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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Au Paradis du Fichtrembourg

Auteur Sujet: Au Paradis du Fichtrembourg  (Lu 2533 fois)

Hors ligne Pauldco

  • Plumelette
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Au Paradis du Fichtrembourg
« le: 29 Juin 2015 à 18:24:21 »
Cette courte nouvelle est une fiction. Toute ressemblance avec des faits ou des lieux réels est purement fortuite. Bonne lecture!


Au paradis du Fichtrembourg

Sept heure trente du matin ! Monsieur Bruti se leva d’un bond. Il avait fait la grasse matinée.  Jamais, au cours de ces six dernières années, il n’avait été si content de quitter son lit : aujourd’hui, ce n’était pas un jour comme les autres. Il enfila sa chemise bleue préférée, noua sa cravate porte-bonheur et revêtit son plus beau costume. Puis il dévala les escaliers en sifflotant, déboulant dans la cuisine. Sa femme l’y attendait, ses fesses volumineuses débordant des deux chaises qu’elle avait accolées afin d’y poser son postérieur pachydermique.

– T’es en retard ! lui lança-t-elle en dévorant son premier petit-déjeuner, l’air mauvais. L’argent ne va pas rentrer tout seul, espèce de gros fainéant !

Monsieur Bruti ne savait pas comment, mais chaque matin, il trouvait son épouse encore plus grosse et plus laide que la veille. Sa beauté semblait d’ailleurs décroître à mesure que sa collection de bijoux prospérait : ses doigts boudinés croulaient de pierres précieuses, son triple-menton portait sa dernière acquisition (un collier mille-carats qu’il lui avait offert pour son quarantième anniversaire) et un fleuve de bracelets or et argent serpentaient autour de ses poignets boursouflés. Elle ne s’était pas levée pour travailler. Non, loin de là, puisqu’elle n’avait jamais eu d’emploi de sa vie. Mais on ne pouvait déroger à son rituel matinal, au cours duquel elle affectionnait singulièrement de mettre sur le dos de son époux tous les problèmes de la Terre et de l’Univers, de lui rappeler à quel point il était un mauvais mari et un mauvais père, et de lui asséner sa prochaine liste d’achats. Pourtant, cette fois-ci, Monsieur Bruti ne laisserait personne gâcher sa bonne humeur.

– Pourquoi tu ne tires pas la tronche ? fit vulgairement Madame Bruti en engloutissant une tartine beurrée.

Son époux haussa les épaules en se versant une tasse de café brûlante.

– Tu ne sais pas quoi ? La voisine… cette garce ! Elle m’a dit hier que son mari a été promu, et que, pour fêter ça, ils allaient partir une semaine aux Bahamas ! C’est sûr que lui, ce n’est pas un bon-à-rien comme toi ! Il ne passe pas ses journées à se tourner les pouces !

– Grand bien lui fasse, répondit-il sans la regarder.

Au même moment, un adolescent chevelu les rejoignit, marchant mollement vers le frigo et ignorant ses parents.

– Bonjour Pierre, fit Monsieur Bruti.

Le jeune ne répondit pas. Petit ingrat, se dit son père. Son fils n’avait pas une once de respect à son égard. Pourtant, il lui avait donné tout ce qu’un père pouvait donner à son enfant. Quand le gamin voulait ses dernières consoles de jeux vidéo, il lui avait immédiatement fait un virement bancaire pour qu’il aille se les acheter. Sa nouvelle garde-robe ? Qu’à cela ne tienne ! Pour ses dix ans, il était même rentré une heure plus tôt du travail pour assister à son anniversaire. Que pouvait-il demander de plus ?

– Ça ne t’arracherait pas la mâchoire de dire « bonjour » ? aboya-t-il. Tu veux que je te dépose à l’école ?
 
Pierre lui lança un regard haineux et retourna dans sa chambre. Pas grave. Rien ne gâcherait sa bonne  humeur. Il avala son café d’une traite.

– À ce soir, grommela-t-il à sa femme.

Il ignora les protestations de cette dernière, qui aurait souhaité le trainer dans la boue un peu plus longtemps.
Il ouvrit la porte du garage. Elle l’attendait, belle et resplendissante. La femme de sa vie. Il caressa du bout des doigts la sublime carrosserie.

– Salut toi, murmura-t-il avec affection en entrant dans sa voiture hors de prix.

Monsieur Bruti enfonça sensuellement les clés, et mit le moteur en marche. Il sortit du garage et s’inséra dans la circulation déjà dense. Les embouteillages commençaient devant sa porte.


   Il fallut deux heures de voyage pour parcourir les trente kilomètres de bouchon qui le séparaient du Fichtrembourg. En somme, la route n’avait pas été trop longue ce matin. Le chemin pouvait se faire en train – à peu près quinze minutes de trajet – mais il n’était pas question de passer à côté de ces moments privilégiés avec Mollie, sa voiture. Et puis, que diraient ses collègues s’ils le voyaient arriver à pied ? Il serait la risée du service !

Le Fichtrembourg était un petit pays aux confins de la Gerbique, de la Ragemagne et de la Rance. Comme tous les petits, il avait un complexe de grandeur. Ainsi, la Nation avait doté son territoire de plus de banques qu’il n’y avait d’habitants, pour s’assurer que ce qui lui manquait en taille, elle le récupérait en deniers. En parlant d’habitants…

– Pousses-toi de là, gros sac ! grogna Monsieur Bruti.

Un Fichtrembourgeois venait de traverser la route. Les Fichtrembourgeois étaient des gens uniques. Ils ressemblaient à la fois à tout et à rien. Ce que la génétique avait refusé de leur concéder esthétiquement, ils le compensaient en vêtements chers et raffinés – la bourse d’un Fichtrembourgeois était bien remplie, même si inversement proportionnelle aux neurones que la nature leur avait conféré. C’est avec orgueil qu’ils chérissaient leur histoire (inexistante) et la place géographiquement centrale qu’ils occupent au sein de l’Union Economique. Ils étaient très fiers de parler « couramment » cinq langues, même si on avait oublié de leur préciser que baragouiner une dizaine de mots de différents dialectes  ne faisaient pas de vous un polyglotte.

Monsieur Bruti, après une demi-heure de « tourner en ronds », trouva enfin une place pour se garer. Il dit au revoir à Mollie, ému. C’était leur avant-dernier voyage. Il franchit les portes de KWC et salua Roger, le réceptionniste.

– Vous allez bien, Monsieur Bruti ? demanda-t-il en inscrivant sur son répertoire informatique l’heure, la minute et la seconde d’arrivée du travailleur.

– On ne peut mieux ! lança-t-il joyeusement.

Les portes de l’ascenseur étaient toujours ouvertes. Il se faufila parmi les innombrables travailleurs qui s’agglutinaient dans ce minuscule espace. Ils partirent tous dans la joie et la bonne humeur vers leur étage respectif. Le prestigieux département Taxes et Subventions des ustensiles de bureau était, comme d’habitude, plein à craquer. Monsieur Bruti s’assit à son poste habituel, posant son attaché-case en dessous de son spacieux bureau de 40 centimètres de largeur. Il alluma son ordinateur et lut les 14 e-mails d’instructions qu’il avait reçus depuis la veille – en silence, bien évidemment, la communication étant interdite entre les employés avant et après le quart d’heure du repas.

Il ouvrit son tableur Excel, où il commença à rentrer les bénéfices journaliers des cinq dernières années de la Trombonred Corp. Monsieur Bruti n’en voyait pas l’intérêt, mais c’étaient les instructions. Or, il ne faut jamais questionner les instructions. Toutes les quarante secondes, lorsque les bips sonores de chaque poste résonnaient en cœur, lui et ses collègues devaient appuyer deux fois sur la touche « Entrée » pour confirmer qu’ils étaient bel et bien éveillés. Le manège dura jusqu’en début d’après-midi, où les trois minutes de pause-toilette commencèrent. Comme un troupeau de gazelles, tous se précipitèrent en file-indienne vers les cabinets.

Monsieur Bruti revint au plus vite, tambourinant de justesse la touche Entrée. Ouf ! Un peu plus, et c’était le blâme. Puis la routine continua. Chiffres, chiffres, chiffres, Entrée. Chiffres, chiffres, chiffres, Entrée. Chiffres, chiffres, chiffres, Entrée…

– Bruti ! rugit une voix rocailleuse.
 
Le chef de service venait de surgir de nulle part, comme tout bon chef qui se respecte.

– Qu’est-ce que vous avez encore foutu ? cria-t-il. J’ai reçu une missive cinglante du sous-chef de l’intendant du grand boss à propos du travail MINABLE que vous m’avez envoyé ! Est-ce que vous voulez vraiment voir cette entreprise courir à sa perte ? Votre famille devrait avoir honte d’être lié par le sang à un tel incapable, un flemmard seulement bon à roupiller ! Encore un écart et je vous mets à la porte ! Corrigez-moi ça IMMEDIATEMENT !

Il lui lança le dossier de 40 pages qu’il avait rédigé la semaine dernière et disparut aussi mystérieusement qu’il était arrivé. Le cœur palpitant et les mains fébriles, Monsieur Bruti parcourut le document. Qu’avait-il pu faire ? Il n’avait pas dormi une nuit entière pour le terminer et l’avait relu cinq fois. Non, rien sur cette page. Là non plus. Est-ce que…

– Non… murmura-t-il en martelant le bouton Entrée.

À la page 23, distrait, il avait mis un point-virgule au lieu d’un double point. À part cela, rien ne lui sautait aux yeux. Il s’empressa de corriger l’erreur typographique et renvoya le document avec une lettre d’excuses. Allez ! La journée ne faisait que commencer, et plus rien n’allait la gâcher ! Chiffres, chiffres, chiffres, Entrée. Chiffres, chiffres, chiffres, Entrée. Chiffres, chiffres, chiffres, Entrée…

Peu après, son chef se manifesta de nouveau

– Ahhh, Bruti! dit-il d’un air solennel. Je tenais, au nom de tout KWC, à vous remercier. Votre travail, toujours exemplaire, et votre capacité de réaction à une situation difficile sont hors pair. Définitivement, vous êtes l’un de nos éléments modèles.

Il lui serra la main. Puis s’en alla. C’était donc bien le point-virgule.


   Onze heure du soir. Monsieur Bruti se leva et éteignit son poste. Tous ses collègues lui lancèrent un regard réprobateur. Baissant la tête, il quitta les lieux. Ce n’était pas dans ses habitudes de partir aussi tôt, mais il ne pouvait plus attendre. Le moment était enfin arrivé…

– Et bien, Monsieur Bruti ? lança Roger le réceptionniste d’un air étonné. Vous prenez votre après-minuit ?

– Je rattraperai les heures demain, Roger ! répondit-il en lui souriant.

Mollie l’attendait. Avec un pincement au cœur, il mit le contact. C’était leur dernière aventure. Il roula, roula… puis arriva au salon automobile.

–Monsieur Bruti ! lança Miguel qui l’attendait pour fermer boutique. C’est le grand soir !

– C’est le grand soir ! répéta-t-il, extatique.

Il donna les clés de Mollie au concessionnaire automobile. Ce dernier lui tendit une autre paire de clés. Et elle était là. Encore plus belle. Encore plus imposante. Encore plus étincelante. La Grande Mollie. Six ans qu’il travaillait d’arrache-pied pour mettre la main sur ce super modèle qu’il pourrait conduire dorénavant chaque matin en route vers le travail. Il avait dû, entre autre, hypothéquer l’un de ses reins pour payer la dernière tranche… rien de bien important.

Monsieur Bruti monta dans le bolide. Il était au paradis. Le moteur vrombit. Les roues s’animèrent. Et ils roulèrent. Il était au paradis. Les sièges étaient tellement confortables. Il n’avait même plus besoin de rentrer son ventre pour ne pas toucher le volant. Il alluma la fonction « fauteuil-chauffant ». Oh, il était au paradis. Lui et la Grande Mollie  continuaient leur chevauchée nocturne, comme deux amants fougueux. Ils étaient au paradis. Se laissant emporter par cette sensation de liberté, il ferma les yeux et roula à toute vitesse en rejoignant l’autoroute. Ils étaient assurément au paradis.

Monsieur Bruti aurait bien fait de rester alerte. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il eut juste le temps d’apercevoir la queue de l’embouteillage. Il rentra de plein fouet dans une fourgonnette à l’arrêt et fut propulsé contre son propre pare-brise. Il était assurément au paradis.


La nouvelle du décès de Monsieur Bruti fut accueillie avec grande indifférence par la famille de ce dernier. Madame Bruti, ne perdant pas le Nord, intenta une action en justice contre la société KWC, pour « conditions de travail abusives responsables indirectement de l’accident du défunt ». Elle obtint gain de cause. Elle et son fils vécurent heureux et eurent beaucoup d’argent.
« Modifié: 29 Juin 2015 à 18:31:35 par Pauldco »

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
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Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #1 le: 30 Juin 2015 à 00:33:24 »
Salut Paul,

Eh bien eh bien, en voilà une petite nouvelle sympathique. Je me souviens de "sept heure", qui m'a fait tiquer, mais à part ça, je n'ai rien trouvé à redire, ou presque. C'était gentiment satirique, et tout au long du texte, je n'ai pas cessé de me demander ce qui le rendait si heureux. Les noms sont bien choisis, et il y a quelques petites idées pas mal, comme le coup de la touche "Entrée". J'ai donc passé un agréable moment de lecture.
Par contre, j'ai tout de même une certaine impression d'être resté sur ma faim. Parce que bon, l'idée est certes très bien exploitée, de manière très originale, mais je trouve quand même que c'est le genre d'idée qui est plus ou moins ancrée en chacun d'entre nous, une sorte d'inconscient collectif ou je sais pas quoi. Ce qui fait que voilà, le mec avec un job minable, coincé dans une routine dégueulasse, pas pris au sérieux, tout ça c'est déjà hyper vu. Donc j'attendais un petit peu plus. C'est sûr que même comme ça, c'est très agréable à la lecture, mais comme je trouve que ton texte a du potentiel, je pense qu'il faudrait peut-être en rajouter pour que ça dépasse, justement, le cadre de la lecture agréable, pour que ça frappe et que ça reste dans la mémoire après-coup. Je pense que ce texte en a la possibilité.
Donc je sais pas, peut-être aller plus loin dans l'ironie, dramatiser plus les choses ? Je sais pas. Mais je pense que tu le regretterais pas.
Au plaisir !

Edit: viens de lire ta présentation. Si c'est une première partie d'un truc plus gros, alors ce sentiment d'en vouloir plus ne durera pas longtemps chez moi. Du coup ben oublie tout ce que j'ai dit à ce sujet, et retiens simplement que j'ai vraiment kiffé ton texte.
Ah quand même, j'y pense : la fin avec la mort de monsieur Bruti (haha j'adore) est peut-être un peu trop... conventionnelle comme fin, surtout pour un tel texte ? En même temps, je n'en vois moi-même pas d'autre...
« Modifié: 30 Juin 2015 à 08:15:47 par extasy »

Hors ligne taram

  • Plumelette
  • Messages: 18
Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #2 le: 30 Juin 2015 à 10:30:09 »
Hello,

Comme mon voisin du dessus, j'ai beaucoup aimé.
J'ai bien apprécié le rythme, la respiration de ton texte.
Juste, à la fin, à partir du moments où Mr Bruti monte dans la grande Mollie, j'ai l'impression du perte de puissance alors que je m'attendais à une montée en puissance. Le ton me paraît plus neutre, plus indifférent.
Sinon, j'ai aussi envie d'en savoir plus... J'ai envie de descriptions plus étoffée... J'ai aussi envie de lire la suite!

Hors ligne vinzWallbreaker

  • Palimpseste Astral
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  • Ga Bu Zo Meu
    • Esquisses-18
Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #3 le: 30 Juin 2015 à 14:21:54 »
Effectivement la chute pourrait-être revue au moins dans le rythme ou la forme... Après on est pas obligé de faire absolument un truc totalement inédit. En tout cas c'est un texte frais et humoristique comme j'aime bien.

Dis ? M. Bruti il a un prénom qui commence par A ?
Avec des Si on fait de la musique monotone...

Hors ligne AliArt

  • Tabellion
  • Messages: 43
Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #4 le: 30 Juin 2015 à 19:18:37 »
J'aime beaucoup! L'écriture est belle, ça coule bien. Il y a beaucoup de descriptif, du très beau vocabulaire. J'aime beaucoup l'ironie du texte. Par contre, comme les autres, la fin me laisse un peu sur ma faim. Dans le sens où je m'attendais à quelque chose d'un peu plus brutal? Même que le texte aurait pu continuer, sans que se soit immédiatement la fin de M. Bruti. Je crois qu'il y a matière à faire plus.

Hors ligne Pauldco

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #5 le: 30 Juin 2015 à 19:53:41 »
Salut Extasy! Merci pour ta réponse détaillée et heureux de savoir que tu as bien aimé. J'ai écrit ce texte hier après-midi, je n'avais pas de grandes ambitions, si ce n'est partager une petite nouvelle satirique. Effectivement, la fin peut laisser à désirer et mérite d'être retravaillée. Elle est absurde, mais c'est dans le ton du récit. D'ailleurs, j'ai un peu atténué le grotesque (excessif au premier jet) pour ne pas perdre en vraisemblance.
En revanche, cette histoire n'est pas une partie du projet dont j'ai parlé dans ma présentation (j'ai déjà posté le premier chapitre: http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,17357.0.html mais je n'ai pas eu de retours dessus, ce qui me laisse penser que j'ai encore beaucoup de travail et de modifications à y apporter). Par contre, je pourrais très bien faire une suite à cette novelette. Essayer de l'inclure dans un recueil de nouvelles qui seraient liées les unes aux autres, par exemple? C'est une idée intéressante...

Une fois de plus, merci pour ta critique constructive!  :)


Hello Taram! C'est marrant que tu parles de perte en puissance. Tu as raison, les dernières lignes devraient être plus percutantes. C'est une fin "tragique", mais je souhaitais la raconter de manière désinvolte, comme le reste de l'histoire où tout est dans l'ironie/humour noir. Je devrai retravailler la chute en  tenant compte de toutes les indications données.
Pour la suite... elle n'est pas à l'horizon, mais je vais quand même y réfléchir sérieusement!

Merci beaucoup pour tes remarques!


Salut Vinz! Je vais éviter de me répéter, le consensus étant que la fin est à peaufiner. Effectivement, on n'est pas dans l'originalité absolue en terme de sujet abordé. Mais rechercher tout le temps la perle inédite et révolutionnaire, comme tu le dis si bien, ce n'est pas forcément nécessaire (même si appréciable). Tant que la lecture est agréable, c'est un bon début.
Sinon, pour ce cher M. Bruti, ton intuition était bonne! Après, à toi de décider s'il sera Arnold, Alphonse, Aristote ou autre nom alambiqué :)


Bonsoir AliArt! Tes compliments sur mon écriture me font très plaisir. Une fois de plus, j'ai fait un déçu avec la fin! Désolé  ;D Définitivement, je dois la reconstruire. C'est ma première nouvelle, et déjà une bonne leçon  quant à l'importance de la chute. Je vais voir ce que je peux faire.  En refaisant la fin, j'aimerais peut-être que le personnage réalise l'absurdité de ses choix de vie juste avant de rencontrer une fin tragique. Idée viable?
Merci pour ton commentaire!

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
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Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #6 le: 01 Juillet 2015 à 07:34:14 »
J'avais pas vu le premier chapitre, et j'irai le lire bientôt.
Attends-toi à un commentaire bien détaillé d'ici peu...

Hors ligne Pauldco

  • Plumelette
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Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #7 le: 01 Juillet 2015 à 20:06:17 »
J'avais pas vu le premier chapitre, et j'irai le lire bientôt.
Attends-toi à un commentaire bien détaillé d'ici peu...

Merci, j'attends avec impatience! En attendant je vais rebosser ma chute! :)

Hors ligne safa

  • Plumelette
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Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #8 le: 02 Juillet 2015 à 13:27:01 »
texte sympathique qui au début me faisait penser à Amélie Nothomb dans les "Catilinaire" une ambiance grosse et lourde plus une dose d'absurde. Le pic avec le point virgule renvoie à l absurdité à son summum genre Kafka. A la fin c 'est un conte de fée Walt Disney.
 "Elle et son fils vécurent heureux et eurent beaucoup d’argent."et avec le prince charmant  eurent beaucoup d'enfants et vécurent encore plus heureux.
Dommage une chute dans la même lignée que l ambiance générale du texte et inattendue serait la bienvenue. Au plaisir de te relire.
"Rien dans la vie est donné. Tout ce qui vaut la peine d'être appris doit l'être dans l'effort".CC

anaisfleur

  • Invité
Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #9 le: 02 Juillet 2015 à 20:33:19 »
Bonsoir,

J'ai  totalement accroché à ton texte  :D Je l'ai trouvé marrant, surtout avec le "point virgule"  ^^
On y voit l'exagération  :P

Ensuite, la fin, je suis un peu du même avis que les autres : je pense qu'elle est à retravailler  ;)

Bonne soirée  :)

Hors ligne Miromensil

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Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #10 le: 06 Octobre 2016 à 12:15:28 »
Un invité lisait ce texte et le titre m'a attirée  :huhu:

Citer
Monsieur Bruti ne savait pas comment, mais chaque matin, il trouvait son épouse encore plus grosse et plus laide que la veille.
Y a un espèce de ton joyeux là, c’est complètement paradoxal :D

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  Il fallut deux heures de voyage pour parcourir les trente kilomètres de bouchon qui le séparaient du Fichtrembourg.
:coeur:

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Peu après, son chef se manifesta de nouveau
punkt

Le paradis, c'est les bouchons avant de crever, j'y aurais jamais pensé. On dirait un conte moderne satirique. Bien joué, j'espère que tu repasseras par ici à l'occasion  :mafio:

Hors ligne Kerena

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    • Dans les nuages
Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #11 le: 06 Octobre 2016 à 21:40:56 »
Salut !

Citer
Sept heure trente du matin

Sept heures trente

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mais il n’était pas question de passer à côté de ces moments privilégiés avec Mollie, sa voiture

tu en parles juste avant alors on s'en doute que Mollie est sa voiture  :huhu:

Citer
– Pousses-toi de là

Pousse-toi

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40 centimètres de largeur
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14 e-mails
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40 pages
Citer
À la page 23

Chiffres à mettre en toutes lettres

Citer
Il ouvrit son tableur Excel

Etant donné que tous les autres noms sont fictifs, ça fait bizarre de voir "Excel" ici, tu peux t'arrêter à "tableur"

Citer
Onze heure

heures



C'était rigolo  :mrgreen: Absurde à souhaits, même si pas tant que ça (malheureusement).
Je suis un peu déçue de la fin du texte, je m'attendais à une chute plus heu... haute on va dire ^^ Le texte était prometteur : le sujet a déjà été traité, mais comme c'est bien écrit, ça se lit tout seul, et c'est ça l'important.Et du coup, je m'attendais à une fin plus heu... en fait j'en sais rien. Une autre fin, ou un autre genre de fin.

Voilà ! Merci pour ce texte.
« Modifié: 06 Octobre 2016 à 21:46:40 par Kerena »
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne azerta

  • Calliopéen
  • Messages: 432
Re : Au Paradis du Fichtrembourg
« Réponse #12 le: 06 Octobre 2016 à 22:15:04 »
Une petite lecture du soir, bien agréable.
L'écriture est fluide et facile à suivre. C'est rigolo.
Bon, sur le fond, ça ne va pas révolutionner grand chose. L'absurdité du monde de la consommation, tout ça, tout ça... Il n'y a pas vraiment de nuance, mais c'est une caricature donc ça reste rigolo à prendre comme ça.
La mort de monsieur Bruti, ce n'est pas une surprise. Mais j'aime bien la dernière phrase de conte de fée à l'envers, comme tout le texte, le bonheur à l'envers  ;)

 


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