Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

17 Mars 2026 à 10:56:48
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT - Concours LICRA 2026]

Auteur Sujet: [AT - Concours LICRA 2026]  (Lu 3271 fois)

Hors ligne Cendres

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #15 le: 17 Décembre 2025 à 22:15:25 »
Je suis intéressée à lire ta V3, mais là, je n'ai pas le temps ce soir, il est tard. Je suis un peu fatiguée pour bien lire ton texte, avec le temps qu'il mérite.
« Modifié: 17 Décembre 2025 à 22:17:15 par Cendres »
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Cendres

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Re : Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #16 le: 18 Décembre 2025 à 13:13:47 »
C'est avec plaisir que j'ai découvert ta nouvelle version, même si à force l'effet de surprise et "d'intrigue ", c'est essoufflé. Mais c'est la troisième version que je lis.
Tu as choisi de faire de raconter un recit plus romancée. Donc je n'ai pas relevé certain passage avec Cindy.
Ce que j'exprime sont mes avis et mes opinions. Je peux me tromper.

Sitôt entré le jeune homme se dirige vers son casier pour enfiler sa combinaison de travail.  Sous les néons blafards qui s’allument, il traversa l’atelier à l’intérieur duquel il ne faisait guère plus chaud. Il pousse la porte du vestiaire. Il se dirige vers son casier, celui sur lequel où se côtoie des autocollants représentant une Renault Safrane et une Cadillac Eldorado. Il ouvre la porte métallique, prend sa blouse et la regarde en espérant intérieurement qu’après les repas de fêtes de fin d’année il pourra encore entrer dedans, car il y a dix jours il avait eu du mal à la fermer. Avec patience il fait glisser le tissu gris le long de ses épaisses cuisses, après avoir enfilé les manches, il entreprend de remonter la fermeture éclair doucement. Il remonte du bas de son ventre vers le haut, avec en point de mire le sommet de son abdomen, l’endroit où le tissu sera le plus tendu, il ralenti, il espère que les dents de chaque côté vont s’unir, la fermeture donne des signes de mécontentement, doucement, il tire davantage, elle obtempère et il parvient à la faire remonter encore. Le tissu se tend au fur et à mesure qu’il referme les deux pans de l’habit. Finalement il parvient à fermer sa combinaison. Il constate que s’il veut ne pas que la fermeture craque il va devoir jeûner ce midi et éviter de s’asseoir pour ne pas contraindre davantage les fibres. « Il n’y a pas à tortiller, il va falloir que je commande une nouvelle blouse. Ça va encore faire des histoires. » se dit le jeune homme en regardant la blouse épouser la forme de sa bedaine rebondie.
Cette partie raconte comment une personne de son gabarit est gênée pour s'habiller. Être dans des vêtements serrés, c'est inconfortable et ça doit le gêner pour travailler dans ses mouvements. C'est une chose qu'on ne pense pas forcément.

Car c’est bien là le souci du jeune homme, il pèse 140 kilos pour 1,80 m à seulement 22 ans. Depuis quatre ans qu’il travaille au garage Mercedes de Mandelieu-la-Napoule, il a pris soixante kilos. Ce qui conduit ses collègues à se moquer de lui chaque jour depuis un peu plus d’un an, lorsqu’il a atteint les 125 kilos.
Au début, cette personne pesait 80 kg pour 1,80 m. Mais pourquoi a-t-il autant grossit en 4 ans ? Que lui est t'il arrivé ?
Ce n'est pas le sujet du texte, mais c'est une question que je me pose en le lisant.

— J’ignorais qu’il était en couple … et plus encore avec une jolie femme.
Je dirais plutôt. "J’ignorais qu’il était en couple … et plus encore avec une si jolie femme."
Le mot "si" a mon importance, car souvent, cette expression est accompagnée de "si", surtout dans le cas que tu décris.

— Pardonnez ma surprise mademoiselle, mais vous seriez bien mieux, avec un homme plus … pardonnez-moi, mais on dirait un éléphant avec une gazelle.
Je trouve trop insultant, surtout sachant qui elle est. J'imagine qui veut la séduire, mais ce n'est pas en insultant ses choix de vie qui va l'attirer. Il va juste la braquer.
Insulter le compagnon d'une personne, c'est insulter indirectement cette personne. Donc il l'insulte aussi.
Il pourrait dire par exemple.
— Pardonnez ma surprise mademoiselle, mais votre couple est tellement étonnant que je n'avais pas imaginé cela.
Ca reste insultant, tout en restant plus nuancé.
C'est un exemple de phrase,  je pense que tu peux trouver mieux. C'est pour expliquer ce que je veux te dire.

Je trouve cela bien la création de la secrétaire, qui le défend,  et du patron distant, en général on ne le voit jamais


"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Joachès

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #17 le: 18 Décembre 2025 à 18:13:04 »
Sur le dernier point, je suis d’accord avec toi mais même si c’est un homme rusé, je voulais quelques choses de fort et direct, bien que je n’étais pas tout à fait satisfait.

Hors ligne Cendres

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Re : Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #18 le: 19 Décembre 2025 à 16:19:40 »
Sur le dernier point, je suis d’accord avec toi mais même si c’est un homme rusé, je voulais quelques choses de fort et direct, bien que je n’étais pas tout à fait satisfait.
Ca veut dire que sur les autre non  :) (C'est pour rigoler) :jubile:
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Hors ligne HELLIAN

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #19 le: 04 Janvier 2026 à 16:39:03 »
Bonjour Joachim,

Juste pour te dire que j'avais lu et bien aimé ton texte, sur la forme autant que sur le fond.

Bien à toi,

Hellian
cent fois sur le métier...

Hors ligne Joachès

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #20 le: 12 Janvier 2026 à 12:35:47 »
Merci HELLIAN.

Hors ligne Luna Psylle

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #21 le: 15 Janvier 2026 à 10:03:13 »
Salut,

On en a discuté et j'essaye de passer (peut-être en plusieurs fois, mais j'essaye de finir le texte pour ce soir) pour répondre à la question de l'expression des émotions de tes personnages.
Tu as une date butoir pour ce texte ?

Sur la forme :

Citer
« Punaise qu’est-ce que ça caille ce matin !
J'aurais tenté de démarqué le Punaise. En plus, c'est le tout premier mot de ton texte, vu le mot, autant lui permettre de claquer un peu :)

Citer
Et comme bien d’autres personnes le jeune homme qui sort de sa vieille Buick Roadmaster estate, à une mine bien triste en apercevant le garage Mercedes dans lequel il travaille.
Proposition : Et, comme bien d'autres personnes, le jeune
Ici, ta phrase est assez longue : démarquer les propositions par des virgules peut aider le lecteur à souffler un peu.
a une mine bien triste, a sans accent.

Citer
de l’absence de mouvement durant ces derniers jours.
Je trouve la formulation absence de mouvement un peu lourde, surtout que tu l'appuies juste après en expliquant les fêtes et la fermeture du garage.

Citer
Sitôt entré le jeune homme se dirige vers son casier pour enfiler sa combinaison de travail.
Vu que la porte lui résistait, ça pourrait être sympa d'exprimer l'action/réaction.
Après plusieurs minutes d'une lutte intempestive (un peu dramatique), par exemple.
Il y a aussi une petite répétition de se dirige avec deux phrases après :
Citer
Il se dirige vers son casier, celui sur lequel où se côtoie des autocollants représentant une Renault Safrane et une Cadillac Eldorado.

Citer
En effet le garage était fermé ces derniers jours en raison des fêtes de fin d’année.
Citer
Sous les néons blafards qui s’allument, il traversa l’atelier à l’intérieur duquel il ne faisait guère plus chaud.
Je remarque quelques imparfaits, qui détonnent avec le discours au présent.

Citer
celui sur lequel où se côtoie des autocollants représentant une Renault Safrane et une Cadillac Eldorado.
sur lequel se côtoient
où se côtoient

choisir entre les deux sur lequel et , et une petite faute de conjugaison.

Citer
qu’après les repas de fêtes de fin d’année il pourra encore entrer dedans,
Tu as déjà fêtes de fin d'année le paragraphe au-dessus. Les repas de Noël ? c'est une idée, et j'ai conscience que ça élime le jour de l'An.

Citer
Avec patience il fait glisser le tissu gris le long de ses épaisses cuisses, après avoir enfilé les manches, il entreprend de remonter la fermeture éclair doucement. Il remonte du bas de son ventre vers le haut, avec en point de mire le sommet de son abdomen, l’endroit où le tissu sera le plus tendu, il ralenti, il espère que les dents de chaque côté vont s’unir, la fermeture donne des signes de mécontentement, doucement, il tire davantage, elle obtempère et il parvient à la faire remonter encore. Le tissu se tend au fur et à mesure qu’il referme les deux pans de l’habit. Finalement il parvient à fermer sa combinaison. Il constate que s’il veut ne pas que la fermeture craque il va devoir jeûner ce midi et éviter de s’asseoir pour ne pas contraindre davantage les fibres.
Je suis un peu mauvaise langue, je sais bien que tous les mots n'ont pas de synonymes ou de manière élégante d'éviter la répétition, mais sur un seul paragraphe, ça fait lourd côté répétitions (sans mauvais jeu de mots).
il ralentit

Citer
« Il n’y a pas à tortiller, il va falloir que je commande une nouvelle blouse. Ça va encore faire des histoires. » se dit le jeune homme en regardant la blouse épouser la forme de sa bedaine rebondie.
Est-ce qu'il n'y a pas moyen d'exprimer ce qu'il ressent à ce moment-là ?
Un petit mot pour donner un état d'esprit, un début de quelque chose pour bien comprendre l'émotion qui le prend à cette pensée qu'il a.
Pour l'exemple (je fais exprès de prendre deux opposés complets, sans faire attention au contexte : c'est un exemple) :
« Il n’y a pas à tortiller, il va falloir que je commande une nouvelle blouse. Ça va encore faire des histoires. » ricane le jeune homme en tapotant sa bedaine rebondie.
ou
« Il n’y a pas à tortiller, il va falloir que je commande une nouvelle blouse. Ça va encore faire des histoires. » soupire le jeune homme en constatant, lassé, combien la blouse épouse le rebondi de sa bedaine.
Chaque exemple part de la même base, et pourtant, ils ne veulent pas exprimer la même chose du caractère du personnage.

Citer
Lorsqu’il sort de la petite pièce, il croise Yoan qui arrive de la salle de pause, un café à la main et son sourire arrogant collé au visage.
« Salut Obélix », lance-t-il, comme chaque matin, sans même le regarder vraiment.
Je me dis qu'à ce moment, il faut qu'on ait déjà en tête le prénom du personnage (Nico, je crois ?), pour bien prendre avec lui l'impact du surnom.
Pour l'instant, c'est "le jeune homme" et, naïvement, on peut croire qu'il s'appelle Obélix. Certes, ce serait un choix peut-être discutable de la part des parents, mais, comme on ne sait pas à ce moment-là, la question reste en suspens.
Surtout qu'à partir de cette première ligne de dialogue, tu intègres plusieurs collègues, donc plusieurs personnages/prénoms.

Citer
Soudain il entend derrière lui   
« Hé, Nico ! J’ai rapporté les croissants pour fêter la nouvelle année. J’ai pris un paquet de dix rien que pour toi !
- Arrête Marc, on n’est même pas sûr qu’après les fêtes il arrive encore à passer sous les voitures.
- Si sous un Hummer, réplique Marc, content de sa blague.
- Une voiture à sa taille, fait l’autre. »
Tu as oublié les tirets cadratins, ici ;) et la ponctuation finale sur la phrase du dessus.

Je reviens dès que possible pour la suite.



Citer
« Salut Obélix », lance-t-il, comme chaque matin, sans même le regarder vraiment.
Quel ton emploie-t-il ? Moqueur, enthousiaste, narquois ?
Moqueur et narquois montrent une forme de méchanceté volontaire, là où un ton enthousiaste montrerait plutôt une méchanceté involontaire. Bien des gens ne se rendent pas compte qu'ils sont blessants, usent de surnoms clichés comme des sobriquets affectifs.

Citer
Yoan est sec comme une arête de poisson, nerveux, toujours à gigoter. Comme à son habitude il ne dit rien, pourtant il en meure d’envie, mais il n’a jamais eu le courage de dire quoi que ce soit.
Ici, le doute est permis sur le il de la seconde phrase. La logique fait dire le narrateur, mais un lecteur peut s'y perdre. Surtout que les autres collègues vont aussi faire leur entrée.

Citer
Hé, Nico ! J’ai rapporté les croissants pour fêter la nouvelle année. J’ai pris un paquet de dix rien que pour toi !
- Arrête Marc, on n’est même pas sûr qu’après les fêtes il arrive encore à passer sous les voitures.
Là, on commence à s'y perdre : qui est Nico ? Marc est- bien celui qui a lancé ce bout de dialogue ?

En fait, ici, si on suit bien Nico, il faut que son nom apparaisse plus haut, quand il est seul, afin qu'on situe le personnage comme étant Nico. Comme ça, l'apostrophe marche mieux. Et ce qui manquerait dans ce bout de dialogue, ce serait quelques bouts de narration pour situer les personnages : tout ce que j'ai compris, avant la suite de tirets, c'est "Yoan arrive de la salle de pause.", j'imagine vers le vestiaire.

Pendant ce dialogue, ils sont où ? derrière lui, c'est plutôt vague. Il se tourne vers eux ? s'enfuit ? et eux, ils font quoi (s'il s'enfuit, on ne sait pas, mais ça reste un indice à proposer, sur le personnage cible) ?
 
Citer
- Si sous un Hummer, réplique Marc, content de sa blague.
- Une voiture à sa taille, fait l’autre. »
Fier de sa blague : il a employé un ton de blague pendant sa réplique ?
fait l'autre, ça manque d'émotion : comment l'autre le fait ?

Bon, après, on a écrit, ils éclatent de rire, mais cet éclat pourrait devenir une apothéose de leur dialogue, un premier qui ricane, un second qui s'esclaffe, avec une tape sur l'épaule. Que la gestuelle suive le dialogue.

Citer
Ils éclatent de rire, comme si c’était normal, comme si c’était drôle. Il avance, le regard fixé devant lui, comme s’il n’avait rien entendu.
Répétition comme si

Citer
Nico ne dit rien, mais cela le blesse d’être vu uniquement comme un gros, d’être affublé des clichés de paresse, de mollesse, de laisser-aller, … de ne pas être regardé pour ce qu’il est, c’est-à-dire comme un homme gentil, un homme passionné, un bosseur, doué dans son domaine. Il s’en fiche d’être gros et se sent bien comme ça. Oui, il mange beaucoup, parfois trop, mais il est gourmand et goinfre, et il ne peut s’empêcher de dévorer, de grignoter, c’est plus fort que lui.
Vu qu'on parlait d'exprimer plutôt que montrer, ça peut être intéressant de montrer l'émotion de ton personnage à travers le texte, qu'on le vive en même temps que lui : des exclamations agacées, par exemple : Oui : il est gros ! et alors ? il se fiche bien de son poids et se sent à l'aise. Oui : il mange beaucoup, parfois trop ! Il est gourmand et goinfre ! et alors... il ne peut s'empêcher de dévorer, de grignoter... c'est plus fort que lui...
(pas besoin de la virgule avant les points de suspension, à laisser-aller)

Citer
Mais il ne peut s’empêcher d’entendre Marc dire à Yoan qui passait à côté.
Quel ton il a employé ?

Citer
— Vous rien, mais l’un de vos mécaniciens, oui.
Je l'imagine tellement sèche, voir limite hautaine ! Elle a l'air plus caractérielle, peut-être rancunière, au vu de comment elle l'enjoint à réagir (parler au patron des moqueries répétées, ouvrir son propre garage, etc...). Quel ton elle a employé ???

Citer
Nico toujours affairé sur le moteur de la vénérable auto, avait sans se retourner reconnu la voix de la femme qui avait répondu à son patron. C’était la voix de Cindy. Il se demandait bien ce qu’elle faisait ici. Elle n’était venue qu’une seule fois au garage, il y a de cela près de quatre ans. Il n’osait pas se retourner, attendant d’entendre ce qu’elle voulait.
Il vient d'entendre sa copine et il ne réagit pas ? Au-delà de ce qui est entendu, il entend la voix de sa copine, il aurait pu se figer, en mode "Qu'est-ce qu'elle vient faire au garage ?". Ou alors, avoir peur des réactions et se forcer à continuer le boulot sans prêter attention, à paraître naturel. Mais j'ai l'impression qu'il manque une réaction ici, un truc qui exprime comment il entend une voix qu'il connait et que nous on découvre. Exemple : La clef à molette manque un tour : Nico reconnait cette voix pétillante.

Citer
attendant d’entendre ce qu’elle voulait.
— Je viens d’hériter de la W124 de mon grand-père, seulement elle n’a pas roulé depuis des années et je voulais rapidement voir avec mon compagnon, s’il fallait que je m’en sépare ou s’il pensait qu’elle pouvait de nouveau rouler un jour.
Ca m'a presque déçue, après ce Vous rien. S'il ne peut rien pour elle, je la vois tellement lui passer devant et chercher celui qu'elle souhaite voir. Bon, ça casse un peu la suite, la question mal placée, mais le sans-gêne existe aussi.

Citer
Il quitte le garage, les mains encore un peu tremblantes, suivi de Cindy, qui prend sa main.
Répétition main

Une bonne journée à toi,
« Modifié: 15 Janvier 2026 à 15:36:05 par Luna Psylle »
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Joachès

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #22 le: 22 Janvier 2026 à 12:00:27 »
Je vois de voir ta réponse Luna Psylle, alors que j'allais poster une version avec une seconde partie alternative.

Du coup je vais reprendre tes commentaires pour les passages que j'ai conservé, avant de poster la nouvelle version, je l'espère demain. Elle fait 10 pages et près de 24 000 caractères espaces compris sur les 25 000 autorisés.

J’ai jusqu’au 31 mars pour envoyer le texte.

« Modifié: 22 Janvier 2026 à 12:16:44 par Joachès »

Hors ligne Joachès

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[AT - Concours LICRA 2026] V4
« Réponse #23 le: 23 Janvier 2026 à 14:17:02 »
Comme je crois qu'il y aune limite de caractère à chaque poste et que je crains de ne l'avoir atteint, la V4 se trouve ci-après.

V4

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


V5

La grossophobie [titre provisoire]

2 janvier
« Punaise ! Qu’est-ce que ça caille ce matin ! Je serais bien resté au chaud, plutôt que bosser toute une journée dans cette glacière. »
Même sur la Côte d’Azur, il fait froid en ce début janvier. Et comme bien d’autres habitants ici, le jeune homme qui s’extirpe de sa vieille Buick Roadmaster Estate a une mine bien triste en apercevant le garage Mercedes dans lequel il travaille. Il ajuste sa doudoune noire et s’avance vers le bâtiment. Celui-ci semble désert. Le jeune homme ne s’en émeut pas, il est habitué à arriver le premier. À vrai dire, les jours où il ne l’est pas sont exceptionnels. Il prend la clé pour ouvrir la porte, celle-ci résiste à cause du froid. Après plusieurs minutes d'une lutte acharnée, il parvient à l’ouvrir.
Sitôt entré, le jeune homme se dirige vers son casier pour enfiler sa combinaison. Sous les néons blafards qui s’enclenchent en grésillant, il traverse l’atelier à l’intérieur duquel il ne fait guère plus chaud. Il pousse la porte du vestiaire, se rend à son casier, celui sur lequel se côtoient des autocollants représentant une Renault Safrane et une Cadillac Eldorado. Il ouvre la porte métallique, attrape sa blouse et l’examine, en espérant intérieurement qu’après les repas de fêtes il pourra encore entrer dedans – car dix jours plus tôt il avait eu du mal à la fermer. Avec patience, il fait glisser le tissu gris le long de ses épaisses cuisses, après avoir enfilé les manches, il entreprend de remonter doucement la fermeture Éclair. Il rabat les pans de la combinaison du bas de son ventre vers le haut, avec en point de mire le sommet de son abdomen, l’endroit où le tissu sera le plus tendu. Il ralentit, espère que les dents de chaque côté vont s’unir. La tirette donne des signes de mécontentement ; délicatement, il tire davantage, elle obtempère et il parvient à la faire remonter encore. Le coton se tend au fur et à mesure qu’il referme les deux côtés de la tenue. Finalement il parvient à clore sa combinaison. Mais la journée s’annonce compliquée, il est serré de partout dans son vêtement, il a du mal à bouger. Travailler ainsi ne va pas être agréable, se dit-il. De plus, il constate que s’il ne veut pas que la fermeture craque, il va devoir jeûner ce midi et éviter de s’asseoir pour ne pas contraindre plus les fibres. Il n’y a pas à tortiller, il va falloir que je commande une nouvelle blouse. Ça va encore faire des histoires, songe le jeune homme en regardant la blouse épouser la forme de sa bedaine rebondie.
« Salut Obélix … pardon Mika. », lance un de ses collègues, comme chaque matin, sans même le regarder vraiment, tout en laissant éclater un petit rire.
Yoan est sec comme une arête de poisson, nerveux, toujours à gigoter. Comme à son habitude Mika ne dit rien, même s’il en meurt d’envie, mais il n’a jamais eu le courage de répliquer quoi que ce soit. Ses amis lui ont souvent répété d’arrêter de se laisser faire, de répondre, de porter plainte, voire de démissionner, mais il n’a jamais osé. C’est un jeune homme timide, qui a toujours fait ce qu’on lui a dit de faire, qui n’a jamais fait de vague et a fini par s’habituer au comportement de ses collègues, au grand désarroi de sa famille et de ses amis.
Mika aimerait être plus mince, mais d’aussi loin qu’il se rappelle, il a toujours eu un appétit d’ogre. Et même s’il a toujours beaucoup mangé, il se nourrissait de manière équilibrée chez ses parents, se remémore-t-il. Or, depuis qu’il vit seul dans son studio, les choses ont radicalement changé. La contrainte des horaires, la fatigue du travail, et surtout la facilité ont peu à peu dicté ses habitudes alimentaires. Il ne compte plus les soirs de semaine où il se contente d’une pizza avalée devant la télévision, d’un kebab acheté sur le chemin du retour ou d’un burger dégoulinant de sauce. À cela s’ajoutent les boîtes de cookies englouties sans y penser, les tablettes de chocolat ouvertes « juste pour un carré » et terminées quelques minutes plus tard. Manger est un plaisir immédiat auquel il ne voit aucune raison de renoncer. Mika nourrit aussi un désintérêt profond pour le sport. Toute activité physique lui paraît pénible, inutilement fatigante, presque hostile. Il a bien essayé, une ou deux fois, mais sans jamais y trouver la moindre satisfaction. Résultat : les kilos se sont accumulés, sans qu’il cherche vraiment à les combattre. Et bien qu’il mesure un mètre quatre-vingts, ses formes se sont arrondies, en particulier au niveau du ventre. Celui-ci est désormais imposant, et il n’a cessé de gonfler depuis quatre ans qu’il travaille au garage Mercedes de Mandelieu-la-Napoule. Ce qui conduit ses collègues à se moquer de lui quotidiennement depuis un peu plus deux ans. Même s’il reconnaît que sa prise de poids est de son fait, au fond il se fiche de peser 122 kilos. Il se sent même mieux dans sa peau que quand il était mince. Il n’a pas la moindre honte de ses rondeurs et notamment de sa bedaine lorsqu’il se regarde dans une glace. Il ne se trouve pas plus laid que lorsqu’il ne pesait que 77 kilos. Même s’il sait pertinemment que ce n’est pas le point de vue de l’immense majorité des jeunes femmes de son âge. Il ressentirait même une certaine fierté à être différent, à ne pas être dans la norme, malgré le coût que représente le renouvellement régulier de ses habits. Bien qu’il eût préféré ne pas subir les quolibets de ses collègues. Il aimerait partir, quitter le garage et trouver un autre poste de mécanicien, mais il craint que ce ne soit la même chose ailleurs. Il a aussi peur de ne pas être recruté en raison de son apparence. Or il a un petit salaire et les loyers sont élevés dans la région. Il ne peut pas se permettre de rester au chômage.
Tandis qu’il se dirige vers l’atelier une voix venue de l’entrée du garage résonne derrière lui :
« Hé, Mika ! J’ai rapporté les croissants pour fêter la nouvelle année. J’ai pris un paquet de dix rien que pour toi ! Lance-t-il avec un grand sourire.
— Arrête, Marc, on n’est même pas sûr qu’après les fêtes il arrive encore à passer sous les voitures.
— Si, sous un Hummer, réplique Marc, content de sa blague.
— Une voiture à sa taille », fait l’autre.
Les deux hommes s’approchent de leurs collègues et Marc pose sa main libre sur le ventre de Mika et dit : « Tu accouche quand ? ». Ils éclatent de rire, comme si cela était normal, comme si c’était drôle. Mika avance, le regard fixé devant lui, comme s’il n’avait rien entendu. Il aimerait que ce soit le cas, ne rien voir des gestes moqueurs de ses collègues mimant son ventre, un éléphant ou un objet cassant sous son poids. Hélas, il n’y a que quand il travaille sur une voiture qu’il parvient à se mettre dans une bulle. Mika ne dit rien, mais cela le blesse d’être vu uniquement comme un gros, d’être affublé des clichés de paresse, de mollesse, de laisser-aller… attribués aux obèses. De ne pas être regardé pour ce qu’il est, c’est-à-dire un homme gentil, passionné, un bosseur, doué dans son domaine. Même s’il se fiche d’être en surpoids, il a essayé de faire attention, de perdre quelques kilos, pour ne plus subir les moqueries à répétition des autres mécanos. Mais cela ne fonctionne jamais. Il s’affame, perd un ou deux kilos et sa motivation l’abandonne. Alors il reprend le poids perdu et même plus. Aussi, depuis quelques mois il a décidé d’arrêter de se prendre la tête avec les régimes et le sport qu’il honnit. Les seules activités physiques qu’il apprécie sont la marche et la natation. Ainsi a-t-il pris l’habitude depuis un mois d’aller nager une heure le vendredi soir et de marcher cette même durée le dimanche. Même si c’est peu et que ça ne lui fait pas perdre de poids, au moins cela devrait lui permettre de le stabiliser, espère-t-il.
La secrétaire du garage, qui arrive engoncée dans son manteau, ayant entendu ce que les deux mécanos avaient dit, les réprimande. Elle est bien la seule à le défendre dans le garage, mais Marc et son collègue reprennent de plus belle : « On avait oublié que t’avais besoin de maman pour te défendre. » Le jeune homme la remercie, il dit que ça va et lui conseille d’aller se mettre rapidement au chaud dans son bureau.
Il reprend son chemin vers la vieille Classe S sur laquelle il travaille depuis quelque temps. Mais il ne peut s’empêcher d’entendre Marc dire à Yoan, qui passait à côté :
« D’après toi, il va prendre encore combien de kilos cette année, quinze, ou plus ? Demande-t-il du ton de la curiosité.
— Il est plutôt régulier, je parie sur quinze. Et toi ?
— Je dis vingt… fait-il songeur. »
Mika n’entend pas le reste de leur conversation, mais il le devine. Le jeune homme est penché sous le capot de la berline allemande, le froid lui mord les doigts malgré les gants épais, le métal glacé lui brûle presque la peau. À chaque mouvement, sa combinaison de travail tire sur son ventre, comprime ses flancs, et rappelle cruellement les kilos qu’il a pris. Lorsqu’il se redresse légèrement pour attraper une clé, le tissu se tend dangereusement au niveau de la fermeture Éclair, comme un avertissement silencieux.
Il entend soudain des chaussures à talons claquer sur le sol de béton. Un son net, régulier, qui se détache du vacarme habituel du garage. Presque aussitôt, un sifflement retentit derrière lui, le silence se fait et d’autres lui répondent. Mika ne se retourne pas. Il sait parfaitement ce qu’il signifie. Ses collègues sifflent systématiquement la moindre jeune femme qui met un pied ici. Cela fait partie du comportement naturel des mécaniciens du garage pourrait-on dire, comme l’odeur d’huile ou les bruits d’outils. Aussi Mika préfère-t-il se replonger dans le moteur, loin de ses collègues dont le comportement ne lui plaît pas. À ce moment précis, il entend la voix au fort accent italien de M. Flaviano, théâtrale, mielleuse, suivie d’une voix féminine, posée, légèrement hésitante.
« Bonjour mademoiselle, que puis-je faire pour une aussi belle jeune femme ? » demande le quinquagénaire grisonnant.
M. Flaviano passe rarement au garage, il est bien trop occupé avec ses autres affaires, trop pressé de faire fructifier ses boutiques de prêt-à-porter, à recevoir des soins esthétiques, à s’entourer de jeunes et jolies femmes, parfois deux ou trois en même temps. Mais lorsqu’une jolie cliente apparaît, il surgit comme par magie.
« Bonjour… excusez-moi. On m’a dit qu’il y avait ici un très bon mécanicien. Un spécialiste des voitures anciennes.
— Nous en avons un, en effet », répond Flaviano sans hésiter. Il marque une pause, puis ajoute, comme s’il désignait un objet : « C’est le gros, avec un cul d’hippopotame, penché sous le capot de cette vieille Classe S », dit-il en désignant Mika d’un air dédaigneux.
Le mot claque, il est brutal, gratuit. Mika sent son estomac se nouer. Il a beau être habitué aux remarques de ses collègues, l’entendre de la bouche de son patron revêt quelque chose de différent. Il ne s’y attendait pas et jusqu’ici, il s’était naïvement persuadé que Flaviano se fichait de son physique, qu’il fermait les yeux tant que le travail était fait. Il comprend, à cet instant précis, qu’il se trompait. Pour son patron aussi, il n’est qu’un corps encombrant, lent, disgracieux.
La jeune femme fronce légèrement les sourcils. Elle n’aime pas la manière dont le patron parle de son employé, mais elle ne dit rien. Elle se contente de s’approcher du jeune homme. Mika entend ses pas se rapprocher. Il sent sa présence avant même de la voir. Comme toujours avec les femmes, il hésite à se retourner. Une timidité ancienne, tenace, renforcée par des années de regards moqueurs. Puis elle s’adresse à lui, il n’a plus le choix. Il se redresse, lentement, essuie ses mains sur un chiffon. Devant lui se tient une jeune femme élégante, enveloppée dans un manteau beige, aux lignes simples mais raffinées. Ses cheveux châtains sont relevés à la hâte, quelques mèches encadrent son visage. Elle a des yeux bleus magnifiques, et elle me regarde dans les yeux, songe-t-il surpris.
« C’est moi, répond-il simplement. De quel modèle s’agit-il ? »
Sa voix est calme et posée.
« Une Mercedes W124, explique-t-elle. Celle de mon grand-père. Il est décédé récemment et son notaire m’a informé qu’il me léguait sa voiture. Mais elle n’a pas roulé depuis presque dix ans. Et même si j’adorais mon grand-père, que j’ai des souvenirs avec cette voiture, j’avoue que j’hésite à la garder. Je n’ai pas vraiment l’utilité d’une aussi grosse voiture. Aussi, même si ça me fend le cœur, si elle n’est pas réparable ou si le coût de la réparation est prohibitif, je m’en séparerais. »
Touché par le discours plein de sensibilité de la jeune femme, Mika prend son courage à deux mains, pour lui répondre autrement que par une simple phrase.
« Mademoiselle, ces voitures sont fiables, elles peuvent rouler des centaines de milliers de kilomètres si elles sont bien entretenues. Si votre grand-père en a pris soin, qu’elle a été relativement bien conservée, elle devrait pouvoir redémarrer. Si cette voiture à une valeur sentimentale, cela me ferait d’autant plus plaisir de la remettre en état. »
Avant même que la jeune femme n’ait le temps de répondre quoi que ce soit, la voix nasillarde de Flaviano fend l’air.
« Mademoiselle, je préfère être honnête : ce genre de restauration coûte cher, très cher.
— Flaviano a raison, il faudra sans doute du temps et des pièces, or celles-ci sont assez rares et coûteuse.
— Je m’en doute, mais comme je vous l’ai dit, elle a une valeur sentimentale et je suis prête à y mettre le prix. »
Flaviano sourit, ravi, le client est solvable se dit-il. Le reste n’a plus d’importance pour lui. Aussi invite-t-il la jeune femme dans son bureau pour lui établir une rapide estimation du prix du chantier. Face au chiffre ahurissant annoncé par le patron du garage, la jeune femme reste stoïque. J’aurais dû prévoir un chantier plus long, si ça ne lui fait pas peur de payer 10 000 euros. Avant de laisser la jeune femme repartir, il lui demande à quel nom il devra faire le devis.
« Lara Kubica, fait-elle. »
Dès le lendemain matin, la W124 arrive sur une vieille dépanneuse Renault, bringuebalante, qui semble elle-même d’un autre âge. Mika aide le dépanneur à pousser la voiture jusqu’à son emplacement. En les voyant ainsi faire, les autres mécanos pouffent de rire. Lorsque la voiture est en place, le jeune homme ouvre le capot de la vieille allemande, avant de la mettre sur le pont élévateur, afin d’inspecter le dessous à l’aide d’une lampe torche. Le diagnostic de Mika est assez simple et rapide.
« Une partie des pièces sont usées, d’autres sont encrassées et doivent être nettoyées, ce qui nécessite de déposer le moteur et la boîte de vitesses, de les démonter entièrement, pour décrasser et remplacer ce qui doit l’être, avant de réassembler et de remonter les deux éléments. »
En revanche, comme il l’indique à la jeune femme qu’il a fait venir pour lui expliquer la situation, grâce au climat sec de la région, il n’y a guère de rouille.
« Je ne suis pas carrossier, et je ne pourrais pas m’en occuper. Je ne devrais pas vous le dire, ajoute-t-il à voix basse, mais je connais un bon carrossier, spécialiste des voitures anciennes. Parce qu’ici, ils ne vous le feront pas ou alors ils vous feront payer une fortune. »
La jeune femme le remercie d’un grand sourire. Yoan qui passe à côté d’eux s’arrête un instant et dit « C’est bien ce que je pensais, t’as plus de sein qu’elle. » Content de son observation, il part dans un éclat de rire, qui ne fait rire ni son collègue, ni sa cliente. Lara est abasourdie et outrée par ce qu’elle vient d’entendre et se tourne vers Mika, qui lui fait « C’est comme ça tous les jours. On s’habitue à force. ». La jeune femme stupéfaite par la réponse du jeune homme part à grande enjambées, en déclarant à haute voix « Vous ne devriez pas vous habituer. ». Sitôt Lara partie, le silence se fait dans le garage, seul résonne le bruit des outils. Mika entreprend la dépose de l’ensemble moteur-boîte de manière précautionneuse, avant d’entamer le démontage minutieux de chacun des deux éléments mécaniques, sans repenser à l’observation malvenue de son collègue. Il ausculte chaque pièce, fait la liste de celles usées par le temps et qu’il est nécessaire de changer : durites, coussinets de bielles, joint de culasse… et vérifie s’il n’en a pas certaines en stock. Évidemment, avec Flaviano, qui cherche à rentabiliser son garage au maximum, il ne trouve aucune des pièces dont il a besoin ; celles disponibles en stock sont toutes pour des modèles ayant moins de dix ans. Il transmet donc sa liste à la secrétaire, avant de retourner nettoyer les pièces encrassées avec des produits spécifiques.
Le jour où la W124 redémarre enfin, dans un ronronnement grave, feutré, presque noble, Lara a les yeux brillants.
« Elle est parfaite… Merci, dit-elle en admirant sa voiture.
— Elle l’a toujours été, corrige Mika en souriant. Elle avait juste besoin qu’on s’occupe d’elle. »
Elle rit.
« Est-ce que je peux vous inviter au restaurant pour vous remercier ? » demande-t-elle.
Il rougit franchement lorsqu’elle prononce ces mots. Un rouge qui lui monte aux joues, presque adolescent, contrastant avec sa carrure massive et ses mains encore marquées de cambouis.
« Je… oui. Enfin… d’accord », finit-il par dire, maladroitement.
Ils se donnent rendez-vous deux jours plus tard, dans un petit restaurant discret du centre-ville. Tandis qu’il observait la salle du restaurant avant d’entrer, non pour en apprécier l’ambiance, mais pour y repérer les pièges : les chaises étroites, les tables trop proches, les banquettes où il fallait glisser son ventre avant ses jambes. Il grimaça, à première vue le bord des chaises remontait et risquaient d’être trop petites pour lui. Lorsque Mika pousse la porte de Chez Maman, il est mal à l’aise dès qu’il franchit l’entrée. Il a troqué sa combinaison pour un jean sombre et une chemise noire qui peine à contenir son ventre généreux.
Lara est déjà là, ce qui ajoute à sa gêne, et il se maudit de ne pas avoir repassé sa chemise plus tôt, surtout de ne pas en avoir racheté une plus grande, les boutons étant à la limite de craquer. Lorsque la jeune femme le voit, elle se lève avec un sourire franc. Il vint à sa rencontre et il s’assit lentement, pourvu qu’elle ne craque pas ou ne grince pas, se dit-il. Un léger craquement se fit entendre. En revanche, bien qu’il soit serré, il avait pu s’asseoir. Il sentit le tissu de son pantalon tendre comprimant ses cuisses. Les tables étant rapprochées, il avait dû coller son ventre à la table, ce qui le gênait et qu’allait sans nul doute remarquer tous ceux qui se trouvaient là. Elle le trouve différent, aussi intimidé que lors de leur première rencontre au garage. Pourtant très vite, la conversation s’installe naturellement, même si Mika parle peu d’abord. Puis au fil de la soirée, il se détend, encouragé par les sourires et la gentillesse de sa convive qui lui pose un grand nombre de question sur lui, ce qui le surprend. Peu à peu ses sourires timides deviennent larges et francs. Lara attentive à ses réponses, est peu à peu séduite par l’homme qu’il est et l’encourage à ne plus se laisser malmener par ses collègues. Absorbée par leur tête-à-tête Mika en oublie les autres clients et le serveur, leurs regards sur lui, sur eux. Il se sent bien en sa compagnie. À la fin du repas, aucun des deux n’a envie de se lever, alors ils prolongent la soirée autour d’un café. Malgré tout ils doivent sortir lorsque la patronne du restaurant leur annonce qu’elle doit fermer. Ils marchent ensuite longuement, parlant de tout et de rien, comme s’ils se connaissaient depuis toujours, puis ne voulant pas le laisser partir, Lara invite Mika à boire un dernier verre, la soirée s’achevant dans le studio de la jeune femme.
12 octobre
Mika a encore pris un peu plus de dix kilos. Il a dû changer une nouvelle fois sa combinaison, subissant les remarques acerbes de ses collègues et de son patron, qui s’était plaint à la secrétaire de devoir acheter une combinaison neuve par an à Mika. Il avait même ajouté que, s’il n’avait pas son talent pour réparer les vieilles voitures, il l’aurait viré. Ce que la quinquagénaire indignée avait répété au jeune mécanicien.
À défaut, Flaviano avait volontairement omis de prendre une place pour la « journée de cohésion » comme il l’appelait, prévue en décembre au parc d’attraction locale. La raison invoquée, le poids maximum autorisé dans les manèges.
De son côté, Yoan avait discrètement pris Mika en photo, attablé à un fast-food le midi et il avait posté l’image sur les réseaux sociaux avec un commentaire dégradant. Tandis que Marc avait défié Mika. « Si t’es capable de finir le menu Obélix du nouveau buffet à volonté, je te le paie. » Le menu l’intéressait, il se composait de tranches de pâté, d’une pièce de viande de bœuf d’un kilo accompagnée de frites et d’une demi-tarte aux pommes ; même s’il n’était pas certain de pouvoir tout manger, il avait accepté le défi. Et à leur grande surprise à l’un comme à l’autre Mika n’avait pas laissé une miette de son repas. Marc tint parole, mais ce qu’il ne dit pas à son collègue, c’est qu’il allait poster sur les réseaux sociaux des photos de Mika en train de manger, avec des commentaires malveillants, le traitant de « gros cochon », « d’éléphant », de « baleine » et de toutes sortes de noms d’animaux hors normes.
Lorsqu’il découvre cela, Mika encaisse sans broncher, ce qui fait encore plus rire ses collègues qui jugent « normal qu’il n’ait aucune réaction, c’est un gros tout mou. ».
15 octobre
Ce soir-là, une vieille Mercedes W124, impeccable, se gare devant le garage. Les conversations se figent. La portière s’ouvre. Lara, qui n’était pas revenue au garage depuis la remise en état de sa voiture, émerge de la berline, radieuse, une main posée sur son ventre rond.
Au même instant, Mika arrive de l’atelier. Ils se regardent, se sourient.
« Salut », dit-elle simplement.
Le silence est total. Flaviano, figé, comprend le premier. Puis les autres mécanos suivent, incrédules.
« Attendez… balbutie Marc. Elle est enceinte ! »
Lara s’avance vers Mika, l’embrasse sans se soucier des témoins. Puis elle prend sa main et la pose délicatement sur son ventre.
« De cinq mois, précise-t-elle. On voulait vous l’annoncer, ajoute-t-elle en regardant l’assemblée. Nous allons bientôt avoir un enfant.
— Aussi rapidement ? Interrogea un autre mécanicien.
— Ce n’était pas prévu qu’il arrive aussi vite. »
Flaviano et les mécaniciens ne peuvent détacher leur regard de ce couple improbable pour eux. Un silence qui en dit plus que des mots s’est emparé d’eux.
 « Je n’aurai jamais cru qu’une aussi belle jeune femme puisse tomber amoureuse d’un hippopotame, lâche faiblement Flaviano.
— Aussi étrange que cela vous paraisse, je trouve que son surpoids lui donne du charme, rétorque Lara en souriant.
— Je croyais que, contrairement aux autres, mon poids ne vous importait pas, Flaviano, mais j’ai compris ces derniers mois que je m’étais trompé. Je suis gros. Et alors ? Je ne suis pas que gros. Oui, j’ai en partie choisi d’être en surpoids. Ça vous paraît peut-être curieux, mais je me sens mieux dans ma peau à 135 kilos qu’à 85. Je me trouve même beau.
— Beau ? rétorque Yoan, surpris.
— Oui. Et ma copine m’aime comme je suis. Je n’aime pas le sport, je suis vite essoufflé, je suis gêné dans certains mouvements. Est-ce que ça vous pose un problème ? Est-ce que mon travail en a pâti ?
— Non, doit reconnaître Flaviano.
— Posez-vous la question honnêtement. Ce que je fais de ma vie, de mon corps, ça me regarde. Je sais que j’aurai peut-être des problèmes de santé plus tard. Je l’accepte. Je veux vivre comme je l’entends, pas comme vous pensez que je devrais le faire. Et surtout… Vos blagues, vos sarcasmes, vos surnoms dédaigneux… Je n’en peux plus. C’est méchant. C’est gratuit. C’est injuste. Vous me traitez d’Obélix, d’éléphant, de baleine, de gros porc… à longueur de temps. C’est du harcèlement. On oublie vite qu’au-delà du racisme, de l’antisémitisme, de la misogynie ou de l’homophobie existe la grossophobie. Et elle fait aussi mal. Je vous le dis maintenant parce que je suis quelqu’un de gentil, que j’aurais voulu continuer à travailler ici, mais j’ai bien compris que ce n’est pas possible. Je démissionne et je vais porter plainte pour harcèlement, contre vous et vos mécanos Flaviano. Et avec l’argent des dommages et intérêts que vous me devrez me verser, j’ouvrirai mon propre garage. Un bon nombre de clients qui ont une Mercedes de plus de dix ans m’ont même dit qu’ils seraient mes premiers clients. »
Il regarde Lara, puis la Mercedes.
« Tu viens ?
— Oui. »
Il quitte le garage, les mains encore un peu tremblantes, mais ses doigts s’entrecroisent aux doigts de Lara. Malgré son poids il se sent aussi léger qu’une plume, et sourit.
Ils montent dans la voiture. Celle-ci s’éloigne lentement, et en regardant dans le rétroviseur Mika, peut voir son ex-patron et ses anciens collègues muets de sidération.


« Modifié: 29 Janvier 2026 à 13:15:26 par Joachès »

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #24 le: 25 Janvier 2026 à 10:13:44 »
Hello Joaches

Je ne vais pas réciter ce que j'ai déjà dit, mais plutôt dire des choses nouvelles. Ce que j'exprime sont mes goûts et non une vérité.

« Salut Obélix … pardon Nico. », lance un de ses collègues, comme chaque matin, sans même le regarder vraiment, tout en laissant éclater un petit rire.
Le début de ton récit nous présente la situation de ton personnage et au fil de la lecture, on découvre qu'il est en surpoids, et à partir de ce passage qu'on se moque de son poids.
C'est plus subtil et on rentre dans le sujet du texte.

Il ne se trouve pas plus laid que lorsqu’il ne pesait que 77 kilos. Même s’il sait pertinemment que ce n’est pas le point de vue de l’immense majorité des jeunes femmes de son âge.
Pourquoi des femmes? C'est aussi celui de ses collègues, hommes.
Tu décris Cindy comme une belle jeune femme mince, et c'est pourquoi ton personnage est attiré par elle.
Il est sensible a la beauté, comme tout le monde.

Si elle souffrait comme lui d'être en surpoids, je pense qu'il n'aurait pas été attirés par elle.
Dire que les jeunes femmes regardent le physique , c'est vrai, mais tout comme les jeunes hommes, comme ton personnage.
Critiquer un comportement que l'on fait, je trouve cela un peu hypocrite.
Je ne dis pas cela pour provoquer ou autre


Tandis qu’il se dirige vers l’atelier une voix venue de l’entrée du garage résonne derrière lui :
« Hé, Nico ! J’ai rapporté les croissants pour fêter la nouvelle année. J’ai pris un paquet de dix rien que pour toi ! Lance-t-il avec un grand sourire.
— Arrête, Marc, on n’est même pas sûr qu’après les fêtes il arrive encore à passer sous les voitures.
— Si, sous un Hummer, réplique Marc, content de sa blague.
— Une voiture à sa taille », fait l’autre.
Ce dialogue qui commence comme une phrase qui pourrait être gentille, et en fait une vexation faite pour amuser les gens, rire aux dépens de ton héros
Cette phrase, qui pourrait être gentille, est dite pour vexer le personnage encore plus profondément, car au début, elle semblait gentille. Ils l'ont "cassé", alors qu'il en disait rien en plus. Il faisait son travail sans embêter personne.

Ils éclatent de rire, comme si cela était normal, comme si c’était drôle. Nico avance, le regard fixé devant lui, comme s’il n’avait rien entendu. Il aimerait que ce soit le cas, ne rien voir des gestes moqueurs de ses collègues mimant son ventre, un éléphant ou un objet cassant sous son poids. Hélas, il n’y a que quand il travaille sur une voiture qu’il parvient à se mettre dans une bulle. Nico ne dit rien, mais cela le blesse d’être vu uniquement comme un gros, d’être affublé des clichés de paresse, de mollesse, de laisser-aller… attribués aux obèses. De ne pas être regardé pour ce qu’il est
Ton personnage garde en lui les insultes, en se disant que ce n'est pas si grave, qu'il n'a rien entendu, alors que a chaque nouvelle phrase, on le rabaisse et on l'oblige à devoir accepter ses propos. On ne le juge pas sur qui il est, ce qu'il fait, mais de comment des personnes le voient et estiment qu'il est. Il est devenu le "clown" du garage, la victime.

Dès le lendemain matin, la W124 arrive sur une vieille dépanneuse Renault, bringuebalante, qui semble elle-même d’un autre âge. Nico aide le dépanneur à pousser la voiture jusqu’à son emplacement. En les voyant ainsi faire, les autres mécanos pouffent de rire. Lorsque la voiture est en place, le jeune homme ouvre le capot de la vieille allemande, avant de la mettre sur le pont élévateur, afin d’inspecter le dessous à l’aide d’une lampe torche. Le diagnostic de Nico est assez simple et rapide.
(...)
Ils se donnent rendez-vous deux jours plus tard, dans un petit restaurant discret du centre-ville. Lorsque Nico pousse la porte de Chez Maman, il est mal à l’aise, malgré la bonne odeur de cuisine qui s’immisce dans ses narines dès qu’il franchit l’entrée. Il a troqué sa combinaison pour un jean sombre et une chemise noire qui peine à contenir son ventre généreux.
(...)
Malgré tout ils doivent sortir lorsque la patronne du restaurant leur annonce qu’elle doit fermer. Ils marchent ensuite longuement, parlant de tout et de rien, comme s’ils se connaissaient depuis toujours, puis ne voulant pas le laisser partir, Cindy invite Nico à boire un dernier verre, terminant la nuit dans le studio de la jeune femme.
Je trouve le parti-là un peu long et sortant du sujet. Avant, c'était tout simplement sa copine, je pense que tu n'as pas besoin de raconter leur rencontre.
Le theme c'est la grossophobie. Parler un peu de mecanique et d'amour, pourquoi pas, mais peut être pas plusieurs paragraphes, ça me semble long.

De son côté, Yoan avait discrètement pris Nico en photo, attablé à un fast-food le midi et il avait posté l’image sur les réseaux sociaux avec un commentaire dégradant
Marc tint parole, mais ce qu’il ne dit pas à son collègue, c’est qu’il allait poster sur les réseaux sociaux des photos de Nico en train de manger, avec des commentaires malveillants, le traitant de « gros cochon », « d’éléphant », de « baleine » et toutes sortes d’animaux hors normes.

Lorsqu’il découvre cela, Nico encaisse sans broncher, ce qui fait encore plus rire ses collègues qui jugent « normal qu’il n’ait aucune réaction, c’est un gros tout mou. ».
Cette partie avec les photos et les réseaux sociaux est intéressante. Ça montre que même hors de son travail, le harcèlement de ses collègues continuent. Il est dans une pression et une humiliation répété et continue, juste lorsqu'il mange par exemple.


Personnellement, ton texte est plus romancé, ce qui fait qu le sujet est des fois un peu perdu. Mais un texte ne peut pas plaire à tout le monde.
Tes anciennes version était plus courte, parlant surtout du sujet.
« Modifié: 25 Janvier 2026 à 10:34:25 par Cendres »
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #25 le: 25 Janvier 2026 à 11:31:07 »
Merci pour ton retour.

Donc globalement c’est positif. Il faut retoucher quelques passages. Il faut que je trouve de nouvelles idées pour ré appuyer sur la grossophobie. Sauf que je n’ai plus que 1500 caractères espaces compris.

En fait il trouve qu’elle a un jolie visage et il la trouve gentille.
Je pourrais ajouter une ex-copine, ronde (environ 90 kilos pour 1,65 m) qui la quitté quelques mois plus tôt notamment en raison de son poids qu’elle trouvait tout de même excessif.

J’ai une question Cendres. Avec cette version alternative de l’histoire de Nico et Cindy, qu’est-ce qui est le plus efficace : Cindy qui avec lui depuis des années et avec lui malgré sa prise de poids ou Cindy séduite malgré son poids ?

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Re : Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #26 le: 25 Janvier 2026 à 16:41:02 »
Ce que j'exprime reflète mes goûts. Je peux être dans l'erreur, et je dois l'être certainement.

J’ai une question Cendres. Avec cette version alternative de l’histoire de Nico et Cindy, qu’est-ce qui est le plus efficace : Cindy qui avec lui depuis des années et avec lui malgré sa prise de poids ou Cindy séduite malgré son poids ?
Pour sa copine, je  trouve que le passage de la romance un peu long, et sortant du sujet. Pourquoi ne pas faire qu'ils sont ensemble depuis longtemps ? Il a pris du poids avec le temps, chose qui arrive souvent.
Si tu veux faire des passages de vie privée, du couple, pourquoi ne pas plutôt raconter des problèmes du quotidien qu'ils peuvent vivre ?
Leur histoire d'amour, est jolie, mais ne nous permet pas d'apprendre des choses sur la grossophobie.

En fait il trouve qu’elle a un jolie visage et il la trouve gentille.
Je pourrais ajouter une ex-copine, ronde (environ 90 kilos pour 1,65 m) qui la quitté quelques mois plus tôt notamment en raison de son poids qu’elle trouvait tout de même excessif.
Je ne pense pas que ce soit utile, ou alors que sa serait pour dire qu'il se comporte d'une façon qu'il critique? Mais je pense que pour faire comprendre un message, il vaut mieux des personnages manichéens, même si dans la vie rien n'est blanc ou noir.


Sinon j'ai pensé a une idée, au lieu que ce soit sa femme, ça pourrait être aussi sa sœur qui viendrait au garage et se ferait draguer(.Tout en gardant le personnage se son épouse, une jolie femme enceinte).
"Regarde comme elle est belle alors que son frère, c'est ceci ou cela." Et qu'elle découvrirait l'ambiance mauvaise du garage, qu'il cache à sa famille. La honte d'être méprisé, ça serait aussi un autre thème, tout comme le fait qu'il ne veut pas faire du mal à ses proches en leur disant.

Ton texte me fait beaucoup penser aux harcèlements scolaires. Peut-être en t'inspirant de ce sujet, tu trouverais des autres idées.

"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #27 le: 25 Janvier 2026 à 20:04:38 »
Même si ce n’est que ton avis, il est intéressant et je vais réfléchir à tes propositions.

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #28 le: 26 Janvier 2026 à 18:08:48 »
Cendres, j’ai réfléchi à tes idées, qui rejoignent sur un point celles de Luna, et j’ai retravaillé la partie sur le restaurant. J’ai coupé ce allongeait inutilement et je suis en train de remplacer ces éléments par d’autres sur les réactions de Nico, qui a peur que les chaises soient trop étroites, trop fragiles, le regard du serveur et des clients…

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Re : [AT - Concours LICRA 2026]
« Réponse #29 le: 29 Janvier 2026 à 13:16:46 »
La V5 est en ligne.

J'en suis à 24 1918 caractères espaces compris pour 25 000.

 


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