ma copie, visiblement tout est justifié. Oui : ça m'aide beaucoup !
Amitiés,
Thom.

 


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