Bonjour,
Pour cet opus N°7, issu de la réflexion qui visant à ancrer l'idée que, "Au cœur du temps et de l'espace, la matière vivante est bien vibrionnante" j'aimerais que nous ouvrions une brèche pour admettre que si l’être humain est conscient que sa dialectique lui permet de développer trois fondement — thèse, antithèse, synthèse — soit des outils qui lui sont utiles pour penser… en revanche, l’animal ne dispose pas des mêmes moyens. Il use pour cela d'autres stratagèmes, non calculateurs, qui passent par d’autres chemins d'intelligence, voire, d'autres plans dont certains relèvent parfois de la "mythopoeïa" humaine intuitive (et là j'avoue que c'est tout moi !).
Dans un sens éthologique rien n'empêche d'accepter la réalité d'une dialectique animale et même, dans un autre sens, largement poétique donc, leur accorder une forme de pseudo-pensée sans discours… discursifs ! Car lui, au moins, ne construit pas de concepts philosophiques, mais il tisse néanmoins des relations dont nous ferions bien de nous inspirer.
Cette logique de communication n’est pas que phonique et encore moins verbale, mais hautement sensorielle, gestuelle, et territoriale. D'autant qu'un animal ne sépare pas le temps en passé/présent/futur. Il agit et vit dans un contexte linéaire. Ses comportements se répètent avec peu de variations, il apprend selon un cycle qui ne se pense pas, mais c'est peut-être grâce à cette particularité qu'il s'adapte d'autant mieux au monde qu'il partage avec nous. (ceci s'avérant carrément bluffant chez l'animal de compagnie !)
Sa logique est celle de l’équilibre dynamique, pas de la synthèse abstraite tueuse de petits bonheurs.
On peut donc parler de syllogisme instinctif plus incarné que le nôtre, où chaque geste est une thèse, chaque odeur une antithèse, chaque trajectoire une synthèse provisoire.
Et c'est peut-être ce qui, actuellement, nous manque cruellement !
L’humain a inventé la dialectique mais suffit-elle pour compenser ce qu’il a perdu de ses origines animalières ? Et puis !... qu'a-t-il fait de celles pré discursives, pré symboliques, où la pensée socioculturelle altruiste se défiait encore du mouvement actuel qui consiste, plus que jamais, à amasser des richesses pour mieux tendre à la suprématie absolue ?