Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

16 octobre 2021 à 14:34:37
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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » L'Atelier » Pour arriver au point final...

Auteur Sujet: Pour arriver au point final...  (Lu 7712 fois)

Hors ligne Milora

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Re : Re : Pour arriver au point final...
« Réponse #15 le: 08 avril 2008 à 19:31:25 »

J'ai remarqué d'ailleurs que plus on ressassait dans sa tête une scène plus dure elle était à écrire.
(ce n'est pas tout à fait le sujet mais ) personnellement je ne suis pas d'accord. Plus je retravaille un texte dans ma tête, plus il a de relief quand je l'écris (enfin, c'est un bien grand mot... Disons que moins je le travaille, moins il est plat...?), parce que ça y ajoute plein de dimension auxquelles on n'aurait peut-être pas pensé en l'écrivant d'emblée...
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne ernya

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Re : Pour arriver au point final...
« Réponse #16 le: 08 avril 2008 à 19:33:54 »
Mais ce n'est pas les tuer : c'est plutôt leur permettre de les laisser vivre par eux-même - dans l'imaginaire du lecteur. Un peu comme un parent qui laisserait partir son enfant vivre sa vie lorsqu'il a grandit - et non l'abandonner "sans rien", "lâchement". Faire mourir un personnage serait plutôt ne pas terminer un texte, le laisser dans un coin, à l'abandon, sans aucun espoir d'être lu.
j'ai une petite tendance à l'excessivité parfois :-[
en fait, quand je parlais de tuer mes personnages, c'est parce que je n'arrive pas à finir et donc comme je suis toujours déçue d'une fin ( au point que je la repousse sans cesse), là, j'ai l'impression d'avoir  détruit ce que j'avais crée avec ce personnage, surtout que je m'attache souvent (en tout cas dans mon roman) à la psychologie du personnage, et donc c'est quand même dur de devoir se dire que c'est fini, c'était une belle histoire...
évidement si j'étais publiée j'aurais l'impression de faire vivre mon personnage, si j'étais publiée...
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Lo

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Re : Pour arriver au point final...
« Réponse #17 le: 08 avril 2008 à 21:08:51 »

Ouais... ce qui est bien avec une nouvelle, c'est de créer un texte dense, cohérent et qu'on cerne vite dans sa globalité. C'est plus difficile avec un roman... c'est systématiquement au moins 150-200 pages, et garder la densité et la cohérence pendant aussi longtemps, c'est un défi. On en vient vite à une intrigue diluée, un événement par-ci, un personnage par-là...
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Hors ligne arwen

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Re : Pour arriver au point final...
« Réponse #18 le: 04 février 2009 à 12:13:59 »
Je triche !  :P
J'ai une façon d'écrire assez puzzle et donc le dernier morceau de l'histoire à écrire n'est pas forcément la fin...
Je le fais moins aujourd'hui qu'avant mais dans ma dernière nouvelle, il y a quand même un chapitre qui n'a pas été écrit dans l'ordre.

sinon, ben je suis en plein dedans là. C'est dur de se dire "bon, je crois que l'histoire s'arrête là, y'a rien à ajouter ( sinon des corrections mineures mais pas sur le scénario lui-même ) va falloir que je laisse mes personnages."

y'a une sorte de petit deuil à faire avant de passer à autre chose.

Théo

  • Invité
Re : Pour arriver au point final...
« Réponse #19 le: 18 mars 2009 à 10:42:44 »

Un peu comme Arwen, mon roman se construit comme un puzzle, selon l'humeur du moment, j'introduit un chapitre ici, je complète par là. Quoi que le temps passant j'écris un peut plus en suivant l'ordre chronologique des choses.

Mais malgré qu'il reste pas mal de chose a corriger et a complété, je suis arrivée "au point final", suivi du mot FIN, je l'ai regardé et ça m'a fait tous bizarre, j'avais les larmes aux yeux. C'est dure de ce dire que c'est fini, bien que les perso sont toujours là, savoir qu'ils ne leurs arrivera plus de nouvelles aventures, ça me rend triste et en même temps je suis contente parce que ça finis bien pour eux.

Si non, j'ai eu du mal a trouver la fin, je savais vers quoi je voulais l'orienter, mais je n'avais pas d'idée exacte du dénouement et encore maintenant je ne suis pas sure de moi. C'est un roman fort tourné sur la psychologie et j'ai l'impression que le personnage principale a évolué plus vite que moi. Je crois que je vais encore un peut laisser murir tout ça avant de le reprendre et peut être d'un peut modifier cette fin. Mais peut être est ce juste pour le plaisir de se dire que ce n'est pas finis...

Hors ligne Menthe

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Re : Pour arriver au point final...
« Réponse #20 le: 25 mars 2009 à 22:46:33 »
Pour ma part, je n'ai réussi à arriver qu'au tiers de mon projet-roman que j'avais lancé il y a trois ou quatre ans de cela. Je n'avais pas peur de la fin : elle était si loin ! Et quand bien même elle venait, j'avais déjà une idée pour la suite, enfin, je n'ai jamais ressenti d'angoisse face à ce point-là.

Mais pour ce qui est de l'écriture de mes nouvelles, j'ai peut-être une façon de fonctionner vraiment spécifique : je n'ai aucune idée de là où je vais. Jamais. Je n'ai qu'un fil directeur, c'est mon personnage, qui lui-même ne découle... que d'un prénom. Uniquement d'un prénom. Par contre, le personnage, le prénom, l'individu qui se cache derrière, il est clair, il est net dans mon esprit. Si net et si clair qu'il me semble être détaché de moi-même : je n'ai pas à le créer, il existe déjà, et je ne fais que le suivre. Alors ce n'est presque plus que de la description qui suit : je vais dans la cuisine, je m'assois dans le canapé, je prends le métro, comme le personnage. Qui est qui ? Telle est la question, et finalement peu m'importe.
La fin, en général je la sens venir. Comme lorsque l'on écoute une chanson, il y a un semblant d'amorce, un petit quelque chose infime qui nous fait comprendre que c'est pour bientôt. Comme un train qui décélère : avant même que l'on ait aperçu la gare, on sait que l'arrêt est proche. Alors en général je me sens fébrile, curieuse. Où vais-je ? Quelle était donc ma destination ? Que voulais-je dire ? Avec qui avais-je rendez-vous ? Surprise. Suspense.
Et puis, parfois, la fin arrive comme ça, comme une invitée impromptue qui déboule dans le salon qui pose ses valises et ses bottes toutes crottées. En général ce sont mes fins préférées, celles que je me cache à moi-même. Que j'ignore. Et en général, elle tombe vraiment très, très bien. C'est pas dit que tout le monde comprend, mais moi au moins je saisis le message que je voulais me faire passer. Et, comment dire... C'est presque jouissif.

Hihi.

Bonne soirée à tous !
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Dot Quote

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Re : Pour arriver au point final...
« Réponse #21 le: 30 mai 2021 à 13:08:40 »
imagines, le sujet a plus de dix ans :3
la relique
j'étais même pas inscrit
je n'écrivais qu'un ou deux approximatix en tout et pour tout à cette époque...

alors première remarque : j'ai cliqué pour une histoire de littérature, de point !! pas pour passer à travers le filtre-entonnoir choisi ici du roman... mais passons, puor l'anecdote suivante :

Frispreur & Silvanions

n'est pas un roman à proprement parler, mais c'est un lyvre qui entre autres, oui, décrit cette course au point final, ou plutôt, là on peut me dire HS, le dernier mot, elui de la fin, que tout le long je me demande quel sera-t-il...

Citation de: Frispreur & Silvanions
...pas le même débit (je me situe à peu près) et alors ; que nous verrions ; la course ; toujours ; de mots vers celui qui terminera (franchira-t-il seulement non) l'oraison, le premier le dernier, celui à la ligne, celui à l'arrivée, le dernier mot qui jamais n'aurait été sans ceux qui l'ont motivés... et qui pourtant le répudient, puisqu'il est l'unique, si tout ceci n'est qu'une course, celui qu'ils ne servent à rien d'exister puisqu'il est lui derrière devant eux, à la ligne à l'arrivée ; mais quoi oui ; vraiment...
si seulement niature...
pui(t)
#moi dq #grif #perso de je #grogrogro
il fallait t'façon


"lorsque l'art est volt
tu es l'ampère
qui rend puissant"

Яr

 


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