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Le Monde de L'Écriture » Encore plus loin dans l'écriture ! » L'Aire de jeux (Modérateur: Claudius) » Les mots du jour appliqués ! [décade3]

Auteur Sujet: Les mots du jour appliqués ! [décade3]  (Lu 2563 fois)

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Les mots du jour appliqués ! [décade3]
« le: 01 mai 2008 à 17:13:39 »

Une troisième décade qui a un peu tardé, normal étant donné la période chargée en boulot de toutes sortes.


Voici donc la troisième série de textes, avec les mots-expressions 23 à 37 !


épigone
quintessence
cloaque
une vie de patachon
mougeasse
barcarolle
fat
chassieux
verticille
(ou en adj. subst.)
salicaire
clabaud
vaticiner
abacule
oncques
vespiforme

Pour les définitions, reportez-vous ici.

Avec les règles habituelles :

- les textes doivent contenir au moins 10 des 15 mots de la décade
- les textes doivent être les plus condensés possibles (150 mots, c'est jouable ;))
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Re : Les mots du jour appliqués ! [décade3]
« Réponse #1 le: 07 mai 2008 à 16:09:32 »
Bon je me lance.
J'en suis  pas particulièrement fière surtout que j'ai pas réussi à caser trois des mots de cette décade.

NB: les noms des personnages peuvent vous rappeler Flaubert, mais bon, ce serait plus parodique qu'autre chose :P


123 mots :P


Homais, homme gros, fat et parfaitement stupide, en outre épigone du dernier apothicaire de la ville, avait pour principale activité de critiquer tout ce que faisait la petite Berthe, celle qui se prétendait mougeasse, et qui ne pouvait se déplacer sans son vieux clabaud aux yeux chassieux ou sans un homme menant une vie de patachon. Oncques elle ne comprendrait que vaticiner qu'elle finirait sa misérable vie dans un cloaque et non dans la ville des amoureux à écouter des barcarolles était la triste réalité qui l'attendait. Il aurait été plus facile de faire comprendre à un enfant de dix ans en quoi réside la quintessence d'un abacule romain datant du I er siècle de notre ère que de lui faire entendre raison.
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Re : Les mots du jour appliqués ! [décade3]
« Réponse #2 le: 09 mai 2008 à 17:01:09 »
Hey, c'est pas si mal, je trouve!  C'est un contexte auquel j'aurais pas du tout pensé.  ^^
Le seul truc qui me chiffonne, c'est qu'on puisse "se prétendre mougeasse", vu que c'est péjoratif... Mais bon  :-°

Alors moi, j'ai commencé, comme d'hab', dans le fandom Harry Potter, avec 154 mots:


Pfeuh! Regardez-moi ce clabaud fat aux robes vespiformes tant elles sont bigarrées, qui vaticine sur tous les toits qu'il sera le meilleur professeur de Défense de sa décennie, le plus célèbre, la star de Poudlard! Ah! Des soirées mondaines et autres bals de la Saint Valentin saturés de mièvres barcarolles aux séances d'autographes à des mougeasses aux yeux chassieux, la belle vie de patachon que voilà!

Mais Gilderoy Lockhart poursuivait son discours en ignorant superbement le bourdonnement des critiques fielleuses de Rita Skeeter:

"Car oui, je serais le digne épigone de cette mosaïque aux milles abacules, ces générations de maîtres plus valeureux les uns que les autres, je serai la somme de tout ce savoir, la quintessence que nul n'eût oncques atteint avant moi! Tel la verticille de la salicaire, je serai la boucle qui suit la tige tout en l'enrichissant, et je m'efforcerai aussi d'égayer ce triste cloaque qu'est une école trop austère!"


Et comme il est grand temps que je me lance à essayer d'écrire quelque chose d'original, voici ma deuxième application de l'exercice, avec cette fois 114 mots:

Ainsi vaticinait d'une aigre voix de mougeasse Barille l'ermite, frêle chassieuse recluse dans une tourelle d'un phare, en épigone des antiques prophètes:
"Tous ces chanteurs de rues aux vies de patachons, qui couvrent de leurs barcarolles le tapage des clabauds, ces baladines fates à la silhouette vespiforme par leur taille de guêpes, qui virevoltent dans la spirale de leurs rubans comme la salicaire s'enroule dans ses verticilles feuillus, tout cela, je vous le dis, disparaîtra quand le soleil fondra sur nous, en une canicule telle qu'oncques nul ne connût, quand les pavés seront incandescents et que les abacules des fresques éclateront dans l'air brûlant nos poumons, alors, cela est sûr, la quintessence redeviendra cloaque."
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Re : Les mots du jour appliqués ! [décade3]
« Réponse #3 le: 09 mai 2008 à 17:13:44 »
Le seul truc qui me chiffonne, c'est qu'on puisse "se prétendre mougeasse", vu que c'est péjoratif... Mais bon  :-°
hum... aurais-je commis une bévue?
pour ma défense je pourrais dire que la fille est provocatrice et se prétend fièrement être mougeasse parce qu'on l'appelle comme ça ou bien parce que justement c'est ironique ( vu qu'elle ne l'est pas)

deux versions d'un coup!!!! et ben...
je suis incapable de te dire laquelle je préfère, j'aime bien les deux ^^
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Re : Les mots du jour appliqués ! [décade3]
« Réponse #4 le: 14 mai 2008 à 22:08:52 »




Citer
Les alchimistes se réunissaient dans les sous-sols vitrescibles de la Cité-jardin. Peu leur chalait de passer pour des dépravés. Eux, noctambules éclectiques,  cultivaient le savoir ancestral tandis que leurs concitoyens se retranchaient dans l'exiguïté d'une pensée passéiste. Eux ne ressentaient pas le besoin de s'oublier dans des drogues étrangères, népenthès qui engourdissaient un temps ces êtres défaitistes, avant de les faire sombrer dans les noirs ergastules de la mélancolie.
Ces docteurs ès sciences ésotériques, prononçant des discours passionnés à la lueur indécise des flammes des athanors, reniaient cette civilisation décadente autant que la culture étrangère. L’une tentait d’échapper à son piètre sort, mais l’addiction lui ceignait au cou un abraxas asservisseur. L'autre, préférant conserver les antiques idéaux belliqueux, ne jurait que par les quillons de ses épées et les hampes de ses flèches. Mais toutes deux, dupées par ces différentes assuétudes, avaient placées leur foi en de faux almandins.

La civilisation dorée qu'ils tentaient chaque nuit d'extraire de sa nécropole de cendres, cette courtisane éblouissante et auguste avait disparu avec ses mythes et ses héros, et le monde des hommes avait désormais accepté les services de guenipes à la mine chafouine et à l’orgueil intumescent. Les nations d’aujourd’hui se prélassaient ainsi dans une stagnation malsaine, et aux impétueux progrès philosophiques des anciens temps s’était substituée une pensée mesquine et hélode baguenaudant infructueusement dans des problèmes retors et fugaces.
Gougnafiers des temps modernes, les hommes semblaient se complaire dans cet immobilisme stérile, envoûtés par leurs futilités comme les majestueux serpents que l’on voit, dans les contrées orientales, captifs de la piteuse musique du psylle. Ce nonobstant, la fière race des magiciens avait persisté, comme la garance sur les tumulus, s’enracinant dans le sol fongueux de l’humanité.


Ainsi recherchaient-ils, à l'abri des muses mougeasses et des fats politiciens, la quintessence de leur art ; recrutant dans les cloaques de la Cité, leurs costumes vespiformes se reconnaissaient entre tous. Vaticinant dans les ruelles, médisant dans les palais, ils s'en allaient bientôt courir le vaste monde, laissant comme des comètes leurs barcarolles d'invocations sur leur passage. Derrière eux, des clabauderies ; ils ne s'en préoccupaient point, et continuaient leur chemin, leurs psalmodies alchimiques s'emmêlant dans les salicaires verticillées et les ajoncs qui bruissent au vent. Ne prêtant guère attention aux dorures crénelées et aux abacules vernissées qu'ils laissaient derrière eux, ces charmantes compagnies quittaient la Cité et toutes les villes du sultanat, prêcheurs de l'irréel s'il en fût oncques.


**

12 mots du jour utilisés, pour un final de 120 mots... la même moyenne que toi, Léia !

D'ailleurs, vos participations sont particulièrement réussies :)
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